L’église Sainte-Madeleine de l’Ile, à Martigues
LES TÉMOINS DU PASSÉ

L’ÉGLISE SAINTE MARIE–MADELEINE DE L’ÎLE,
À MARTIGUES

Façade d’entrée baroque de l’église Sainte-Madeleine (XVIIe siècle)

Blason de la ville de Martigues
NOM : église Sainte-Madeleine de l’Ile.
DÉNOMINATION : église.
CULTE : catholique.
STYLE : baroque provençal d’influence italienne.
ÉPOQUE : Renaissance.
PÉRIODE DE CONSTRUCTION : XVIIème siècle.
ÉTAT DE CONSERVATION : restaurée au XIXème siècle ; bon état général (la campagne de restauration de 15 ans a été primée par le ruban du patrimoine en 2000).
PROPRIÉTAIRE : la commune.
PROTECTION : classement par arrêté sur la liste des Monuments Historiques de 1947. Le portail et la statue qui le domine sont classés Monuments Historiques depuis 1908.
COMMUNE : Martigues.

DÉPARTEMENTS : Bouches du Rhône.

RÉGION : Provence-Alpes-Côte d’Azur.

LOCALISATION

L’église Sainte-Madeleine de l’Île
L’église Sainte-Madeleine de l’Île est une église catholique située à Martigues, dans le département des Bouches du Rhône, en région Provence Alpes Côte d’Azur. Elle se dresse sur le site classé du canal Saint Sébastien et du quai Brescon, dit « Miroir aux Oiseaux ».
MARTIGUES

Martigues
Martigues est une commune des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. La cité est également connue sous le surnom de « Venise provençale ».
Elle s’étend sur les rives de l’étang de Berre et sur le canal de Caronte. La ville se compose de trois quartiers : Ferrières au nord (côté Camargue), l‘Île sur le canal (île Brescon), et Jonquières au sud (côté Côte Bleue). Elle compte également plusieurs villages.
Les communes limitrophes sont Berre-l’Étang, Châteauneuf-les-Martigues, Port-de-Bouc, Saint-Mitre-les-Remparts, et Sausset-les-Pins.
En 2023, la ville comptait 48 298 habitants, les Martégales et les Martégaux.

HISTORIQUE

Façade d’entrée baroque de l’église Sainte-Madeleine (XVIIe siècle)
PRÉHISTOIRE
On trouve des traces d’habitats humains à Martigues depuis l’époque néolithique. En attestent des fouilles menées sur les sites du « Collet-Redon » (-4300 à -3800 avant J.-C.), de « La Gacharelle », au village de « Saint-Pierre » (de – 3400 à -2600 avant J.-C.), vers le village de « Ponteau », ou encore vers « La Couronne » (-2800 à -2500 avant J.-C.).
De plus, de nombreux autres sites (où l’on a fait de simples repérages) n’ont pas encore été explorés. Ces sites ont révélé quelques outils lithiques en silex (objets en pierre taillée), comme des meules ou des haches.
Vers 1800 av. J.-C., avec la construction de murailles (en particulier au « Collet Redon »), ces sites s’agrandissent. Des complexes funéraires sont aussi découverts sur cette période (par exemple, les fouilles ont permis de retrouver un tertre vers le village de « Ponteau »).
Trois cents ans plus tard, vers 1500 av. J.-C., les sites d’ « Albion » et des « Salins » commencent à abriter des habitats lacustres, où les fouilles ont mis au jour un important mobilier et des traces de pilotis. Ces villages pourraient avoir été occupés en permanence du XIVème jusqu’au VIIIème siècle av. J.-C.
La prolifération de ces habitats à la fin de la Préhistoire présage l’apparition d’une nouvelle société : la civilisation des « oppida » (lieux fortifiés établis sur une hauteur).
Martigues a d’abord été le lieu d’implantation de plusieurs « oppida gaulois » (tels qu’en témoignent de nombreux vestiges : « Saint-Pierre », « L’Île », et plus au nord « Saint-Blaise »). Mais c’est à la période gallo-romaine qu’elle est avérée sous le nom de « Maritima Avaticorum ».

