Les guerres de Vendée – Charette de La Contrie

             Dieu le roi                                                                                                     Dieu le roi

LES GUERRES DE VENDÉE

FRANÇOIS ATHANASE CHARRETTE

 DE LA CONTRIE

(1763-1796)

 

 « Combattu souvent, battu parfois, abattu jamais »

 

Charette de La Contrie

Charette de La Contrie

Surnommé « le roi de la Vendée »

 

Drapeau de l'Armée Catholique et Royale de Vendée

Drapeau de l’Armée Catholique et Royale de Vendée

INTRODUCTION

Les insurgés vendéens, sans préparation, sans expérience des armes, se sont tout de suite préoccupés de se choisir des chefs, des meneurs. C’est ainsi que des hommes tels que Cathelineau et Stofflet, issus des couches populaires, font leur apparition sur la scène vendéenne. Mais pour les guider, ce sont avant tout des seigneurs, anciens militaires et généraux, que les paysans du bocage et du pays de Loire sont allés chercher dans leur gentilhommière. Ces commandants de la première heure vont se comporter avec bravoure, et s’illustrer avec panache sur tout le théâtre du conflit, jusqu’à la mort. Nonobstant, ils vont faillir par leur esprit d’indépendance démesuré, par leur inaptitude à trouver un accord au-delà d’un événement, et par de nombreuses insuffisances sur le terrain. Exceptés peut-être Bonchamps, Royrand et Marigny, tous ne possédaient pas les tactiques et les stratégies nécessaires pour mener au combat des masses d’hommes qui venaient se rassembler spontanément autour d’eux. A leur corps défendant, il n’était certes pas facile de conduire des milliers de paysans qui s’en retournaient chez eux une fois la bataille terminée. De toute évidence, la Vendée a souffert de l’absence d’un véritable chef, à la fois militaire et politique. Il lui fallait un coordinateur sachant organiser ses troupes, fixer les orientations, et exploiter les victoires afin d’en tirer le meilleur profit. Il lui manquait un prince de sang, un Condé.

NAISSANCE

François Athanase Charette de La Contrie est un chef des armées vendéennes, placé à la tête de l’armée catholique et royale du Bas-Poitou et du Pays de Retz. Napoléon dira de lui : «  Il laisse percer du génie ». Il naît le 2 mai 1763 au manoir de la Contrie à Couffé, près d’Ancenis (Loire-Atlantique).  Il meurt fusillé à Nantes le 29 mars 1796.

FAMILLE

Issu d’une famille de la petite bourgeoisie, François Athanase Charette de La Contrie, dit « Charrette », est le fils de Michel Louis Charrette (1759-1793), Chevalier, seigneur de La Contrie et de Marie Anne de La Garde de Monjeu (1765-1846). Son père était militaire de carrière, capitaine au régiment de Brissac-Infanterie. Son parrain, Louis Charette de la Gascherie, était alors le doyen du parlement de Bretagne. Un poste déterminant qui permettra à Charrette de suivre des études chez les oratoriens d’Angers avant de s’orienter dans la marine.

Blason de la famille Charette de La Contrie

Blason de la famille Charette de La Contrie

JEUNESSE

– En 1779 : Charrette a 16 ans lorsqu’il choisit d’entrer à l’école des Gardes de la Marine ; il est « aspirant garde ». Il navigue, va aux Antilles, et participe à la campagne contre l’Angleterre lors de la guerre d’Indépendance américaine. Il sert alors sous le commandement de Jean Guillaume Toussaint Picquet de La Motte (1720-1791) et de l’amiral Luc Urbain du Bouexic, comte de Guichen (1712-1790). Il parcourt ainsi les mers de 1780 à 1790, faisant la police en méditerranée à bord de la corvette la Belette.

– En 1787 : il a 24 ans lorsqu’il obtient le grade de lieutenant de vaisseau. Charrette compte déjà 11 campagnes à son palmarès, dont certaines en Amérique. Il est ensuite envoyé en mer du Nord, en Russie, puis part combattre les Barbaresques. Enfin, il lutte contre les Grecs aux côtés des Ottomans.

– En 1789 : la Révolution française le surprend à Toulon où son navire est désarmé. Il décide d’abandonner le métier de marin qu’il considère « désormais sans avenir ». Il demande un congé, puis donne sa démission et émigre… Il séjourne quelques temps à Coblence avant de revenir au bercail pour s’installer dans son logis, à La Garnache, au manoir dit La Vieille Fonteclose.

– Le 25 mai 1790, Charette se marie et épouse à Naoned, Marie-Angélique Josnet de La

Charette de La ContrieDoussetière (1749-1821), de 14 ans son aînée. C’est la veuve de son cousin Louis Charrette. Là, il s’y ennuie, multiplie les infidélités, fréquente les bals et les fêtes villageoises et s’adonne à des parties de chasse.

