L’église Saint-Pierre de Jouques
LES TÉMOINS DU PASSÉ

L’ÉGLISE SAINT-PIERRE DE JOUQUES

L’église Saint-Pierre

Blason de la ville de Jouques
NOM : église Saint-Pierre (ancienne chapelle du cimetière).
TYPE : église paroissiale.
VOCABLE : Pierre.
CULTE : catholique.
STYLE : roman et gothique.
ÉPOQUE : Moyen Âge.
DÉBUT DE CONSTRUCTION : XIème et XVIème siècles.
L’église a probablement été construite avant 1069. En effet, il est mentionné que cette année-là, à la veille de la Pentecôte, elle fut cédée à l’Abbaye de Montmajour par un certain Pons. Elle était alors située au milieu du cimetière, d’où sa dédicace à Saint Pierre.
Située à l’ouest du village de Jouques, elle ne devint église paroissiale que vers 1440, Notre-Dame de la Roque étant devenue trop petite. Elle fut ensuite agrandie entre 1540 et 1574.
ÉTAT DE CONSERVATION : l’extérieur de l’édifice a été refait à neuf. La bâtisse a fait l’objet d’importants travaux de restauration des façades et toitures en 2000-2001, et des murs et sols intérieur en 2008-2009.
PROTECTION : l’église est classée par arrêté, au titre des Monuments Historiques, depuis le 18 juillet 1994.
PROPRIÉTAIRE : la commune.
COMMUNE : Jouques.

DÉPARTEMENT : Bouches du Rhône.

RÉGION : Provence-Alpes-Côte d’Azur.

LOCALISATION
L’église Saint-Pierre de Jouques est située à Jouques, dans les Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
JOUQUES
Jouques est une commune française située au nord-est du département des Bouches-du-Rhône, dans l’arrière-pays d’Aix-en-Provence.
Le village ancien est perché sur une petite colline, surplombée par la chapelle Notre-Dame-de-la-Roque datant du XIIème siècle. On peut y accéder en passant par les vieilles ruelles et découvrir tout le village replié au pied de la falaise, et un panorama qui s’étend jusqu’aux collines de Concors et des Ubacs.
Entre Sainte-Victoire et Luberon, Jouques est un village à part : un peu à l’écart de l’axe de la Durance, il mérite le détour à plus d’un titre. Blotties sur le flanc d’une colline où se dresse l’église Notre-Dame de la Roque, les habitations descendent jusqu’au Réal et ses rives verdoyantes. L’eau est au cœur de la cité : celle de la rivière alimente les moulins et arrose les jardins. Neuf fontaines rafraichissent les rues de la commune. C’est ici, à la source de la Traconnade, que les Romains puisaient l’eau qu’ils acheminaient vers Aix.

En 1944, sa population comptait environ un millier d’habitants.
En 2023, elle s’élevait à 4547 habitants, les Jouquardes et les Jouquards.

