La chapelle Sainte Croix à Saint-Andiol
LES TÉMOINS DU PASSÉ

LA CHAPELLE SAINTE-CROIX À SAINT-ANDIOL

La chapelle Sainte Croix

Blason de la ville de Saint-Andiol
TYPE : Chapelle.
NOM COURANT : chapelle Sainte Croix.
CULTE : catholique.
STYLE : art roman provençal.
L’art roman provençal se détermine par l’arc en plein cintre ou en berceau brisé reposant sur des murs épais et peu ouverts, consolidés par des contreforts. Il allie cette technique de construction fondamentale à des caractères plus régionaux, comme la simplicité des plans, l’harmonie des volumes, le dépouillement du décor, la perfection de la taille et de l’appareillage des pierres, et une référence profonde à l’Antiquité. En architecture, l’arc plein cintre est un arc parfaitement semi-circulaire sans brisure. Il se distingue des arcs surbaissés et des croisées d’ogives. Constitués d’un appareil régulier, tous les moellons sont de même taille et de même forme.
LOCALISATION : l’édifice est situé dans le cimetière, à proximité des vestiges de la route romaine, la « Via Agrippa ».
L’Empire romain à son apogée La via Agrippa représente le réseau de voies romaines en Gaule romaine mis en place par Agrippa, à qui Octave (Auguste) avait confié l’organisation des Gaules au Ier siècle av. J.-C. Agrippa choisit Lugdunum (Lyon) pour en faire le point de départ des grands chemins de la Gaule, lesquels sont au nombre de quatre : Via Agrippa – Une route vers l’Atlantique, de Lugdunum vers Saintes : la Via Agrippa Lyon-Saintes, ou voie d’Aquitaine. – Une route vers la Manche et la Mer du Nord, par Reims, Beauvais, Amiens : la Via Agrippa de l’Océan Lyon-Boulogne. – Une route vers le Rhin, par Langres et Trèves : la Via Agrippa Lyon-Cologne. – Une route vers le sud, par Arles et Marseille : la Via Agrippa Lyon-Arles.

ÉPOQUE : Moyen Âge.
DÉBUT DE CONSTRUCTION : IXème siècle.

PRINCIPALES CAMPAGNES DE CONSTRUCTION : IXème et XIIème siècles. Edifiée entre l’an 989 et 1000 de notre ère, cette chapelle fait partie des plus anciens monuments de pur style roman que l’on peut trouver en Provence.
ÉTAT DE CONSERVATION : la chapelle est délabrée, en mauvais état, et interdite à la visite par mesures de sécurité. Un projet de restauration est envisagé.
PROTECTION : classement par arrêté sur la liste des Monuments Historiques du 24 novembre 1921.
PROPRIÉTAIRE : la commune.
COMMUNE : Saint-Andiol.

DÉPARTEMENT : Bouches du Rhône.

RÉGION : Provence-Alpes-Côte d’Azur.

LOCALISATION
La chapelle Sainte-Croix est un édifice de pur style roman provençal situé dans la commune de Saint-Andiol, en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
SAINT-ANDIOL

La mairie
Saint-Andiol est une commune française qui se situe dans le département des Bouches du Rhône. Les produits de son terroir sont au cœur de la culture locale. Le village se distingue par ses productions fruitières, maraichères, apicoles et animales.
Le village est historiquement connu pour avoir accueilli le célèbre résistant Jean-Moulin durant la Seconde Guerre Mondiale.
En 2023, sa population s’élevait à 3353 habitants, les Saint-Andiolaises et les Saint-Andiolais.

