« Vincere o morire sul Piave », il fiume dell inferno
« VINCERE O MORIRE » SUL PIAVE,
IL FIUME DELL’INFERNO…


Royaume d’Italie
CONTEXTE HISTORIQUE
L’expression « vaincre ou mourir sur le Piave » fait référence à la résistance de l’armée italienne sur le fleuve Piave pendant la Première Guerre Mondiale, en particulier lors de la décisive bataille du Solstice en juin 1918. Le commandement italien avait alors érigé en devoir sacré de tenir la position jusqu’au sacrifice suprême.

Emmanuel-Philibert de Savoie (1869-1931)
En 1917, sur le front italien, après la terrible défaite de Caporetto, le fleuve Piave devient la ligne de défense ultime de l’Italie. Il sera souvent surnommé la « Marne italienne ».
Le général Luigi Cadorna, puis son successeur Armando Diaz, ordonnent aux soldats de se battre avec la devise « vincere o morire » (vaincre ou mourir) pour repousser l’offensive austro-hongroise.
En juin 1918, lors de la bataille du Solstice l’armée italienne parvient à bloquer l’ultime assaut ennemi au prix de pertes immenses, stoppant ainsi son recul et amorçant la volte-face vers la victoire finale.

DIXIÈME BATAILLE DE L’ISONZO
(Du 10 mai au 8 juin 1917)
C’est une opération militaire entre l’armée italienne et l’armée austro-hongroise, qui se déroula entre le 10 mai et le 8 juin 1917.
Après 9 offensives en 18 mois, le chef d’état-major italien Luigi Cadorna décide de lancer une 10ème attaque. L’objectif est multiple : briser et percer les défenses ennemies à l’est de la ville de Gorizia, capturer le plateau du Carso, et ouvrir la voie vers le port de Trieste.

Cette bataille est celle de la dernière chance pour les Italiens : les troupes austro-hongroises étant affaiblies, laminées par cette guerre d’usure, l’Allemagne envisage d’intervenir à leur secours.
Pour les Italiens, les pertes subies sont énormes, la rupture du front ennemi n’est toujours pas effectuée, et les remplacements deviennent difficiles. D’autant qu’en vertu des accords interalliés, il leur faut soulager le front occidental français en immobilisant les forces des Empires Centraux.
De leur côté, les Britanniques et les Français sont décidés à leur venir en aide en cas d’urgence ; mais uniquement si l’Allemagne aide massivement les Austro-Hongrois. Pour se rendre compte de la situation sur le front alpin, Nivelle envoie, au début de l’année de 1917, Ferdinand Foch rencontrer Cadorna. Il faut mettre sur pied un plan d’urgence afin de répondre à toute éventualité.
Ce plan sera finalisé et accepté à la fin octobre 1917 ; mais il sera trop tard pour venir en aide aux Italiens et éviter le désastre de Caporetto (lors de la douzième bataille de l’Isonzo).
Le Haut-Commandement français demande au général Cadorna de lancer une offensive générale dans le secteur de l’Isonzo, afin de la coordonner avec leur offensive sur l’Aisne, commencée en avril 1917.
Le 10 mai 1917, comme convenu, Cadorna entreprend la dixième bataille de l’Isonzo.

FORCES EN PRÉSENCE
POUR LES AUSTRO-HONGROIS

Drapeau de la monarchie des Habsbourg
Face à la supériorité numérique italienne, la défense Austro-Hongroise repose sur une structure unifiée très efficace : ils déploient 14 divisions, 210 bataillons, 200 000 hommes, et 1 400 pièce d’artillerie.
Les commandants :
– Feldmarschall Svetozar Borojević von Bojna (13 décembre 1856 – 23 mai 1920).
C’est le commandant en chef du front ; il est surnommé le « Lion de l’Isonzo ». Ce feld-maréchal d’origine serbo-croate est le grand tacticien défensif de l’Autriche-Hongrie. Sa gestion des réserves et son sens du timing vont permettre de stopper l’élan italien et de mener la contre-offensive victorieuse de « Flondar ».
– Archiduc Eugène d’Autriche (Commandant du front Sud-Ouest). Il est membre de la famille impériale. Il supervise l’ensemble du théâtre d’opérations face à l’Italie, et valide le transfert crucial de divisions depuis le front de l’Est pour appuyer Boroević.

