Le camp confédéré de la mort d’Andersonville

 

 

 

 

       

LA GUERRE DE SÉCESSION

(1861-1865)

LE CAMP CONFÉDÉRÉ DE LA MORT D’ANDERSONVILLE

Georgie 1864

Le camp de prisonniers d’Andersonville

ANDERSONVILLE EN BREF 

Le camp d’Andersonville (« Andersonville National Historic Site »), aussi connu sous le nom de « camp Sumter », est un site historique national sur un ancien camp de prisonniers de guerre. Il est situé dans le Comté de Macon, à l’est d’Andersonville, en Géorgie.

Durant la Guerre Civile, le camp fut dirigé par le capitaine confédéré Henry Wirz. À partir de février 1864, et sur une période de 14 mois, 45.000 prisonniers de l’Union y seront internés dans des conditions très dures :12 913 mourront de faim, de malnutrition, de maladie, de violences et d’exécutions sommaires perpétrées par les gardes du camp.

HEINRICH HARTMANN WIRTZ

Heinrich Hartmann Wirz (plus connu sous le nom d’Henry Wirz- né le 25 novembre 1823 et mort par pendaison le 10 novembre 1865) était un officier confédéré et médecin de formation. Il fut pendu après la fin de la Guerre de Civile pour « conspiration et meurtres » commis alors qu’il dirigeait le camp de prisonniers d’Andersonville (aussi connu sous le nom de camp Sumter), une prison militaire pour prisonniers de guerre nordistes près d’Andersonville, un bourg du sud-ouest de la Géorgie.


SOMMAIRE

En 1864, au plus fort de la Guerre Civile, une prison fut établie en Géorgie. Appelée d’abord « Camp Sumter », elle fut plus connue par la suite sous le nom d’« Andersonville ». Cette prison était un camp de rétention confédéré où furent regroupés et torturés les soldats des États du Nord.

– La prison fut conçue pour contenir plus de 33 000 prisonniers. Les gens dormaient entassés les uns sur les autres. Pour bouger, on devait marcher sur le corps du voisin.

– La prison était un vaste terrain entouré de hautes palissades en bois. Les prisonniers étaient exposés sous le soleil brûlant en été, et le froid saisissant en hiver. Ils n’avaient pas de couverture, mais un tissu recouvrant les trous qu’ils avaient creusés dans le sol pour se protéger.

– Les palissades en bois formaient une clôture, avec un no man’s land d’environ 6 mètres. Les directives étaient strictes : « Tout prisonnier qui touche ou franchit cette ligne est immédiatement frappé par le feu sans avertissement. » Les gardes se tenaient dans les tours de guet, et attendaient que quelqu’un fasse une erreur pour le tuer. Cette surface infranchissable et mortelle réduisait d’autant plus l’espace vital des prisonniers.

Le site de la prison couvrait initialement environ 6,7 hectares, entourés d’une palissade de 4,5 mètres de haut. En juin 1864, pour pallier la surpopulation carcérale, la prison fut agrandie à 10,7 hectares. La palissade, en forme de parallélogramme, mesurait 494 mètres de long et 238 mètres de large. À environ 5,8 mètres à l’intérieur de la palissade se trouvait la « ligne de non-retour », que les prisonniers n’avaient pas le droit de franchir. Si un prisonnier la franchissait, les gardes postés dans les postes de surveillance, distants d’une trentaine de mètres, étaient autorisés à lui tirer dessus sans sommation.

– La nourriture était composée d’un peu de farine de maïs pourrie, et parfois de viande avariée (il faut savoir que la Confédération avait d’énormes difficultés pour se nourrir, les civils comme les soldats). Les prisonniers affamés avaient atteint un tel stade de dénutrition, que leurs os proéminents les apparentaient à des squelettes en mouvement.

Prisonnier décharné par la dénutrition

– La seule source d’eau était un petit ruisseau passant au milieu de la prison. Mais il recevait les restes de milliers de prisonniers, de déchets de cuisine et d’animaux morts. Le prisonnier buvait cette l’eau qui propageait des maladies comme la dysenterie, le scorbut et la typhoïde, au point que des gens mouraient par dizaines chaque jour.

