L’église Saint-Trophime de Lacoste
LES TÉMOINS DU PASSÉ
Blason de la ville de Lacoste
L’ÉGLISE SAINT TROPHIME, DE LACOSTE

Église Saint Trophime

NOM : église Saint Trophime.
TYPE : église paroissiale.
VOCABLE : Trophime.
CULTE : catholique.
STYLE : art roman.
On trouve comme style d’architecture : des porches évoquant un arc de triomphe, des frontons triangulaires, des entablements à l’antique constitués d’une architrave, d’une frise et d’une corniche, des colonnes cannelées, des pilastres cannelés, des chapiteaux à feuilles d’acanthe, des bas-reliefs décorés de rinceaux et des triglyphes. On distingue également divers types de frises : des frises de feuilles d’acanthe, de rinceaux, de palmettes, d’oves, et de grecques (variante de la frise de méandres)
ÉPOQUE : Moyen Âge. L’église est citée pour la première fois en 1083 comme un prieuré dépendant de l’abbaye de Saint-Eusèbe, de Saignon.
PÉRIODES DE CONSTRUCTION : l’édifice actuel a été construit en plusieurs étapes, entre le XIIème et le XIIIème siècle.
ÉTAT DE CONSERVATION : l’église a été transformée à diverses reprises.
PROPRIÉTAIRE : la commune.
COMMUNE : Lacoste.

DÉPARTEMENTS : le Vaucluse.

RÉGION : Provence-Alpes-Côte d’Azur.

LOCALISATION

Le château de Lacoste
L’église Saint Trophime est une église romane du XIIème siècle située sur la commune de Lacoste, dans le département du Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
LACOSTE

Lacoste
Lacoste est un splendide village médiéval plein de charme et d’histoire. Ce joyau provençal est connu pour son château : celui du tristement célèbre Marquis de Sade.
Lacoste est situé dans le département du Vaucluse. Il se trouve à 4 km de Bonnieux, 8 km de Ménerbes, 9 km de Puget, 10 km de Lauris, 12 km de Buoux, Mérindol et Gordes, et à 13 km d’Oppède-le-Vieux.
Perché sur une colline, le village offre une vue panoramique imprenable sur la vallée du Calavon et les Monts de Vaucluse, du Luberon jusqu’au Mont-Ventoux.
Avec ses rues escarpées, pavées en calade, ses maisons en pierre au charme authentique et ses jardins fleuris, Lacoste a su protéger toute la beauté des villages typiques du Luberon. Ce village pittoresque est empreint d’un passé prestigieux remontant au Moyen Âge. Il a été le témoin de nombreux événements historiques.
Ce petit bijou affiche un véritable décor de cartes postales. Le Moyen-Age et la Renaissance se confondent dans l’architecture des belles maisons anciennes arborant leurs linteaux en plein cintre, leurs rues pittoresques, et leurs passages voûtés.
Lacoste est également renommé pour son château (ancienne propriété du Marquis de Sade) et pour ses célèbres carrières de pierres blanches. Aujourd’hui, son patrimoine architectural garde tout son charme authentique, et ses paysages sont à couper le souffle.
En 2021, sa population s’élevait à 438 habitants, les Lacostoises et les Lacostois.

