Jean II le Bon, de son avènement à sa mort

LA GUERRE DE CENT ANS

De 1337 à 1453

Blason du royaume d’Angleterre

Blason du royaume de France

LES VALOIS DIRECTS

Armes des rois de France

JEAN II LE BON,

DE SON AVÈNEMENT A SA MORT

Jean II le Bon

CATASTROPHES ET DÉSASTRES

 

JEAN II LE BON

Blason du royaume de France

Jean II, dit « le Bon », naît le 26 avril 1319 au château du Gué de Maulny du Mans, et meurt à Londres le 8 avril 1364. Il était le fils du roi Philippe VI et de Jeanne de Bourgogne. Il fut roi de France de 1350 à 1364, et le deuxième souverain issu de la maison capétienne de Valois. Il est sacré roi de France le 26 septembre 1350. Son règne sera marqué par la crise de la féodalité, par les cinglantes défaites du début de la guerre de Cent Ans, et par la grande peste de 1348.

Le 19 septembre 1356, Jean le Bon est battu et fait prisonnier à la bataille de Poitiers

Le 19 septembre 1356, Jean le Bon est battu et fait prisonnier à la bataille de Poitiers.

CHRONOLOGIE

1348-1349

La « peste noire », venue d’Orient par des bateaux italiens, déferle sur toute la France ; puis l’Angleterre est touchée à son tour. L’épidémie décime respectivement entre le huitième et le tiers de la population de chacun des pays. Elle brouille toute forme d’activité ; la société féodale est complètement désorganisée.

La trêve, conclue en 1347, sera plusieurs fois prolongée.

1350

Le 1er août

Philippe VI meurt. Son fils, Jean II le Bon, qui a livré bataille dans le sud-ouest de la France sans succès, lui succède. Jean II le Bon (c’est-à-dire le « brave ») devient roi.

1351

GUERRE DE SUCCESSION DE BRETAGNE

En 1341, une nouvelle cause de querelles entre les deux royaumes voit le jour lorsque le duc de Bretagne Jean III meurt. La succession de ce dernier cause un nouveau « casus belli » entre les deux monarchies. Son demi-frère, Jean de Montfort, sollicite l’aide d’Édouard III contre Charles de Blois, un autre héritier à l’héritage. Ce dernier, soutenu par Philippe VI, est l’époux d’une nièce du défunt duc Jean.

Le duc de Bretagne Jean III, n’ayant pas voulu régler sa succession de son vivant, va déclencher un problème successoral et une guerre sanglante qui durera 23 ans : la guerre de Succession de Bretagne.

Au printemps

La guerre reprend, composée de campagnes irrégulières et discontinues. Quelques affrontements sans envergures permettent à l’occasion de redorer le blason chevaleresque. Comme par exemple le « combat des Trente », qui fut un sanglant tournoi livré à Ploëmel, en Bretagne. Ce terrible face à face opposa un nombre égal de chevaliers de chaque camp.

Le combat des Trente fut un événement de la guerre de Succession de Bretagne, qui se déroula le 26 ou 27 mars 1351 sur le territoire actuel de la commune de Guillac (Morbihan), entre Josselin et Ploërmel, près du « chêne de la lande de Mi-Voie ».

À la suite d’un défi lancé par Jean IV de Beaumanoir, un tournoi est organisé entre trente partisans de Charles de Blois et trente partisans de Jean III de Montfort. La victoire échoira dans le camp français de Charles de Blois.

1353-1354

Pourparlers et négociations ont lieu à Guines, près de Calais. Les prétentions et revendications territoriales d’Édouard III sont jugées irrecevables par les émissaires français.

1355

En automne

L’héritier au trône d’Angleterre, Édouard II de Woodstock (prince de Galles, plus connu sous le nom de prince Noir à cause de la couleur de son armure), débarque sur le sol de France pour y mener campagne, et chevauche à travers le Languedoc.

1356

Le 5 avril

Jean II le Bon entre soudainement au château de Rouen où festoient son fils aîné, le duc de Normandie (le futur Charles V), et un parent, Charles le Mauvais (roi de Navarre).

Charles V le Sage

Il emprisonne ce dernier dont il redoute les intrigues. Dorénavant, pour la Navarre, la vengeance passe par une alliance avec l’Angleterre.

Charles II de Navarre (dit « Charles le Mauvais ») naît à Évreux le 10 octobre 1332, et meurt à Pampelune 1er janvier 1387. Il est roi de Navarre de 1349 à 1387, et comte

Louis X, le Hutin

d’Évreux de 1343 à 1378.

Il est le fils de Philippe III, comte d’Évreux, et de Jeanne II, reine de Navarre (fille du roi de France et de Navarre, Louis X le Hutin).

La reine Jeanne II de Navarre

En 1328, Jeanne de Navarre ne peut toujours pas revendiquer la couronne, qui sera attribuée à Philippe VI de Valois (le descendant le plus direct par les mâles, mais qui n’est que cousin de Louis X).

