La prison confédérée de Libby, à Richmond

LA GUERRE DE SÉCESSION
(1861-1865)

LA PRISON CONFÉDÉRÉE DE LIBBY, À RICHMOND

La prison de Libby, à Richmond

SOMMAIRE
Durant la Guerre Civile, la prison de Libby était une prison confédérée située à Richmond, en Virginie.
En 1862, elle fut désignée pour incarcérer les officiers de l’armée de l’Union, notamment ceux des batailles des Sept Jours (où près de 16 000 hommes et officiers de l’Union furent tués, blessés ou capturés entre le 25 juin et le 1er juillet, lors de la Campagne de la Péninsule).
Lire : 1862, le Sud défend sa capitale
Les hommes devaient passer par Libby avant d’être transférés dans d’autres prisons à proximité, comme celle de Belle-Isle.
Au fil du conflit, la prison de Libby acquit une triste renommée pour sa forte mortalité, due aux conditions de détention inhumaines et au surpeuplement. Les prisonniers succombaient en nombre aux maladies et à la malnutrition. En 1863, un millier de prisonniers étaient entassés dans de grandes salles ouvertes sur trois étages, leurs fenêtres à barreaux les exposant aux intempéries et aux températures extrêmes.
HISTOIRE
Le bâtiment en briques de trois étages fut construit avant la guerre pour servir d’entrepôt de tabac, puis d’épicerie, avant d’être transformé en prison.
En 1880, le bâtiment fut acquis par la « Southern Fertilizer Company ».
En 1889, Charles F. Gunther le fit transporter à Chicago, et le rénova pour en faire un musée de la guerre.
En 1899, le bâtiment fut démoli et vendu à la ferraille.

Charles Frédéric Gunther Charles Frederick Gunther (1837-1920), un germano-américain, était un riche confiseur, homme politique, et collectionneur (il acquit de nombreux objets appartenant aujourd’hui au « Chicago History Museum »). Il fut élu deux fois conseiller municipal du 2ème arrondissement de Chicago, et occupa, au cours d’un mandat, le poste de trésorier de la ville. En 1868, après la guerre, Gunther fonda sa propre entreprise de confiserie à Chicago, se spécialisant dans le caramel, dont on lui attribue parfois l’introduction aux États-Unis. En 1871, son entreprise fut détruite lors du grand incendie de Chicago. Mais Gunther se remit rapidement au travail, et construisit une nouvelle usine sur State Street. Il amassa alors une fortune, et commença à acquérir des objets historiques pour les exposer dans son usine. Un grand nombre provenait de la guerre de Sécession (l’une des pièces authentiques les plus importantes de sa collection fut le lit de mort d’Abraham Lincoln, qu’il acheta en 1877). Le lit de mort d’Abraham Lincoln est en exposition au Chicago History Museum. Gunther continua d’agrandir sa collection, et finit par s’intéresser à la prison de Libby (une ancienne prison confédérée située à Richmond, en Virginie). Avant la guerre, le bâtiment servait d’entrepôt de tabac, puis d’épicerie, avant d’être transformé en prison. Prison de Libby Il acheta le bâtiment, le fit démonter et transporter à Chicago. Puis une fois rénové, il le transforma en un Musée de la Guerre pour abriter sa collection. Ouvert au public en 1889, le Musée accueillit des milliers de visiteurs dès ses premiers mois d’existence. L’infirmerie de la prison fut transformée en salle Lincoln, où Gunther exposa le lit de mort du Président défunt, ainsi que d’autres objets liés à son assassinat. En 1899, le bâtiment fut démoli et vendu à la ferraille.



