Les guerres de Vendée – François-Joseph Westermann

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LES GUERRES DE VENDÉE

 

Drapeau de l'Armée Catholique et royale de Vendée

Drapeau de l’Armée Catholique et royale de Vendée

FRANÇOIS-JOSEPH

 WESTERMANN

(1751-1794)

François Joseph Westermann

François Joseph Westermann

 

« Le boucher de la Vendée »

 

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INTRODUCTION

Les insurgés vendéens, sans préparation, sans expérience des armes, se sont tout de suite préoccupés de se choisir des chefs, des meneurs. Ces paysans sont armés de fourches et de faux, mais ils sont déterminés et euphoriques. Ces masses disparates, qui sont prêtes à en découdre avec l’ennemi, se rassemblent spontanément autour de leurs leaders. A leur corps défendant, ces derniers auront toutes les peines du monde à conduire ces milliers d’hommes qui décident, une fois la bataille terminée, de s’en retourner dans leurs foyers. Accumulant les succès dès le début, cette armée prend le nom d’ « Armée catholique et royale ». Elle est forte d’environ 40 000 hommes indisciplinés et sans expérience du métier des armes. Face à elle, l’armée républicaine compte entre 40 000 et 70 000 soldats, les « Bleus » (nommés ainsi en raison de la couleur de l’uniforme républicain). Pour la grande majorité d’entre eux, ce sont des volontaires provenant des quatre coins du pays et qui ne semblent pas avoir plus de pratique militaire que leurs adversaires. Consciente du péril qui menace dans l’Ouest, et qui secoue la jeune république, la Convention dépêche en Vendée 100 000 hommes, dont les redoutables « Mayençais ». Ces forces sont placées sous les ordres des généraux Jean-Baptiste Kléber et Nicolas Haxo. Autant de faits inquiétants qui laissent entrapercevoir le génocide du peuple vendéen qui se profile irrémédiablement …

Lire :

Des origines à l’étincelle.

La Vendée triomphante.

L’Apogée.

La chute.

Le sursaut.

L’anéantissement.

 

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FRANÇOIS-JOSEPH

 WESTERMANN

(1751-1794)

 

 

NAISSANCE

François-Joseph Westermann est un général de brigade de la Révolution française. Il naît le 5 septembre 1751 à Molsheim, en Alsace, et meurt guillotiné à Paris, le 5 avril 1794. Il est tristement célèbre pour ses atrocités perpétrées lors des Guerres de Vendée.

FAMILLE

Il est le fils de Théobald Westermann (chirurgien et procureur), et de Marie-Elisabeth Dogin. Il est le petit-fils de Jacobée Westermann, fournisseur de l’armée en chevaux.

JEUNESSE

– En 1766, alors qu’il est très jeune, François-Joseph s’engage dans un régiment de cavalerie.

– En 1773, il est sous-officier de gendarmerie.

– En 1787, il devient écuyer du Comte d’Artois (1757-1836), frère du roi Louis XVI et futur Charles X.

– En 1789, lorsque la Révolution éclate, Westermann est sans emploi. En arrivant à Paris, il adopte avec enthousiasme les nouvelles idées et la cause révolutionnaire.

– En 1790, ses accointances avec les Jacobins d’Alsace lui permettent d’accéder à la fonction de greffier de la municipalité d’Haguenau.

LE MILITAIRE

1792

– le 25 avril : à Strasbourg, Rouget de l’Isle compose le chant de l’armée du Rhin (la future Marseillaise).

La Marseillaise chantée par Rouget de l'Isle

La Marseillaise chantée par Rouget de l’Isle

– De retour à Paris, Westermann prend une part active lors de la « Journée du 10 août » et la prise des Tuileries par le peuple.

 

Prise du palais des Tuileries

Prise du palais des Tuileries

– En septembre, Danton, alors à la tête du Conseil exécutif, le nomme adjudant-général et le dépêche en mission secrète auprès du général Dumouriez à l’Armée du Nord.

1793

– Après la trahison de Dumouriez, qui passe à l’ennemi en avril, Westermann est arrêté.

– Le 4 mai, après avoir protesté devant la Convention, Westermann est finalement libéré et affecté en Vendée, dans l’armée des côtes de la Rochelle. Il va dorénavant combattre les insurgés royalistes, avec toute cette brutalité qui sera la sienne et qui va lui faire gagner son surnom de « boucher de la Vendée ».