– En 1792, le 10 août, on le retrouve aux Tuileries, avec Lescure et La Rochejaquelein, où il prend part à la défense de la famille royale. Il échappe de peu au carnage mais il est arrêté sur le chemin du retour à Angers. Il ne devra son salut et sa libération qu’à l’intervention de Dumouriez (1739-1823).

 

Prise des Tuileries

Prise des Tuileries

– En mars 1793 : la Vendée est en ébullition, et Charrette ne s’en préoccupe guère. Il faut attendre ce 14 mars, où des paysans envahissent son jardin et viennent le chercher dans son manoir de La Vieille Fonteclose, à La Garnache ; ils lui demandent d’être leur chef. Il affronte la meute révoltée armée de piques et de fusils de chasse en prononçant ces mots : « Soit, mais je commande et l’on m’obéit! ».

 

 

Charrette, dont l’autorité sera un temps contestée par d’autres chefs, notamment par Louis Guérin (1766-1795), ne s’imposera pas d’emblée comme le chef militaire de sa région. D’abord centré sur Machecoul, il étendra peu à peu son commandement au pays de Retz, pour enfin diriger tout le Bas-Poitou. D’un naturel très gai, il possède « la manière » avec ses soldats. Il leur en demande beaucoup, car ce jeune chef sans-soucis et homme de réjouissances peut être dur envers lui-même. Napoléon a dit que chez Charrette perçait « l’étincelle du génie ». Un génie, certes, mais qui n’est pas reconnu par tous. D’aucuns lui reprochent son instruction ordinaire, son parler incorrect, et ses lettres remplies de fautes de français. Cependant, en ces temps mouvementés, l’on pouvait gravir les échelons de la hiérarchie sans pour autant maîtriser l’orthographe. On constatera plus tard que ce sera le cas pour plusieurs maréchaux d’Empire, lesquels savaient à peine rédiger un courrier. Mais ce n’est pas là l’essentiel ; si Charette n’a pas eu durant la guerre les préférences des autres grands chefs vendéens, c’est surtout à cause de son indépendance et son obstination à faire cavalier seul. Il lui faudra trois mois avant de collaborer et de s’unir aux autres forces vendéennes pour attaquer Nantes (le 29 juin 1793). Ce fait d’arme demeurera sans lendemain ; dès lors il se retire dans son « marais breton », et rechigne à en sortir. Il ressent l’attachement de ses hommes à leur terre et refuse toute campagne de grande envergure à l’extérieur de son sol. C’est la raison pour laquelle il ne participera pas à la catastrophique « virée de Galerne ». Désormais il se retrouve seul face aux armées de la République. Dès janvier 1794, il va démontrer toute sa puissance et devenir le « héros de la Vendée ».

 

PRINCIPAUX CHEFS HISTORIQUES VENDÉENS :

  1. Jacques Cathelineau (1759-1793).
  2. Maurice Gigost d’Elbée (né en 1752-fusillé le 9 janvier1794).
  3. Charles de Bonchamps (1760-1793).
  4. François Athanase Charette de La Contrie (né en 1763-fusillé le 29 mars 1796).
  5. Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein (1772-1794).
  6. Louis-Marie de Salgues, marquis de Lescure (1766-1793).
  7. Jean-Nicolas Stofflet (né en 1753-fusillé le 25 février 1796).
  8. Antoine-Philippe de la Trémoille, prince de Talmont (né en 1765-guillotiné le 27 janvier 1794).
  9. Gaspard Augustin René Bernard de Marigny (1754-1794).

 

 

Dieu le roi

PRINCIPAUX COMMANDANTS RÉPUBLICAINS :

  1. Jean Baptiste Camille de Canclaux (1740-1817).
  2. Jean-Michel Beysser (né en 1753- guillotiné le 13 avril 1794).
  3. Jean François Berruyer (1741-1804).
  4. Armand-Louis Gontaut, duc de Biron (né en 1747-guillotiné le 31 décembre 1793).
  5. Alexis François Chalbos (1736-1803).
  6. Jean-Baptiste Kléber (1753-1800).
  7. François Séverin Marceau-Desgraviers (1769-1796).
  8. François Nicolas Benoit Haxo (1749-1794).
  9. François-Joseph Westermann (né en 1751- guillotiné le5 avril 1794).
  10. Antoine-Joseph Santerre (1752-1809).
  11. Louis Marie Turreau de Lignières, dit Turreau de Garambouville (1756-1816).
  12. Louis Lazare Hoche (1768-1797).

 

 

 

 

 index

FAITS D’ARMES ET PARTICIPATION

AUX BATAILLES

1793

MARS

– Du 2 au 4 : premières émeutes à Cholet (Maine-et-Loire). 

– Le 10 mars : Insurrection à Machecoul.

