L’église Saint-Baudile, à Noves
LES TÉMOINS DU PASSÉ

L’ÉGLISE SAINT-BAUDILE, À NOVES

L’église Saint-Baudile

Blason de la ville de Noves
NOM : église Saint-Baudile.
TYPE : église paroissiale.
VOCABLE : elle est dédiée à Saint-Baudile (légionnaire romain de la garnison de Nîmes, et diacre, martyrisé à Nîmes en l’an 300).
CULTE : catholique.
STYLE : art roman provençal.
On trouve comme styles d’architecture des porches évoquant un arc de triomphe, des frontons triangulaires, des entablements à l’antique constitués d’une architrave, d’une frise et d’une corniche, des colonnes cannelées, des pilastres cannelés, des chapiteaux à feuilles d’acanthe, des bas-reliefs décorés de rinceaux et des triglyphes. On distingue également divers types de frises : des frises de feuilles d’acanthe, de rinceaux, de palmettes, d’oves, et de grecques (variante de la frise de méandres)
ÉPOQUE : Moyen Âge.
CONSTRUCTION : XIIème, XVème siècle, XVIIème, et XVIIIème siècles.

Sa construction par les évêques d’Avignon débute au XIIème siècle, sur les fondations d’un ancien temple Romain et d’un édifice du Xème siècle. L’église est agrandie vers 1430.
Le presbytère (non classé) est une construction récente qui date de 1970. Il a remplacé un bâtiment du XVIIème siècle délabré, en ruine, et dont seules subsistent deux élégantes fenêtres côté église. (Association du Patrimoine Novais).
ÉTAT DE CONSERVATION : L’édifice a subi au cours des siècles des dégradations causées par les conditions climatiques et l’usure du temps. L’humidité a profondément délavé les murs et les peintures intérieures. Une restauration semble être en cours (des façades et des parties intérieures classées).
PROPRIÉTAIRE : la commune.
PROTECTION : l’église et la sacristie sont classées par arrêté sur la liste des Monuments Historiques du 8 septembre 1999. Un classement précédent du 14 septembre 1921 ne concernait que la partie romane (nef, coupole, sanctuaire).
COMMUNE : Noves.

DÉPARTEMENT : Bouches du Rhône.

RÉGION : Provence-Alpes-Côte d’Azur.

LOCALISATION

L’église paroissiale Saint Baudile est une église romane du XIIème siècle qui se trouve à Noves, dans le département des Bouches du Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
L’édifice est un exemple type de l’art roman provençal. Sa construction par les évêques d’Avignon débute au XIIème siècle, sur les fondations d’un ancien temple romain et d’un édifice du Xème siècle.
NOVES

La mairie de Noves
Noves est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Noves est située à 15 km au sud-est d’Avignon. Les villes de Cavaillon et de Salon-de-Provence sont situées respectivement à 15 et 32 km au sud-est de Noves.
Marseille, quant à elle, se trouve à 90 km de Noves, et Aix en Provence à 70 km.
En 2023, sa population s’élevait à 6080 habitants, les Novaises et les Novais.