HISTORIQUE
LA PRÉHISTOIRE
Le Paléolithique supérieur (– 35 000 ans). Dans la Grotte de la Combe Buisson, une première couche livre un outillage de silex taillés (burins, grattoirs, lamelles à dos, lames retouchées, pointes).
Le Solutréen (– 22 000 à -18.000 ans). Le site de plein air de la « Font Pourquière », unique dans le Luberon, révèle un outillage varié : lamelles et poinçons à face plane.
L’Épipaléolithique (–9 000 et –6 000 ans). La Grotte de la Combe Buisson affiche une couche plus récente, avec des microlithes (triangles, denticulés, encoches).
L’ANTIQUITÉ
Lors de la restauration du château du marquis de Sade, on a mis au jour des restes d’amphores grecques à pâte jaune paille, et le fond d’un « dolium » gallo-romain.
Les carrières qui avoisinent le château ont fourni les matériaux nécessaires à la construction d’« Apta Julia » (Apt) et de « Caballio » (Cavaillon). Leurs galeries contenaient encore des amphores et une stèle votive dédiée à « Belaceni Carreia ». À proximité se trouvait un autel consacré au dieu « Silvanus ».
LE MOYEN ÂGE
Le premier « castrum de Costae » est cité dès 1038. Son nom est dérivé de « costa » (« côte » en latin). Il fut construit par les seigneurs Robert et Farald Varacon.
À la fin du XIème siècle, ce sont leurs cousins, les Agoult-Simiane, qui en devinrent propriétaires.
En 1123, une église dédiée à Saint Trophime fut fondée et desservie, jusqu’en 1325, par les moines de l’abbaye Saint-Eusèbe de Saignon.
Au Moyen Âge, le village s’appelait La Coste. Il se trouvait en Provence (contrairement aux autres localités voisines qui, elles, étaient en Comtat Venaissin), et en 1481, fut rattaché à la couronne de France. Le bourg prit son essor autour de son château ; il dut sa notoriété en partie à l’extraction de la pierre calcaire (d’une qualité exceptionnelle) de ses carrières, et également à son agriculture, qui générèrent toutes deux une activité économique favorable à la richesse de la communauté.
LA RENAISSANCE
En 1481, Lacoste est rattachée à la Couronne de France ; ce n’est pas le cas des communes qui l’entourent, qui sont dépendantes du Saint Siège (Comtat Venaissin, Bonnieux).
La même année, Barthélemy de Simiane (seigneur de La Coste) est nommé viguier d’Apt par le roi Charles VIII.
Le village se désertifie progressivement, ce qui oblige son fils Balthazar à signer, en 1533, un acte d’habitation, pour faire venir des familles vaudoises.
Les vaudois s’étant ralliés à la réforme en 1532, une persécution est organisée contre eux en avril 1545 par le Parlement d’Aix. Les troupes de Paulin de La Garde, sous la direction du premier président du Parlement d’Aix (Maynier, seigneur d’Oppède), pillent le village. Les terres sont confisquées, les hommes massacrés, les femmes violées avant d’être tuées. Le massacre de La Coste est un des plus horribles de cette persécution.
En 1532, les populations vaudoises du Lubéron adhèrent à la Réforme. En 1543, le roi François Ier prend un arrêt interdisant ce culte, et autorisant la poursuite et l’arrestation des Vaudois devenus Protestants. Cet arrêt sera signé en 1545. C’est à cette date que le baron Meynier d’Oppède et ses troupes ravagent le Lubéron ; plusieurs villages dont Lourmarin sont détruits, les habitants massacrés. UNE DAME BLANCHE INTRÉPIDE… Blanche de Lévis-Ventadour, dame du château de Lourmarin, était une femme courageuse et généreuse. Elle protégea ses paysans vaudois pourchassés, informa le roi sur les agissements du baron d’Oppède, et intenta un procès en 1551. A l’issue du procès, le baron fut condamné à payer des dommages aux survivants des massacres. Il faudra attendre l’Edit de Nantes, promulgué par Henri IV en 1598, pour que le village de Lourmarin retrouve la paix.
LA PÉRIODE MODERNE
Le village complètement dévasté reprendra vie petit à petit au cours du XVIIème siècle (la population, à majorité protestante, dont le nombre va croître, atteindra 600 habitants jusqu’à la Première Guerre mondiale).
En 1620, le beffroi est construit.
