Charles VII est défait à la bataille de Cravant

LA GUERRE DE CENT ANS

De 1337 à 1453

Blason du royaume d’Angleterre

Blason du royaume de France

LES VALOIS DIRECTS

Armes des Valois

CHARLES VII EST DÉFAIT

A LA

BATAILLE DE CRAVANT

Le 31 juillet 1423

La bataille de Cravant

Blason de la ville de Cravant

Cravant est une ancienne commune française située dans le département de l’Yonne, et la région Bourgogne-Franche-Comté.

Blason du département de l’Yonne

SOMMAIRE

La bataille de Cravant est un épisode de la Guerre de Cent Ans qui s’est déroulé le 31 juillet 1423 à Cravant, dans l’Yonne.

Elle s’est terminée par une victoire écrasante de l’armée bourguignonne et de ses alliés anglais sur l’armée française.

CONTEXTE

Après le traité de Troyes en 1420, l’Angleterre occupe toutes les terres situées au nord de la Loire. La magnifique victoire des Franco-Écossais à Baugé, en mars 1421, marque une pause entre les deux belligérants, et les combats ont considérablement baissé.

LE TRAITE DE TROYES      

Les négociations entre Henri V, Isabeau de Bavière, et les Bourguignons, aboutissent au désastreux traité de Troyes. Il est signé le 21 mai 1420 à Troyes, entre Henri V

Charles VI le Bien Aimé

d’Angleterre et Charles VI de France.

Il fait du roi d’Angleterre l’héritier légitime du roi Charles VI. Cet accord prive le dauphin de ses droits au trône, et garantit, à la mort de Charles VI, la couronne de

La bataille d’Azincour 1415

France à Henri V le Plantagenêt.

Le traité marque l’apogée de la supériorité anglaise au cours de la guerre de Cent Ans. Il fait suite à la conquête de la Normandie et à plusieurs victoires anglaises, notamment celle d’Azincourt (le 25 octobre 1415).

La ratification de ce traité a été permise par l’alliance des Anglais et des Bourguignons. Cet accord ouvre une nouvelle phase de la guerre civile française, entre les partisans de la double monarchie franco-anglaise (les Bourguignons) et ceux du dauphin Charles (les Armagnacs), guerre qui perdurera jusqu’en 1435, avec la signature du traité d’Arras.

En 1422, à la mort soudaine d’Henri V, les hostilités reprennent. Cette bataille est un des premiers affrontements de la reprise de la guerre.

Charles VII considère la place de Cravant-sur-Yonne, près d’Auxerre, comme étant une des clefs de la Bourgogne. Il veut à tout prix s’emparer de la petite ville, afin de passer à l’offensive et d’affronter les Anglo-Bourguignons. En contrôlant la place, il compte d’une part éviter aux armées ennemies de faire leur jonction, et d’autre part assurer les voies de communications entre ses possessions de la vallée de la Loire et celles de Champagne.

Le 31 juillet 1423, cette manœuvre aboutira sur une lourde défaite des forces Franco-Écossaises.

La défense de la ville de Cravant est assurée par les Anglo-Bourguignons commandés par Claude de Beauvoir de Chastellux. L’armée du roi de France et ses alliés Écossais viennent pour l’assiéger. Mais en vain ; les Anglo-Bourguignons résisteront victorieusement.

ÉVÉNEMENTS PRÉCÉDANT LA BATAILLE

La bataille de Cravant

1421-1422

Les Anglais, après leur lourde défaite à Baugé en mars 1421, ont repris l’initiative. Henry V revient en juin 1421 pour affronter le dauphin Charles et continuer ses rêves de conquêtes. Dans la foulée, les Anglais s’emparent des villes de Meaux (6 octobre 1421), Compiègne et Senlis.

Siège de Meaux

Mais la mort d’Henri V, le 31 août 1422, freine momentanément les prétentions territoriales des Anglais.

1423

En 1423, Bâtard de la Baume s’empare temporairement de la ville de Cravant. Claude de Beauvoir de Chastellux (au service des Anglo-Bourguignons) lui reprend la cité peu après.

Tanneguy du Châtel, poursuivi par les comtes de Salisbury et de Suffolk, vient se réfugier à Cravant, place que Charles VII lorgnait comme une des clefs de la Bourgogne.