LA MAIRIE
LE VILLAGE
LA MAISON FAMILIALE DE JEAN MOULIN
LE CIMETIÈRE

Fernand Singerlé Fernand Singerlé naît le 6 avril 1913 à Sarrebourg (Moselle), au sein d’une famille Lorraine installée de longue date dans la cité. La fratrie compte sept enfants : 6 garçons et une fille. Dès l’adolescence, Fernand Singerlé a choisi sa ligne de vie : il entrera dans les Ordres. De santé fragile (il souffre de rhumatismes articulaires et pulmonaires), il entamera sa prêtrise dans le midi. Le 23 décembre 1939, Fernand Singerlé est ordonné à Aix-en-Provence, à l’âge de 26 ans. Son premier poste est celui de vicaire à Barbentane. Quelques mois plus tard, il est désigné curé de Venelles et de Meyrargues. Il deviendra très populaire dans ces deux communes. Le 11 novembre 1942, lors de l’invasion allemande, il entre dans la résistance. Nul ne peut suspecter un prêtre qui, pourtant, cache des armes pour son réseau de résistance sous l’autel de l’église de Meyrargues, ainsi que dans les vestiges d’un souterrain romain à l’entrée sud du village. Le curé cachera dans son presbytère (qui ne se composait que d’une seule pièce à vivre) Monsieur et Madame Pfeiffer et leur fille Sophie (des réfugiés juifs d’Allemagne). Après leur évasion du Camp des Milles, les Pfeiffer étaient venus dans l’église du père Fernand, où on leur avait dit qu’ils seraient bien accueillis. Le curé les logera pendant près de deux mois, en octobre et novembre 1942, pendant que lui dormira sur une paillasse, dans les combles de l’église. L’histoire se terminera lorsque les réfugiés franchiront clandestinement la frontière suisse. En fait, l’abbé Fernand Singerlé fait partie d’un groupe de religieux et de laïcs qui aide les Juifs évadés du Camp des Milles à se cacher. Le 22 janvier 1943, Marseille est investi par les Allemands, qui prévoient la destruction des vieux quartiers. Le curé Fernand Singerlé parvient à soustraite aux autorités allemandes une trentaine de juifs, qu’il dirige sur la colonie de vacances de la ville de Marseille, à Meyrargues. Plus tard, tous seront pris en charge par d’autres réseaux, et pourront avoir la vie sauve. Le 26 novembre 1943, les maquisards attaquent un convoi allemand sur la route nationale entre Meyrargues et Peyrolles-en-Provence. L’assaut fait deux morts du côté allemand. Le lendemain, en représailles, six Meyrarguais sont arrêtés, puis transférés à la prison des Baumettes, à Marseille, pour y être exécutés. Rapidement averti, Fernand Singerlé se rend en moto à la prison, où il demande à parler au commandant allemand. Après d’interminables discussions, l’officier accepte d’ajourner l’exécution. Les otages meyrarguais seront libérés huit jours plus tard. En septembre 1944, le curé est transféré à la paroisse de Saint-Andiol et Verquières, dans les Bouches-du-Rhône. A la libération de la Provence, Fernand Singerlé s’engage dans la 2ème D.B. du général Leclerc, dont il deviendra l’aumônier. A la fin de la guerre, il retournera dans ses paroisses. Le 8 décembre 1945, l’adjudant-chef et aumônier de la 2ème D.B. Fernand Singerlé se voit décerner la croix de guerre. Quelques mois plus tard, il recevra la médaille de la Résistance. Il décèdera à Saint-Andiol le 25 janvier 1949, à l’âge de 36 ans, d’une longue et douloureuse maladie. Le 2 février 1999, la fondation Yad Vashem de Jérusalem décerne à l’abbé Fernand Singerlé, à titre posthume, la distinction de « Juste parmi les Nations » pour avoir aidé et sauvé des Juifs au péril de sa vie. Le 15 novembre 2000, le diplôme et la médaille des Justes seront remis au doyen de la famille Singerlé, à la mairie de Sarrebourg. La mairie de Meyrargues sera représentée par M. Francis Brun, conseiller municipal.
Lire :
– Le général Leclerc, Compagnon de la Libération
– Marseille 1943, la Rafle du Silence et de l’Oubli
– 1943, la destruction du Vieux Marseille

HISTORIQUE
– Au 1Xème siècle, les moines de l’Abbaye Saint-Victor, de Marseille, assèchent des marais (paluds), permettant la mise en valeur de l’agriculture et une meilleure hygiène pour la population.
– Au XIIème siècle, ils y construisent une chapelle.
– Au début du XIIIème siècle, les Abbés de Saint-Victor de Marseille cèdent la seigneurie à la famille d’Albe de Roquemartine.
Lieu de culte des pénitents noirs, les rites et les cérémonies religieuses de la liturgie catholique y sont célébrés. Les abbés de Saint-Victor ne sont pas propriétaires des terres de Saint Andiol, mais depuis Marseille, ils dirigent la région jusqu’à l’actuel département de la Drôme.
https://www.penitentsblancs.fr/les-penitents-sur-wikipedia Aujourd’hui, dans le Sud de la France, chaque confrérie de pénitents se différencie par la couleur de son habit : – gris à Aix-en-Provence ou à Avignon – blanc et gris à Aigues-Mortes – rouge en Corse – blanc et bleu à Montpellier – noir à Perpignan – blanc, noir, rouge et bleu à Nice
– Du XVème au XVIIIème siècle, la seigneurie est la propriété des Varadier pour lesquels, en 1656, elle sera élevée en Marquisat. Les Castellane-Majastre, qui succèderont aux Varadier, seront les derniers seigneurs du fief.
Les membres de la famille de Varadier, seigneurs de Saint Andiol seront pour la plupart enterrés à l’intérieur de la chapelle.
Cette pratique durera jusqu’à la promulgation de la loi du 10 mars 1776, qui interdira l’inhumation dans les églises par crainte des épidémies. Le petit peuple, lui, est enterré dans le cimetière.