POUR LES ITALIENS

Les Italiens déploient 38 divisions, 430 bataillons, 400 000 hommes, et 3 800 pièces d’artillerie.
Les commandants :
– Luigi Cadorna (1850-1928).
C’est le chef d’état-major général de l’armée italienne. Partisan acharné des assauts frontaux massifs, il orchestre toute la planification stratégique depuis son quartier général.
– Général Luigi Capello (2ème Armée).
Il commande les forces italiennes dans le secteur nord (Gorizia et Plava). C’est son armée qui réussira à s’emparer temporairement des hauteurs stratégiques du « Mont Kuk » et du « Mont Vodice ».
– Prince Emmanuel-Philibert de Savoie, Duc d’Aoste (3ème Armée).
Il commande le secteur sud (plateau du Carso). Surnommé le « Duc invaincu », il mène l’offensive en direction de Trieste et subit de plein fouet la violence de la contre-attaque ennemie.

DÉROULEMENT DE LA BATAILLE

Soldats Alpini sur le Piave
L’offensive se décompose en deux objectifs majeurs :
1 – Le premier est de parvenir à effectuer une percée sur la ville de Trieste en traversant le plateau Karsique, au sud-est de Gorizia, sur un front de 40 kilomètres.
2 – Le second objectif est la conquête du « Mont Saint-Gabriel », donnant accès à la « Vallée de Vipava » (vallée située dans la région de Primorska, en Slovénie) et ouvrant ainsi une seconde voie pour conquérir Trieste.
– L’assaut italien (du 10 au 28 mai) :
Le 10 mai 1917, l’artillerie italienne déclenche un bombardement massif des positions austro-hongroises. L’infanterie parvient à avancer au prix de très lourdes pertes, et s’empare temporairement du secteur de « Kuk-Vodice » tout en s’approchant du « Mont Hermada ».
Après 2 jours et demi de bombardements sur le secteur de « Tolmino » (qui s’étale jusqu’à la mer Adriatique), les Italiens donnent l’assaut près de « Gorizia » ; le front austro-hongrois est percé dans le sud de la ville.
Fin mai, l’armée italienne a atteint la ville côtière de « Duino », et ne se trouve qu’à une quinzaine de kilomètres de Trieste.
Les Italiens réussissent à capturer temporairement plusieurs positions du Haut plateau Karsique, près de « Monfalcone », mais échouent en voulant prendre le « Mont Ermada ».
Ils établissent et défendent une tête de pont au nord de Gorizia, entre le « Monte Santo » et « Zagora ».
Des combats ont également lieu dans le nord des Alpes juliennes, contre les positions fortifiées austro-hongroises du col de « Vršič » et du col de « Moistrocca ».
– La contre-attaque austro-hongroise (du 3 au 8 juin) :
Le 3 juin, les forces Austro-Hongroises du général Boroević lancent une contre-offensive fulgurante (notamment à Flondar), repoussent les Italiens, et reprennent la quasi-totalité du terrain perdu lors des combats.
Le 8 juin, Cardona décide d’arrêter l’offensive.

BILAN ET PERTES
La bataille est l’une des plus sanglantes du front italien, caractérisée par une guerre d’usure impitoyable dans un terrain montagneux difficile.
POUR LES AUSTRO-HONGROIS

Bien que retranchées, les troupes austro-hongroises ont payé un tribut très lourd pour contenir les vagues d’assaut et mener leurs contre-attaques. Elles comptent environ 75 000 à 85 000 hors de combat :

Soldats Austro-Hongrois observant depuis le sommet d’une montagne
– 7 300 morts, et 45 000 blessés.
– environ 23 400 hommes disparus ou prisonniers (dont une grande partie capturée par les Italiens durant la première phase de l’offensive).
POUR LES ITALIENS

L’armée italienne a subi le choc principal en tentant de percer des lignes fortifiées en hauteur. Elle déplore environ 157 000 hommes hors de combat :

Nous avons fait le ménage ou nettoyage en dialecte piémontais
– 36 000 morts tués au combat ou morts des suites de leurs blessures, et 96 000 blessés.
– environ 25 000 hommes disparus ou prisonniers (capturés en grande partie lors de la contre-offensive austro-hongroise à Flondar).
Le bilan humain de la dixième bataille de l’Isonzo (mai-juin 1917) est l’un des plus lourds du front italien. Les combats rapprochés, le relief rocheux du Carso (qui projetait des éclats de pierre meurtriers lors des bombardements), et la chaleur étouffante expliquent ces chiffres effroyables.
L’impact moral : cet échec coûteux, sans gain territorial significatif, brise profondément le moral des troupes italiennes, ouvrant la voie à des vagues de mutineries et de désertions. Cadorna rejette la faute sur les politiciens, et commence immédiatement à planifier la onzième bataille de l’Isonzo.