Des « braises » à Machecoul ! La Vendée est en ébullition. Le 24 février, la Convention décrète la levée en masse d’hommes valides pour aller faire la guerre aux frontières de l’Est. C’est ce facteur déclenchant qui va mettre le feu aux poudres dans toute la région. Lorsque les patriotes, vêtus de bleus, viennent à Machecoul pour assurer leur mission et procéder au tirage au sort, la population, furieuse, les reçoit à coup de fourches. L’émeute se transforme rapidement en un combat entre paysans et représentants républicains de la Convention (les « Bleus »). En quelques jours les rebellions vont s’enchaîner, et plusieurs villages tels que Chemillé, Saint-Florent-le-Vieil, ou encore Tiffauges, s’insurgent. Déjà les premiers morts tombent, lynchés par la furia populaire.

– Du 11 au 12 : 1er soulèvement de Beauvoir. Création du Tribunal révolutionnaire, échauffourées à St Florent le Vieil.

– Le 11 : les insurgés prennent Machecoul (Loire-Inférieure) et massacrent la population. C’est le début historique de la Guerre de Vendée. Jacques Cathelineau prend la tête des Vendéens.

Massacre de Machecoul

Massacre de Machecoul

– Le 12 : soulèvement dans les Mauges (St Florent le Vieil).

– Le 13 : les « Blancs » prennent Saint-Fulgent, Beaupréau, Mortagne, et Montaigu. La division de Cholet et de Baupréau totalise 9000 hommes sous le commandement du général Maurice Gigost d’Elbée.

Chute de Cholet ! L’armée vendéenne, qui est devenue « Armée catholique et royale », se donne comme chef Jacques Cathelineau. Avec ce général à son image, simple colporteur et sacristain de Pin-en-Mauges, le soulèvement vendéen va commencer par une succession de victoires. Cette armée de paysans réussit à s’emparer de Cholet, puis va progresser en direction de Chalonnes-sur-Loire (au sud d’Angers), pour se diriger sur Thouars. Désormais nanti du titre de « généralissime », Cathelineau va organiser ses forces avec, à ses côtés, des militaires nobles tels que La Rochejaquelein, François Athanase Charette de La Contrie, ou Maurice Gigost d’Elbée.

 – Le 27 : 2ème bataille de Pornic.

Victoire de l’Armée vendéenne commandée par François Athanase Charette de La Contrie, Louis-François Charles Ripault de La Cathelinière (1768-1795) et Louis Joseph Guérin (1766-1795), face à l’armée républicaine dirigée par le Commandant Babain, et les capitaines  Coueffé et Albine.

Deuxième bataille de Pornic

Deuxième bataille de Pornic

AVRIL

– Le 13 : bataille de Challans.

Victoire de l’armée républicaine commandée par le général de brigade Henri François Maurille de Boulard (1746-1793), face aux forces vendéennes placées sous les ordres de Charette de La Contrie et de Jean-Baptiste Joly (1750/1760-1796).

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– Le 15 : bataille de Saint-Gervais.

Victoire de l’armée républicaine commandée par le général de brigade Henri François Maurille de Boulard (1746-1793), face aux forces vendéennes placées sous les ordres de Charette de La Contrie et de Jean-Baptiste Joly (1750/1760-1796).

– Le 22 : 2ème bataille de Machecoul.

Victoire de l’armée républicaine commandée par le général Jean-Michel Beysser, face aux forces vendéennes placées sous les ordres de Charette de La Contrie et de René François Souchu (qui sera capturé, et décapité à la hache le 25 avril, sur ordre du  général Beysser).

– Le 30 :1ère bataille de Legé.

Victoire de l’armée vendéenne commandée par Charette de La Contrie, face aux forces républicaines placées sous les ordres de l’adjudant-général Gabriel Boisguyon (1763-1793).

MAI

Le 15 : bataille de Palluau.

Victoire de l’armée républicaine commandée par le général de brigade Henri François Maurille de Boulard (1746-1793), face aux forces vendéennes placées sous les ordres de Charette de La Contrie, de Jean-Baptiste Joly (1750/1760-1796) et de Jean-René-François-Nicolas Savin (né en 1765-mort fusillé le 29 mars 1796).

JUIN

– Le 11 : 3ème bataille  de Machecoul.

Victoire de l’Armée vendéenne commandée par François Athanase Charette de La Contrie, Louis-François Charles Ripault de La Cathelinière (1768-1795), Jean-Baptiste Joly (1750/1760-1796), et par Jean-René-François-Nicolas Savin (né en 1765-mort fusillé le 29 mars 1796), face aux forces républicaines placées sous les ordres de l’adjudant-général Gabriel Boisguyon (1763-1793).

– Le 29 : bataille de Nantes.

Défaite des « Blancs » de l’Armée catholique et royale à Nantes. Jacques Cathelineau est gravement blessé ; il mourra des suites de ses blessures le 14 juillet 1793. Cet échec des « Blancs » marque un tournant crucial dans l’Histoire du soulèvement vendéen.