Né en 1899 à Béziers et baptisé en août de la même année, en l’église de Saint-Andiol, ce héros de la Résistance a, par ses liens familiaux, adopté Saint-Andiol comme refuge au cœur de la Provence. Jean Moulin Le village de Saint-Andiol est historiquement lié à la Résistance, pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi qu’à la famille Moulin. Dans cette église de village, un mois et demi après sa naissance, Jean Moulin, un enfant appelé à avoir un grand destin, y fut baptisé en toute simplicité le 6 août 1899 par le père Guigues. Vêtu d’une longue robe de baptême blanche, Jean Moulin avait pour parrain son frère Joseph, et pour marraine sa cousine Jeanne Sabatier. L’église Saint-Vincent, le chevet Sa maison familiale (village d’origine de ses parents), située à proximité de l’église, a accueilli Jean Moulin. Le monument constitue un élément majeur du patrimoine local, autour duquel s’articule l’histoire de la commune.

LA CHAPELLE SAINTE CROIX

La chapelle Sainte-Croix
LA FAÇADE MÉRIDIONALE
LA FAÇADE OCCIDENTALE
LA FAÇADE SEPTENTRIONALE
LE CHEVET
LE CLOCHER

Saint-Andéol-église Saint-Andéol de Bourg-Saint-Andéol NAISSANCE Saint Andéol (du gallo-romain « Sanctus Andeolus ») naît au IIème siècle à Smyrne (aujourd’hui « Izmir », en Turquie). Il meurt le 1er mai 208 de notre ère à Gentibus, Haut-Bergoïata (Bourg-Saint-Andéol), sur la rive gauche du Rhône. SA MISSION Saint-Andéol église Saint-vincent à Saint Andiol En l’an 166, Andoche et Bénigne (prêtres), Thyrse (diacre), et Andéol (sous-diacre), tous les quatre originaires de Smyrne, sont envoyés évangéliser la Gaule, par Saint Polycarpe (évêque de Smyrne, disciple de l’apôtre Jean, martyrisé en 155 ou en 167, selon les sources). Ou peut-être par Polycrate (son successeur, à l’appel de Saint Irénée, évêque de Lyon, né à Smyrne). Ils sont accueillis à Lyon par Irénée et par son prédécesseur, Saint Pothin, tous les deux formés à l’école de Polycarpe, et précédemment envoyés par lui en Gaule. Andoche, Thyrse et Bénigne arrivent en mission dans la région d’Autun. C’est là qu’en 177, les deux premiers meurent en martyrs pour leur foi. Leurs reliques reposent dans l’église Saint-Andéol, de Saint-Andeux, et dans la basilique Saint-Andoche, de Saulieu (à une vingtaine de kilomètres de Saint-Andeux). En ce qui concerne Bénigne, il subit le martyre à Dijon vers 179. Quant à Andéol, il reçoit pour mission de « porter l’évangile dans les régions méridionales traversées par le Rhône ». SON MARTYRE Élévation de Saint-Andéol, Saint-Andéol-de-Berg Par la puissance de sa parole, ses prédications attirent une grande foule et suscitent de nombreuses conversions au Christianisme naissant. Le 30 avril 208, Andéol prêche devant une foule nombreuse à Bergoïata, dans le Vivarais (Ardèche actuelle). L’affluence de ses disciples provoque la colère de l’empereur de Rome, Septime-Sévère, de passage à la tête d’une puissante armée destinée à réprimer une révolte des Bretons. Andéol contrevient donc à l’interdiction de prêcher l’évangile dans l’empire, le Christianisme étant interdit. Son succès auprès des populations irrite l’empereur, qui le fait arrêter et comparaître devant lui. Andéol ne céde ni aux menaces, ni aux promesses, et refuse de renier sa foi tout en glorifiant courageusement le Seigneur. Septime Sévère le fait jeter dans un cachot, puis ordonne sa mise à mort. SA MORT Triomphe de Saint Andéol Bourg-Saint-Andéol. Après l’avoir fait torturer, le cruel empereur, furieux, ordonne de lui fendre la tête en deux avec une épée en bois, afin de vérifier si elle contient effectivement la parole de Dieu. Andéol meurt après avoir émis le vœu que son corps repose sur la rive droite du Rhône. Septime Sévère, désireux de soustraire ses restes à la vénération des habitants, fait jeter son corps dans le fleuve, enchaîné à une grosse pierre. Dieu, dans sa grande mansuétude, exauce le vœu du Saint Martyr : sa dépouille, poussée par le courant jusqu’au rivage de Bas-Bergoïata, sur la rive droite du Rhône (devenue Bourg-Saint-Andeol au XVème siècle), échoue miraculeusement sur le rivage opposé. Le 5 mai, Tullia (Amycia Eucheria Tullia, épouse de Barbinius), une noble romaine secrètement convertie au Christianisme, le recueille et dépose son corps dans un sarcophage en marbre blanc (sarcophage qui avait contenu le corps d’un enfant de sa famille). Elle fait ensuite creuser dans son jardin un oratoire, où elle le dépose pour ne pas éveiller les soupçons et le protéger ainsi de toute profanation. SES RELIQUES Sarcophage de Saint Andéol. C’est Bernoin (ou Bernouin), l’évêque de Viviers de 851 à 874, qui retrouvera en 858 les restes d’Andéol à l’emplacement de la demeure de Tullia (sur lequel la chapelle Saint-Polycarpe sera érigée plus tard). Transférées en 1119 dans la nouvelle église Saint Andéol (consacrée par le Pape Callixte II), les reliques y demeureront jusqu’à la révolution de 1789, où elles seront brûlées. Le culte de Saint Andéol et le pèlerinage de Bergoïata connaissent tout de suite un grand succès. Les pèlerinages se succèderont tout au long des siècles, jusqu’à nos jours. A l’aube du 3ème millénaire, Andéol demeure à l’écoute de ceux qui l’invoquent par la prière. Son sarcophage, symbole de son sacrifice à sa foi, est le témoin de lumière pour les malades, les infirmes, les pécheurs et les familles. La vénération du Saint se répand, principalement dans la vallée du Rhône. Elle ira jusqu’au Nord de l’Espagne avec l’appui de Charles II. Elle a déjà atteint Paris au VIème siècle, et atteindra le nord de Paris au XIIIème siècle. LES SYMBOLES Considéré comme un Saint par les Catholiques romains et les Orthodoxes, Saint Andéol du Vivarais est fêté le 4 mai dans les diocèses de Valence et de Viviers … Il est communément représenté avec une hache ou un coutelas enfoncé dans le crâne. Sa sépulture se trouve sur l’autre rive du Rhône, là où s’élève la cité qui porte son nom : Bourg-Saint-Andéol (Ardèche)…