Capello degli Alpini
CONSÉQUENCES SANITAIRES ET MORALES
La saturation des services médicaux : les services de santé des deux camps ont été, en moins de trois semaines, totalement submergés par l’afflux de blessés.
Le choc psychologique : le coefficient de pertes par rapport au terrain conquis (presque nul) a brisé le moral italien. C’est à la suite de cette bataille que le commandement italien commencera à faire face à des refus d’obéissance massifs.

Le Piave est devenu à jamais connu comme la rivière qui a sauvé l’Italie.
LE DÉSESPOIR DES SOLDATS DE LA LANDWEHR …
Voici quelques extraits authentiques et représentatifs, traduits de lettres, de carnets de notes et de rapports de censure concernant les soldats austro-hongrois sur le front italien en 1918. Ils mettent en lumière la faim, le désespoir et l’effondrement moral face à la rudesse des combats sur le Piave.
Les conditions de vie et le froid dans les cimes : les soldats racontent la dureté de la haute altitude, la neige et la glace, qui rendent chaque déplacement presque impossible.
Le feu : les écrits témoignent de la pluie d’obus sur le karst rocailleux de l’Isonzo, transformant la pierre en redoutables éclats mortels.
Le délaissement et le silence : les lettres expriment le long silence des attentes entre deux assauts, loin des familles, ainsi que la solidarité forte au sein des bataillons alpins.
Les thèmes récurrents :
– la souffrance physique face au manque de ravitaillement et aux engelures.
– le sentiment d’un sacrifice immense lors des vaines tentatives de percée des batailles de l‘Isonzo.
– la résignation ou l’exaltation héroïque face à la mort omniprésente sur les crêtes alpines.
LETTRES DE COMBATTANTS AUSTRO-HONGROIS
Certains passages et textes sont traduits de l’Allemand et arrangés pour une meilleure lecture

Autriche-Hongrie
1- L’obsession de la faim et le dénuement logistique.
Le manque de nourriture fragilise le corps et l’esprit des troupes. Cette détresse alimentaire s’exprime cruellement dans les correspondances destinées aux familles :
Lettre d’un soldat hongrois à sa famille (printemps 1918) :
« Ne m’envoyez pas de vêtements, envoyez-moi du pain, n’importe quoi à manger, ou je vais mourir de faim avant de recevoir une balle. Nous n’avons rien reçu d’autre qu’une soupe à l’eau claire avec quelques morceaux de navet depuis trois jours. »
Extrait du carnet de bord d’un sous-officier autrichien (mai 1918) :
« Les hommes sont d’une maigreur effrayante. Hier, deux soldats de ma compagnie se sont évanouis pendant l’inspection, simplement d’épuisement. Quand le ravitaillement arrive, le pain est si moisi qu’il est vert, mais nous le mangeons quand même. Nous guettons les champs de maïs de l’autre côté de la ligne comme si c’était la terre promise. »
2- L’enfer de la bataille du Solstice (Juin 1918).
L’offensive de juin 1918 sur le Piave, qui devait briser l’Italie, tourne au cauchemar à cause des crues du fleuve et de la puissance de l’artillerie ennemie :
Lettre d’un fantassin autrichien interceptée par la censure (fin juin 1918) :
« Le Piave est devenu notre tombeau. Le fleuve a monté d’un coup, emportant nos ponts de bateaux. Nous étions piégés sur la rive ennemie, sans cartouches, sous un bombardement d’enfer qui ne s’arrêtait jamais. J’ai vu des camarades se jeter à l’eau pour fuir et se faire emporter par le courant sous mes yeux. C’est un massacre inutile. »
3 – La rupture de la cohésion nationale et le refus de mourir.
En 1918, les minorités slaves et non allemandes de l’Empire expriment ouvertement leur refus de continuer à se battre pour la monarchie des Habsbourg :
Lettre de Leo Mežan, soldat slovène de l’armée austro-hongroise, à ses proches (1918) :
« Pourquoi devons-nous encore endurer cela ? Pour qui versons-nous notre sang ? À l’arrière, nos familles meurent de faim et de maladie, et ici, on nous demande de tenir des tranchées de boue pour un Empereur qui ne peut même pas nous donner un morceau de pain. Tout le monde ne parle que d’une chose : quand cela va-t-il enfin s’arrêter ? »
4 – Le pressentiment du grand effondrement.
À l’approche de l’automne 1918, le ton des officiers comme des soldats ne laisse plus de place au doute quant à l’issue de la guerre :
Dernière note du journal d’un lieutenant tyrolien (octobre 1918) :
« L’armée n’existe plus que sur le papier. Les régiments hongrois refusent de monter en ligne et veulent rentrer chez eux. Les Tchèques désertent par compagnies entières. Nous ne défendons plus rien, nous attendons juste que le rideau tombe sur cette tragédie. »