Siège de Nantes 1793

Siège de Nantes 1793

« Le siège de Nantes est peut-être l’événement militaire le plus important de notre Révolution. Peut-être les destinées de la République étaient-elles attachées à la résistance de cette ville. » Cité par Louis Marie Turreau de Lignières, dit Turreau de Garambouville (1756-1816).

 

Général Turreau Louis Marie

Général Turreau Louis Marie

Victoire des forces républicaines placées sous les ordres de René-Gaston Baco de la Chapelle (1751-1800, maire de Nantes au moment de l’assaut vendéen), de Jean Baptiste Camille de Canclaux et de Jean-Michel Beysser, face à l’Armée catholique et royale commandée par Jacques Cathelineau, Charette de La Contrie, Charles de Bonchamps, d’Elbée, Stofflet, François Jean Hervé Lyrot (1732-1793) et Antoine-Philippe de la Trémoille, prince de Talmont.

Résistance à Nantes ! Après la chute d’Angers, Jacques Cathelineau et l’Armée Catholique Royale atteignent les portes de Nantes. Mais la population résiste. Elle a pris le parti de se défendre et attend résolument l’affrontement. Répartis au nord et au sud de la cité, les 30 000 soldats des colonnes vendéennes vont devoir se battre contre 12 000 citadins prêts à en découdre. Les Nantais, mieux organisés bien qu’en infériorité numérique, parviendront à repousser les royalistes, qui abandonneront la bataille et feront retraite. Le grand chef Jacques Catelineau est blessé au cours de l’assaut ; il mourra le 14 juillet suivant. Cette bataille marque le tournant de la guerre, et la progression des vendéens est momentanément ralentie. Certes les « Blancs » subissent un échec cuisant, mais à Paris l’on prend conscience du poids de la menace. Dans la capitale, à la Convention, dorénavant dirigée par Robespierre « l’incorruptible », l’on réfléchit sérieusement à la riposte.

 

– Le 12 : Jacques Cathelineau est élu premier généralissime des insurgés vendéens.

JUILLET

– Le 14 : mort de Jacques Cathelineau.

– Le 19 : l’armée nomme d’Elbée généralissime ; on attendait Charles de Bonchamps et c’est d’Elbée qui est élu. Aussitôt, il quadrille la Vendée en quatre divisions. Chacune a son territoire et son chef.

DIVISION GÉNÉRAL ADJOINT
L’Anjou Charles de Bonchamps Charles-Marie d’Autichamp
Le Poitou Louis-Marie Lescure La Rochejaquelein
Le Centre Charles de Royrand Chevalier de Cumont
La Basse Vendée Guy Joseph de Donissan Charrette de La Contrie

D’Elbée confie à Poirier de Beauvais : « Je ne suis pas à ma place ; il est un autre homme qu’on aurait dû faire généralissime et toutes nos affaires eussent prospéré !… Il faut être obéi, et je ne le suis pas. C’est là, n’en doutez pas, le vrai motif pour lequel on n’a pas nommé Monsieur de Bonchamps. On est convaincu qu’il est plus militaire que je ne le suis, mais aussi qu’il a plus de fermeté, et qu’avec moi l’on fera ce que l’on voudra, parce qu’on suppose que je n’irai point sévir contre des gens qui marquent par leur naissance, leurs propriétés et leur influence. Oui, si Monsieur de Bonchamps était à ma place tout irait bien ; dans ce cas, je me ferais honneur d’être son aide de camp ».

AOÛT

Le 14 : 3ème bataille de Luçon.

Défaite des forces vendéennes placées sous les ordres des chefs La Rochejaquelein, d’Elbée, Lescure, Gaspard de Marigny, Jean-Baptiste Joly (né en 1750 ou 1760-mort en 1796),Charrette de La Contrie, Antoine-Philippe de la Trémoille et Charles Augustin de Royrand (1731-1793),face aux forces républicaines commandées par le général Augustin Tuncq (1746-1800).

SEPTEMBRE

Après la victoire de Chantonnay(le 5 septembre, remportée par les « Blancs), d’Elbée est reconduit comme généralissime. Il n’obtient pas toutes les faveurs de ses condisciples mais reste cependant le chef de l’armée. Il procède à un nouveau remaniement de ses forces.

DIVISION GÉNÉRAL
L’Anjou et le Poitou Maurice Gigost d’Elbée
Pays de Retz et Marais François Athanase Charrette de La Contrie
De la Loire à Saumur Charles de Bonchamps
Les Mauges Henri du Vergier de La Rochejaquelein
Le Nord Deux-Sèvres Louis-Marie de Salgues Lescure
Le bocage vendéen Charles de Royrand
La cavalerie Antoine Philippe de la Trémoile,Talmont
Major général Jean-Nicolas Stofflet

– Le 19 : bataille de Torfou-Tiffauges.

