Les guerres de Vendée – Jacques Cathelineau

                                                                                                                 

LES GUERRES DE VENDÉE

JACQUES CATHELINEAU

(1759-1793).

Jacques Cathelineau

Jacques Cathelineau

« Le Saint de l’Anjou »

 

Drapeau de l'Armée Catholique et Royale de Vendée

Drapeau de l’Armée Catholique et Royale de Vendée

 

INTRODUCTION

Les insurgés vendéens, sans préparation, sans expérience des armes, se sont tout de suite préoccupés de se choisir des chefs, des meneurs. C’est ainsi que des hommes tels que Cathelineau et Stofflet, issus des couches populaires, font leur apparition sur la scène vendéenne. Mais pour les guider, ce sont avant tout des seigneurs, anciens militaires et généraux, que les paysans du bocage et du pays de Loire sont allés chercher dans leur gentilhommière. Ces commandants de la première heure vont se comporter avec bravoure, et s’illustrer avec panache sur tout le théâtre du conflit, jusqu’à la mort. Nonobstant, ils vont faillir par leur esprit d’indépendance démesuré, par leur inaptitude à trouver un accord au-delà d’un événement, et par de nombreuses insuffisances sur le terrain. Exceptés peut-être Bonchamps, Royrand et Marigny, tous ne possédaient pas les tactiques et les stratégies nécessaires pour mener au combat des masses d’hommes qui venaient se rassembler spontanément autour d’eux. A leur corps défendant, il n’était certes pas facile de conduire des milliers de paysans qui s’en retournaient chez eux une fois la bataille terminée. De toute évidence, la Vendée a souffert de l’absence d’un véritable chef, à la fois militaire et politique. Il lui fallait un coordinateur sachant organiser ses troupes, fixer les orientations, et exploiter les victoires afin d’en tirer le meilleur profit. Il lui manquait un prince de sang, un Condé.

Cathelineau sollicité par les Vendéens pour être leur chef

Cathelineau sollicité par les Vendéens pour être leur chef

NAISSANCE

Jacques Cathelineau, le « Saint d’Anjou », naît le 5 janvier 1759 au Pin-en-Mauges (Maine-et-Loire), dans l’ancienne province d’Anjou. Il meurt le 14 juillet 1793 à Saint-Florent-le-Vieil (Maine-et-Loire). Le 9 juin 1793, il deviendra le premier généralissime de l’insurrection vendéenne. Le 29 juin suivant il sera blessé lors de la bataille de Nantes, et décèdera des suites de ses blessures le 14 juillet.

JEUNESSE

Jacques naît dans une famille roturière et très croyante. Son père, Jean Cathelineau, était tailleur de pierres l’été et tisserand l’hiver. En 1756, il épouse Perrine Hudon ; de cette union naîtront quatre garçons et une fille. Il est le deuxième d’une fratrie de cinq enfants. Son père est aussi le sacristain du prêtre de la commune. C’est ce qui va lui permettre d’acquérir des droits inaccessibles aux petites gens de son rang, comme par exemple apposer sa signature sur des registres paroissiaux. C’est dans cet environnement très pieux, entre le presbytère et sa maison, que le jeune Jacques va baigner durant sa jeunesse. 

Dieu le roi

Dieu le roi

SES FRÈRES ET SŒURS

– Jean (né en 1756, mort à Savenay le 23 décembre 1793).

– Jacques (né en 1759, mort à Nantes le 14 juillet 1793).

– Marie Jeanne (née en 1761, surnommée « Jeannic »).

– Pierre Joseph (né en 1767, mort à Cholet en mars 1794).

– Joseph (né en 1772, guillotiné le 27 mars 1793).

La Guerre de Vendée exterminera la famille Cathelineau ; les quatre frères de « Jeannic » disparaîtront dans la tourmente.

UNE ENFANCE TRÈS PIEUSE…

Tout jeune, Jacques est placé chez l’abbé Yves Michel Marchais, curé de la Chapelle-du-Genêt ; ce prêtre jouissait d’une grande renommée dans les Mauges. C’est pendant cette période, auprès du clerc, qu’il s’imprègnera de l’enseignement spirituel. Le prêtre, qui a remarqué l’intelligence du bambin et sa vivacité d’esprit, lui fait transmettre quelque instruction, de l’éducation ; l’on prétend même qu’il lui a inculqué le latin. Fort de cet atout inaccessible en temps normal pour le petit peuple, Jacques va donc acquérir une éducation meilleure que celle réservée aux jeunes gens de sa condition.