TÉMOIGNAGES DE COMBATTANTS ITALIENS
Les lettres et carnets des Alpini (les chasseurs alpins italiens) qui, entre 1915 et 1917, ont combattu le long de la rivière Isonzo et sur les plateaux karstiques voisins, décrivent une réalité de glace, de rocaille et de feu. Leurs lettres révèlent la dureté de la « Guerre Blanche » menée dans les sommets enneigés des Dolomites et des Alpes. Entre peur, froid glacial et censure militaire, ces écrits familiaux expriment la volonté constante de rassurer les proches malgré la tragédie des combats en altitude. Alpini Réconforter la famille, comme en témoignent des écrits de fantassins en juin 1915, qui montrent une volonté de minimiser le danger et faire croire à une existence presque paisible en premières lignes. La rudesse de la montagne : les soldats décrivent la survie à plus de 2 500 ou 3 000 mètres d’altitude, affrontant des températures extrêmes, le vent, la neige, et la menace permanente des avalanches et des mines ennemies. Le poids de la censure : une grande partie du courrier était contrôlée, coupée ou retenue, pour ne pas divulguer le faible moral des troupes ou les positions stratégiques. L’éloignement spirituel et intime : les réponses aux familles révèlent un immense écart entre la douleur vécue dans la boue ou la glace des tranchées, et les prières lointaines ou le patriotisme à peine perceptible des civils.


Certains passages et textes sont traduits de l’Italien et arrangés pour une meilleure lecture
L’exaltation patriotique
Influencées par le service de propagande italien (Servizio P), les lettres accentuent la volonté de tenir la position face aux Austro-Hongrois pour protéger les familles restées à l’arrière.
La dureté de la montagne et du combat
Le froid et la roche : « Ici, la montagne ne se contente pas de défendre l’Autrichien, elle nous combat aussi. La roche éclate sous les obus et se transforme en mitraille, plus meurtrière que le plomb. Le froid nous gèle les pieds dans nos chaussures de marche avant même que nous n’ayons vu l’ennemi. »
L’isolement des crêtes :
« Nous sommes suspendus à des milliers de mètres, accrochés à des parois où un faux pas est mortel. Pour tout horizon, la neige aveuglante le jour et le sifflement des 305 autrichiens la nuit. Le pain arrive souvent dur comme la pierre, s’il arrive. »
L’attente et le froid sur les sommets :
« Le vent qui descend des sommets gelés nous transperce les os bien plus que la mitraille ennemie. Nous vivons comme des taupes dans la roche, suspendus entre le ciel et la mort, en attendant l’ordre de charger. »
(Carnet de route d’un sous-officier alpin, secteur du Grappa/Piave, 1918)
L’épreuve de l’Isonzo et du Karst (Carso), l’obsession de la tranchée dans la pierre.
Contrairement aux tranchées de boue de l’Ouest, sur le front de l’Isonzo et du Karst, les soldats devaient creuser dans la roche calcaire à coups de dynamite et de pic :
« Impossible d’enterrer nos morts, la terre n’existe pas. On les recouvre de sacs de sable et de cailloux. L’Isonzo charrie le sang et les uniformes déchirés, une eau verte devenue rouge les jours d’offensive. »
Sur la fureur du fleuve et la boue :
« Le Piave nous retient les pieds dans l’eau glacée et le feu au-dessus des têtes. On ne recule plus. Ici, la terre est gorgée de sang et d’eau, mais l’étranger ne passera pas. »
(Témoignage épistolaire classique d’un soldat du front du Piave, juin 1918).
« L’eau gronde et emporte tout, mais nous tenons la position sous le déluge d’acier. Le Piave est rouge, et chaque pierre ici est devenue un témoin de notre sang. »
(Extrait de correspondance d’un officier du bataillon Val Brenta, juin 1918)
« On ne dort plus. Le bruit des obus se confond avec le vacarme du fleuve en furie. Nos bottes restent collées dans la boue, mais l’ordre est de ne pas reculer d’un pouce vers la plaine. »
(Lettre d’un alpin du 7ème régiment, front du Piave, juin 1918)
Sur l’esprit de corps et l’attachement à la montagne :
« Nous avons quitté nos sommets pour la plaine, mais nous portons la montagne en nous. Le fleuve est notre nouvelle tranchée, large et hurlante. Nos plumets noirs tremblent sous la mitraille, mais personne ne plie. »
(Extrait de lettre d’un sous-officier Alpino, conservée dans les traditions de l’« Associazione Nazionale Alpini »).
Le thème de l’eau et de la boue
Les correspondances évoquent le fleuve comme une barrière sacrée et un cimetière, écho direct au sentiment national et aux chants de l’époque, comme « La Leggenda del Piave »
La chanson du Piave, également connue sous le nom de « La leggenda del Piave », est l’une des plus célèbres chansons patriotiques italiennes. Le morceau a été écrit en 1918 par le maestro Ermete Giovanni Gaeta (connu sous le pseudonyme de E.A. Mario).