ANTIQUITÉ
Sous l’influence des Étrusques, puis des Grecs et des Romains, les populations celtiques locales constituent, à l’âge du Fer, des regroupements organisés en vraies petites communautés. Dans le sud de la Gaule, la région de Martigues en devient le plus ancien centre d’épanouissement.
De concert avec la création, vers 600 av. J.-C., de la fondation grecque de Marseille (et peut-être même quelques années avant celle-ci), plusieurs habitats fortifiés voient le jour. Ils prennent leur essor sur la « Côte Bleue » (comme à « L’Arquet », puis à « Tamaris »), et à l’intérieur des terres (comme à « Saint-Pierre-les-Martigues », ou à « Saint-Blaise »).
Pour la première fois, on y entrevoit un agencement contrôlé de l’habitat : c’est la naissance de la ville. Les fouilles du quartier de L’Île ont mis au jour des exemples très révélateurs de ces nouveaux foyers d’habitations.
Une grande transformation sociale accompagne ces changements. Dès le VIème siècle av. J.-C., la culture de la vigne et de l’olivier modifie abondamment les ressources traditionnelles. Sur le littoral de la « Côte Bleue », entre « La Couronne » et « Ponteau », les premières carrières de pierres sont également exploitées et exportées pour ériger les monuments publics de Massalia.
Entre 125 à 123 av. J.-C., les Romains détruisent la grande cité salyenne d’ « Entremont » (près d’Aix-en-Provence) et de la plupart des habitats gaulois du Midi. Ce qui met un terme à près de 500 ans de domination et d’influence de Marseille sur les populations gauloises.
Comme toute la Provence, la région de Martigues se romanise alors progressivement. Une nouvelle agglomération nommée « Maritima Avaticorum » est fondée à « Tholon », sur les rives de l’étang de Berre.
Dans les campagnes, les oppidums sont remplacés par des « villae » gallo-romaines. Ces domaines d’exploitation agricole, industrielle ou maritime, gèrent un vaste territoire en communication avec les villes et villages qui se développent aux alentours.
Divers produits sont embarqués sur des petits navires de cabotage. Le développement des ports s’organise autour de deux pôles : « La Couronne-Carro » et « Les Laurons-Ponteau ». Leur principale activité s’effectue, pour une bonne part, dans le commerce et le transport des pierres de taille issues des carrières du littoral et de l’arrière-pays.
Entre -104 et -102 av. J.-C., les Romains occupent la région de Martigues, et creusent le premier canal à travers l’étang de Caronte. Les eaux presque douces de l’étang de Berre voient dès lors leur salinité croître. Marseille, dans la foulée de l’occupation romaine, contrôle les territoires à l’ouest de l’étang, hormis « Saint-Pierre », qui paraît échapper à cette domination.
En 49 av. J.-C., l’oppidum de « Saint-Pierre » subsistera à la chute de Marseille, qui verra pourtant de nombreux habitats gaulois être détruits.
À la fin du IIème siècle de notre ère, la cité de « Saint-Blaise » sera elle aussi détruite par les Romains.
La ville est dans un premier temps concurrencée par « Saint-Pierre », mais finit par l’emporter lors de l’abandon de l’oppidum, à la fin du Ier siècle av. J.-C. Durant l’Empire, des villas romaines sont construites un peu partout sur le territoire de la commune. Le déclin romain et la prise d’Arles (480) entraîneront l’abandon de « Maritima Avaticorum » aux dépends de l’ancien oppidum de « Saint-Blaise ».