En ce temps là, dans la campagne des Mauges, l’instruction était réservée aux fils de notables. L’école n’existait pas au Pin, et mettre son enfant dans une pension coûtait trop cher aux gens du petit peuple. Lorsque le curé s’apercevait qu’un enfant était talentueux, il le formait aux choses religieuses en échange de menus travaux. A n’en pas douter, le jeune Cathelineau devait être très brillant, puisque le prêtre offrit à Jean Cathelineau, son père, d’envoyer son jeune fils parfaire son instruction au presbytère de la chapelle du Genêt.

MARIAGE

En 1777, le 4 février, Jacques Cathelineau encore mineur, prend pour épouse Louise Godin, qui est plus âgée que lui de neuf ans. De cette union naîtront onze enfants, dont cinq mourront dans leur première année. Lors du déclenchement des hostilités en Vendée, il exerce la profession de colporteur et de voiturier. Cette profession lui donne un contact permanent avec ses semblables, et lui apprend à communiquer avec les foules. Comme il maîtrise l’écriture, il est souvent sollicité par ses congénères : on l’admire pour son jugement, son sens de la justice, son altruisme, et on le fait mander comme médiateur dans les disputes de familles.

« Tout le monde l’adorait », rapporte Mme de La Rochejaquelein. On l’écoute et on le suit.

De taille vigoureuse, il a un visage allongé et la chevelure noire. Sa foi est immense. Lors des offices religieux il est reconnu à sa belle voix d’orateur, et s’adresse aux habitants du pays afin de leur faire partager sa répugnance envers les profanateurs de la religion et de l’Église.  L’on prétend même qu’il pourrait devenir chantre à la cathédrale.

LE FEU AUX POUDRES !

Le 24 février 1793, la Convention décrète la levée en masse de 300 000 hommes. Sa condition d’homme marié et de père de famille lui évite d’être concerné par la conscription. Aussi, il n’est pas informé de l’insurrection qui se produit à Machecoul le 10 mars 1793.

Des « braises » à Machecoul ! La Vendée est en ébullition. Le 24 février, la Convention décrète la levée en masse d’hommes valides pour aller faire la guerre aux frontières de l’Est. C’est ce facteur déclenchant qui va mettre le feu aux poudres dans toute la région. Lorsque les patriotes, vêtus de bleus, viennent à Machecoul pour assurer leur mission et procéder au tirage au sort, la population, furieuse, les reçoit à coup de fourches. L’émeute se transforme rapidement en un combat entre paysans et représentants républicains de la Convention (les « Bleus »). En quelques jours les rebellions vont s’enchaîner, et plusieurs villages tels que Chemillé, Saint-Florent-le-Vieil, ou encore Tiffauges, s’insurgent. Déjà les premiers morts tombent, lynchés par la furia populaire.

Massacre de Machecoul

Massacre de Machecoul

Ce jour-là, Jacques est chez lui, pétrissant le pain pour ses enfants. Soudain surgit dans sa demeure son cousin Jean Blon. Ce dernier, essoufflé, encore sous le coup de l’émotion, lui apporte de terribles nouvelles. L’ex-caporal Perdriaut, voiturier comme lui et marchand de tabac à la Poitevinière, a rameuté, voici deux jours, les hommes de son village et se dirige sur Jallais pour donner l’assaut au poste républicain. Immédiatement, Cathelineau comprend où est son devoir et se saisit de l’événement. Est-il conscient, à ce moment-là, de l’ampleur de la tâche à accomplir qui sera la sienne ?

Il enlève le surplus de pâte qu’il a sur les mains, prend ses vêtements et ses armes pour aller rejoindre les émeutiers.

« Vois ces pauvres enfants, lui crie sa femme en se jetant éperdument à son cou, que vont-ils devenir ?

– Aie confiance, répond-il, Dieu pour qui je vais combattre en aura soin. »

Il rassemble une vingtaine d’hommes sur la place du village et les exhorte à le suivre.

