L’église Saint-Pierre de Rognonas

LES TÉMOINS DU PASSÉ

Armoiries de Rognonas

L’ÉGLISE SAINT-PIERRE DE ROGNONAS

L’église Saint-Pierre

Blason de la ville de Rognonas

NOM : église Saint-Pierre.

TYPE : église paroissiale.

VOCABLE : Pierre.

CULTE : catholique.

STYLE : néo-roman.

En histoire de l’art, l’art roman est la période qui s’étend, en Europe, du début du 10ème siècle à la seconde moitié du 12ème siècle. Elle se situe entre l’art préroman et l’art gothique.

ÉPOQUE : Moyen Âge.

DÉBUT DE CONSTRUCTION : XIIème siècle (les premières mentions connues dans un document religieux remontent à 1039). L’église a été reconstruite au XVIIème, et agrandie au XIXème siècle.

ÉTAT DE CONSERVATION : l’édifice a été remanié et agrandi au cours des siècles. Aujourd’hui, il est entièrement refait à neuf.

PROPRIÉTAIRE : la commune.

COMMUNE : Rognonas.

DÉPARTEMENT : Bouches du Rhône.

RÉGION : Provence-Alpes-Côte d’Azur.

LOCALISATION

L’église Saint-Pierre

L’église Saint-Pierre se situe dans le village de Rognonas, dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

En Provence, les églises paroissiales comme Saint-Pierre avaient généralement un rôle central dans la vie communautaire. Elles étaient utilisées comme lieu de rassemblement pour les offices religieux, les fêtes locales, et les événements essentiels de la vie des habitants. Leur présence était souvent le reflet de l’organisation sociale et spirituelle des villages, autour desquels s’articulait la vie quotidienne.

ROGNONAS

La mairie

La commune se trouve à la pointe nord du département des Bouches-du-Rhône, au sud d’Avignon. Elle est bordée par la Durance, qui la sépare d’Avignon. Rognonas est ainsi à moins de 2 kilomètres de la limite d’Avignon, alors que Arles est à environ 28 kilomètres, et Nîmes à 44 kilomètres. Dans le passé, le village comportait un hameau nommé l’ « île de Barban ».

Le nom de Rognonas soulève trois suppositions :

1 – « Rougnoun », qui signifie « terre grasse ».

2 – « Rognon », qui évoque un « petit caillou arrondi » (comme ceux que l’on trouve dans le lit de la Durance).

3 – Trois zones non-inondables dans le village, dont la forme évoque les rognons (reins), présents sur les armoiries de la ville.

Implanté aux portes de la Provence (entre Alpilles et Durance), au cœur d’une riche région agricole, Rognonas est un pays de tradition. Il est réputé pour ses festivités estivales, notamment pour les « carreto ramado » (charrettes garnies) des confréries de Saint-Éloi, de Saint-Roch et du Bon Ange.

C’est une tradition spécifique au nord du Pays d’Arles ; on trouve trace de ces fêtes dès le XVIIIème siècle. Chaque charrette ou « carreto ramado » représente une confrérie agricole.

En 2023, sa population s’élevait à 4 261 habitants, les Rognonaises et les Rognonais.

LA TRADITION DES « CARRETO RAMADO »

Les « carreto ramado » sont de grosses charrettes somptueusement garnies et ornées de feuillages et de produits régionaux, qui défilent dans les villages lors des fêtes des confréries, comme celle de la Saint-Eloi. Elles sont tractées par des chevaux de traits attelés « en flèche » (à la queue leu leu), dont le nombre peut varier d’une vingtaine à une cinquantaine.

Ces chevaux sont richement harnachés à la « sarrasine » : brides et colliers ornés de houppes de laine, rubans, pompons et plumes, petits miroirs, grelots et clochettes. Chaque cheval est tenu par un charretier en habit traditionnel, souvent accompagné de dames et demoiselles en costume du pays d’Arles.

HISTORIQUE

MOYEN ÂGE

Les premières traces écrites concernant le village de Rognonas datent du Xème siècle.

QUELQUES RAPPELS HISTORIQUES :

Au Moyen Âge, une période sombre commence avec la disparition de l’Empire romain : « Alamans », « Vandales », « Wisigoths », « Burgondes », « Ostrogoths », « Francs », « Lombards », « Normands » et « Sarrasins » se succèdent et participent à l’anarchie et aux destructions.

Les Alamans (ou Alémans) représentaient une alliance de tribus germaniques essentiellement suèves, qui s’installèrent d’abord sur le cours moyen et inférieur de l’Elbe, puis le long du Main.