UN BÂTIMENT À LA DESTINÉE TRAGIQUE
La prison était située sur Tobacco Row, au bord de la rivière James. En 1861, le bâtiment fut loué par le capitaine Luther Libby et son fils George W. Libby. Ils y exploitèrent un commerce d’accastillage et d’épicerie.
Le gouvernement confédéré l’utilisa d’abord comme hôpital, puis, à la fin de 1861, comme prison. En 1862, face au nombre croissant de prisonniers, il le destina à l’internement des officiers de l’Union.
Le bâtiment comportait huit pièces aux plafonds bas, mesurant chacune 31,4 mètres sur 12,5 mètres. Les deuxième et troisième étages étaient réservés aux prisonniers. Les fenêtres grillagées et à claire-voie étaient ouvertes aux intempéries, ce qui se rajoutait aux misères de ses occupants.
Le manque d’hygiène et le surpeuplement favorisèrent la multiplication des maladies. Alors qu’ en 1862, il abritait 700 prisonniers, en 1863 le bâtiment dépassa amplement sa capacité maximale de 1 000. La mortalité y fut très élevée lors de cette période. Le manque de nourriture et de fournitures chez les Confédérés aggrava la situation ; en effet ces derniers n’avaient eux-mêmes rien à manger. En raison de ce nombre élevé de morts, Libby fut considérée comme la deuxième prison la plus tristement célèbre après celle d’Andersonville, en Géorgie.
En mars 1864, l’Union était très préoccupée par la sécurité de Richmond, et par conséquent par celle des prisons, car le manque de ressources avait atteint des sommets. La pénurie de ravitaillement avait affamé la population carcérale.
C’est pourquoi l’officier de l’Union Harland Richardson demanda à un certain « M. Reilly » (probablement au nom du Département de la Guerre américain) qu’il envoie des provisions à Libby. Ses requêtes furent soit différées par les commandants de Libby, soit ignorées, car le Département de la Guerre américain dirigea tout son ravitaillement vers les lignes de front de l’Union.
Leurs propres provisions s’épuisant, les Confédérés, à la fin du printemps et durant l’été, évacuèrent la plupart des prisonniers de guerre de Richmond vers Macon, en Géorgie. Les hommes de troupe furent transférés à Andersonville, tandis que les officiers détenus à Libby étaient déportés dans une nouvelle prison à Macon. Le 18 septembre, le New York Times écrivit qu’environ 230 officiers de l’Union étaient encore détenus à la prison de Libby.
Avec le siège de Petersburg et le transfert de nombreux prisonniers de guerre, le nombre de détenus (officiers et sous-officiers confondus) s’intensifia.
À l’automne 1864, les quotidiens de Richmond signalèrent une recrudescence du nombre de prisonniers à la prison de Libby.
Le 10 octobre 1864, le « Richmond Sentinel » publia l’arrivée de 1552 prisonniers yankees à Libby, dont 1 114 avaient été transférés la veille à Salisbury, en Caroline du Nord. Il fallait libérer de la place pour d’autres prisonniers attendus (438 de ces prisonniers restèrent à Libby).
En 1865, après l’occupation de Richmond le gouvernement fédéral utilisa la prison de Libby pour y détenir d’anciens officiers confédérés. Il semblerait que pour ces derniers, les conditions de détention fussent bien meilleures que celles des officiers de l’Union pendant le conflit.
Ils rapportèrent que les prisonniers réclamaient sans cesse davantage de nourriture, et que beaucoup erraient à moitié nus. Les prisonniers nouvellement arrivés, déjà malades, mouraient rapidement, le plus souvent en une seule nuit. En raison des « abus systématiques, de la carence des soins et de la malnutrition », les chirurgiens estimaient que des milliers d’hommes, s’ils survivaient, resteraient « définitivement affaiblis physiquement ». Ils racontèrent notamment que 200 prisonniers blessés, ramenés de la bataille de Chickamauga, n’avaient reçu que quelques biscuits secs pendant leurs trois jours de transport, et avaient enduré deux jours supplémentaires en prison sans soins médicaux ni nourriture.
En avril 1865, Abraham Lincoln (juste avant son assassinat) visita Richmond, en Virginie, et parcourut la ville à pied. Lorsqu’il arriva devant la prison de Libby, la foule qui l’accompagnait déclara : « Nous allons la démolir ! », ce à quoi Lincoln répondit : « Non, gardez-la comme monument »…

Abraham Lincoln

LA GRANDE ÉVASION DE LA PRISON DE LIBBY…
Prison de Libby Cette image, publiée dans « Century Magazine » en mars 1888, représente une section transversale de la prison de Libby, et l’itinéraire d’évasion du colonel Rose et de ses complices.