Son père spirituel et apologue, le curé Cantiteau raconte : « chaque mot qu’il prononce est comme un trait enflammé qui pénètre les cœurs ; il est impossible de l’entendre sans entrer dans ses sentiments ; sa voix est comme un feu qui électrise tous ses auditeurs. Sans balancer, sans hésiter, ils se joignent à lui. Ils vont d’abord à l’église ou Cathelineau s’offre à Dieu en holocauste. A ceux qui ne peuvent combattre mais qui l’ont suivi, il dit :

– Vous qui ne pouvez combattre, priez pour le succès de nos armes. »

Sur son chemin, il arrache un drapeau tricolore qu’il foule aux pieds. Il place à sa boutonnière un Sacré-Cœur et met un chapelet autour de son cou. Enfin, empoignant son pistolet, il le dirige vers le ciel et fait feu : la Guerre Sainte peut alors commencer…

La petite troupe conduite par Cathelineau, forte à son départ de 27 hommes, grossit à vue d’œil. « Plus que les ruisseaux du pays après l’orage ». Bientôt l’on en compte 500 ; l’âme de la « Grande armée catholique et royale » est en train de naître.

Dieu le roi

Dieu le roi

PRINCIPAUX CHEFS HISTORIQUES VENDÉENS  :

  1. Jacques Cathelineau (1759-1793).
  2. Maurice Gigost d’Elbée (né en 1752- fusillé le 9 janvier1794).  
  3. Charles de Bonchamps (1760-1793).
  4. François Athanase Charette de La Contrie (né en 1763- fusillé le 29 mars 1796).
  5. Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein (1772-1794).
  6. Louis-Marie de Salgues, marquis de Lescure (1766-1793).
  7. Jean-Nicolas Stofflet (né en 1753- fusillé le 25 février 1796).
  8. Antoine-Philippe de la Trémoille, prince de Talmont (né en 1765-guillotiné le 27 janvier1794).
  9. Gaspard Augustin René Bernard de Marigny (1754-1794).

 

 

Dieu le roi

Dieu le roi

PRINCIPAUX COMMANDANTS RÉPUBLICAINS :

  1. Jean Baptiste Camille de Canclaux (1740-1817).
  2. Jean-Michel Beysser (né en 1753- guillotiné le 13 avril 1794).
  3. Jean François Berruyer (1741-1804).
  4. Armand-Louis Gontaut, duc de Biron (né en 1747-guillotiné le 31 décembre 1793).
  5. Alexis François Chalbos (1736-1803).
  6. Jean-Baptiste Kléber (1753-1800).
  7. François Séverin Marceau-Desgraviers (1769-1796).
  8. François Nicolas Benoit Haxo (1749-1794).
  9. François-Joseph Westermann (né en 1751- guillotiné le 5 avril 1794).
  10. Antoine-Joseph Santerre (1752-1809).
  11. Louis Marie Turreau de Lignières, dit Turreau de Garambouville (1756-1816).
  12. Louis Lazare Hoche (1768-1797).

 

 

 

CHRONOLOGIE DES ÉVÉNEMENTS

DE MACHECOUL A LA MORT  DU « SAINT D’ANJOU »

 

PARTICIPATION AUX BATAILLES ET FAITS D’ARMES

MARS

– Le 13 : Bataille de Jallais.

Victoire des forces insurgées royalistes dirigées par Jacques Cathelineau et Jean Perdriau (1746-1793), face aux troupes patriotes du capitaine Bernard.

– Le 14 : bataille de Chemillé.

Victoire des forces insurgées vendéennes, les « Blancs », menées par Jacques Cathelineau, face aux troupes républicaines, les « Bleus ».

– Le 15 : prise de Cholet (1ère bataille de Chollet).

Victoire des « Blancs » de Jean-Nicolas Stofflet qui ont fait alliance avec Jacques Cathelineau. Ils s’emparent aussi de Jallais, Chemillé, Challans, et de La Roche-sur-Yon.