LE MOYEN ÂGE
Les invasions barbares poussent les habitants sur les hauteurs, le secteur de l’Île, et ses environs.
En 540, un village de pêcheurs subsiste à « Saint-Geniès ».
En 963, un acte du pape Léon VIII confirme l’existence ce village.
À la suite d’une longue période (du Vème au IXème siècle) pour laquelle il n’existe presque pas de données historiques, l’histoire médiévale de Martigues ne débute réellement qu’un peu avant l’an mil.
En 1078, le seigneur des Baux, le vicomte de Marseille, le comte de Provence et l’Archevêché d’Arles s’accordent pour construire un château sur l’Île de Martigues ; mais des polémiques finiront par éclater entre eux.
On constate alors une division du territoire sous trois administrations différentes : le sud aux abbés de Montmajour, le nord à l’archevêché d’Arles, et L’Île à la noblesse provençale.
Les plus anciennes possessions de l’abbaye de Montmajour (la villa de Jonquières, le castrum de Saint-Geniès, et le val de Saint-Pierre) sont mentionnées sur la rive sud du chenal de Caronte.
C’est en 1226, par la décision du comte de Provence Raymond Bérenger V, que se réalise la fondation d’une ville neuve dans le quartier de L’Île (Marseille possède alors le château Marseillais sur le site de l’actuel fort de Bouc).
Vers 1250, cette réalisation comtale, ainsi que les accords passés avec l’archevêché d’Arles, seront à l’origine de la création de la ville de Ferrières.
Dès la fin du XIIIème siècle, Martigues est ainsi composée de ses trois territoires encore nettement définis de nos jours : Ferrières, L’Île, et Jonquières. Des trois constituantes, L’Île s’affirme comme l’agglomération la plus dynamique et la plus peuplée, alors que Ferrières et Jonquières demeurent très rurales. Grâce à la pêche, et notamment celle des « bourdigues », L’Île devient un important centre de la vie économique en Provence.
L’ensemble est cerné de remparts. Vers 1350, plus au sud, le village de La Couronne semble un temps abandonné. Vers cette même période, le village de Saint-Geniès est lui aussi délaissé (en raison de la peste de 1346 qui sévit). Ses habitants ont lentement gagné L’Île, et en 1323, le site est mentionné comme étant « délabré ». En 1385, l’autorisation est donnée de prélever les pierres du rempart ; ce qui scellera définitivement sa fin.
Le nouveau site, qui se trouve à l’abri à l’intérieur des terres et relié à la mer par l’étang de Caronte, voit son importance croître au cours des siècles. Le port de Bouc, réalisé à l’embouchure du canal de Caronte avec la mer Méditerranée, s’affiche en rival de celui de Marseille.
Au moment de la crise de succession qui s’ouvre à la fin du règne de la reine Jeanne Ière, Martigues est une des rares villes (avec Marseille et Arles) à se rallier dès 1382 à Louis Ier d’Anjou (deuxième fils du roi de France Jean le Bon et de Bonne de Luxembourg).
Les Marseillais assiègent et s’emparent de Châteauneuf-les-Martigues, et tentent le blocus du port de Bouc. Martigues est ensuite cédée à Nicolas du Roux, puis récupérée en 1414 par les rois de Provence. Elle fera partie de leur domaine jusqu’en 1473.

DU MOYEN ÂGE À LA RÉVOLUTION
En 1516, François Ier donne la vicomté à Pierre de Navarre (Pedro Navarro), un capitaine espagnol, puis en 1526 à Jean Caraccioli, un capitaine italien.
Le 15 juin 1526, le roi de France octroie aux Marseillais le droit de pêcher dans les eaux de « Martigues ».
En 1536, les Génois attaquent la ville par la mer ; mais ils sont repoussés grâce à la défense du fort de Bouc, ce qui permet à la cité d’éviter l’invasion.
En 1560, le bourg de l’Île renforce sa défense avec la construction de la tour fortifiée de l’horloge (qui sera détruite en 1864).
En 1580, la vicomté de Martigues est érigée en principauté. À son extension maximale, la principauté de Martigues comprendra, outre la vicomté de Martigues, les baronnies de Berre, d’Entressen, d’Istres, de Lançon, de Saint-Mitre et de Châteauvieux, ainsi que les seigneuries de Ferrières, de Jonquières, de Fos-sur-Mer, de Châteauneuf-les-Martigues, de Rognac, des Pennes-Mirabeau, et de Carry-le-Rouet.
C’est en 1581 que la ville prend son nom actuel, avec l’acte d’union signé pour mettre un terme aux rivalités entre Jonquières, L’Île et Ferrières, mais aussi pour lutter contre une situation marquée par la peste et les Guerres de Religion.
En 1582, la ville se rallie à la Ligue catholique des ducs de Guise. En 1589, l’armée royale s’en empare. Mais en 1593, Martigues se révolte et reprend le fort de Bouc, aidée par des forces marseillaises. Entre 1595 et 1599, la situation se calme.
En 1664, les flottes martégales et marseillaises rivalisent en tonnage. Au XVIIème siècle, Louis XIV et Colbert réorganisent la France, et le ministre de la Marine décide de faire de Marseille le principal port méditerranéen. Son choix se porte donc définitivement en faveur de Marseille, en laissant les institutions judiciaires marseillaises régler les différends entre pêcheurs marseillais et martégaux. Martigues, qui compte peut-être 2000 habitants en 1688, commence alors à décliner.
En moins de vingt ans, plusieurs catastrophes vont frapper la ville. Tout d’abord, une épidémie en 1705 (probablement de rougeole ou de variole) sera responsable de la mort de nombreux enfants. Ensuite, la vague de froid de l’hiver 1709-1710 provoquera environ 1 500 morts. Puis l’épidémie de peste de 1720 fera environ 2 150 à 2 440 morts, décimant une grande partie de la population qui atteint son plus bas niveau. De plus, les guerres menées sous Louis XIV et Louis XV ruinent les marchands de la ville, avec la perte de plus de 300 tartanes (petits navires de la Méditerranée, utilisés autrefois pour la pêche et le cabotage).