Lire : l’abbaye de Saint-Polycarpe et son aqueduc

ESCAPADES BUCCO-RHODANIENNES
La chapelle Saint-Roch et la chapelle Saint-Pancrace de Puyloubier, la chapelle Saint-Marcelin et la chapelle Saint-Denis de Rognes, l’abbaye de Silvacane, l’église Saint-Michel de Lambesc , le temple romain de Diane de Vernègues, la cathédrale Saint Sauveur d’Aix en Provence, la chapelle Saint-Jean et La chapelle Saint-Pierre-ès-Liens à Alleins, la chapelle du Sonnailler d’Auron, la villa romaine Grassi d’Aix en Provence, la chapelle du Saint Sépulcre de Peyrolles-en-Provence, la chapelle Saint-Cyr de Lançon-Provence, Cornillon-Confoux, la chapelle Saint Julien de Miramas-le-Vieux, la chapelle Saint-Pierre, et l’église Saint-Julien de Peynier, l’Abbaye Saint-Victor de Marseille, l’église de l’Assomption de Puyricard, l’église Notre-Dame de Caderot de Berre l’Étang, l’Église Saint-Césaire de Berre l’Étang, la nécropole romaine des Alyscamps d’Arles, l’Église Saint-Honorat des Alyscamps d’Arles, le site antique de Glanum, l’amphithéâtre d’Arles, l’Abbaye de Montmajour, L’église Sainte-Madeleine de l’Ile, à Martigues, l’église Saint-Jean-de-Malte d’Aix-en-Provence (Sources Google Maps).

Sources :
Mes photos
Photos publiques Facebook
https://www.saint-andiol.fr/village-saint-andiol-13
https://fr.wikipedia.org/wiki/Saint-Andiol
https://www.provence7.com/a-a-z-des-articles/saint-andiol-a-visiter-13/
https://roch-jaja.nursit.com/spip.php?rubrique1721
https://monumentum.fr/monument-historique/pa00081422/saint-andiol-chapelle-sainte-croix
https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00081422
https://museedupatrimoine.fr/chapelle-sainte-croix-de-saint-andiol-bouches-du-rhone/17680.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/And%C3%A9ol_du_Vivarais
https://fmnd.org/Blog/homelies/St-Andeol-1er-Apotre-et-martyr-du-Vivarais
http://prieurestandeol.unblog.fr/2014/09/28/andeol-du-vivarais/