Chute de Cholet ! L’Armée vendéenne, qui est devenue « Armée catholique et royale », se donne comme chef Jacques Cathelineau. Avec ce général à son image, simple colporteur et sacristain de Pin-en-Mauges, le soulèvement vendéen va commencer par une succession de victoires. Cette armée de paysans réussit à s’emparer de Cholet, puis va progresser en direction de Chalonnes-sur-Loire (au sud d’Angers), pour se diriger sur Thouars. Désormais nanti du titre de « généralissime », Cathelineau va organiser ses forces avec, à ses côtés, des militaires nobles tels que La Rochejaquelein, François Athanase Charette de La Contrie, ou Maurice Gigost d’Elbée.

– Le 16 : combats de Coron.

Déroute républicaine ; les « Blancs » s’emparent de Vihiers. Commandés par Jacques Cathelineau, les insurgés royalistes vendéens s’emparent d’un canon, qui deviendra leur mascotte sous le nom de Marie-Jeanne.

AVRIL

– Le 11 : affrontement de Saint-Pierre de Chemillé, le « grand choc ».

Victoire des « Blancs » de d’Elbée et de Cathelineau sur les « Bleus » de  Jean François Berruyer et de Charles François Duhoux d’Hauterive (1736-1799).

D'Elbée protégrant les soldats républicains après la bataille de Chemillé.

D’Elbée protégeant les soldats républicains après la bataille de Chemillé.

– Le 19 : bataille de Vezins.

 Victoire des forces vendéennes placées sous les ordres de Maurice Gigost d’Elbée, de Charles de Bonchamps, de Jacques Cathelineau, et d’Henri de La Rochejaquelein, face aux troupes républicaines commandées par François Leigonyer (1740-1807).

MAI

– Le 5 : prise de Thouars.

Victoire des « Blancs » commandés par Jacques Cathelineau, Charles de Bonchamps, Henri de La Rochejaquelein, et Louis de Lescure. La ville était défendue par l’armée des « Bleus » de Pierre Quétineau (né en 1756-guillotiné le 17 mars 1794). Les villes de Bressuire et de Parthenay sont investies par les Vendéens.

Chute de Thouars ! En avançant le long de la Loire, les insurgés vendéens passent près d’Angers, mais progressent aussi plus au sud, et le 5 mai s’emparent de Thouars. Puis, le 25 mai, ce sera au tour de Fontenay-le- Comte de chuter. Mais leur marche en avant vers l’est a atteint son point extrême, et l’Armée Catholique Royale ne franchira guère la ligne Saumur-Thouars-Parthenay.

– Le 16 : 1ère bataille de Fontenay le Comte.

Victoire républicaine du général révolutionnaire Alexis François Chalbos, face à l’armée insurgée des « Blancs » commandée par Jacques Cathelineau, La Rochejaquelein, Lescure, d’Elbée, Stofflet, et Gaspard de Marigny.

– le 25 : 2ème bataille de Fontenay le Comte. La rébellion, partie des Mauges, se répand dans le sud de l’actuelle Vendée. La ville de Fontenay le Comte, commune d’importance dans la région, est prise par les « Blancs ».

Victoire des Vendéens, commandés par Lescure, Jacques Cathelineau, Bonchamps, La Rochejaquelein, Stofflet et Gaspard de Marigny, face aux forces républicaines placées sous les ordres des généraux républicains Alexis François Chalbos et  Jean-Baptiste Nouvion (1753-1825).

 

Général Jean Baptiste Nouvion

Général Jean Baptiste Nouvion

JUIN

– Le 7 : bataille de Doué.

Début juin, les forces Vendéennes lancent une offensive sur Saumur. Sur leur itinéraire ils s’emparent de Doué-la-Fontaine et Montreuil- Bellay.

Victoire des forces vendéennes, placées sous les ordres des généraux Jacques Cathelineau, La Rochejaquelein, Lescure, Stofflet, Jacques-Nicolas de Fleuriot de La Freulière (1738-1824), Jean-Baptiste-Louis-Étienne de Dommaigné (1749-1793) et Gaspard de Marigny, face aux troupes républicaines (les Bleus), placées sous les ordres de François Leigonyer (1740-1807).  