Les défunts étaient enterrés dans des charniers ; une procédure standardisée par les autorités du camp. Ce taux de mortalité était, au regard des standards de l’époque, extrêmement élevé pour une période aussi courte.

– Par faim et désespoir, un groupe de prisonniers sans scrupules se forma. Ces criminels volaient les prisonniers faibles pour se nourrir ; s’entre tuer était devenu routinier et quotidien.

– En seulement un an et demi, plus de 13 000 prisonniers moururent à Andersonville. Environ un tiers des personnes qui étaient entrées dans cette prison fut enseveli dans des charniers.

– Cette prison est une cicatrice honteuse dans l’histoire des États-Unis. Henry Wirz, le commandant de la prison, fut la seule personne à être jugée pour « crimes de guerre » et exécutée par pendaison, en raison des actes atroces qui y furent commis.

Un témoin raconte : « Le camp était infesté de vermine. Impossible de s’asseoir nulle part. On pouvait s’enlever tous les poux, s’asseoir un instant, se relever et on en était de nouveau couvert. Entre ces deux collines, c’était un véritable marécage, de la boue noire à perte de vue, et là où les immondices étaient déversées, tout grouillait de vie ; il y avait un bourdonnement constant et c’était couvert de gros asticots blancs ».

LE DRAME DU SULTANA

– Après la fin de la guerre, débuta le voyage de retour des soldats du Nord évadés de prison. Le gouvernement rétribua le capitaine James Cass Mason pour les transporter à bord du navire à vapeur SS Sultana. Mais celui-ci embarqua 2400 personnes, au lieu de la cargaison prévue pour seulement 376. Les chaudières explosèrent au milieu de la nuit, et le navire sombra dans les eaux du Mississippi.

– Cette catastrophe tua environ 1168 personnes. La plupart d’entre elles étaient des soldats qui s’étaient échappés de l’enfer des prisons confédérées, et qui pensaient être sauvés. Cet incident fut considéré comme la pire catastrophe maritime (plus dure que le Titanic pour l’Amérique). Mais cette tragédie passa presque inaperçue, car le monde entier était occupé par l’assassinat du président Abraham Lincoln, oubliant le drame des soldats morts.

Lire : le naufrage du SS Sultana

LE CAMP DE LA MORT D’ANDERSONVILLE

Une gravure du livre de John L. Ransom, un rescapé du camp. Le cours d’eau unique qui sert de source d’ eau potable, de latrines et d’égout à plus de 30 000 hommes

UNE VISION D’ENFER

La prison, entrée en fonction en février 1864, se déploya jusqu’à avoir une superficie de plus de 107 000 m². Le camp, de forme rectangulaire, n’était pourvu que de deux portes à l’ouest. Il était ceinturé sur ses quatre côtés par une palissade de plus de 4.5 mètres de hauteur, et doublé à l’intérieur du camp d’une enceinte en rondins de bois ; délimitant ainsi la partie occupée par les détenus. Tout homme s’approchant trop près de cette « zone de la mort » était abattu par les gardes.

Tous les nouveaux venus qui pénétraient dans le camp étaient confrontés à une vision d’enfer (des témoignages le confirmeront). Sur une vaste étendue, on distinguait une « mer de tentes » et d’hommes décharnés qui divaguaient misérablement. L’odeur était pestilentielle et insoutenable. Devant une telle vision de terreur, d’aucuns disaient : « Dieu protégez-nous ».

DES TOILES DE TENTES POUR SEULS ABRIS…

Le camp était quasiment dépourvu de bâtiments pour abriter les prisonniers. Le plus souvent, c’est sous des tentes ou à la belle étoile que les hommes s’entassaient dans la crasse. Le manque d’hygiène était catastrophique (c’est ce qui expliquera en partie le grand nombre de morts dû aux maladies et aux épidémies). Plus de 30 000 prisonniers furent internés en même temps, dans un espace réduit et dépourvu d’abri contre les conditions climatiques.