109 PRISONNIERS « SE FONT LA BELLE »
Le 10 février 1864, Erastus W. Ross, le greffier de la célèbre prison Libby de Richmond, fit son appel quotidien. Compter des centaines, et parfois des milliers de prisonniers de guerre de l’armée nordiste dans l’établissement, était un travail angoissant. Sa tâche était rendue plus difficile encore par l’attitude des captifs qui, pour faire une farce au jeune greffier, se repositionnaient dans la file pour fausser le décompte.
Quelle ne fut pas sa surprise, ce matin-là, quand il découvrit qu’il lui manquait non pas 1 ou 2 prisonniers, mais 109 !

17 février 1840-25 décembre 1870 Erastus W. Ross Erastus Ross a 21 ans au début de la guerre civile. En 1861, il hérite d’une usine de tabac et d’un hôpital pour esclaves dans la capitale confédérée de Richmond. En 1862, pendant la guerre, il, devient le greffier en chef à la prison de Libby, à Richmond. Il est connu des prisonniers comme étant quelqu’un de violent, enclin à agresser verbalement, et parfois physiquement, les détenus. Jusqu’à la fin de la guerre, le jeune Ross aura pour tâche de compter tous les prisonniers de l’armée des États-Unis qui arrivent dans la ville. Les officiers enfermés dans la prison de Libby parlent souvent du traitement cruel qu’ils reçoivent de leur geôlier, Dick Turner, et des insultes proférées par le greffier, E.W. Ross. Les prisonniers s’amusent parfois, par des moyens ingénieux, à fausser le comptage du greffier qui s’exaspère lors de l’appel quotidien. On n’a su que de nombreuses années après la guerre qu’Erastus était un Unioniste. Il a participé au creusement par les Fédéraux du souterrain de Richmond, et a aidé à assurer l’évasion de nombreux prisonniers. À la fin de la guerre, le commandant de la prison de Libby s’enfuit à Cuba ; le geôlier, Dick Turner, lui, est envoyé en prison. Mais Ross continue à vivre sereinement à Richmond. Lorsqu’en 1866, les Unionistes de Richmond se réunissent pour une célébration patriotique, le nom de Ross apparaît sur la liste des invités. L’un des membres du personnel du général Grant rapporte qu’il a trouvé Ross, le greffier de la prison de Libby, au domicile de l’espionne de l’Union, Elizabeth Van Lew, le jour de l’évacuation de Richmond. Une anecdote… En fait, Erastus aidait des prisonniers de l’Union à s’échapper de la prison de Libby en les appelant à son bureau, soi-disant pour recevoir un blâme. Quand les prisonniers arrivaient, il leur désignait un comptoir derrière lequel il avait placé un uniforme confédéré, et quittait aussitôt la salle. Ainsi vêtus, les prisonniers sortaient de la prison sans être inquiétés. Dès leur sortie, ils étaient dirigés vers le manoir d’Elizabeth Van Lew, sur Grace Street, où elle leur donnait des instructions pour s’échapper de Richmond et rejoindre les lignes de l’Union. Son frère, le sergent George Washington Ross (un artilleur confédéré qui meurt en 1862) est enterré à côté de lui à Shockoe Hill Cemetery-Richmond, City of Richmond, Virginie. https://fr.findagrave.com/memorial/86822754/erastus_willey-ross

UNE ÉVASION MÉTICULEUSE DANS L’ENFER DES RATS…
Le colonel Thomas Rose, du 77ème Pennsylvanie, fut capturé à Chickamauga et envoyé à la prison de Libby. Dès son arrivée, il s’obstina à préparer son évasion.