HISTORIQUE
PRÉHISTOIRE
La présence humaine est attestée 11 000 ans av. J.-C. (en témoigne la grotte de l’Adaouste, nichée dans une falaise qui domine la vallée de la Durance).
Lithique : relatif au travail de la pierre, à la réalisation d’objets, de constructions en pierre.
ANTIQUITÉ
De 300 à 100 av. J.-C., un oppidum ligure voit le jour sur le site, puis un gallo-romain, encore visible aujourd’hui.
Non loin de ces principaux vestiges antiques se trouve la chapelle Notre-Dame-de-Consolation (datée du XIIème siècle).
Au 1er siècle, les Romains construisent un aqueduc pour acheminer l’eau de la source de Traconnade, située sur le territoire de Jouques, jusqu’à Aix-en-Provence.
MOYEN ÂGE
Au XIème siècle, il est fait mention du Castrum.
Le bourg s’établit sur la colline, protégé par ses remparts qui viennent se rajouter à la protection naturelle des falaises. Son système défensif comprend le château d’If (aujourd’hui en ruines) et la protection spirituelle de Notre-Dame-de-la-Roque.
Au XIème siècle, la chapelle funéraire est construite hors les murs. Elle sera agrandie au XVIème siècle, et deviendra l’église paroissiale Saint-Pierre jusqu’à nos jours.
Au XIIème siècle, le village devient la propriété de différentes familles seigneuriales de Marseille, puis de l’archevêché d’Aix (Seigneurie des Archevêques d’Aix).
Du XIIIème au XVIème siècle, les habitants descendent progressivement de la colline (migration de la population vers le plateau du Piémont, sous le château des seigneurs de Jouques), et des remparts sont édifiés sur son pourtour jusqu’au XVIème siècle (le château des seigneurs de Jouques, construit dans cette zone et détruit durant cette période, n’existe plus).
Au XVIème siècle, le village de Jouques prend sa forme actuelle. Les seigneurs cédent bail (vente de terrains), les habitants construisent sur les flancs de la colline (partie dite médiévale), jusqu’au niveau du ruisseau le « Riaou » (ou « Réal »).
LA RÉVOLUTION FRANÇAISE
En 1790, le village de Jouques devient chef-lieu de canton.
L’ÉPOQUE CONTEMPORAINE
Après la révolution française, le village s’étend hors de ses remparts et s’agrandit. Jouques connait alors un développement économique axé sur l’agriculture et la mise en œuvre de nombreux moulins sur la rivière, permettant de faire de l’huile, de la farine, du papier et du tan.
Au milieu du XIXème siècle, Jouques s’étale vers l’est (quartier des Maisons Neuves).
En 1959, une centrale hydroélectrique voit le jour à Jouques, utilisant les eaux de la Durance par le barrage de Cadarache.
En 1963, après la fin de la Guerre d’Algérie, un hameau de forestage (accueillant des Harkis et leurs familles) est installé au lieu-dit le Logis d’Anne, à 8 km de Jouques.
Ce camp existera jusqu’en 1995, avant d’être laissé à l’abandon.
XXème siècle
À l’instar de nombreuses communes, Jouques subira ensuite l’exode rural. Avec les terribles pertes humaines de la Première Guerre Mondiale, le nombre d’habitants passera de 1600 en 1866 à 934 en 1936.
Après la Deuxième Guerre Mondiale (durant les Trente Glorieuses), le village se developpe ; notamment avec le renouveau économique environnant (création du centre de Cadarache, et construction de l’usine hydroélectrique). Les résidences secondaires prolifèrent alors dans la campagne ; elles sont désormais très strictement limitées, permettant à Jouques de disposer d’un environnement exceptionnel.

L’ÉGLISE SAINT-PIERRE
Elle était composée à l’origine d’une seule nef et de deux travées de pur style roman.
EXTÉRIEUR
LA FAÇADE MÉRIDIONALE
LE PORCHE D’ENTRÉE
LA FAÇADE SEPTENTRIONALE
LE CHEVET ET LE CLOCHER
Le clocher primitif datant de 1663, détruit à la Révolution, sera remplacé par un clocheton plat qui abrite une seule cloche classée.
INTÉRIEUR
LE CHŒUR
De style gothique flamboyant, il fut érigé au XVIème siècle.
L’autel d’origine en bois doré fut remplacé en 1759 par l’actuel en marbre polychrome sculpté par Constable.
LA NEF DU ROSAIRE
La chapelle du Rosaire fut érigée au XIXème siècle à la place de l’ancienne sacristie. Elle abrite un autel en marbre blanc surmonté du retable d’origine en bois doré ; il encadre un tableau figurant la Vierge entre Sainte Catherine et Saint Dominique. Sur l’autel trône une Vierge à l’Enfant, en bois doré du XVIIIème siècle.
Entre 1540 et 1574 sont ajoutées deux nefs latérales : la nef Saint Joseph, et la nef du Rosaire. Au XIXème siècle, cette dernière est agrandie par suppression de la sacristie, reconstruite plus tard à l’extérieur ; puis les trois nefs sont prolongées vers l’ouest.
LA NEF SAINT-JOSEPH
La nef Saint Joseph était à l’origine réservée aux hommes.
Sur le mur nord se trouve un magnifique retable du XVIème représentant Sainte Barbe, Saint Claude et Sainte Marthe.
LA VOÛTE
LES CULOTS DE VOÛTE
Les quatre nervures de la voûte reposent sur des culots sculptés représentants les quatre évangélistes.
LES FONTS BAPTISMAUX
En 1872, une absidiole est rajoutée. Elle est destinée à recevoir les fonts baptismaux et le bénitier (une œuvre en marbre polychrome sculptée par Constable), alors que l’entrée est déplacée latéralement vers le sud.
LE STATUAIRE
LES VITRAUX
Sur les vitraux du XIXème siècle, on distingue l’Ascension et l’Assomption au centre, Saint Pierre et Saint Paul à gauche, Saint Maximin et Saint Bacchi à droite.
LES TABLEAUX
LE CHEMIN DE CROIX
[su_note note_color= »#f6bf90″]LA LITRE FUNÉRAIREUne litre funéraire (du latin médiéval lista, « bordure »), ou litre seigneuriale, litre funèbre, ceinture funèbre, ou encore ceinture de deuil est, sous l’Ancien Régime en France, une bande noire posée à l’intérieur d’une église, et parfois même à l’extérieur, pour honorer un défunt.[/su_note]