HISTORIQUE
ANTIQUITÉ ET MOYEN ÂGE
La première trace humaine connue à Noves est celle de la tribu celto-ligure des « Cavares » qui, au Vème siècle avant J.C, s’installa sur la colline du Puech, au nord de Noves.
Dès l’Antiquité, le territoire de Noves est un passage des voies de communication tant nord-sud qu’est-ouest. Cette situation est due au passage à gué de la Durance, ce qui en fait un point de convergence des peuples Celtes venus du Nord (en l’occurrence la tribu des « Cavares »), avec les Ligures des bords méditerranéens.
L’oppidum du Pieu est l’ancêtre de Noves, puisqu’il voit l’installation des « Cavares » dès le VIème siècle av. J.-C. Plus tard, à partir du 1er siècle avant J.C., avec la paix romaine (la « Pax Romana »), l’habitat s’installe progressivement dans la plaine cultivée. Noves compte alors quatre agglomérations : Agel, Fontchêne, Le Petit Tarascon, et celle du Pieu, cette dernière étant de loin la plus importante.
Les invasions barbares successives contraignent la population à abandonner petit à petit l’habitat des « villae », pour se réfugier sur la colline du Pieu et sur le rocher dit « du château ».
A partir du Xème siècle, Noves se développe grâce à la volonté des Evêques, puis au XIVème siècle des Papes d’Avignon, seigneurs du lieu. Ils entreprennent d’assécher les marécages, qui deviendront plus tard « Les Paluds-de-Noves » et permettront l’accroissement des terres cultivables.
Les évêques construiront de nombreux monuments : l’Église Saint-Baudile, la Chapelle Notre-Dame-dedans-Ville, le Château, l’Hôtel Évêques…
Au Xème siècle, l’évêque d’Avignon devient propriétaire de la terre qu’il nomme non pas Noves, mais « Terre de Sainte Marie et de Saint Étienne ». Le village est alors regroupé au pied du château, dans le quartier de Bourrian, et protégé par une première enceinte dont il ne reste que peu de vestiges. L’évêque construit l’église à son emplacement actuel, alors situé nettement hors les murs.
Au XIIème siècle, l’évêque d’Avignon développe sa propriété sur cette terre, et agrandit l’église paroissiale. Le château, quant à lui, est élevé sur le rocher éponyme et le village est doté d’une enceinte plus importante. Ce n’est qu’au XIVème siècle que de nouveaux remparts envelopperont l’église.
En 1240, un bac permet de traverser la Durance. Il confère au village une certaine importance, puisqu’il se trouve situé sur le « camin romieu », chemin du pèlerinage à Rome.
Dès lors, le village est organisé en quartiers :
– le quartier de la Coste, regroupant l’esplanade du Château
– le quartier du Bourrian, face au quartier de la Coste
– le quartier du Marcat (du nom du marché hebdomadaire qui s’y tient, et dont l’exclusivité est attestée par l’empereur Frédéric Ier Barberousse à l’évêque Geoffroi d’Avignon le 23 décembre 1157. Ce marché sera remplacé par une foire de Saint-Michel ; renouvelée par une ordonnance de Charles IV le 27 mai 1367, elle cessera à la fin du XIVème siècle).
– le quartier de Malbourguet, qui abrite l’église Saint-Baudile.
Les chapelles Notre-Dame-de-Pitié et Notre-Dame-de-Vacquières, ainsi que l’oratoire Saint-Eloi, sont situés hors les murs de l’agglomération.
Au début du XIVème siècle, Jean XXII (deuxième Pape d’Avignon) octroie aux habitants de Noves le droit de se grouper en assemblée pour débattre des affaires courantes de la cité. C’est la naissance du Consulat de Noves.
ÉPOQUE MODERNE
Sous le règne de Louis XI (1423-1483), la Provence, dont Noves, est rattachée au royaume de France.

PESTE, CHOLÉRA, GRIPPE ESPAGNOLE… La PROVENCE MEURTRIE PAR LES GRANDES ÉPIDÉMIES

La peste de Marseille
LA PESTE DE 1720, A MARSEILLE D’ABORD…
À l’origine de cette dernière contagion, le Grand Saint-Antoine, un navire marchand en provenance du Levant (une contrée de la Syrie). Il accosta à Marseille le 25 mai 1720. Il transportait une cargaison d’étoffes, de balles de coton et de soieries, le tout destiné à la Foire de Beaucaire.
La pistole du Commandant du Grand Saint-Antoine, au château d’If
Lire : le château d’If
Cette tragédie fut la conséquence de graves négligences humaines, mais aussi économiques. Certains notables marseillais avaient des intérêts liés au déchargement rapide de la cargaison du navire. Une partie de celle-ci fut débarquée malgré un dispositif très rigoureux de mise en quarantaine des passagers et des marchandises.
La peste de Marseille débuta le 20 juin 1720, et s’étendit hors de la ville à partir du 21 juillet 1720.
La maladie se propagea comme une « trainée de poudre » dans Marseille où elle fera entre 30 et 40 000 morts, soit près de la moitié des habitants. Le 31 juillet 1720, le parlement d’Aix ordonna aux Marseillais l’interdiction de sortir de la ville et aux Provençaux de communiquer avec eux.