En 1641, Isabelle de Simiane épouse Joseph Dominique des Balbes de Berton, marquis de Crillon.
En 1716, sans descendance, elle désigne un de ses cousins, Gaspard François de Sade, comme légataire universel (il est l’époux de Diane de Simiane).
Gaspard François de Sade devient le premier marquis de La Coste. Son fils, Jean-Baptiste, sera le père du marquis de Sade, le « divin marquis » (1740-1814).
En 1772, Sade fait construire, dans son château, un théâtre pouvant accueillir 120 spectateurs.
Entre 1769 et 1772, le marquis de Sade séjourne à Lacoste entre le scandale d’Arcueil et celui de Marseille. Puis peu après sa fuite en Italie, il s’y réfugie jusqu’à son incarcération au donjon de Vincennes, en 1777. Évadé lors de son transfert à Aix, il s’y réfugiera une dernière fois du 16 juillet au 7 septembre 1778, avant d’être reconduit à Vincennes.
LA RÉVOLUTION
En 1792, le château est pillé.
En 1796, criblé de dettes, Louis de Sade (soldat de la 8ème compagnie des « Piques de Paris ») vend son château et ses terres à Stanislas Joseph François Rovère de Fontvieille, député du Vaucluse, natif de Bonnieux. Celui-ci, victime du coup d’État du 18 fructidor, sera déporté en Guyane, où il mourra à Sinnamary en 1798.
Entretemps, le « Divin marquis » décrivit son château dans « La Marquise de Ganges » et dans « Les cent vingt journées de Sodome ». Cet anticlérical notoire avait facilité la construction du temple protestant de Lacoste.
Le 29 juin 1816, Jacques Grégoire, ancien domestique du Marquis de Sade, rachète le château lors d’une vente aux enchères, organisée par Madame Rovère après la mort de son mari. Le jour même, Grégoire cède l’aile Nord à Jacques Appy, maire du village, pour seulement 120 francs. Exerçant la profession de tailleurs de pierres, ils entreprennent ensemble de démanteler la maçonnerie du château, en particulier les encadrements des portes et fenêtres.
En 1893, Cyprien Jean, un maçon du village, achète les ruines aux héritiers Grégoire. Lorsqu’il construit une maison au cœur du village, il réemploie les superbes portes en noyer qu’il avait trouvées dans les soubassements du château. Aujourd’hui, cette maison de village, dans la rue Basse, affiche la porte d’entrée du château, celle qui s’ouvrait à côté de la citerne, dans la cour principale.
LA PÉRIODE CONTEMPORAINE
En 1943, Monsieur André Bouër (professeur d’anglais originaire de Lacoste) devient propriétaire de l’aile Nord et d’un « cave » (local souterrain, cave voûtée). Par la suite, il achètera le reste du château ainsi que la majeure partie de l’ancien parc.
En 1948, André Breton (poète et écrivain français) se rend à Lacoste pour visiter les ruines du château du Marquis. Alors qu’il déambule dans les rues du village, il est impressionné par les sculptures naïves du meunier Cyprien-Agricol Malachier. André Breton écrira sur le sculpteur un article tellement élogieux que le meunier deviendra célèbre du jour au lendemain.
En 1952, Monsieur Bouër acquiert plusieurs autres parcelles de terrain (y compris les carrières de pierres exploitées entre 1880 et 1941).
Dès 1955, soutenu par son épouse, il organise durant 4 années un festival au cœur des ruines illuminées. Par la suite, il décide de déblayer tout ce qui était enfoui, de consolider tout ce qui risquait de s’écrouler, et de reconstruire certaines parties du bâtiment. Il s’investira jusqu’à la fin de sa vie, en 1994, en espérant qu’un autre enthousiaste prenne un jour la relève.
Par ailleurs, de 1955 à 1978, Monsieur Bouër fait de nouveau exploiter les vastes carrières. Il exige alors que les nouvelles excavations soient souterraines. Une salle de 1600 m² et de 7 m de haut voit le jour.
En Juillet 2000, suite au décès de son époux et dans la volonté de poursuivre sa démarche de rénovation, Madame Bouër contacte Monsieur Pierre Cardin dans l’espoir que ce projet le séduise.
En Mars 2001, Madame Bouër confie « l’avenir » du château du Marquis de Sade à Monsieur Cardin.
En 2010, Pierre Cardin (1922-2020) crée le Festival de Lacoste.