UN RAVITAILLEMENT QUASIMENT NUL…

Dès le début de la Guerre, le blocus de la Confédération, mis en place par le Nord, entraîna la pénurie des denrées de base ; et la population sudiste manquait de tout. Comment nourrir une population carcérale de plusieurs milliers d’individus, alors que tout le ravitaillement était destiné à l’effort de guerre ? L’absence de produits frais provoqua des cas de scorbut, augmentant encore le nombre de victimes.

Au début, le seul apport en eau était assuré par un petit ruisseau qui traversait le camp. Mais celui-ci devint rapidement pollué par les déjections et les détritus produits par les prisonniers, ce qui déclencha une épidémie de dysenterie, et augmenta encore plus le nombre de morts. Toutes ces difficultés transformèrent les prisonniers, qui souffraient déjà de malnutrition sévère, en des hommes squelettiques.

En 1864, Sherman, lors de sa « marche vers la mer », cantonnait non loin d’Andersonville. Ses soldats furent donc les premiers à rencontrer les prisonniers du camp sudiste.

La vue des squelettes qui déambulaient vers eux attisa leur colère et déclencha un esprit de vengeance qui ne fit qu’augmenter leur volonté de détruire la Géorgie. Les troupes fédérales n’entreront finalement dans le camp qu’en mai 1865.

La prison d’Andersonville fait partie des épisodes les plus sombres de la Guerre Civile. La localité où se situe la prison (dans le Comté de Macon à l’est d’Andersonville, en Géorgie) est aujourd’hui parsemée de monuments rappelant les horreurs qui s’y sont déroulées.

IN MEMORY

THOMAS P. CORBETT

Un prisonnier devenu célèbre… La petite histoire nous révèle que Boston Corbett (un cavalier du 16ème régiment de cavalerie de New-York, qui tua John Wilkes Booth, l’assassin du président Lincoln) était un ancien captif d’Andersonville.

Boston Corbett

Après son acte d’héroïsme, Thomas H. « Boston » Corbett, le vengeur de Lincoln, disparut mystérieusement sans laisser de traces ; laissant une vie de courage, de foi et d’énigmes.

Boston Corbett

Thomas P. Corbett, dit « Boston Corbett » (Londres, 1832-1er septembre 1894), était un militaire américain d’origine britannique. Il était connu comme l’homme qui avait abattu, le 26 avril 1865, John Wilkes Booth (l’assassin du président Abraham Lincoln, caché dans une grange de la ferme Garrett à Port Royal, en Virginie). Thomas H. « Boston » Corbett devint à la fois un héros et une énigme.

Mais sous les applaudissements, Corbett affichait une vie faite d’une dévotion religieuse intense, et d’excentricités étonnantes.

La foi et la discipline de Corbett l’avaient guidé à travers les horreurs de la guerre civile, y compris lors de sa captivité à la prison d’Andersonville. Après la guerre, il erra à travers les États-Unis. Ceux qui le rencontrèrent remarquèrent dans son allure un comportement inhabituel, tempéré par des convictions inébranlables. Ce qui faisait de lui une figure à la fois fascinante, déconcertante, et impossible à cerner.

En 1887, sa folie mentale le conduisit à l’asile d’aliénés de Topeka ; mais son histoire ne s’arrêta pas là. En 1888, il s’échappa et disparut sans laisser de trace, ne laissant derrière lui que des spéculations sur son sort.

La vie de Corbett reste une étude en contrastes : un homme immortalisé pour un seul acte historique, mais finalement consumé par les mystères de sa propre existence ; un héros dont la légende continue à persister dans l’incertitude.

Texte traduit et arrangé pour une meilleure lecture.


SERGENT JAMES AUGUSTUS BUTTERFIELD

Originaire du comté d’Ogle (État de l’Illinois), James A. Butterfield fut un vétérande la Guerre Civile. 