LA RÉVOLUTION FRANÇAISE
À la veille de la Révolution, la ville ne compte plus que 7 000 habitants. Elle est désormais essentiellement tournée vers la pêche.
La population est frappée par la famine, due à une mauvaise récolte et à la rigueur de l’hiver 1789 (l’étang de Berre gèle).
Durant la période révolutionnaire, les cahiers de doléances de la ville dévoilent les préoccupations des Martégaux. Elles sont centrées essentiellement sur la demande d’égalité devant l’impôt pour tous, sur la réorganisation de la constitution provençale, et sur les problèmes de pêche et de navigation de la ville.
En 1794, l’ingénieur Groignard entreprend le creusement d’un véritable port à Bouc. Cependant, l’économie stagne et le déclin de la ville s’accroit. La population tombe à peine à 5 000 habitants.
Vers la fin du XVIIIème siècle, les remparts de Jonquières sont abattus pour permettre la mise en place de l’actuel Cours du 4 septembre.
XIXème siècle
Au début du XIXème siècle, l’économie de la ville s’oriente vers l’agriculture, la pêche et les métiers de la mer et les marais salins.
En 1838, l’agriculture produit de l’huile d’olive et du vin. On trouve aussi une industrie de produits chimiques (avec des manufactures à « Rassaen » et au « Plan d’Aren ») et de constructions de navires.
En 1863 débutent les travaux pour construire un canal entre le Rhône et Marseille. Le canal de Caronte est une nouvelle fois réaménagé et recreusé. Plusieurs îles encombrant la passe sont alors détruites, faisant encore chuter la pêche aux bourdigues.
Le 2 septembre 1866, le port de Bouc est érigé en commune.
En 1868, Martigues obtient le percement d’un canal (nommé depuis canal de Martigues) pour le ravitaillement en eau potable depuis le canal de Provence.
XXème siècle
Au début du XXème siècle, de nouveaux chantiers sont entrepris pour aménager un nouveau canal à Caronte, et établir une voie ferrée reliant Miramas, Martigues et Marseille ; ligne qui sera partiellement achevée en 1915.
Entre 1908 et 1928, le canal de Caronte moderne est achevé.

Le pont de Caronte de Martigues Le pont de Caronte de Martigues est dynamité par l’armée allemande en septembre 1944. En juillet 1946, l’ouvrage provisoire permet le rétablissement de la circulation. De 1952 à 1954, le pont tournant est reconstruit par la même compagnie que le pont d’origine.

PREMIÈRE GUERRE MONDIALE
Sur une population de 7 500 habitants en 1914, quelques 1 200 martégaux sont mobilisés au cours du conflit. 197 soldats et marins meurent pendant la Grande Guerre. Le dernier poilu martégal, l’artilleur Mathurin Laurent, décèdera en 1992.