Quelle n’est pas sa surprise de trouver la place investie par Claude de Chastellux. Il s’y est enfermé avec les sires de Boligneu, d’Usselot, de Digoine, de Presles, de Chandio, et une garnison d’environ quatre cents hommes.

Pris au dépourvu, Tanneguy du Châtel se résout à mettre le siège devant la cité. Il prend la précaution de garder le pont sur l’Yonne, afin d’interdire toute tentative d’approvisionnement ou de secours.

Charles VII

Le roi Charles VII ordonne à Stuart de Darnley (connétable d’Écosse, qui vient de recevoir trois mille de ses compatriotes) de traverser la Loire pour aller renforcer La Baume et Tanneguy du Châtel à Cravant. Il enjoint aussi au maréchal Amaury de Sévérac d’aller les rejoindre pour unir leurs forces. C’est donc une armée considérable pour l’époque qui assiège Cravant pendant plusieurs semaines. La mort de Charles VI, au mois d’octobre suivant, ne va pas arranger le contexte politique et militaire déjà bien compliqué. Bien que déshérité par le traité de Troyes signé en mai 1420, le dauphin Charles s’est maintenant proclamé roi de France sous le nom de Charles VII.

Depuis son exil à Bourges, il entend bien faire valoir sa légitimité et reconquérir son royaume. Dès qu’il obtient les fonds nécessaires des États Généraux, il paye la solde de ses alliés (les Écossais, qui lui ont permis d’être victorieux à Baugé, ainsi que les mercenaires lombards et castillans). Puis il décide de passer à l’offensive pour prendre les Anglais de vitesse. Il faut dire que la victoire de Baugé, aussi inattendue soit-elle, a fait beaucoup de bien au moral des Français.

Nonobstant, Charles VII, « le roi de Bourges », écoute ses conseillers, et ne prend pas part aux combats.

Deux raisons sont à l’origine de cette décision :

1- Sa position politique est trop fragile, sa légitimité n’est toujours pas affirmée complètement.

2- Il n’a pas encore d’héritier mâle. La reine Marie d’Anjou (fille de Louis II d’Anjou et de Yolande d’Aragon) ne donnera naissance au futur Louis XI que le 3 juillet 1423.

C’est pour cela qu’il s’est résolu à mener la bataille à distance. Certains pensent que c’est une attitude raisonnable, d’autres l’interprèteront comme un aveu de faiblesse.

LES REDOUTABLES ARCHERS ANGLAIS

Archers anglais

Comme je l’ai écrit plus haut, Charles VII s’est fixé comme objectif vital de rétablir les communications entre ses possessions de la vallée de Loire et de Champagne. Il compte aussi éviter que les Anglais, à l’ouest, fassent la jonction avec les Bourguignons, à l’est.

Marguerite de Bavière

Dès lors, le 1er juillet 1423, son armée s’empare de la cité de Cravant-sur-Yonne. Cette petite ville située près d’Auxerre est ô combien stratégique ! Mais peu de temps après, le bourg est repris par l’ennemi anglais. Pris de court, dès son arrivée sur les lieux, Tanneguy du Châtel n’a que la solution de mettre le siège devant Cravant.

Philippe le Bon

Pendant ce temps, les assiégés parviennent à demander de l’aide à la duchesse douairière, la duchesse Marguerite (veuve de Jean sans Peur, et mère de Philippe III le Bon).

Celle-ci demande à Jean de Toulongeon de réunir en hâte tous les renforts disponibles, et d’aller secourir les assiégés de Cravant.

C’est donc environ 2000 Bourguignons qui vont aller grossir les rangs anglais de Salisbury et de Suffolk. Ceux-ci, stationnés à Vincelles, sont aussi nombreux (environ 2000 hommes).

De son côté, Charles VII, envoie un corps d’armée constitué en partie d’Écossais, et leur enjoint de se rendre maîtres de la place de Cravant coûte que coûte.

FORCES EN PRÉSENCE

POUR LES FRANCO-ÉCOSSAIS

Blason des rois d’Écosse jusqu’en 1603

 

Blason des Tanneguy III du Chastel

 

 

 

 

L’armée Franco-écossaise est composée de 8 000 à 15 000 hommes.

Elle est commandée par Tanneguy III du Chastel, John Stuart, comte de Buchan, et John Stuart de Derneley.