 

PRINCIPAUX CHEFS HISTORIQUES VENDÉENS :

  1. Jacques Cathelineau (1759-1793).
  2. Maurice Gigost d’Elbée (né en 1752-fusillé le 9 janvier1794).
  3. Charles de Bonchamps (1760-1793).
  4. François Athanase Charette de La Contrie (né en 1763-fusillé le 29 mars 1796).
  5. Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein (1772-1794).
  6. Louis-Marie de Salgues, marquis de Lescure (1766-1793).
  7. Jean-Nicolas Stofflet (né en 1753-fusillé le 25 février 1796).
  8. Antoine-Philippe de la Trémoille, prince de Talmont (né en 1765-guillotiné le 27 janvier1794).
  9. Gaspard Augustin René Bernard de Marigny (1754-1794).

 

PRINCIPAUX COMMANDANTS RÉPUBLICAINS :

  1. Jean Baptiste Camille de Canclaux (1740-1817).
  2. Jean-Michel Beysser (né en 1753- guillotiné le 13 avril 1794).
  3. Jean François Berruyer (1741-1804).
  4. Armand-Louis Gontaut, duc de Biron (né en 1747-guillotiné le 31 décembre 1793).
  5. Alexis François Chalbos (1736-1803).
  6. Jean-Baptiste Kléber (1753-1800).
  7. François Séverin Marceau-Desgraviers (1769-1796).
  8. François Nicolas Benoit Haxo (1749-1794).
  9. François-Joseph Westermann (né en 1751- guillotiné le 5 avril 1794).
  10. Antoine-Joseph Santerre (1752-1809).
  11. Louis Marie Turreau de Lignières, dit Turreau de Garambouville (1756-1816).
  12. Louis Lazare Hoche (1768-1797).

 

 

 

 

FAITS D’ARMES ET PARTICIPATION

AUX BATAILLES

Dieu le roi

VENDÉE

Le Vendéen

Le Vendéen

1793

Le 1er août 1793, la Convention ordonne par décret la destruction et l’incendie de la Vendée, en état d’insurrection. La triste besogne est confiée au général François Westermann.

La Convention décrète… Article premier : le ministre de la guerre donnera sur-le-champ les ordres nécessaires pour que la garnison de Mayence soit transportée en poste en Vendée ; il sera envoyé par le ministre de la guerre des matières combustibles de toute espèce, pour incendier les bois, les taillis et les genêts… Les femmes, les enfants et les vieillards, seront conduits dans l’intérieur ; il sera pourvu à leur subsistance et à leur sureté, avec tous les égards dus à l’humanité… Les biens des rebelles de la Vendée sont déclarés appartenir à la République. (Extrait du décret de la convention nationale du 1er août 1793, A.D.V., 52J4).

 

JUIN

– Le 25 : bataille de Parthenay.

Victoire et prise de la ville par les forces républicaines commandées par François-Joseph Westermann, face à l’armée vendéenne placée sous les ordres de Louis-Marie de Lescure.

JUILLET

– Le 3 : bataille de Moulin-aux-Chèvres.

Victoire des forces républicaines placées sous les ordres de François-Joseph Westermann, face aux troupes vendéennes commandées par La Rochejaquelein, Lescure et Stofflet.

Bataille de Moulin aux Chèvres

Bataille de Moulin aux Chèvres

– Le 5 : bataille de Châtillon.

Victoire des forces vendéennes, les « Blancs », commandées par La Rochejaquelein, Lescure, Stofflet, Gaspard de Marigny et Bonchamps, face à l’armée républicaine placée sous les ordres de François-Joseph Westermann.

OCTOBRE

– Le 9 : 2ème bataille de Moulin-aux-Chèvres.

Victoire de l’armée républicaine placée sous les ordres des généraux Alexis François Chalbos, François-Joseph Westermann, François Chambon (né en 1744- mort au cours de la bataille) et François Muller (1764-1808), face aux forces vendéennes commandées par La Rochejaquelein, Lescure et Stofflet.

– Le 11 : 2ème bataille de Châtillon.

Bataille indécise entre les forces républicaines commandées par Alexis François Chalbos, François-Joseph Westermann, René François Lecomte (né en 1764- 1793, mort lors de la bataille) et François Muller (1764-1818), face à l’Armée catholique et royale sous les ordres de Maurice Gigost d’Elbée, Louis de Lescure, Henri de La Rochejaquelein Charles de Bonchamps et  Jean-Nicolas Stofflet. La ville sera mise à sac par Westermann.

Bataille de Châtillon

Bataille de Châtillon

– Le 17 : 2ème Bataille de Cholet.