Quand James avait 5 ans, il déménagea avec ses parents (son père Sewell Butterfield et sa mère Anna) de Grand Detour (Illinois) vers le New Hampshire. Son père, qui était « cooper » (tonnelier), décéda quand James avait environ 16 ans. Devenue veuve, sa mère s’installa au New Hampshire, alors que James déménagea en Oregon où il étudia le droit avec l’avocat Henry Mix. Il collabora avec celui-ci et monta un cabinet d’avocats à Lane, aujourd’hui Rochelle (Illinois).

Sergent James A. Butterfield

Butterfield était un célibataire aux cheveux et au teint clairs, aux yeux bleus. À l’âge de 25 ans, il participa à la Guerre Civile et rejoignit la Compagnie A du 2nd Illinois U.S. Calvary.

Le 14 août 1861, il fut affecté au Camp Butler (Illinois) et y servit pendant 3 ans, jusqu’au 11 août 1864, avec le grade de sergent. Au cours de cette période et après, il écrivit au moins 23 lettres d’amour à sa fiancée, Kate Snider.

Après sa libération, Butterfield travailla pendant 9 mois pour le gouvernement américain à la Nouvelle-Orléans.

Le 24 avril 1965, à Vicksburg (Mississippi), il embarqua à bord du bateau à vapeur SS Sultana…

Alors que le navire était prévu seulement pour le transport de 376 hommes, plus de 2000 soldats, passagers et équipage de l’Union furent entassés à bord par cupidité. Un bateau surpeuplé, mal entretenu (en outre, le Mississippi était gonflé par la fonte des neiges printanières), autant de facteurs qui, assemblés, allaient créer un désastre.

Tous ces hommes avaient survécu à la guerre, ils avaient enduré les conditions brutales des camps de prisonniers de guerre à Andersonville et Cahaba. Beaucoup étaient blessés ou malades. Mais finalement, ils rentraient chez eux…

Le 27 avril 1865, les chaudières du bateau à vapeur explosèrent, provoquant la pire catastrophe maritime de l’histoire des États-Unis.

Plaque commémorative à Memphis

Le corps du sergent Butterfield fut retrouvé à 5 miles de la scène de l’explosion ; Butterfield mourut 10 jours après le désastre. Son corps fut rapporté en Oregon par son ami, John R. Petrie, et un autre homme de l’Oregon.

Butterfield est enterré au cimetière Riverside, en Oregon, à côté des parcelles de la famille de sa copine, les Sniders.

Sergent James A. Butterfield

Information de l’historien local, Otto Dick.

Texte traduit et arrangé pour une meilleure lecture.


SAMUEL HENRY RAUDEBAUGH

Samuel Henry Raudebaugh

Samuel Henry Raudebaugh était un pasteur retraité de l’ « Église des Frères Unis ».

Le 5 septembre 1862, il fut enrôlé dans la Compagnie K, du 65ème régiment d’infanterie de l’Ohio (Armée du Cumberland, sous les ordres du général Oli Howard).

MARIAGE ET FAMILLE

Le 2 octobre 1862, Samuel H. Raudebaugh épousa Sarah Elizabeth Godfrey à Hancock, Ohio. Le couple aura deux filles et un fils, Mary Ann Raudebaugh (morte en bas âge), Ruth Jane Raudebaugh, et John Henry Raudebaugh. Sarah décèdera en 1870.

En 1872, Samuel épousa ensuite Caroline W. Mackey. Le couple aura une fille, Grace Maria Raudebaugh. Caroline décédera en 1873.

Samuel épousera ensuite Amelia Adoria Downing, qui restera son épouse jusqu’à la fin de sa vie.

PENDANT LA GUERRE CIVILE

Le 30 novembre 1864, il fut fait prisonnier à la bataille de Franklin, et emmené au camp de prisonniers d’Andersonville il y restera jusqu’à sa libération.

En mars 1865, il embarqua sur le SS Sultana à Vicksburg.