Thomas Ellwood Rose
À Richmond, la prison de Libby se présentait comme un pâté de maisons en forme de quadrilatère. Au nord se trouvait Cary Street, la reliant au reste de la ville. Au sud coulait la rivière James. La prison elle-même s’élevait sur trois niveaux, avec un sous-sol donnant sur la rivière. Ses murs extérieurs étaient blanchis à la chaux.
Le rez-de-chaussée abritait les bureaux des gardes confédérés. Le premier et le deuxième étage étaient réservés à la zone de détention des captifs. Le sous-sol était divisé en trois parties : une cave à l’ouest, un atelier de menuiserie utilisé par les civils, et une cuisine abandonnée à l’est. Celle-ci était autrefois utilisée par les prisonniers nordistes ; elle fut surnommée « l’Enfer des Rats ».
La plupart des prisonniers (et des gardiens) avaient tout fait pour éviter cet enfer ; pourtant un groupe d’officiers de l’Union tenta de s’y introduire pour s’évader. En démontant un poêle au rez-de-chaussée et en creusant un boyau dans la cheminée contiguë, ils aménagèrent un passage étroit pour accéder au sous-sol Est. Une fois la liaison assurée entre les deux étages, les officiers commencèrent à creuser un tunnel.
Le sol de « l’Enfer des Rats » était recouvert de 60 centimètres de paille. Cette paille était une bénédiction, car elle offrait une cachette idéale pour recouvrir la terre extraite du tunnel. C’était aussi une cachette efficace aux ouvriers pendant la journée.
Thomas Rose trouva un ami et partenaire en la personne du Major Andrew Hamilton, de la 12ème cavalerie du Kentucky. Celui-ci, l’un des principaux fondateurs de l’opération, souligna le problème des rats : « Les seules difficultés rencontrées étaient le manque d’outils adéquats et le désagrément d’entendre des centaines de rats couiner sans cesse, tandis qu’ils couraient sur les mineurs presque sans la moindre peur ».
Le colonel Thomas E. Rose (chef de l’évasion) évoqua le double désagrément du manque de lumière dans « l’Enfer des Rats » : « L’obscurité profonde désorientait certains hommes lorsqu’ils tentaient de se déplacer. Il m’arrivait de devoir tâtonner dans toute la cave pour retrouver les hommes perdus ».
Cependant, malgré les difficultés rencontrées, cette zone sombre et répugnante offrait la couverture la plus efficace. « En de rares occasions, des gardes pénétraient dans les vastes salles du sous-sol. L’endroit était si peu accueillant que les Confédérés évitaient cette visite autant qu’ils le pouvaient » … Pendant ce temps, les tunneliers composèrent trois équipes de secours de cinq hommes chacune.
Chaque nuit, ils se faufilaient hors de leurs chambres fermées des étages supérieurs pour se rendre dans la « cuisine infernale », au rez-de-chaussée. Là, ils démontaient soigneusement une cheminée, brique par brique, glissaient dans le sous-sol entre les murs, puis, le matin, remontaient tout. Leur premier tunnel subit une inondation. Une deuxième tentative effondra le conduit et dut être abandonnée. Pendant plus de deux mois de travail, les tunneliers n’avaient rien laissé paraître de leurs efforts. Rose et son équipe de fouille choisie firent enfin une troisième tentative, cette fois couronnée de succès. Ils réussirent à terminer un tunnel de 50 pieds à travers une allée, jusqu’à une cour clôturée.
Ils débouchèrent sous un hangar à tabac, dans l’enceinte de l’entrepôt Kerr, situé à proximité. Lorsque le colonel Rose atteignit enfin l’autre côté, il annonça à ses hommes que « le chemin de fer clandestin vers le paradis est ouvert ! » Les officiers s’évadèrent de la prison dans la nuit du 9 février 1864, par groupes de deux ou trois. Une fois à l’intérieur du hangar à tabac, ils se rassemblèrent dans la cour de l’entrepôt et sortirent tranquillement par la porte principale. 109 hommes s’enfuirent de la prison avant l’aube. Plus de la moitié d’entre eux (59) furent sains et saufs, y compris le major Hamilton.
Sur les 109 évadés, 48 furent repris, et 2 se noyèrent dans la rivière James toute proche.
Après avoir été le principal instigateur dans la planification de l’évasion, Rose fut capturé avant d’atteindre les lignes fédérales. À quelques minutes d’une offensive des troupes de l’Union, à Williamsburg, il tomba dans une embuscade tendue par des sentinelles confédérées, et fut ramené de force à la prison de Libby. Bien que cette dernière fût sévèrement gardée, les Confédérés estimaient que sa présence à Libby représentait désormais un danger. Saisissant l’occasion, le 30 avril 1864, ils échangèrent volontiers le célèbre évadé contre un colonel confédéré. Rose rejoignit son unité, le 77ème régiment d’infanterie de Pennsylvanie, et combattit jusqu’à la fin de la guerre.
Bien que Rose soit souvent considéré comme le cerveau de l’opération, la participation d’Hamilton fut indispensable à la réussite de l’opération. Lors de son évasion, le 9 février 1864, il n’atteignit pas les lignes de l’Union. Repris, il parvint finalement à s’évader de la prison de Libby et à rejoindre l’armée de l’Union. Hamilton fut l’invité d’honneur du Musée National de la Guerre de la prison de Libby, lors de l’Exposition universelle de 1893 à Chicago. Il fut assassiné le 2 avril 1895 par Sam Spencer à Morgantown et repose au cimetière de Bethléem à Reedyville, dans le Kentucky. https://homeofheroes-com.translate.goog/heroes-story/escaping-from-libby-prison/?_x_tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_hl=fr&_x_tr_pto=sc