Déroute des « Blancs » de l’Armée catholique et royale commandée par les généraux d’Elbée, La Rochejaquelein, Royrand (1731-1793), Bernard de Marigny, François Jean Hervé Lyrot (1732-1793) et  Piron de La Varenne (1755-1794), face à l’Armée républicaine placée sous les ordres des généraux Jean Léchelle (1760-1793), Jean-Baptiste Kléber, Marceau-Desgraviers, Michel de  Beaupuy (1755-1796), Nicolas Haxo, Louis Antoine Vimeux (1737-1814), Marc Scherb (1747-1838),  Antoine Bard (1759-1837), Alexis Chalbos, François Muller (1764-1808) et François-Joseph Westermann.

Les chefs vendéens Maurice Gigost d’Elbée et Charles de Bonchamps seront grièvement blessés lors de la bataille.

– Les « Blancs » reculent sur Beaupréau.

Défaite à Cholet ! Presque sept mois jour pour jour, après avoir été victorieux le 14 mars à Cholet, les vendéens essuient dans la même ville une cuisante défaite. La cité est reconquise par des Républicains en surnombre. La défaite se transforme vite en débâcle et 30 000 Vendéens, suivis de leurs familles, refluent à quarante kilomètres au nord de Cholet pour franchir la Loire. Dans la soirée et la nuit du 18 au 19 octobre, ils seront entre 60 000 et 100 000 à traverser le grand fleuve pour se diriger vers la Bretagne. Commence alors la « Virée de Galerne» (définition celte d’un vent de nord-ouest). Le but avoué des « Blancs » est de faire la jonction avec les Chouans et de se diriger sur Granville en passant par Laval. Là ils attendront, dans le port normand, la flotte anglaise promise et les renforts tant espérés.

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– Le 18 : entre 60 000 à 100 000 Vendéens passent la Loire. Mort de Bonchamps.

– Le 20 : début de la « Virée de Galerne ». Henri de La Rochejaquelein est nommé général en chef en remplacement de Maurice Gigost d’Elbée, blessé le 17 lors de la bataille de Cholet.

– Du 24 au 25 : bataille de Croix-Bataille.

Victoire des forces vendéennes et chouannes commandées par  La Rochejaquelein, face à l’armée républicaine placée sous les ordres de François-Joseph Westermann et d’Armand-Michel Bacharetie de Beaupuy (1755-1796).

Michel Bacharetie de Beaupuy

Michel Bacharetie de Beaupuy

– Le 27 : bataille d’Entrammes.

 

Bataille d'Entrammes

Bataille d’Entrammes

Victoire de l’Armée vendéenne et chouanne, les « Blancs », commandée par les chefs Henri de La Rochejaquelein, Jean-Nicolas Stofflet, Antoine-Philippe de la Trémoille, prince de Talmont, Bernard de Marigny, Charles de Royrand (1731-1793) et Jean Chouan (1757-1794), face à l’armée républicaine des « Bleus », placée sous les ordres des généraux républicains Jean Léchelle (1760-1793), Jean-Baptiste Kléber, Michel de  Beaupuy (1755-1796), François-Joseph Westermann, Alexis Chalbos, François Muller (1764-1808), Louis Thévenet, dit Danican (1764-1848), et Louis Blosse (né en 1753-1793, mort au cours de la bataille). 

Jean Chouan

Jean Chouan

NOVEMBRE

– Du 20 au 22 : bataille de Dol.

Victoire de l’Armée vendéenne, sous les ordres des généraux Henri de La Rochejaquelein, Jean-Nicolas Stofflet, Antoine-Philippe de la Trémoille, prince de Talmont, et Henri Forestier (1775-1806), face à l’armée républicaine commandée par les généraux  Jean-Antoine Rossignol (1759-1802), Marceau-Desgravier, François-Joseph Westermann, Jean-Baptiste Kléber, François Muller (1764-1808) et Boüin de Marigny (1766-1793).

– Le 28 : Louis Marie Turreau remplace Jean Léchelle (1760-1793).

DÉCEMBRE

Du 12 au 13 : bataille du Mans.

Victoire décisive de l’armée républicaine commandée par Marceau-Desgravier, Jean-Baptiste Kléber, François-Joseph Westermann, François Muller (1764-1808), Jacques Louis François de Tilly (1749-1822), Henri-Pierre Delaage (1766-1840), François Carpantier (1751-1813), face aux forces vendéennes et chouannes placées sous les ordres des chefs Henri de La Rochejaquelein, Stofflet, Antoine-Philippe de la Trémoille, Henri Forestier (1775-1806), Bernard de Marigny, François Jean Hervé Lyrot (1732-1793) et Charles de Beaumont d’Autichamp (1770-1859).

 

Bataille du Mans

Bataille du Mans

– Le 23 : massacres de Savenay. C’est la fin de la « Virée de Galerne ».