Le 21 avril 1865, il fut échangé à Vicksburg (Mississippi).

Le 27 avril 1865, à environ 7 miles au nord de Memphis, il fut éjecté de son sommeil par l’explosion de la chaudière du Sultana, et projeté hors du navire dans le Mississippi. Récupéré par l’USS Essex à environ 2 miles au sud de Memphis, il fut rapatrié et soigné à l’hôpital Gayoso, de Memphis.

APRÈS LA GUERRE

Samuel Henry Raudebaugh devint ministre en 1867.

Le 30 décembre 1885, il fut élu premier président de la « National Sultana Survivors’ Association » à Fostoria, Ohio.

SA MORT

Samuel Henry Raudebaugh décéda le 5 décembre 1931 à Port Clinton, dans le comté d’Ottawa, en Ohio. Le 8 décembre 1931, il fut inhumé dans la tombe n° 8, lot 179, du cimetière Riverview, à Port Clinton, dans le comté d’Ottawa, en Ohio.

Texte traduit et arrangé pour une meilleure lecture.


LA GEORGIE

« Peach State », « Empire State of the South », « Goober State ».

Devise : « Wisdom, Justice, and Moderation ».

Drapeau de la Georgie

4ème État.

Capitale : Atlanta.

Date d’entrée dans l’Union : 2 janvier 1788.

La Géorgie est un État du Sud des États-Unis. Il est bordé à l’ouest par l’Alabama, au nord par le Tennessee et la Caroline du Nord, à l’est par la Caroline du Sud et l’océan Atlantique, et au sud par la Floride.

Origine du nom : Le nom est issu du nom du roi George Auguste II de Grande-Bretagne et d’Irlande (1683-1760).

En 1670 débute le conflit entre l’Espagne et l’Angleterre, lorsque les Britanniques fondent la colonie de Caroline (dans la Caroline du Sud actuelle).

Près d’un siècle plus tôt, les huguenots avaient essayé d’installer une colonie : Charlesfort et fort Caroline, en Floride française. Les Espagnols, eux, y avaient déjà fondé les provinces missionnaires de Guale et Mocama, sur la côte de la région.

Après des décennies de luttes, les habitants, aidés par les Amérindiens, abrogent le système des missions durant les invasions de 1702 et 1704. L’Espagne alors ne contrôle plus que Saint Augustine et Pensacola ; mais la Floride subira d’autres raids par la suite.

En 1715-1716, la côte de Géorgie est donc occupée par les Amérindiens, jusqu’à ce que la région soit dépeuplée au cours de la guerre des Yamasee. Il devient possible alors d’établir une colonie britannique.

À cette date, et jusqu’en 1749, l’esclavage est interdit.

La fondation de la nouvelle colonie ravive le conflit avec l’Espagne, car Madrid la considère comme illégale.

En 1742, lors de la guerre de « l’oreille de Jenkins » (conflit qui oppose de 1739 à 1748, principalement dans les Caraïbes, les royaumes de Grande-Bretagne et d’Espagne), la Géorgie doit faire face à une invasion espagnole, qui sera battue (bataille de Bloody Marsh, le 18 juillet 1742).

En 1750, l’Espagne reconnaît finalement l’implantation britannique dans la région.

Entre 1765 et 1769, des terres sont offertes à treize colons sur les îles de Cumberland, qui deviendront des plantations.

Par la suite, la Géorgie sera l’une des treize colonies à se révolter contre les Britanniques durant la guerre d’indépendance américaine.

En 1775, la Géorgie compte quelque 35 000 habitants.

La Géorgie importe de nombreux esclaves de différentes ethnies africaines pour ses plantations de riz, puis de coton. Les esclaves de même ethnie sont séparés (ce qui rendra plus facile l’implantation de la langue anglaise), christianisés et rebaptisés. Ils seront le plus souvent déportés par des négriers anglais et français, les deux principales super puissances maritimes à cette époque.

En 1788, la Géorgie entre dans l’Union des États-Unis.