Le futur Cours Belsunce lors de la peste de 1720
EN PROVENCE…
Dès le 21 juillet 1720, la peste fit un bond d’une vingtaine de kilomètres à l’est de Marseille, pour atteindre Cassis. Le 1er août, elle arriva à Aix-en-Provence et à Apt, à respectivement 30 et 80 km au nord. Presque toutes les localités sur l’axe nord, de Marseille à Apt, furent affectées.
Le 02 août, la catastrophe atteignit Vitrolles. Sur 770 habitants, 257 furent frappés par la maladie, et 210 en moururent. Épouvantée, la population se réfugia dans les collines et sur le plateau de l’Arbois.
Au 15 août, on dénombra une dizaine de cités contaminées, certaines très éloignées, comme Sainte-Tulle.
Le 19 août, une ordonnance du Parlement d’Aix en Provence intima l’ordre à la population vitrolaise, alors dispersée, de retourner dans son village et de quitter le plateau de l’Arbois, menaçant de peine de mort toute personne abritant des réfugiés.
Malgré le blocus du village de Vitrolles, l’épidémie se propagea tout autour de l’étang de Berre. À Rognac, on dressa des « barricades » gardées aux entrées du village, notamment sur le chemin de Marseille (la D113 actuelle) et sur le chemin des Passadouires, allant de Rognac à Berre.
Il fallait interdire toute entrée et sortie du village. Les communes limitrophes furent prévenues de la mise en place de « billettes », sortes de laissez-passer en cas de nécessité.
À Rognac, l’épidémie se déclara officiellement le 06 septembre 1720. On rapporte que « La peste de 1631 décima 14% de la population rognacaise, celle de 1720-1721 en tua près de 47% ».
Ex-voto du Sacré-Chœur pour la cessation de la Peste de 1720. École française du XVIIIème siècle. Vœu de l’Évêque de Belsunce et des Consuls. Au total, 7511 personnes seraient mortes de la peste, sur une population d’environ 20 000 habitants. Un tiers de la population aixoise de l’époque a succombé au fléau, qui aura duré un an.
Fin août, une vingtaine de villes seront contaminées, dont Toulon.
En septembre, la peste s’approchait de Digne.
Elle semblait avoir atteint les limites de sa progression : à Avignon à l’ouest, et à Toulon à l’est. Mais en octobre, la Durance fut franchie à Pertuis.
En novembre, la peste atteignit Arles et Saint-Rémy-de-Provence ; et en décembre, Tarascon.
En janvier 1721, Toulon fut à nouveau touché, cette fois par l’épidémie de Bandol. À l’ouest, on la signala dans le Gévaudan.
Après une pause de deux mois, la peste reprit au printemps 1721 autour de Toulon et d’Arles, et s’étendit à la Camargue. En été, elle toucha Avignon, Orange et tout le Comtat Venaissin. En automne, elle frappa le Languedoc, puis Mende, Uzès, Alès, Marvejols et Viviers. Elle fut interrompue par l’hiver.
Elle reprit au printemps 1722, mais plus faible, n’impactant que deux cités près d’Avignon et d’Orange. La peste sembla même reprendre à Marseille, mais tout prit fin au cours de l’été. Ailleurs, le dernier cas provençal de peste se termina en Avignon le 2 octobre 1722, et celui du Languedoc à Chasserades, le 25 décembre 1722.