Mais les premiers Valois sont confrontés à la crise économique, sociale et politique, qui conduit à la Guerre de Cent Ans. Dès le début des hostilités, ils vont accumuler les défaites face à la supériorité tactique des Anglais, et se discréditer.

Charles II de Navarre, dit  » Charles le Mauvais »

Charles de Navarre n’aura de cesse de satisfaire son ambition, et d’essayer de profiter de la déstabilisation du royaume pour faire valoir sa légitimité sur le trône de France.

Le 19 septembre

Jean II le Bon attaque près de Poitiers l’armée anglaise, commandée par le Prince Noir, qui tente de se diriger vers le nord.

Les Anglais, malgré leur infériorité numérique et un rapport de forces désavantageux, battent l’armée française. Le roi Jean II le Bon est capturé, fait prisonnier, et incarcéré à Bordeaux, avec tous les honneurs dus à son rang. A cet instant, le trône de France échoit au Dauphin, le duc de Normandie, Charles, alors âgé de 18 ans.

1356-1364 – LE DAUPHIN CHARLES ASSURE LA RÉGENCE

1356

En automne, le 17 octobre

A l’instigation du Dauphin Charles, les états généraux sont réunis à Paris. Le nouveau Régent va leur demander de voter la levée d’un impôt exceptionnel. Sous la direction d’Étienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, les bourgeois exercent une place de choix. Ils revendiquent et exigent des réformes qui doivent leur permettre d’imposer leur contrôle sur la monarchie.

ÉTIENNE MARCEL

Étienne Marcel naît entre 1302 et 1310, et meurt à Paris le 31 juillet 1358. Il fut prévôt des marchands de Paris sous le règne de Jean II le Bon. C’était un personnage issu du grand patriciat urbain (groupe social possédant le pouvoir, les privilèges et les richesses urbaines au Moyen Âge).

Proche du pouvoir, il s’illustrera en défendant les petits artisans et compagnons qui formaient la majorité des citadins. En 1357, il prend la tête du mouvement réformateur, et cherche à établir une monarchie française contrôlée en défiant le pouvoir royal, exercé par le dauphin Charles, futur Charles V.

Assassinat d’Étienne Marcel

Sa participation comme délégué du tiers état lui permettra de jouer un rôle de premier plan au cours des états généraux successifs de 1355, 1356 et 1357 (qui devaient régler le paiement de la rançon du roi Jean).

1357

En mars

Le Dauphin Charles accepte quelques-unes des réformes, consignées dans la « Grande Ordonnance » mais place la monarchie sous tutelle.

La Grande Ordonnance de 1357 est une tentative, menée par Étienne Marcel, d’imposer un contrôle sur la monarchie française, en particulier en matière fiscale et monétaire.

Une nouvelle trêve est décidée pour une durée de deux ans.

En avril

Jean II le Bon quitte Bordeaux pour Londres. Le Valois aura une captivité digne de son rang, avec à sa disposition une nombreuse domesticité.

Les conditions d’incarcération de Jean II le Bon sont royales : il est logé avec sa cour, composée de plusieurs centaines de personnes (des proches capturés avec lui à Poitiers, et d’autres venus de leur plein gré), il jouit d’une liberté de circulation en Angleterre, et d’un hébergement à l’hôtel de Savoie…

En novembre

Charles le Mauvais est accueilli à Paris par les partisans d’Étienne Marcel.

1358

En mars

Le Dauphin prend le titre de régent et s’enfuit de Paris ; il veut s’assurer de la fidélité de la noblesse et des villes d’Île-de-France. Il s’apprête à revenir en force.

En été  

Étienne Marcel, en accord avec Charles le Mauvais, ouvre les portes de la capitale aux Anglais. Mais il prend ainsi ses distances avec le peuple, qui se soulève. Étienne Marcel est assassiné dans la nuit du 31 juillet au 1er août par les bourgeois parisiens, qui lui reprochent d’être allé trop loin dans l’opposition à la monarchie, et l’accusent d’avoir voulu livrer la ville aux Anglais.

1359

A Paris, les délégués réunis aux États Généraux refusent le traité que le roi Jean le Bon vient de signer à Londres, et qui cède aux Anglais le tiers du territoire.

1360

Les négociations de paix s’effectuent à Brétigny, près de Chartres. A l’issue du traité, l’Angleterre reçoit le duché d’Aquitaine et Calais. La rançon pour la libération du roi Jean le Bon est fixée à trois millions d’écus ; une somme colossale pour l’époque.

Le 24 octobre

Le Valois est libéré. Pour revenir sur le sol français, il passe par Calais où il ratifie les préliminaires de Brétigny. Comme garantie de sa loyauté concernant la bonne exécution du traité, il laisse des otages en Angleterre.

1364

Jean le Bon meurt à Londres. Son fils Charles V lui succède.

 

Sources :

Mes photos

Photos publique Facebook

Les rois de France des Éditions Atlas (Valois directs).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Bourgeois_de_Calais

https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Cent_Ans

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_II_le_Bon

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_II_de_Navarre

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_V_le_Sage

 

 

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1 réponse

  1. 29 mai 2022

    […] Lire : Jean II le Bon, catastrophes et désastres. […]

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