TANNEGUY III DU CHASTEL

Tanneguy III du Chastel (1369–1449) est issu d’une famille noble bretonne, la famille du Chastel. Il est le fils d’Hervé II du Châtel et de Marie de Lescoët,

Famille Tanneguy III du Chastel

Son aïeul, Bernard du Chastel, a participé à la Croisade en Palestine au côté du roi de France Louis IX (Saint Louis).

En 1417, il est nommé par le dauphin Charles, le futur Charles VII (dont il est l’un des favoris), maréchal et gouverneur de la Bastille. Lors de l’émeute des cabochiens en mai 1413, avec l’aide d’Ambroise de Loré, il sauve le dauphin en le cachant, puis en le faisant sortir de Paris pour le conduire à Melun.

Jean sans Peur

Le 28 mai 1418, il prend part à la guerre fratricide entre les Armagnacs et les Bourguignons, et s’oppose aux partisans du duc de Bourgogne qui cherchent à s’emparer de la capitale.

L’assassinat de Jean Ier de Bourgogne au pont de Montereau.

Le jour de l’Ascension 1419, il négocie, au nom du dauphin, la paix du Ponceau avec le duc de Bourgogne Jean sans Peur.

A l’occasion d’une entrevue avec le dauphin à Montereau-Fault-Yonne, le 10 septembre 1419, Tanneguy III du Chastel serait, avec Jean Louvet (autre favori de Charles

VII), l’un des principaux instigateurs de l’assassinat du duc de Bourgogne, Jean sans Peur. En 1429, il utilise toute son influence pour inciter le roi Charles VII à recevoir, puis soutenir Jeanne d’Arc dans sa requête ; et il arrive à ses fins.

En 1449, Il meurt en Provence sans laisser d’héritiers.

 

JOHN STUART, COMTE DE BUCHAN

John Stuart (ou Stewart) naît vers 1381, et meurt le 17 août 1424. C’est un noble écossais (3ème comte de Buchan), connétable et général français durant la guerre de Cent Ans. Il sera le premier commandant de la garde du corps du roi Charles VII.

Blason de John Stuart (2ème comte de Buchan)

Il est le fils de Robert Stuart (1er duc d’Albany), et de sa seconde épouse Murielle Keith. Il épouse en première noce Elizabeth Douglas (morte en 1451), fille d’Archibald Douglas (4ème comte de

Bataille navale de la Rochelle 1372

Douglas). De leur union naîtra un seul enfant, Margaret Stuart.

Débarqué à La Rochelle, il commande un corps d’Écossais venu au secours de Charles VII, et l’aidera à battre l’armée anglaise à la bataille de Baugé, en 1421.

Bataille de Verneuil. 17 Août 1424 

Il sera capturé à la bataille de Cravant, mais sera rapidement échangé.

En 1424, il reçoit la charge de connétable de France. Il sera battu et tué à la bataille de Verneuil, le 17 août 1424.

 

JOHN STUART DE DERNELEY

John Stuart de Derneley naît en 1365, et meurt le 12 février 1429 (lors de la journée des Harengs). Issu de la noblesse écossaise, il fut baron de Derneley/de Darnley, comte d’Évreux, et connétable de l’armée d’Écosse durant la Guerre de Cent Ans.

Jean Stuart de Derneley

En 1421, Jean Stuart fait partie des 5 000 à 6 000 Écossais qui débarquent à La Rochelle pour prêter main-forte aux Français, lors de la Guerre de Cent Ans.

Le siège de Montargis

Il participera aussi aux batailles : de Baugé, de Cravant, et au Siège de Montargis. Il sera tué au cours de la « Journée des Harengs ».

La Journée des Harengs

POUR LES ANGLO-BOURGUIGNONS

L’armée Anglo-bourguignone est forte de 2000 Bourguignons et de 2000 Anglais.

Elle est commandée par Jean II de Toulongeon, Thomas Montagu, et Claude de Beauvoir, seigneur de Chastellux.

JEAN II DE TOULONGEON

Jean II de Toulongeon (1381-1427), baron de Sennecey, seigneur de Toulongeon et de La Villeneuve-lès-Seurre. Il fut chevalier, conseiller, chambellan, gouverneur de Troyes, et maréchal de Bourgogne.