En 213, ils apparaissent pour la première fois dans les écrits romains.

En 260, ils conquirent les Champs Décumates, puis essaimèrent une zone couvrant une partie de l’Helvétie (la Suisse), la Décumanie (le pays de Bade), et une partie de la Séquanaise (l’Alsace). Ils participèrent à la germanisation de ces territoires, auparavant romanisés.

En 496, les Alamans furent vaincus par les Francs de Clovis. Ce dernier annexa leur territoire à son royaume.

Après le traité de Verdun (août 843), ces territoires firent partie de la Francie orientale avant de composer le duché de Souabe, du Xème au XIIIème siècle.


Les Wisigoths : peuple germanique issu des Goths.

Alaric II

Les Wisigoths migrèrent depuis la région de la mer Noire, et s’installèrent vers 270-275 dans la province romaine abandonnée de Dacie (actuelle Roumanie), au sein de l’Empire romain.

Dès 376, ils migrèrent à nouveau vers l’ouest, et vécurent au sein de l’Empire romain d’Occident, en Hispanie et en Aquitaine.

Les Wisigoths vont habilement conserver l’organisation civile gallo-romaine existante, ne s’appropriant exclusivement que les affaires politiques et militaires, et la collecte de l’impôt. Le royaume wisigoth deviendra ainsi rapidement prospère et suscitera les convoitises des Francs.


Les Ostrogoths : peuple à dominante germanique issu des Goths.

Théodoric le Grand

Les Ostrogoths apparaissent dans l’Antiquité et poursuivent leur migration jusqu’à l’Antiquité tardive. Ils se révèleront dans les bassins de la Vistule, puis du Dniepr et du Boug méridional, d’où ils seront chassés par les Huns. Puis ils ravage ront les Balkans pour finalement conquérir l’Italie, sous le règne de Théodoric le Grand.

Une petite minorité restera en Crimée.


Les Burgondes représentent un des peuples du groupe des Germains orientaux.

Au Ier siècle, ils migrent vers l’actuelle Poméranie, aux bouches de l’Oder.

Au IIème siècle, ils s’établissent en Silésie, aux sources de la Vistule.

Vers la fin du IIIème siècle, ils font mouvement vers l’Elbe, puis vers le Main. À la fin du IVème siècle, à la suite de la migration des Vandales et Alains en Gaule romaine, ils s’établissent aux abords du Rhin, en Germanie supérieure. Ils constituent ainsi un premier royaume en 413.

En 436, ils seront battus par les Huns en Germanie inférieure.

A la fin des Migrations germaniques de la fin de l’Antiquité, les Burgondes s’établissent durablement dans le centre-est de la Gaule, comme peuple fédéré de l’Empire romain d’Occident. Au Vème siècle, lors de l’effondrement de ce dernier, les Burgondes y fondent un royaume couvrant initialement une grande partie des actuelles régions suivantes : Bourgogne, Franche-Comté, Savoie, Lyonnais, Dauphiné et Suisse romande.

Dès 534, le Royaume des Burgondes est absorbé dans l’Espace Mérovingien en tant que « Regnum Burgundi », futur Royaume de Bourgogne.


En Europe, durant le Moyen Âge, le mot « Sarrasins » ou « Sarrazins » était employé pour dénommer les peuples de confession musulmane. On les appelait aussi « Mahométans », « Arabes », « Ismaélites », ou bien « Agarènes ». Quant au terme « Maures », il faisait allusion aux Berbères de l’Afrique du Nord après la conquête des Omeyades. Les mots « Islam » et « Musulmans » n’existaient pas encore en Occident médiéval. En français, le mot « Musulman » est cité pour la première fois en 1551 ; « Islam » en 1697. Avant ces dates on utilisait, pour définir la religion des peuples musulmans, l’expression « loi de Mahomet », ou « loi des Sarrasins ».

L’existence d’un bac permettant de traverser la Durance existait dès l’époque romaine ; il est à nouveau attesté en 1176.

En 1178, l’activité du bac sur la Durance, à Barbentane, est attestée.

Celui de Rognonas était bien situé sur la route d’Arles à Avignon (et au-delà de la Méditerranée, aux foires de Champagne). Son importance (il faisait partie des plus fréquentés de la Durance) lui permettra d’absorber, vers 1450, les bacs voisins de Barbentane et de Châteaurenard.

En 1213, le site de l’« Ecclesia de Rognonas » est mentionné.