Victoire des forces de l’Armée catholique et royale commandée par les généraux d’Elbée, Lescure, Charrette de La Contrie, Charles Augustin de Royrand (1731-1793) et Charles de Bonchamps, face à l’armée républicaine placée sous les ordres des généraux Jean-Baptiste Kléber, Louis Antoine Vimeux (1737-1814), Boüin de Marigny (1766-1793), Jean Baptiste Camille de Canclaux, et Jean Baptiste Annibal Aubert du Bayet (1757-1797).

Bataille de Torfou Tiffauge

Bataille de Torfou Tiffauge

– Le 21 : bataille de Montaigu.

Victoire de l’armée vendéenne commandée par Louis de Lescure, François Athanase Charette de La Contrie et Jean-Baptiste Joly (né en 1750 ou 1760-mort en 1796), face aux forces républicaines dirigées par Jean-Michel Beysser.

– Le 22 : bataille de Saint-Fulgent.

Victoire des forces vendéennes commandées par Louis de Lescure, François Athanase Charette de La Contrie et Jean-Baptiste Joly (né en 1750 ou 1760-mort en 1796), face aux forces républicaines dirigées par Jean Quirin de Mieszkowski (1744-1819).

OCTOBRE

– Le 12 : 1ère bataille de Noirmoutier.

Victoire des forces vendéennes commandées par François Athanase Charette de La Contrie, face à l’armée républicaine placé sous les ordres de Jean-Conrad Wieland (1754-1794).

DÉCEMBRE

– Le 6 : bataille de l’Île de Bouin.

Victoire des forces républicaines commandées par le général Nicolas Louis Jordy (1758-1825), face aux troupes vendéennes placées sous les ordres de François Athanase Charette de La Contrie.

1794

JANVIER

– Le 11 : bataille de Gralas.

Victoire de l’armée républicaine placée sous les ordres des généraux Dominique Joba (1759-1809), et Georges Joseph Dufour (1758-1820), face aux troupes vendéennes commandées par François Athanase Charette de La Contrie, Jean-Baptiste Joly (né en 1750 ou 1760-mort en 1796), et Jean-Baptiste René de Couëtus (1743-1796).

Envoyé en parlementaire auprès du général Pierre Guillaume Gratien, Jean-Baptiste René de Couëtus estreçu à coups de baïonnette par des soldats républicains le 28 décembre 1795 ; il meurt des suites de ses blessures le 4 janvier 1796 ; il avait 52 ans.

 

FÉVRIER

– Le 9 : 3ème bataille de Legé.

Prise de Legé par les vendéens, placés sous les ordres de Charette de La Contrie, de Sapinaud de La Rairie (1760-1829) et de Jean-Baptiste Joly (1750/1760-1796), face aux forces républicaines commandées par le capitaine Ducasse, 5ème colonne du général Nicolas Haxo.

Vue de Legé

Vue de Legé

– Le 10 : bataille de Saint-Colombin.

Victoire de l’armée républicaine placée sous les ordres du général Florent Joseph Duquesnoy (1761-1801), face aux forces vendéennes commandées par Charette de La Contrie, et Sapinaud de La Rairie (1760-1829).

MARS

– Début de la Chouannerie.

En Vendée militaire, les rescapés des massacres perpétrés par les « Bleus » de la République contre les insurgés vendéens et les populations civiles tentent de se réorganiser, et de lutter contre les colonnes infernales de Louis Marie Turreau de Lignières. Au nord de la Loire, une révolte armée voit le jour. Ce mouvement réunit des Chouans, des chefs impliqués dans les révoltes paysannes de mars 1793, des soldats déserteurs, et les quelques survivants de la Virée de Galerne. C’est la Chouannerie ! L’insurrection naît dans une zone délimitée par la Mayenne et l’Ille-et-Vilaine, aux abords de Fougères, Vitré et Laval. Structuré en petits groupes de combattants, le conflit prend l’aspect d’une « guérilla ». Ces bandes armées ont pour chefs Jean Chouan (1757-1794), Aimé Casimir Marie Picquet du Boisguy (1776-1839) et Jean-Louis Treton (1770-1795), appelé « jambe d’argent ». Contraints à évoluer dans la clandestinité, ces hommes se savent condamnés à une mort assurée en cas de capture. Nombreux sont ceux qui, animés par la haine suite à l’extermination de toutes leurs familles, crient vengeance.

– Le 21 : bataille de Clouzeau

Victoire des forces vendéennes placées sous les ordres de Charette de La Contrie, Jean-

Baptiste Joly (1750/1760-1796),et Louis Joseph Guérin (1766-1795), face aux troupes républicaines commandées par le général Nicolas Haxo. Ce dernier sera tué lors du combat.

 

Mort d'Haxo

Mort d’Haxo

AVRIL

– Le 7 : 2èmebataille de Challans.