Les faits historiques qui ont inspiré l’auteur remontent à juin 1918, lorsque l’Empire Austro-Hongrois décida de lancer une grande attaque (connue sous le nom de « bataille du Solstice») sur le front de la rivière Piave, pour écraser définitivement une armée italienne déjà affligée par la défaite de Caporetto. La Landwehr (l’armée impériale autrichienne) s’approcha donc des localités vénitiennes de la « Grave », de « Papadopoli » et du « Montello », mais fut contrainte de s’arrêter à cause de la crue du fleuve. C’est à partir de là que commença la résistance des forces armées du Royaume d’Italie, qui obligèrent les Austro-Hongrois à se replier.

ORDRE DE VITTORIO VENETO Ci-dessus à gauche : le diplôme de mon Grand-Père Giovani (Jean) Borghino (1894-1982) L’« Ordre de Vittorio Veneto » est créé en mars 1968, en même temps que la Médaille d’Or en Souvenir de la Guerre 1915-1918, pour le 50ème anniversaire de la victoire. Son nom rappelle la grande offensive victorieuse d’octobre 1918 qui allait sceller le sort de la guerre sur ce front. Il est décerné à tous les anciens combattants de la Première Guerre mondiale encore vivants, ayant servi au moins 6 mois et décorés de la Croix du Mérite de Guerre. L’attribution de cet « ordre » fut étendue aux anciens combattants de l’armée austro-hongroise devenus italiens après les modifications de frontière qui ont suivi la Première Guerre mondiale. La Croix du Mérite de Guerre (Croce al Merito di Guerra) : l’attribution de l’Ordre de Vittorio Veneto était conditionnée par l’obtention préalable d’une croix en métal bruni, décernée pour sa participation active aux combats dans des zones particulièrement exposées (comme la la bataille d’Ortigara). Mon grand-père Giovanni Borghino et ma grand-mère, son épouse née Domenica Miretti Mes grands-parents dans les années 1960/70 Giovanni Borghino et Domenica, son épouse, née Miretti Je n’ai jamais pu retrouver la ou les Croix en métal bruni de mon Grand-Père.
Lire :
– Giovanni, un piémontais sur le Piave
Sources :
Mes photos
Photos publiques Facebook
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_Piave
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dixi%C3%A8me_bataille_de_l’Isonzo
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sixi%C3%A8me_bataille_de_l%27Isonzo
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Vittorio_Veneto
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Caporetto
https://fr.wikipedia.org/wiki/Batailles_de_l’Isonzo
https://fr.wikipedia.org/wiki/Isonzo
https://www.italia.it/fr/venetie/le-plateau-dasiago
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_du_Mont_Ortigara
https://fr.wikipedia.org/wiki/Offensive_du_Trentin
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Ortigara
https://fr.wikipedia.org/wiki/Onzi%C3%A8me_bataille_de_l’Isonzo