Les rescapés de l’Armée royale catholique sont exterminés à Savenay par la « fureur meurtrière » des « Bleus » républicains. Seuls 4 à 5000 survivants réussissent à traverser la Loire, avec à leur tête Henri de La Rochejaquelein et Jean-Nicolas Stofflet. La « virée de Galerne » est terminée.

Savenay, un rendez-vous avec la mort. La défaite du Mans entraîne une débâcle des restes de l’armée des « Blancs ». Entre 15 à 20 000 rescapés de la « Virée de Galerne » essaient par tous les moyens de rentrer dans leurs foyers. Mais leurs ennuis ne sont pas terminés : ils doivent franchir un écueil important, la Loire. L’armée républicaine, commandée par Kléber, Marceau et Westermann, est à leurs trousses. Les Royalistes sont bientôt rejoints à Savenay, près de Nantes. Les ordres des « Bleus » sont précis : ils doivent exterminer tous les contre-révolutionnaires qu’ils trouveront sur leur chemin. Le massacre est sans précédent ; on dénombrera environ 15 000 corps vendéens jonchant le sol ensanglanté de Savenay et des terres environnantes. Seuls 4000 hommes arrivent à prendre la fuite et à échapper au carnage. Ainsi prend fin la période des grandes batailles de Vendée, mais la guerre n’est pas pour autant finie. Ce qui va suivre sera particulièrement atroce, avec les exactions des « colonnes infernales de Turreau » qui vont affronter les forces de Charrette et de Stofflet dans un combat d’anéantissement.

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Pertes vendéennes à Savenay :

– Entre 3000 et 7000 morts au combat ou exécutés sommairement. On dénombrera avant la bataille entre 4000 et 6000 non-combattants (blessés, femmes, enfants…)

– 662 prisonniers seront fusillés, 1679 femmes et enfants prisonniers seront exécutés lors des fusillades et noyades de Nantes.

Pertes républicaines à Savenay:

– On dénombrera 30 morts et 200 blessés.

Lettre adressée au Comité de Salut Public par François-Joseph Westermann, appelé « le boucher des Vendéens » :

« Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m’aviez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé. (…) Mes hussards ont tous à la queue de leurs chevaux des lambeaux d’étendards brigands. Les routes sont semées de cadavres. Il y en a tant que, sur plusieurs endroits, ils font pyramides. On fusille sans cesse à Savenay, car à chaque instant il arrive des brigands qui prétendent se rendre prisonniers. Kléber et Marceau ne sont pas là. Nous ne faisons pas de prisonniers, il faudrait leur donner le pain de la liberté et la pitié n’est pas révolutionnaire. »

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LE « BOUCHER » GUILLOTINE !

A Paris, Danton est arrêté. Seulement quelques jours après avoir exterminé les Vendéens à Savenay, Westermann, son ami, est rappelé dans la capitale et jeté en prison. Tous deux sont accusés d’avoir comploté contre Robespierre et sont condamnés à mort. Westermann est guillotiné le même jour que les Dantonistes.

Lors de son procès, Danton réfute toute liaison criminelle avec Westermann : « On me parle aussi de Westermann, mais je n’ai rien eu de commun avec lui ; je sais qu’à la journée du 10 août, Westermann sortit des Tuileries, tout couvert du sang des royalistes, et moi je disais qu’avec 17 000 hommes, disposés comme j’en aurais donné le plan, on aurait pu sauver la patrie. »

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LE CLIN D’ŒIL !

Étrange comportement de la part de ces hommes robustes et endurcis à la fatigue. Ils redoutent le prêtre et le sorcier, observent une religiosité bienveillante lors des messes et  contemplent avec attention la grande pierre mystérieuse qui se dresse dans les bruyères. Dans un même élan, tous ces braves se rassemblent au son du tocsin. Ils quittent leurs champs, remplissent leurs musettes de pain pour trois ou quatre jours, pas plus, et prennent la route pour aller au combat. Ils portent leurs chapelets autour du cou, arborent un crucifix sur la poitrine ou l’image d’un saint vénéré. Certains cousent sur leurs vêtements un Sacré-Cœur en laine rouge. D’autres décorent leurs chapeaux de cocardes blanches, vertes ou rouges, de papiers de couleurs variées, ou de plumes et de rubans.

Chapeau rabalet des paysans de 1793

Chapeau rabalet des paysans de 1793

Un prisonnier témoin raconte : « Pendant la marche, un morne silence était observé dans toute la colonne ; les soldats portaient leurs chapelets dans leur mains avec leurs armes, et on n’entendait que les prières qui étaient récitées et le chant des hymnes religieux. Tout cela formait un spectacle singulier ».

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