Saint Pierre, jouques PIERRE & PAUL On ne peut séparer Saint Pierre et Saint Paul : ils représentent les deux piliers de l’Église catholique, et jamais la Tradition ne les a célébrés l’un sans l’autre. L’Église romaine, c’est l’Église de Pierre et de Paul. Pierre (Saint Pierre pour les Catholiques et les Orthodoxes) est appelé « Siméon Bar-Yonah » (traduit par « Simon, fils de Jonas ») selon le témoignage de l’Évangile selon Mathieu. Mais d’après l’Évangile selon Jean, il est le fils d’un dénommé Jean. Jusqu’à sa rencontre avec Jésus, il porte le nom de Simon. Il est aussi appelé Kephas (le « roc » en araméen) ou Simon-Pierre, un Juif de Galilée connu pour avoir été l’un des disciples de Jésus de Nazareth. C’est Jésus qui lui donne le prénom de Pierre (Képhas) et la charge de « faire paître » le troupeau de l’Église : « Tu es Pierre et, sur cette pierre, je bâtirai mon église ». Pierre (apôtre de Jésus et premier évêque de Rome selon les Evangiles) est l’un des douze apôtres. Il est considéré par les Catholiques comme le premier pape. NAISSANCE Pierre naît en Galilée au Ier siècle av. J.-C. Il meurt probablement entre 64 et 68 de notre ère à Rome (dans l’Empire Romain), après avoir été emprisonné et martyrisé (crucifié). C’était un Galiléen (reconnu par son accent), un pêcheur installé à Capharnaüm, au bord du lac de Tibériade. LA RENCONTRE AVEC JÉSUS Sa vie est bouleversée par l’apparition d’un homme nommé Jésus, qui lui dit : « suis-moi, tu t’appelleras Pierre ». Simon, devenu Pierre, laisse ses filets et son foyer pour suivre le « rabbi » (son maître). Très peu d’informations sont disponibles quant à la vie de l’homme avant cette rencontre. Les évangiles affirment que Pierre, avec son frère André, seront les premiers disciples à suivre Jésus. Pierre assistera à la Transfiguration de Jésus et à ses principaux miracles. En revanche, lors de la Passion de Jésus, par trois fois Pierre reniera son maître. Il détient également les clés du Paradis, d’après une parole de Jésus rapportée par Mathieu : « Je te donnerai la clé du royaume des cieux, en sorte que ce que tu lies sur la terre soit lié dans les cieux, et que ce que tu délies sur la terre soit délié dans les cieux ». Pierre est couramment représenté avec deux clés. Elles symbolisent pour l’une « les clés du Royaume des Cieux », et pour l’autre le pouvoir qu’il a reçu de lier et délier aussi bien sur la Terre que dans les Cieux ; auquel cas une clé est d’argent, et l’autre d’or. On le représente parfois aussi avec un filet de pêche, une barque, une tenue d’apôtre, un coq, des chaînes, un pallium (vêtement rectangulaire sans couture qui se portait comme un manteau), des vêtements pontificaux, une croix de Saint Pierre, un livre ou un rouleau. Pierre se range aux idées de Paul dans l’affaire de la non-circoncision des « Gentils » (c’est-à-dire des non-juifs) qui désirent devenir chrétiens (cette décision sépare les chrétiens des juifs, qui pratiquent la circoncision rituelle). Paul de Tarse, ou Saint Paul D’après les Actes des Apôtres, Pierre est arrêté deux fois, et miraculeusement délivré. Les Actes des Apôtres suivent les quatre évangiles selon Matthieu, Marc, Luc, et Jean. SA MORT Saint Pierre (aussi appelé apôtre des juifs) et Saint Paul (connu pour être l’apôtre des gentils, c’est-à-dire des non-juifs) auraient été exécutés le même jour, bien que les sources n’indiquent pas toutes la même année pour les deux hommes. Tous deux annoncèrent l’Évangile du Christ avec foi et amour, et tous deux subirent le martyre sous l’empereur Néron. Pierre, comme le rapporte la tradition, fut crucifié en 64 la tête en bas et inhumé au Vatican, près de la voie Triomphale. Paul fut décapité et enseveli sur la voie d’Ostie, en 67. Tous deux sont vénérés par les Chrétiens chaque 29 juin. Pierre aurait été enseveli à Rome, sur la colline du Vatican : on a retrouvé, sous la basilique Saint-Pierre-de-Rome, un tombeau très ancien qui a été attesté comme étant le sien. La basilique Saint-Pierre de Rome fut la première et la plus ancienne des nombreuses églises dédiées à Pierre. Elle fut construite sur le lieu même de sa mort. Pierre est le Saint Patron des Pêcheurs, des maçons et des serruriers.