Au XIIIème siècle, le « Castrum de Raigonas » est cité.

Au XVème siècle, on note plusieurs appellations :

– 1431 : « Castrum de Rognonacio ».

– 1459 : « Rognonas ».

– 1483 : « Ronhonassium ».

Au XVème siècle, la paroisse de Rognonas est créée. L’église est toutefois antérieure.

Au XVème siècle, la seigneurie est la propriété des Pontevès.

Au XVIème siècle, elle devient celle des Agoult.

Du XVIIème au XVIIIème siècle, c’est celle des Aymard de Châteaurenard.

ÉPOQUE CONTEMPORAINE

En 1835, un pont suspendu est construit (c’est le cinquième pont sur la Durance).

En 1887, la ville construit une gare. Située sur la ligne de Barbentane à Orgon, elle durera jusqu’en 1946. Des trains de marchandises continueront d’avoir une forte activité jusque dans les années 1970.

L’ÉGLISE SAINT-PIERRE

Façade occidentale

EXTÉRIEUR

VUE GÉNÉRALE

LA FAÇADE OCCIDENTALE

LA FAÇADE SEPTENTRIONALE

LE CLOCHER

INTÉRIEUR

LA NEF

LES VITRAUX

L’église Saint-Pierre contient 23 magnifiques vitraux.

LE CHEMIN DE CROIX

LE STATUAIRE

LA RECONSTITUTION DE LA GROTTE DE LOURDES

LE BAPTISTÈRE PALÉOCHRÉTIEN

Vasque monolithe paléochrétienne, autrefois polychrome, servant de baptistère.

PIERRE, L’APÔTRE DE JÉSUS

Saint-Pierre – Cloître de la cathédrale Saint-Sauveur à Aix en Provence

PIERRE & PAUL

On ne peut séparer Saint Pierre et Saint Paul : ils représentent les deux piliers de l’Église catholique, et jamais la Tradition ne les a célébrés l’un sans l’autre. L’Église romaine, c’est l’Église de Pierre et de Paul.

Pierre (Saint Pierre pour les Catholiques et les Orthodoxes) est appelé « Siméon Bar-Yonah » (traduit par « Simon, fils de Jonas ») selon le témoignage de l’Évangile selon Mathieu. Mais d’après l’Évangile selon Jean, il est le fils d’un dénommé Jean. Jusqu’à sa rencontre avec Jésus, il porte le nom de Simon.

Il est aussi appelé Kephas (le « roc » en araméen) ou Simon-Pierre, un Juif de Galilée connu pour avoir été l’un des disciples de Jésus de Nazareth. C’est Jésus qui lui donne le prénom de Pierre (Képhas) et la charge de « faire paître » le troupeau de l’Église : « Tu es Pierre et, sur cette pierre, je bâtirai mon église ».

Saint Pierre, église de Rognonas

Pierre (apôtre de Jésus et premier évêque de Rome selon les Evangiles) est l’un des douze apôtres. Il est considéré par les Catholiques comme le premier pape.

NAISSANCE

Pierre naît en Galilée au Ier siècle av. J.-C. Il meurt probablement entre 64 et 68 de notre ère à Rome (dans l’Empire Romain), après avoir été emprisonné et martyrisé (crucifié). C’était un Galiléen (reconnu par son accent), un pêcheur installé à Capharnaüm, au bord du lac de Tibériade.

LA RENCONTRE AVEC JÉSUS

Sa vie est bouleversée par l’apparition d’un homme nommé Jésus, qui lui dit : « suis-moi, tu t’appelleras Pierre ». Simon, devenu Pierre, laisse ses filets et son foyer pour suivre le « rabbi » (son maître). Très peu d’informations sont disponibles quant à la vie de l’homme avant cette rencontre.

Les évangiles affirment que Pierre, avec son frère André, seront les premiers disciples à suivre Jésus. Pierre assistera à la Transfiguration de Jésus et à ses principaux miracles. En revanche, lors de la Passion de Jésus, par trois fois Pierre reniera son maître.

Il détient également les clés du Paradis, d’après une parole de Jésus rapportée par Mathieu : « Je te donnerai la clé du royaume des cieux, en sorte que ce que tu lies sur la terre soit lié dans les cieux, et que ce que tu délies sur la terre soit délié dans les cieux ».

Pierre est couramment représenté avec deux clés. Elles symbolisent pour l’une « les clés du Royaume des Cieux », et pour l’autre le pouvoir qu’il a reçu de lier et délier aussi bien sur la Terre que dans les Cieux ; auquel cas une clé est d’argent, et l’autre d’or.