Victoire des troupes républicaines, commandées par le général suisse au service de la France Jacques Dutruy (1762-1836), face aux forces vendéennes placées sous les ordres de Charette de La Contrie, et de Jean-René-François-Nicolas Savin (1765-1796).

– Le 19 : bataille de Moutiers-les-Mauxfaits.

Victoire des forces royalistes commandées par François-Athanase Charette de La Contrie.

Le bourg patriote de Moutiers-les-Mauxfaits, épargné par les colonnes infernales de Turreau, est mis à sac. Des habitants sont massacrés et des femmes violées. Une fois investi, le bourg est abandonné.

Moutiers les Mauxfaits

Moutiers les Mauxfaits

 

Pierre-Suzanne Lucas de la Championnière (1769-1828), chef vendéen dans l’armée de Charrette, écrit : « Beaucoup de nos soldats étaient devenus libertins, comme on l’est dans le métier : des femmes furent poursuivies. » Au total, 80 soldats républicains seront tués et 92 patriotes massacrés.

– Le 22 : pacte de Jallais.

Charette de La Contrie, Jean-Nicolas Stofflet, Charles Sapinaud de La Rairie, et Bernard de Marigny ne pouvant choisir un généralissime, ils conviennent de se prêter mutuellement assistance. Cet accord sera fatal à Marigny. Il sera destitué pour être arrivé trop tard à la bataille de Chaudron-en-Mauges ; vexé il regagne le Haut-Poitou. Le 29, il sera condamné à mort par un conseil de guerre vendéen, et sera fusillé le 10 juillet à Combrand (Deux-Sèvres), par les hommes de Jean-Nicolas Stofflet.

– Le 24 : bataille de Chaudron-en-Mauges.

Bataille indécise entre les forces vendéennes commandées par François-Athanase Charette de La Contrie, Jean-Nicolas Stofflet et Charles Sapinaud de La Rairie (1760-1829), face aux troupes républicaines de l’adjudant-général Dusirat.

JUIN

– Le 6 : 3ème bataille de Challans.

Victoire de l’armée républicaine placée sous les ordres de Jean Baptiste Boussard (1758-1795), face aux forces vendéennes commandées parFrançois-Athanase Charette de La Contrie, Jean-Nicolas Stofflet, Charles Sapinaud de La Rairie (1760-1829) et Louis Joseph Guérin (1766-1795).

– Le 28 : un projet de constitution civile et militaire des régions insurgées, inspiré par l’abbé Bernier, est soumis par Jean-Nicolas Stofflet à des délégués vendéens, qui l’adoptent.

JUILLET

– Le 10 : Bernard de Marigny est fusillé par les hommes de Jean-Nicolas Stofflet.

– Le 18 : mort de Jean Chouan (1757-1794).

Jean Chouan

Jean Chouan

SEPTEMBRE

– Le 8 : bataille de la Roullière.

Victoire des forces vendéennes commandées par François-Athanase Charette de La Contrie, face à l’armée républicaine placée sous les ordres du général Maximilien Henri Nicolas Jacob (1765-1796).

OCTOBRE

Le 7 : Jean-Nicolas Stofflet crée 6 millions de monnaie remboursable à la paix ; il est désavoué par François-Athanase Charette de La Contrie.

-Le 14 : bataille de Fréligné.

Victoire des troupes vendéennes commandées par François-Athanase Charette de La Contrie, face aux forces républicaines placées sous les ordres du chef de brigade Prat et du lieutenant-colonel  Albert Mermet (tous les deux tués au court de la bataille).

DÉCEMBRE

– Le 2 : la Convention décrète l’amnistie.

– Le 6 : rupture officielle de François-Athanase Charette de La Contrie et de Jean-Nicolas Stofflet.

1795

FÉVRIER

– Le 17 (29 pluviôse an III) : signature du Traité de la Jaunaye entre Charrette et Hoche.

Traité de la Jaunaye. Une fois terminée la période des colonnes infernales de Turreau (parfaite représentation de la politique de la Terreur voulue par l’Incorruptible), la Vendée souffle un peu. Le calme semble être à présent revenu. Suite au traité de paix de la Jaunaye, la guerre semble avoir pris fin. Pourtant, si cet accord de paix, censé mettre un terme au conflit qui oppose la jeune république aux Vendéens et aux Chouans, est négocié par Charrette de La Contrie, il est rejeté par Jean-Nicolas Stofflet. La liberté de culte est restaurée en Vendée ; les habitants sont exemptés de la conscription, et le traité décrète l’amnistie des insurgés. Nonobstant, il semble que la guerre de Vendée ne soit toutefois pas finie…

– Le 21 (3 ventôse an III) : rétablissement de la liberté du culte en France. Remise en activité des églises qui n’ont pas été réquisitionnées comme biens nationaux.

MARS

– Le 4 : Stofflet accuse Charrette de trahison envers la Vendée.

JUIN

– Le 8 : mort du jeune Louis XVII au Temple.