 

Jean-Louis de Dommaigné

Jean-Louis de Dommaigné

Chute de Saumur ! Le 9 juin, l’armée des « Blancs » s’empare de Saumur. C’est alors qu’il est décidé de franchir la Loire. Jusque là, la marche en avant des insurgés vendéens avait eu pour limite le nord du grand fleuve, alors qu’au sud elle avait atteint Fontenay-le-Comte. Les chefs délibèrent alors : est-il préférable de prolonger leur contrôle sur tout l’Ouest, ou bien faut-il remonter le cours de la Loire en direction de Tours, puis marcher sur Paris ? Finalement, ce sera Nantes ! Mais si Angers tombera sans trop de difficultés, il n’en sera pas de même pour Nantes, qui s’accrochera solidement et résistera aux Vendéens.

– Le 9 : bataille de Saumur. La ville est prise d’assaut par les forces vendéennes de l’Armée catholique et royale.

Victoire des forces vendéennes, les « Blancs », commandées par Jacques Cathelineau, La Rochejaquelein, Lescure, Stofflet, Jacques-Nicolas de Fleuriot de La Freulière (1738-1824), Jean-Baptiste-Louis-Étienne de Dommaigné (1749-1793) et Gaspard de Marigny, face aux troupes républicaines placées sous les ordres des généraux républicains « Bleus » de Jacques-François de Menou, baron de Boussay (1750-1810), Charles François Duhoux d’Hauterive (1736-1799), Antoine-Joseph Santerre (1752-1809), Louis-Alexandre Berthier (1753-1815), et Guy Coustard de Saint-Lo (1752-1825).

– Le 12 : Jacques Cathelineau est élu premier généralissime des insurgés vendéens.

– Le 29 : bataille de Nantes.

Défaite des « Blancs » de l’Armée catholique et royale à Nantes. Jacques Cathelineau est gravement blessé ; il mourra des suites de ses blessures le 14 juillet 1793. Cet échec des « Blancs » marque un tournant crucial dans l’Histoire du soulèvement vendéen.

Siège de Nantes 1793

Siège de Nantes 1793

« Le siège de Nantes est peut-être l’événement militaire le plus important de notre Révolution. Peut-être les destinées de la République étaient-elles attachées à la résistance de cette ville. » Cité par Louis Marie Turreau de Lignières, dit Turreau de Garambouville (1756-1816).

 

Général Turreau Louis Marie

Général Turreau Louis Marie

Victoire des forces républicaines placées sous les ordres de René-Gaston Baco de la Chapelle (1751-1800, maire de Nantes au moment de l’assaut vendéen), de  Jean Baptiste Camille de Canclaux et de Jean-Michel Beysser, face à l’Armée catholique et royale commandée par Jacques Cathelineau, Charette de La Contrie, Charles de Bonchamps, d’Elbée, Stofflet, François Jean Hervé Lyrot (1732-1793) et Antoine-Philippe de la Trémoille, prince de Talmont.

Résistance à Nantes ! Après la chute d’Angers, Jacques Cathelineau et l’Armée Catholique Royale atteignent les portes de Nantes. Mais la population résiste. Elle a pris le parti de se défendre et attend résolument l’affrontement. Répartis au nord et au sud de la cité, les 30 000 soldats des colonnes vendéennes vont devoir se battre contre 12 000 citadins prêts à en découdre. Les Nantais, mieux organisés bien qu’en infériorité numérique, parviendront à repousser les royalistes, qui abandonneront la bataille et feront retraite. Le grand chef Jacques Catelineau est blessé au cours de l’assaut ; il mourra le 14 juillet suivant. Cette bataille marque le tournant de la guerre, et la progression des vendéens est momentanément ralentie. Certes les « Blancs » subissent un échec cuisant, mais à Paris l’on prend conscience du poids de la menace. Dans la capitale, à la Convention, dorénavant dirigée par Robespierre « l’incorruptible », l’on réfléchit sérieusement à la riposte.

JUILLET

–  Le 14 : mort de Jacques Cathelineau.

Blessé au cours de la bataille de Nantes, Jacques Cathelineau meurt des suites de ses blessures le 14 juillet 1793 à Saint-Florent-le-Vieil. Ce généralissime d’origine modeste va laisser un grand vide parmi la troupe. Pour l’heure, les paysans vendéens ignorent sa disparition. Sa mort sera tue un certain temps…

 

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