L’ÉGLISE SAINT TROPHIME, DE LACOSTE

Église Saint Trophime
FAÇADE OCCIDENTALE
FAÇADE ORIENTALE, LE CHEVET
LE CLOCHER
FAÇADE MÉRIDIONALE, ENTRÉE LATÉRALE
FAÇADE SEPTENTRIONALE
LA MAÇONNERIE
INTÉRIEUR
LA NEF
LE CHŒUR
LA VOÛTE
LES CHAPELLES
SORTIE LATÉRALE
LES FONTS BAPTISMAUX
LE STATUAIRE
LES TABLEAUX
LES VITRAUX

Saint Trophime devant Arles, Jean Baptiste Marie Fouque (XIXe siècle). NAISSANCE Trophime d’Arles naît probablement vers la fin du IIème, ou au début du IIIème siècle. Il meurt vers le milieu du IIIème siècle. Trophime (ou Saint Trophime, Trophimus, ou Trophimus l’Éphésien) est un Saint chrétien dont l’histoire est mal connue. Il serait le premier évêque d’Arles. LES LÉGENDES Converti au Christianisme, Trophime accompagna Saint Paul à Jérusalem pendant une partie de son troisième voyage missionnaire. Une légende dit que Saint Trophime serait arrivé à Arles vers 46. Mais la date reste improbable, et le fait qu’il tombe malade à Milet sans pouvoir continuer de suivre l’apôtre Paul, tend à rendre la légende apocryphe. Vitrail de l’église Saint-Trophime d’Eschau, Bas-Rhin, Alsace L’historien Saint Grégoire de Tours raconte qu’il fut l’un des sept évêques envoyés de Rome en Gaule au moment de la persécution de Dèce. Il aurait été du nombre des évangélisateurs de la Gaule qui, selon la tradition, ont annoncé l’Évangile dès l’époque apostolique (relatif aux apôtres) ; au même titre que Saturnin à Toulouse, et Austremoine en Auvergne. Il serait ainsi le fondateur de l’évêché d’Arles au IIIème siècle, en tant que premier épiscope. Il est vrai que la vallée du Rhône connut très tôt des communautés chrétiennes d’origine grecque, comme l’attestent les « Actes » de la persécution de Lyon. Vitrail de la cathédrale représentant la Vierge Marie et l’évêque Trophime L’évêque Trophime, vraisemblablement légendaire, pourrait bien avoir existé. Grégoire de Tours a rapporté dans ses sources (fondées sur des documents authentiques) des lettres de l’évêque de Carthage Cyprien (écrites dans les années 250-254) qui affirment qu’un évêque Trofime a participé aux évènements liés à la persécution de Dèce. En effet, peu après ces évènements, vers 252, une lettre de l’évêque en Numidie (Cyprien à Antonianus, « lettre 55 »), évoque un Trofime qui, après avoir renié l’église, demande à revenir en son sein. Saint Trophime est fêté le 29 décembre. Il est invoqué contre la goutte et les maux de gorge. Un épiscope (« surveillant », « responsable », « gardien » du dépôt de la foi) était dans les premières communautés chrétiennes le responsable chargé de veiller à la cohésion et à la fidélité de l’enseignement des apôtres à leur suite. Le mot a donné l’adjectif « épiscopal », toujours courant de nos jours dans le Christianisme, et désormais appliqué aux Évêques.



La protection de Saint-Trophime, premier évêque d’Arles, installe profondément l’église de Lacoste dans la tradition apostolique de la Provence. Saint Trophime est une figure majeure de l’évangélisation dans le sud de la France, et sa vénération dans le Vaucluse accentue le lien historique immuable entre les paroisses locales et le siège épiscopal d’Arles. Choisir ce Saint pour l’église de Lacoste n’était pas anodin : Trophime confirme l’appartenance de la communauté à cette grande lignée spirituelle qui a façonné l’identité chrétienne de toute la région.

ESCAPADES VAUCLUSIENNES
Théâtre antique d’Orange, l’arc de Triomphe d’Orange , Pernes-les-Fontaines cité médiévale, la Tour Ferrande à Pernes-les-Fontaines, le château du Barroux, le théâtre de Vaison la Romaine, le site antique de Vaison la Romaine, et la cathédrale Notre Dame de Nazareth de Vaison la Romaine, le baptistère de Venasque, et les Tours sarrasines de Venasque, l’église Notre-Dame-du-Lac du Thor, le château de Thouzon, l’Abbaye Notre-Dame de Sénanque, la cathédrale Notre-Dame et Saint Véran de Cavaillon, l’Arc antique de Cavaillon, l’abbaye Saint-Hilaire, Saint-Saturnin-lès-Apt, le château de Lourmarin, l’église Saint-Étienne de Cadenet, l’église Saint Barthélémy de Vaugines, l’église Saint-Martin d’Ansouis, l’église Notre-Dame de Romégas le château de La Tour d’Aigues, l’église Notre-Dame de Beauvoir de Grambois, la chapelle Notre-Dame-de-Consolation et l’église Saint-Pierre-aux-Liens, de la Bastide des Jourdans, l’église Saint-Jean-Baptiste et la chapelle Notre-Dame de Beauvoir de Beaumont-de-Pertuis.

Sources :
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https://luberon.fr/communes/lacoste
https://www.foyer-rural-lacoste84.com/visite
https://www.grandsudinsolite.fr/2604-84-vaucluse-lacoste–village-perche-a-visiter-absolument.html
https://www.luberon-apt.fr/village-lacoste
https://fr.geneawiki.com/wiki/84058_-_Lacoste?mobileaction=toggle_view_desktop
https://www.provence7.com/a-a-z-des-articles/lacoste-a-visiter-84/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Trophime_d%27Arles
https://www.foulonjm.com/lacoste.html
https://nominis.cef.fr/contenus/saint/330/Saint-Trophime.html