– Le 23 : débarquement des Immigrés à Quiberon ; ils sont rejoints  par 5000 Chouans.

 

Le débarquement de Quiberon. Alors que la Convention essaie de briser au maximum l’insurrection royaliste, voilà que la contre-révolution, venue d’Angleterre, pose le pied au cœur de la Bretagne. Ce sont essentiellement des émigrés, revêtus de l’uniforme anglais, qui accourent au secours des insurgés pour rétablir la monarchie. Immédiatement les Chouans, déterminés, les rallient. Les forces de Charrette de La Contrie et de Jean-Nicolas Stofflet sont trop éloignées du débarquement et ne peuvent les rejoindre. Une fois le débarquement effectué, tous deux résilient l’un après l’autre les accords de paix qu’ils ont signés chacun distinctement. Cependant l’armée des émigrés, mal préparée, minée par les divisions, et après une courte progression, ne fera pas le poids face aux forces républicaines. En quelques jours la débâcle est consommée ; elle est repoussée et vaincue par les « Bleus ».

 

– Le 25 : bataille de Quiberon. « Les Blancs » tentent de rembarquer sur les plages de Port-Haliguen (Quiberon) ; 750 insurgés royalistes sont fusillés.

Charrette, le combattant ! Encouragé par le débarquement des émigrés, Charrette de La Contrie reprend les armes. Il abroge le traité de la Jaunaye, et décide de poursuivre le combat. Malgré la déroute de Quiberon, il va continuer la lutte jusqu’à sa capture et son exécution un an plus tard, le 29 mars 1796.

– Le 26 : Charrette dénonce officiellement le Pacte de la Jaunaye.

– Du 27 juin au 21 juillet : massacre des royalistes dans la presqu’île de Quiberon.

– Le 28 : bataille de Beaulieu-sous-la-Roche.

 Une colonne républicaine est anéantie dans une embuscade, tendue par les forces vendéennes commandées par les chefs « Blancs » Charrette de La Contrie et Louis Joseph Guérin (1766-1795).

JUILLET

 – Le 21 : Louis Lazare Hoche fait échec à la tentative de débarquement des émigrés (royalistes) et des Britanniques à Quiberon.

Louis Lazare Hoche

Louis Lazare Hoche

AOÛT

 – Le 9 : Massacre de Belleville-sur-vie.

 En représailles aux exécutions de prisonniers émigrés et Chouans, fusillés après la bataille de Quiberon, le général Charrette de La Contrie ordonne la mise à mort de 200 à 400 prisonniers de guerre républicains.

– Du 11 au 13 : bataille de Saint-Jean-de-Monts.

 Victoire des forces vendéennes placées sous les ordres de Charrette de La Contrie, face aux troupes républicaines commandées par le capitaine républicain Valentin François (1763-1822).

– Le 16 : lors de la réunion du Conseil royaliste au château de Grand’ville, à Grand–Champ, Georges Cadoudal (né le 1er janvier 1771- mort guillotiné le 25 juin 1804) est nommé major général de l’armée catholique et royale du Morbihan.

– Le 26 : le général républicain Lazare Hoche succède au général Jean Antoine Rossignol (1759-1802) et prend le commandement de l’armée des Côtes de Brest.

– Du 26 août au 21 novembre : Expédition de l’île d’Yeu.

SEPTEMBRE

Le 25 : bataille de Saint-Cyr-en-Talmondais.

Victoire des forces républicaines dirigées par le général Henri-Pierre Delaage (1766-1840), face  aux forces vendéennes commandées par Charrette de La Contrie et Louis Joseph Guérin (né en 1766- tué lors de la bataille).

OCTOBRE

– Le 2 octobre : le comte d’Artois, futur Charles X, débarque à l’île d’Yeu.

Charles X comte d'Artois

Charles X comte d’Artois

La flotte britannique (environ 60 navires) fut retardée par le mauvais temps et n’appareilla de Portsmouth que le 23 août. Le comte d’Artois était radieux ; il écrivit une missive à François de Charrette en ces termes : « Me voici enfin près de vous, Monsieur, et si le ciel le permet, notre réunion va combler nos désirs mutuels ».

– Le 26 : la Convention cède sa place au Directoire.

NOVEMBRE

– Le 8 : bataille de Mouilleron-le-Captif.

Victoire des forces républicaines du général Charles-François Raoul (1759-1824), qui mettent en déroute, près de Le Poiré-sur-Vie, une troupe de l’armée de Charrette de La Contrie, alors en train d’attaquer un convoi.

– Le 27 : bataille de Saint-Denis-la-Chevasse.

Victoire des forces républicaines face aux troupes vendéennes commandées par Charrette de La Contrie.

DÉCEMBRE

– Le 2 : le piège se referme autour de Charrette de La Contrie. Lazare Hoche le traque et le bat aux Trois-Moutons. Le chef vendéen est forcé de se réfugier dans les bois de Belleville.