Blason des Toulongeon

Il dirige l’armée bourguignonne à la bataille de Cravant. Ses troupes, associées à celles du duc de Bedford (Jean de Lancastre), seront victorieuses contre l’armée franco-écossaise.

THOMAS MONTAGU

Thomas Montagu (1388-1428), 4e comte de Salisbury. Il fut l’un des commandants anglais pendant la Guerre de Cent Ans.

Armes des Montagu

En 1419, il est nommé lieutenant-général du roi en Normandie.

Puis gouverneur de Champagne et de Brie, et enfin lieutenant général de l’armée anglaise. Le roi Henri V d’Angleterre le nomme aussi comte du Perche.

Il prendra part à de nombreuses batailles notamment : à la bataille d’Azincourt (le 25 octobre 1415), aux sièges de Harfleur (du 18 août au 22 septembre 1415), de Caen (du 18 août au 19

septembre 1417) et de Rouen (du 31 juillet 1418 au 19 janvier 1419), et à la bataille de Verneuil (août 1424). En 1425, il assiège avec succès la ville du Mans et la cité fortifiée de Sainte-Suzanne qui restera anglaise jusqu’en 1439.

Le Siège de Rouen par les Anglais 1418-1419.

Le 27 octobre 1428, au cours du siège d’Orléans, il y est mortellement blessé par un boulet de canon et meurt le 3 novembre suivant.

Lire : la reddition de Rouen

CLAUDE DE BEAUVOIR CHASTELLUX

Claude de Beauvoir, seigneur de Chastellux, maréchal de France, naît vers la fin du XIVème siècle en Bourgogne, et meurt en 1453.

Blason de Claude de Beauvoir

Issu d’une ancienne famille de Bourgogne (les Beauvoir-Chastellux), le sire de Chastellux (vicomte d’Avallon) prend part à la dernière période de la Guerre de Cent Ans. Qui prendra fin en 1453, l’année même de sa mort.

Claude de Chastellux

En 1409, Claude de Beauvoir est nommé chambellan du duc de Bourgogne Jean sans Peur. Il sera tout au long de sa vie l’un de ses plus fidèles soutiens, et le servira avec enthousiasme contre le roi de France Charles VI.

Il s’investit dans la guerre civile aux côtés des Bourguignons, contre les Armagnacs (fidèles au roi de France). Ces derniers feront assassiner Jean sans Peur, car ce puissant

Azincourt 1415

seigneur reconnaissait la domination anglaise, et tenait sous son autorité le roi de France Charles VI.

En 1415, Claude de Beauvoir de Chastellux assistera au désastre d’Azincourt, et contribuera, en 1417, à la prise de Paris par les Bourguignons.

En 1423, il assiège la ville de Cravant, une place considérée comme une des clefs de la Bourgogne, pour lutter contre l’armée de Charles VII. Au cours du siège, il fait prisonnier Jean Stuart, connétable d’Écosse. Cette fameuse victoire assure le triomphe des Bourguignons et lui vaut les plus grands honneurs.

DÉROULEMENT DE LA BATAILLE

La bataille de cravant

Le 30 juillet, les forces rassemblées Anglo-Bourguignones sortent de Vincelles et marchent contre l’ennemi. Celui-ci s’est positionné en bataille au-dessus de la montagne qui domine l’Yonne. Il a choisi un emplacement inexpugnable qui refoule toute velléité Anglo-Bourguignone quant à l’attaquer dans ses retranchements.

Alors, avec précaution, les soldats bourguignons se répandent dans les prés de la Gravelle, tandis que les Français descendent au bord de l’eau pour bloquer le passage.

Huit ans ont passé depuis la désastreuse défaite d’Azincourt en octobre 1415, et son souvenir douloureux est encore dans les mémoires. Les Français sont bien conscients que, malgré leur supériorité numérique (10 à 12 000 hommes contre seulement 4000), ils ne sont pas sûrs de l’emporter ; et puis il y a ces redoutables archers…

Pendant trois longues heures, les deux camps s’observent. Puis les Anglo-Bourguignons donnent l’assaut. Ils ont à leur tête le comte de Salisbury, Thomas de Montagu, et franchissent la rivière. Ils s’avancent avec de l’eau jusqu’à la taille, et sont protégés par les traits des archers anglais.