ESCAPADES BUCCO-RHODANIENNES
La chapelle Saint-Roch et la chapelle Saint-Pancrace de Puyloubier, la chapelle Saint-Marcelin et la chapelle Saint-Denis de Rognes, l’abbaye de Silvacane, l’église Saint-Michel de Lambesc , le temple romain de Diane de Vernègues, la cathédrale Saint Sauveur d’Aix en Provence, la chapelle Saint-Jean et La chapelle Saint-Pierre-ès-Liens à Alleins, la chapelle du Sonnailler d’Auron, la villa romaine Grassi d’Aix en Provence, la chapelle du Saint Sépulcre de Peyrolles-en-Provence, la chapelle Saint-Cyr de Lançon-Provence, Cornillon-Confoux, la chapelle Saint Julien de Miramas-le-Vieux, la chapelle Saint-Pierre, et l’église Saint-Julien de Peynier, l’Abbaye Saint-Victor de Marseille, l’église de l’Assomption de Puyricard, l’église Notre-Dame de Caderot de Berre l’Étang, l’Église Saint-Césaire de Berre l’Étang, la nécropole romaine des Alyscamps d’Arles, l’Église Saint-Honorat des Alyscamps d’Arles, le site antique de Glanum, l’amphithéâtre d’Arles, l’Abbaye de Montmajour, L’église Sainte-Madeleine de l’Ile, à Martigues, l’église Saint-Jean-de-Malte d’Aix-en-Provence la chapelle Saint-Blaise à Saint-Mitre-les-Remparts, l’Oppidum de Saint-Blaise à Saint-Mitre-les-Remparts, la chapelle Saint Sulpice, à Istres, l’église Notre-Dame de Beauvoir, à Istres, l’église Saint-Nicolas, à Marignane, l’église Saint-Vincent de Saint-Andiol, la chapelle Sainte-Croix à Saint-Andiol (Sources Google Maps).

Sources :
Mes photos
Photos publiques Facebook
https://www.jouques.fr/notre_histoire/notre-histoire/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Jouques#Culture_et_patrimoine
https://unite-pastorale-val-de-durance.fr/nos-eglises/jouques/
https://www.provence7.com/a-a-z-des-articles/jouques-a-visiter-13/
https://monumentum.fr/monument-historique/pa00081290/jouques-eglise-paroissiale-saint-pierre
https://maitron.fr/jouques-bouches-du-rhone-plateau-de-bedes-le-10-juin-1944/
https://www.jouques-terredexception.fr/tourisme/le-charme-dun-village-decouverte-historique/
https://www.jouques-terredexception.fr/tourisme/patrimoine-sacre/
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Pierre_de_Jouques