Il naît le 8 juillet 1831 à Cuba, d’un père espagnol (Isidoro Fernández Cavada) et d’une mère américaine (Émily Howard Gatier). En 1832, après la mort de son père, il s’installe avec sa mère à Philadelphie (ville natale de sa mère). Au début de la guerre civile, Cavada sert comme ingénieur dans la 23ème régiment d’infanterie de Pennsylvanie. Pendant la Campagne de la Péninsule, en raison de ses connaissances de la topographie, il a pour mission de dessiner, depuis le ballon « Constitution » de Thaddeus Lowe, les positions confédérées. En juillet 1862, il démissionne et devient major dans le « 114th Pennsylvania Infantry ». Lire :la bataille de Seven Pines Federico Fernandez Cavada En un an, Cavada est promu lieutenant-colonel et devient commandant de son régiment. Il est capturé le 2 juillet 1863, lors de la bataille de Gettysburg, et envoyé à la prison Libby, à Richmond, où il y restera jusqu’en janvier 1864. Pendant son séjour à la prison de Libby, il écrit et illustre son expérience carcérale. Ses mémoires d’après-guerre (« Libby Life : Experiences of a Prisoner of War in Richmond, Virginie, 1863-64 ») décrivent avec un réalisme poignant la cruelle existence quotidienne de la vie carcérale, et les mauvais traitements qu’il a subis. Après son séjour à Libby, Cavada reprend du service dans l’armée, mais démissionne en juin 1864. Après la guerre, il est nommé Consul pour les États-Unis à Cuba par le gouvernement des États-Unis, jusqu’en 1869 ; date à laquelle il démissionne de son poste. Pendant la guerre de dix ans à Cuba, il combat aux côtés des révolutionnaires cubains contre les Espagnols, et devient commandant en chef de toutes les forces cubaines. Il devient connu sous le nom de « Général Candela » (Général Feu) en raison de sa tactique de combat, consistant à brûler et à détruire les biens espagnols. Mais les Cubains, en infériorité, ne peuvent pas vaincre les Espagnols, et Cavada est capturé par la canonnière espagnole « Neptuno ». Transféré à Nuevitas, il est jugé par les autorités espagnoles, condamné à mort par un peloton d’exécution, et exécuté en 1871.