« LE VŒU DE LA PESTE », À NOVES
Le premier mort dû à la peste apparaît à Noves le 6 août 1721. L’épidémie éclate le 16 août suivant et, en à peine un mois et demi, fauchera 146 des 1 238 habitants du village.
Les chiffres de Noves paraissent minimes en comparaison des ravages causés par le fléau dans le reste de la Provence. D’après les historiens, la cause en est dûe au fait que le village a su prendre rapidement des mesures strictes : installation d’infirmeries dans un vaste baraquement au quartier des Vergers, limitation de la circulation, incinération des cadavres, et mise en quarantaine des malades.
Le notaire instaure des règles de distanciation : les testateurs sont priés de venir avec leurs témoins devant la porte Notre-Dame (et doivent rester à une distance de 50 pas du notaire) pour exprimer à haute voix leurs dernières volontés, « de crainte que la contagion ne pût se produire par les haleines ou le contact des mains sur les registres ».
Le comité de santé met sur pied des escouades de « parfumeurs », qui assainissent les maisons infectées (avec du lait de chaux par exemple).
Une des rues centrales, la rue de Gachon, est particulièrement touchée. Toutes les maisons y sont infectées. Faute de place au cimetière, on devra creuser une tranchée à l’extrémité de cette rue pour y jeter les cadavres, promptement enveloppés dans un linceul.
Le conseil du bureau de santé (qui se réunit en plein air) décide de mettre ce lieu pestilentiel en quarantaine, et d’en murer les deux extrémités. Les malades survivants demeurant dans la rue sont ravitaillés à l’aide d’une échelle. Cette voie restera fermée pendant 2 mois et demi. Lorsque les murs seront abattus on trouvera la fosse commune recouverte d’une herbe très haute.
La colline du Puech est entièrement couverte de baraques ou cabanes servant à la quarantaine des malades guéris, surveillées par les sentinelles jusqu’à l’échéance de leur réclusion forcée.
C’est le 1er septembre 1721 que le bureau de santé propose un vœu rédigé par acte notarié : « le bureau de la santé, voyant que le mal qui a attaqué ce pauvre lieu de Noves depuis le 16 du mois d’août dernier continue d’enlever ses habitants de la manière du monde la plus extraordinaire sans pouvoir estre secoureus d’aucun remèdes de la main des hommes, que la plus part des dits habitants qui paroissent jouir d’une santé parfaite, tombent dans un instant et perdent d’abord la vie, ayant plustôt besoing du secours des courbeaux (fossoyeurs) pour porter leurs cadavres dans la fosse que de celui des chirurgiens et apothicaires pour leur fournir des remèdes que la violence du mal ne leur donne pas le temps de préparer. Voyant par ce fléau terrible que Dieu est justement irrité par tant d’offenses commises contre sa majesté sacrée, ledit bureau a jugé qu’il falloit s’attacher uniquement à implorer le secours de la divine Providence afin qu’il lui plaise pardonner nos crimes et fere cesser un tel fléau… Ledit bureau a ces fins a, pour tous les habitants imploré le secours des bienheureux Saint Roch et Saint Sébastien afin qu’il plaise au bon Dieu par leurs intercessions, accorder aux habitants dudit Noves et son terroir, la rémission de leurs péchés et la délivrance de la contagion ». Le bureau ainsi que toute la communauté promettent donc, après la fin de l’épidémie, de faire construire une chapelle dédiée aux deux saints « et qu’à pareil jour de ce jourd’hui premier septembre, il sera à l’avenir, perpétuellement fait une procession solennelle «. Trois siècles plus tard, les habitants de Noves perpétuent fidèlement le vœu de leurs ancêtres.
Source :
– https://provenceetmoi.canalblog.com/pages/la-peste-a-noves-en-1721/39033570.html
– Le vœu de la peste à Noves, 1720-1721, Stephen d’Arve, 1898 (Gallica). Marie Louise Bicais Marseille 28 juin 2021.
La maladie se fige à Noves dès la fin du mois d’août. Cependant, de nouveaux cas de peste se déclarent en septembre : les registres paroissiaux datent le dernier décès dû à la peste au 26 septembre 1721.

Aujourd’hui, le village compte près de 6 000 habitants, et englobe Noves et le hameau des Paluds-de-Noves. Son développement s’accélère grâce à sa situation au cœur de la Provence et du Pays d’Arles, sa proximité avec de grands axes de passage, mais aussi grâce à une abondante production fruitière et maraîchère.