Conjointement, un autre contingent anglo-bourguignon force le passage sur l’unique pont enjambant l’Yonne (tout en sécurisant solidement l’accès pour le reste de l’armée qui suit). Séparées en deux, les troupes de Charles VII plient sous les coups répétés de l’ennemi.

Malgré les efforts désespérés des Français, le maréchal de Sévérac, écrasé par le nombre, abandonne une partie du champ de bataille. Les Écossais restent alors seuls pour soutenir le choc et refusent de se replier. Plus de trois mille d’entre eux sont tués, deux mille sont capturés, dont leur chef, John Stuart, comte de Buchan et connétable de France.

Les Franco-Écossais sont contraints de se replier en abandonnant plus de 6000 des leurs, morts sur le champ de bataille, et de nombreux prisonniers.

CONSÉQUENCES

Pour Charles VII, cette défaite est dramatique. Elle met un coup d’arrêt à la reconquête du territoire, commencée deux ans plus tôt à Beaugé. Pire, elle entrouvre à l’ennemi la route du Berry et de Bourges, sa capitale.

Pour les Anglais, cette victoire prend place dans le processus entamé avec le traité d’Amiens.

LE TRAITE D’AMIENS

Le traité d’Amiens (signé le 17 avril 1423) scelle une triple alliance entre Jean de Lancastre, duc de Bedford et régent anglais du royaume de France, Philippe le Bon, duc de Bourgogne, et Jean V, duc de Bretagne, durant la guerre de Cent Ans. Fort de ce succès, le duc de Bedford, régent du royaume de France, peut se lancer sereinement dans la conquête du royaume.

JEAN DE LANCASTRE, DUC DE BEDFORD

Jean de Lancastre (1389-1435), 1er duc de Bedford, est un membre de la famille royale d’Angleterre. Troisième fils d’Henri IV et de Marie de Bohun, il est le frère puîné du roi Henri V.

Armes de Jean de Lancastre, duc de Bedford

À la mort de ce dernier (le 31 août 1422), il prend le titre de régent du royaume de France du fait de la minorité de son neveu Henri VI (seulement âgé de neuf mois). Il est proclamé roi de France et d’Angleterre en application du traité de Troyes.

Jean de Lancastre, duc de Bedford

Le 17 août 1424, il sera victorieux au cours de la bataille de Verneuil-sur-Avre.

Le 5 septembre 1427, il sera contraint de lever le siège de Montargis, battu par le Dunois, « le Bâtard d’Orléans »

Les Parisiens, acquis à la cause anglo-bourguignone, fêtent l’événement, allument des feux de joie et dansent dans les rues de la capitale.

UN ENCHAÎNEMENT DE BATAILLES…

Le constat est grave pour Charles VII. La défaite de Cravant marque un sérieux revers. D’autant que les pertes humaines sont lourdes. Mais la situation est-elle vraiment désespérée ?

Il faut en effet en dédramatiser l’impact. A cette époque de la Guerre de Cent Ans, pour l’un comme pour l’autre camp, les victoires et les défaites se succèdent. Par exemple, deux mois après Cravant, le 26 septembre 1423, les Français vont défaire les Anglais à La Gravelle, non loin de Laval. Ils y captureront même un de leurs principaux chefs, William de La Pole, comte de Suffolk.

Le conflit va produire une succession d’affrontements qui ne donneront pas de véritable avantage à l’un ou à l’autre des deux belligérants.

Le Bourgeois de Paris note dans son journal : « Les Anglais prenaient aucune fois une forteresse sur les Armagnacs le matin, et ils en perdaient aucune fois deux le soir. Ainsi durait la guerre de Dieu maudite ».

Le Journal d’un bourgeois de Paris est une œuvre anonyme écrite par un Parisien entre 1405 et 1449.

Sources :

Mes photos

Photos publiques Facebook

Les rois de France des Éditions Atlas (Valois directs).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Cent_Ans

https://montjoye.net/bataille-de-cravant

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Cravant

 

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2 réponses

  1. 26 août 2022

    […] par son courage, son audace, et son ardeur au combat contre les Anglais. Il sera capturé à la bataille de Cravant, et sera échangé contre John […]

  2. 2 septembre 2022

    […] participera aussi aux batailles de Baugé, de Cravant, et au Siège de Montargis. Il sera tué au cours de la « Journée des […]

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