Alfred Hammer, Compagnie B 9ème Kentuky Infanterie. Le 24 septembre 1861, les frères Alfred et Hiram Hammer s’enrôlent conjointement dans la compagnie B du « 9th Kentucky Infantry ». Tout au long de l’année 1862, ils participent ensemble à de nombreuses batailles, dont Shiloh, Corinthe et Perryville. En 1863, les deux frères se retrouvent à Chickamauga, où le 19 septembre, Alfred est blessé ; et tous les deux sont capturés. Hiram et Alfred sont d’abord envoyés à la prison de Libby, à Richmond, en Virginie (capitale de la Confédération). En décembre 1863, ils sont tous les deux transférés à Danville, en Virginie. Les conditions de détention à Danville sont exécrables, et Hiram y meurt le 24 mars 1864. Alfred est alors envoyé à Andersonville. On ignore s’il y a été transporté avant ou après la mort de Hiram. Prison d’Andersonville Après avoir passé plusieurs mois dans les prisons confédérées, Alfred n’y survivra pas longtemps. Il mourra le 15 juin 1864 des suites d’une diarrhée chronique.


Ira Tyler (1842-1905) s’enrôle le 28 novembre 1861, en tant que sergent, dans la « 1st Maryland Infantry, Potomac Home Brigade ». Le 31 juillet 1862, il est transféré à la « Compagny du 6th Maryland Infantry » en tant que sous-lieutenant. Il est promu 1er lieutenant le 2 mars 1863. Le 15 juillet 1863, Ira Tyler est fait prisonnier à la « 2nd Battle of Westminster », et emprisonné pendant 9 mois à la prison Libby, à Richmond, avant d’être échangé. Il meurt en janvier 1865. Ira Tyler Une photo d’Ira Tyler « Compagny C, 6th régiment du Maryland Volunteer Infantry », dans son uniforme de l’armée de l’Union. Photo : don de Joshua Leland Jordan en 1954.

LIBBY AU CINÉMA…
Dans la saga télévisée « Nord et Sud » (1986), le général George Hazard (James Read) est fait prisonnier et envoyé à la prison de Libby, alors sous le commandement temporaire du capitaine Turner (Wayne Newton). Il est secouru par son meilleur ami, le général Orry Main (Patrick Swayze), et le cousin de ce dernier, l’officier confédéré Charles Main (Lewis Smith).

« Old Dominion, Mother of Presidents » Drapeau de la Virginie 10ème État. Capitale : Richmond. Date d’Entrée dans l’Union : 25 juin 1788. – La Virginie est une des treize colonies fondatrices des Etats-Unis. Elle donnera quatre des cinq premiers présidents : Washington, Madison, Monroe et Jefferson. – C’est en 1584 que le navigateur anglais Walter Raleigh conçoit de coloniser l’Amérique du Nord et fonde la Virginie. – En 1607, un groupe de colons anglais, envoyé par le roi d’Angleterre James 1er, fonde la 1ère colonie anglaise permanente, Jamestown. – C’est en 1660 que l’esclavage, déjà pratiqué, est officialisé. -En 1784, la Virginie cède aux États-Unis les territoires au nord de l’Ohio, pour le développement vers l’ouest selon le système des townships. – Le 17 avril 1861, la Virginie, État esclavagiste, fait sécession et rallie la Confédération des Etats du Sud. La plupart des grandes batailles du théâtre oriental de la Guerre de Sécession se dérouleront sur son sol : Bull Run, Chancellorsville, Fredericksburg… Sa capitale, Richmond, tombe aux mains des Nordistes le 2 avril 1865, peu de temps avant la reddition du général Robert E. Lee à Appomattox, avant d’être en grande partie incendiée et ravagée.

Sources :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Camp_d%27Andersonville
https://fr.wikipedia.org/wiki/SS_Sultana
https://fr.aroundus.com/p/9778401-libby-prison
https://fr.findagrave.com/memorial/86822754/erastus_willey-ross