On le représente parfois aussi avec un filet de pêche, une barque, une tenue d’apôtre, un coq, des chaînes, un pallium (vêtement rectangulaire sans couture qui se portait comme un manteau), des vêtements pontificaux, une croix de Saint Pierre, un livre ou un rouleau.

Pierre se range aux idées de Paul dans l’affaire de la non-circoncision des « Gentils » (c’est-à-dire des non-juifs) qui désirent devenir chrétiens (cette décision sépare les chrétiens des juifs, qui pratiquent la circoncision rituelle).

D’après les Actes des Apôtres, Pierre est arrêté deux fois, et miraculeusement délivré.

Les Actes des Apôtres suivent les quatre évangiles selon Matthieu, Marc, Luc, et Jean.

SA MORT

Saint Pierre (aussi appelé apôtre des juifs) et Saint Paul (connu pour être l’apôtre des gentils, c’est-à-dire des non-juifs) auraient été exécutés le même jour, bien que les sources n’indiquent pas toutes la même année pour les deux hommes.

Tous deux annoncèrent l’Évangile du Christ avec foi et amour, et tous deux subirent le martyre sous l’empereur Néron. Pierre, comme le rapporte la tradition, fut crucifié en 64 la tête en bas et inhumé au Vatican, près de la voie Triomphale. Paul fut décapité et enseveli sur la voie d’Ostie, en 67. Tous deux sont vénérés par les Chrétiens chaque 29 juin.

Pierre aurait été enseveli à Rome, sur la colline du Vatican : on a retrouvé, sous la basilique Saint-Pierre-de-Rome, un tombeau très ancien qui a été attesté comme étant le sien.

La basilique Saint-Pierre de Rome fut la première et la plus ancienne des nombreuses églises dédiées à Pierre. Elle fut construite sur le lieu-même de sa mort.

Pierre est le Saint Patron des Pêcheurs, des maçons et des serruriers.

ESCAPADES BUCCO-RHODANIENNES

La chapelle Saint-Roch et la chapelle Saint-Pancrace de Puyloubier, la chapelle Saint-Marcelin et la chapelle Saint-Denis de Rognes, l’abbaye de Silvacane, l’église Saint-Michel de Lambesc , le temple romain de Diane de Vernègues, la cathédrale Saint Sauveur d’Aix en Provence, la chapelle Saint-Jean et La chapelle Saint-Pierre-ès-Liens à Alleins, la chapelle du Sonnailler d’Auron, la villa romaine Grassi d’Aix en Provence, la chapelle du Saint Sépulcre de Peyrolles-en-Provence, la chapelle Saint-Cyr de Lançon-Provence, Cornillon-Confoux, la chapelle Saint Julien de Miramas-le-Vieux, la chapelle Saint-Pierre, et l’église Saint-Julien de Peynier, l’Abbaye Saint-Victor de Marseille, l’église de l’Assomption de Puyricard, l’église Notre-Dame de Caderot de Berre l’Étang, l’Église Saint-Césaire de Berre l’Étang, la nécropole romaine des Alyscamps d’Arles, l’Église Saint-Honorat des Alyscamps d’Arles, le site antique de Glanum, l’amphithéâtre d’Arles, l’Abbaye de Montmajour, L’église Sainte-Madeleine de l’Ile, à Martigues,  l’église Saint-Jean-de-Malte d’Aix-en-Provence       la chapelle Saint-Blaise à Saint-Mitre-les-Remparts, l’Oppidum de Saint-Blaise à Saint-Mitre-les-Remparts, la chapelle Saint Sulpice, à Istres, l’église Notre-Dame de Beauvoir, à Istres, l’église Saint-Nicolas, à Marignane, l’église Saint-Vincent de Saint-Andiol, la chapelle Sainte-Croix à Saint-Andiol (Sources Google Maps).

Sources :

Mes photos

Photos publiques Facebook

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rognonas

https://www.provence7.com/a-a-z-des-articles/rognonas-a-visiter-13/

https://www.intramuros.org/rognonas/decouvrir/17140

https://fr.aroundus.com/p/7486686-eglise-saint-pierre-de-rognonas

https://www.rognonas.fr/D%C3%A9tails-Vitraux-textes

https://museedupatrimoine.fr/saint-peter-s-church-of-rognonas-bouches-du-rhone/63539.html

https://www.alpillesenprovence.com/la-tradition-carreto-ramado/

 

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