En 1790, la colonie compte 29 264 esclaves.

En 1793, l’assemblée adopte une loi prohibant leur importation. Il faudra attendre 1798 pour qu’elle puisse prendre effet, avec le vote d’une constitution de l’État.

La loi est ignorée par les planteurs, et en 1800, l’État de Géorgie compte 59 699 esclaves.

Leur nombre double à nouveau dans la décennie suivante, pour atteindre 105 218 en 1810. Au cours de cette période, près de 48 000 d’entre eux viennent d’Afrique, puis d’autres des plantations de la Chesapeake, en Virginie. Les esclaves sont 140 656 en 1820, 280 944 en 1840, puis 462 000 en 1860, à la veille de la Guerre Civile (1861-1865).

Entre 1791 et 1801, la production de coton a été multipliée par 20, passant de 2 à 48 millions de livres. Ce résultat est obtenu grâce à une nouvelle variété de coton cultivée sur l’île de Sapelo, « le Sea Island cotton », et surtout grâce à l’invention, en 1793, de la machine à égrener le coton d’Eli Whitney.

ELI WITNEY ET LA COTTON GIN

Eli Whitney (1765-1825) met au point sa machine à égrener le coton. Ce mécanicien et industriel américain du Nord, inventeur de diverses machines, deviendra l’un des précurseurs de l’organisation rationnelle du travail. En 1793, il conçoit une machine égreneuse pour séparer la graine du coton de sa fibre.

Jusqu’alors, cette action réalisée manuellement demandait beaucoup de temps et une main-d’œuvre servile importante. Dorénavant, l’opération peut s’accomplir à cadences accélérées et de manière industrielle ; le commerce du coton est relancé.

Dès 1820, 80 % des esclaves de Géorgie vivent à l’intérieur des terres (hautes terres), et huit des comtés ont une population majoritairement noire.

Le 18 janvier 1861, l’État de Géorgie fait sécession et rejoint la Confédération des États sudistes. La Géorgie jouera un rôle important au cours de la guerre civile.

En décembre 1864, l’industrie et le réseau ferroviaire de la ville d’Atlanta sont complètement détruits par l’armée nordiste du général William Tecumseh Sherman, au cours de sa « marche vers la mer ».

Ses troupes saccagent la campagne entre Atlanta et la ville portuaire de Savannah (les « cravates de Sherman ») ; Savannah est prise juste avant Noël 1864.

Le 15 juillet 1870, la Géorgie est le dernier État de la Confédération à réintégrer l’Union.

L’État sera occupé par les troupes fédérales jusqu’en 1877.

Après la guerre, le Ku Klux Klan peut agir impunément dans la quasi-totalité des comtés de Géorgie. La structure économique de l’État, construite notamment sur le racisme, a été maintenue.

SAVANNAH

En 1733, avec la fondation de la ville de Savannah, la province de Géorgie est créée par les Britanniques pour combattre l’expansionnisme espagnol depuis la Floride.

En juillet de cette même année, on assiste à la venue de familles juives fuyant l’Inquisition espagnole et portugaise.

Au début du XIXème siècle, on voit apparaître une petite immigration catholique et protestante en provenance de la France.

Au milieu du XIXème siècle, la cité subit de fortes immigrations allemandes et irlandaises. (Savannah reste même aujourd’hui une des villes les plus diversifiées et cosmopolites du Sud. Un peu plus de la moitié de la population communale -57 % – est d’origine afro-américaine).


Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_d%27Andersonville

https://fr.wikipedia.org/wiki/SS_Sultana

https://en-wikipedia-org.translate.goog/wiki/Sultana_(steamboat)?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc

https://www-nps-gov.translate.goog/ande/learn/historyculture/camp_sumter_history.htm?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc

https://www.office-tourisme-usa.com/etat/georgie/andersonville-national-historic-site/

https://civil-war-uniforms.over-blog.com/2014/02/la-prison-d-andersonville-l-enfer-des-nordistes.html

 

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