L’ÉGLISE SAINT-BAUDILE, À NOVES
EXTÉRIEUR
VUE GÉNÉRALE
LES REMPARTS
Ainsi nommée car c’est par elle que s’engouffre le vent du nord, elle fut bâtie au XIVème siècle dans le troisième rempart, en direction de Châteaurenard ; elle subsiste encore de nos jours. Elle est la mieux conservée des quatre portes d’entrée d’origine du village. Elle est flanquée par les vestiges les plus visibles du troisième rempart, auquel vient prendre appui l’église saint Baudile. Trois autres portes ceinturaient le village de Noves : – LA PORTE D’AGEL. C’est par cette porte que l’on sortait autrefois pour se diriger vers le village d’Agel (ancienne villa romaine située en bordure de l’actuelle D7, après l’intersection de la route de Saint Andiol). – LA PORTE DE LA COURRÈGE La Porte Notre-Dame, plus anciennement appelée « de la Courrège » (du mot bas latin « corrigia »), veut dire ceinture. Par extension, le nom indique le canal entourant les murs du village. – LA PORTE DES EAUX C’est la percée dans la partie ouest du troisième rempart, par laquelle les eaux qui circulent dans Noves ressortent pour aller rejoindre l’Aiguillon et, de là, la Durance et la mer.

Jusqu’au XIXème siècle, c’était l’ancien cimetière. Elle commémore le souvenir d’un illustre Novais : Émile Biasini (Grande Croix de la Légion d’Honneur, Officier de l’Ordre National du Mérite, Commandeur des Arts et Lettres). Sur la place de l’église se trouve le Monument aux Morts des deux guerres, de la campagnes d’Indochine et de la Guerre d’Algérie. L’ensemble de la place doit être prochainement réaménagé en même temps que se poursuivra la restauration de l’église (les façades et les parties intérieures classées).
L’ENTRÉE SUD
LE CHEVET
Cette église affiche des caractéristiques du roman provençal, dont sa couverture en dalle de pierre.
LE CLOCHER
LES MODILLONS

INTÉRIEUR
LA NEF
LE CHŒUR ET L’ABSIDE EN CUL-DE-FOUR
Le chœur est couvert d’un dôme à pan octogonal sur trompes. De l’église romane du XIIème siècle subsiste l’abside semi-circulaire, suivie d’une croisée surmontée d’une coupole soutenant un clocher, et d’une nef à trois travées voûtées en berceau brisé.
LES CHAPELLES
LES COLONNES ET LES CHAPITEAUX
LA VOÛTE ET LES CULOTS DE VOÛTE
La voûte est en berceau brisé.
LE STATUAIRE
LES CLOCHES
LES FONTS BAPTISMAUX
LES VITRAUX
LE MOBILIER
LE CHEMIN DE CROIX
LE DALLAGE