– Le 4 : bataille du camp de l’Oie.

Victoire des forces vendéennes commandées par Charrette de La Contrie et Jean-Baptiste René de Couëtus (1743-1796), qui prennent d’assaut le camp fortifié républicain. Faute de soutien et avec l’arrivée de renforts ennemis, ils seront obligés de l’abandonner le jour même.

– Le 5 : bataille du bois du Détroit.

Victoire des forces républicaines, qui repoussent une embuscade tendue par les troupes de Charrette de La Contrie dans les bois du détroit, entre Saint-Martin-des-Noyers et La Ferrière.

1796

JANVIER

– Le 15 : bataille de La Bruffière.

Victoire des troupes républicaines du général Jean-Pierre Travot, face aux forces vendéennes commandées par Charrette de La Contrie.

-Le 26 : sur ordre du comte d’Artois, futur Charles X, Jean-Nicolas Stofflet reprend les armes.

FÉVRIER

– Le 23 : Stofflet est capturé à la Poitevinière (Maine-et-Loire).

– Le 21 : bataille de la Bégaudière.

Victoire des troupes républicaines du général Jean-Pierre Travot, face aux forces vendéennes commandées par Charrette de La Contrie.

-Le 25 : Stofflet est fusillé à Angers. Charles de Beaumont d’Autichamp (1770-1889) et Henri Forestier (1775-1806) lui succèdent.

-Le 28 : bataille de La Chauvière.

Victoire des troupes républicaines du général Jean-Pierre Travot, face aux forces vendéennes commandées par Charrette de La Contrie.

Jean-Pierre Travot

Jean-Pierre Travot

MARS

– Le 25 : bataille de la Guyonnière

Charrette de La Contrie est capturé par le général Jean-Pierre Travot dans les bois de la Chabotterie. Charette est touché à la tête et à la main gauche ; il s’effondre, presque inconscient.

« Es-tu Charette ?

– Oui, c’est moi. Où est ton commandant ?

– Je suis le commandant.

– Tu es Travot ?

– Je le suis.

– À la bonne heure ; c’est à toi que je voulais me rendre. » Puis il lui tend son épée.

Capture de Charette à La Guyonnière

Capture de Charette à La Guyonnière

Une croix a été érigée à l’emplacement de la capture de Charrette dans le Bois de la Chabotterie.

– Le 29 : Charrette de La Contrie est fusillé à Nantes.

Exécution de Charette

Exécution de Charette

Exécution de Charrette. Quatre jours après sa capture, François Athanase Charette de La Contrie est exécuté. Ce chef vendéen, haut en couleur, peut-être le plus célèbre de tous, avait décidé, aux premières heures du débarquement des émigrés à Quiberon, de continuer le combat. Sa mise à mort par les Républicains, le 29 mars, fait suite à celle de Jean-Nicolas Stofflet le 25 février, et vient parachever toute résistance belliciste armée en Vendée. Nonobstant quelques troubles disséminés subsisteront.

Dieu le roi

Dieu le roi

« […] Il y eut deux Vendée la Grande qui faisait la guerre des forêts, la Petite qui faisait la guerre des buissons ; là est la nuance qui sépare Charette de Jean Chouan. La Petite Vendée était naïve, la Grande était corrompue ; la Petite valait mieux. Charette fut fait marquis, lieutenant-général des armées du roi et grand-croix de Saint-Louis ; Jean Chouan resta Jean Chouan. Charette confine au bandit, Jean Chouan au paladin… La Rochejaquelein n’est qu’Achille, Jean Chouan est Protée. […] » Victor Hugo, de son roman Quatrevingt-Treize, tome II, page 112-113.

LE CLIN D’ŒIL !

Étrange comportement de la part de ces hommes robustes et endurcis à la fatigue. Ils redoutent le prêtre et le sorcier, observent une religiosité bienveillante lors des messes et  contemplent avec attention la grande pierre mystérieuse qui se dresse dans les bruyères. Dans un même élan, tous ces braves se rassemblent au son du tocsin. Ils quittent leurs champs, remplissent leurs musettes de pain pour trois ou quatre jours, pas plus, et prennent la route pour aller au combat. Ils portent leurs chapelets autour du cou, arborent un crucifix sur la poitrine ou l’image d’un saint vénéré. Certains cousent sur leurs vêtements un Sacré-Cœur en laine rouge. D’autres décorent leurs chapeaux de cocardes blanches, vertes ou rouges, de papiers de couleurs variées, ou de plumes et de rubans.

Chapeau rabalet des paysans de 1793

Chapeau rabalet des paysans de 1793

Un prisonnier témoin raconte : « Pendant la marche, un morne silence était observé dans toute la colonne ; les soldats portaient leurs chapelets dans leur mains avec leurs armes, et on n’entendait que les prières qui étaient récitées et le chant des hymnes religieux. Tout cela formait un spectacle singulier ».

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