Fenêtre dans l’église Saint-Baudile de Noves avec la représentation du martyre de Saint Baudile. SOMMAIRE Baudile (ou « Baudille », « Bauzile », « Bauzille », « Bauzély », « Baudelle », « Baudel », ou encore « Baudilio », « Baudelio », « Boal », « Bol » en espagnol, « Baldiri » ou « Boi » en catalan) est un Saint chrétien, martyr à Nîmes au IIIème siècle. À la fin du règne de l’Empereur Dioclétien, en l’an 303, une grande persécution éclate, et touche notre région. Saint Baudille, sous-diacre à Nîmes, Gênes, et en Arles, notaire, non baptisé, refuse par honnêteté humaine d’enregistrer le décret de persécution (source : Histoire du diocèse de Marseille). Nîmes, Saint Baudile et Porte Auguste ÉTYMOLOGIE Baudile est un nom germanique formé à partir de bald, « hardi, audacieux », et du suffixe diminutif « ille ». LE CULTE DE SAINT BAUDILLE LE NIMOIS… Saint Baudile est le patron principal de la ville de Nîmes, où il s’installe avec sa femme. La ville n’a pas encore d’Église ni d’évêque. Des païens veulent violemment l’obliger à participer à un culte. Baudile s’y refuse, malgré les coups qui lui sont assénés. Jugé sur-le-champ et condamné à mort, il est décapité hors des remparts. Son martyre a lieu vers la fin du IIIème siècle. Son tombeau deviendra le lieu saint de la cité. LA LÉGENDE D’après la tradition, Baudile est originaire d’Orléans. Avec son épouse, il entreprend d’évangéliser la région de Nîmes. C’est là qu’il interrompt un sacrifice païen, et qu’il est décapité à la hache par les fidèles présents. Saint Baudile de Nimes – Vitrail de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor de Nîmes Toujours d’après la légende, sa tête rebondit trois fois sur le sol. À chaque point de chute, une source surgit. Au-dessus de chacune de ces sources sera érigée une chapelle : l’oratoire des Trois-Fontaines. Son épouse transporte sa dépouille dans un lieu appelé la « Valsainte », où elle l’enterre. Sa sépulture va devenir rapidement un lieu de pèlerinage. Une église est construite au IVème siècle, ainsi qu’un monastère, à l’endroit où repose son corps. Ce monastère sera détruit en 1563, au début de la réforme protestante à Nîmes. Ses reliques seront profanées et dispersées. Son culte se répandra alors très loin de Nîmes : de nombreuses localités porteront son nom, et plus de 400 édifices religieux lui seront consacrés (en France et en Espagne notamment), ainsi que le cimetière Saint-Baudile de Nîmes. Certaines de ses reliques auraient été rapportées à Paris (où l’église Sainte Geneviève conserve une partie de son crâne), à Orléans, par l’évêque de Saint Aignan, et en Bourgogne. Beaucoup de paroisses en France et hors de France sont dédiées à Saint Baudile (source : Les Saints du diocèse de Nîmes). La fête de Saint Baudile a lieu le 20 mai.



ESCAPADES BUCCO-RHODANIENNES
La chapelle Saint-Roch et la chapelle Saint-Pancrace de Puyloubier, la chapelle Saint-Marcelin et la chapelle Saint-Denis de Rognes, l’abbaye de Silvacane, l’église Saint-Michel de Lambesc , le temple romain de Diane de Vernègues, la cathédrale Saint Sauveur d’Aix en Provence, la chapelle Saint-Jean et La chapelle Saint-Pierre-ès-Liens à Alleins, la chapelle du Sonnailler d’Auron, la villa romaine Grassi d’Aix en Provence, la chapelle du Saint Sépulcre de Peyrolles-en-Provence, la chapelle Saint-Cyr de Lançon-Provence, Cornillon-Confoux, la chapelle Saint Julien de Miramas-le-Vieux, la chapelle Saint-Pierre, et l’église Saint-Julien de Peynier, l’Abbaye Saint-Victor de Marseille, l’église de l’Assomption de Puyricard, l’église Notre-Dame de Caderot de Berre l’Étang, l’Église Saint-Césaire de Berre l’Étang, la nécropole romaine des Alyscamps d’Arles, l’Église Saint-Honorat des Alyscamps d’Arles, le site antique de Glanum, l’amphithéâtre d’Arles, l’Abbaye de Montmajour, L’église Sainte-Madeleine de l’Ile, à Martigues, l’église Saint-Jean-de-Malte d’Aix-en-Provence (Sources Google Maps).

Sources :
Mes photos
Photos publiques Facebook
Association du Patrimoine Novais
https://fr.wikipedia.org/wiki/Noves
https://monumentum.fr/monument-historique/pa00081389/noves-eglise-paroissiale-saint-baudile
https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00081389
https://www.france-voyage.com/villes-villages/noves-1519/eglise-saint-baudile-34764.htm
https://www.flickr.com/photos/jacqueline_poggi/14425679883/in/photostream/
https://culture.eligis-web.com/?search_hash=169e83bb37aa2f
http://millenaire1.free.fr/408_13_33_noves.html
https://photos-eglises.fr/PACA/13/Noves/noves.htm
https://fr.wikipedia.org/wiki/Baudile_de_N%C3%AEmes
https://nominis.cef.fr/contenus/saint/1187/Saint-Baudile.html
https://provenceetmoi.canalblog.com/pages/la-peste-a-noves-en-1721/39033570.html