Monument aux Morts
SECONDE GUERRE MONDIALE
Au début de la Seconde Guerre mondiale, la ville compte environ 10 000 habitants.
À partir du 11 novembre 1942, une garnison allemande de la 338ème division d’infanterie s’installe dans la commune. Elle va réquisitionner les habitants, et installer de nombreuses fortifications autour du canal et le long des plages du sud de la ville. En mai 1944, Erwin Rommel y effectuera une visite. Il existe aujourd’hui 200 ouvrages militaires anciens recensés entre Lavéra et les Tamaris.
Le 21 août 1944, après une série d’accrochages avec des patrouilles et des retardataires allemands, Martigues se soulève et se libère par elle-même. Une grande partie de la garnison allemande a cependant le temps d’évacuer, en faisant exploser les installations portuaires et en sabordant les navires dans le port.
À la Libération, les communistes, qui ont subi les pertes martégales les plus importantes, s’installent à la mairie avec Jacques Toulmond (1945-1946), puis Francis Turcan (1946-1947). Aux élections municipales de 1947, la SFIO reprend le pouvoir. Puis, en 1953, Paul Pascal (SFIO) est victorieux face à la liste PCF de Francis Turcan.

L’ÉGLISE SAINTE MARIE–MADELEINE

Façade d’entrée baroque de l’église Sainte-Madeleine (XVIIe siècle)
EXTÉRIEUR

Martigues
FAÇADE D’ENTRÉE
La façade présente deux niveaux séparés par une corniche volumétrique à modillons. Le portail et la statue qui le domine sont classés Monuments Historiques depuis 1908.
Au premier niveau, une double colonnade encadre la porte en bois richement décorée, dominée par une Vierge de l’Enfant dans une niche sculptée.
Les colonnes et les pilastres cannelés harmonisent la façade ; ils sont surmontés de chapiteaux corinthiens. La corniche, ornée de modillons, rosaces et denticules, en arête des pilastres et des colonnes, est interrompue par un fronton brisé.
Le second niveau, plus classique, est simplement animé par des pilastres nus, et couronné par un fronton triangulaire dont la sculpture date du XIXème siècle.

Façade d’entrée baroque de l’église Sainte-Madeleine (XVIIe siècle)
FAÇADE LATÉRALE
LE CLOCHER
INTÉRIEUR

LA NEF
La nef unique est spacieuse ; elle possède sept travées et un chevet plat. Une corniche volumétrique reprenant le décor extérieur court le long des murs.
LE PLAFOND
La nef est coiffée d’un plafond de bois compartimenté, conçu pour recevoir un décor peint qui n’a jamais été réalisé.
LE CHŒUR
Dans le chœur, le maître-autel a été réalisé avec un décor de faux marbre et ses dorures.
LA CHAIRE
La chaire en noyer a été réalisée par le maître menuisier martégal Etienne Darbon, qui en a fait don à l’église en 1679.
LES ORGUES
L’orgue de tribune, construit vers 1850 par Prosper Antoine Moitessier, est situé au-dessus du porche d’entrée de l’église. Le buffet a été classé monument historique en 1908. D’influence italienne, les précieuses décorations dorées à la feuille reprennent des éléments de décors de l’édifice. La partie instrumentale est dans le style français de l’époque, avec 26 jeux répartis sur 2 claviers, ainsi que des pédaliers et 1500 tuyaux.
LES FENÊTRES SUPÉRIEURES
L’étage supérieur est orné de pilastres et de chapiteaux épannelés ; de grandes fenêtres permettent le passage de la lumière.
LE DALLAGE
LES TABLEAUX
JEAN-BAPTISTE ET JÉSUS DANS LES EAUX DU JOURDAIN
LA CRUCIFIXION
LA MORT DE SAINT-JOSEPH
LA PRÉSENTATION DE MARIE
LA VIERGE MARIE COURONNÉE D’ÉTOILES
MARIE IMPLORANT LE CHRIST POUR LES ÂMES DU PURGATOIRE
MARIE-MADELEINE
LE MARTYRE DE SAINTE-CATHERINE D’ALEXANDRIE
À REMISE DU ROSAIRE PAR LA VIERGE MARIE À SAINT DOMINIQUE ET À SAINTE CATHERINE DE SIENNE
SAINT-ROCH ET SAINT-SÉBASTIEN
SAINTE RITA
« TU ES PETRUS », OU LA VOCATION DE SAINT-PIERRE
LA VIERGE DES MARINS

Crypte, Marie-Madeleine basilique de Saint-Maximin. Marie de Magdala (Marie Madeleine ou Madeleine, appelée « Marie la Magdaléenne » dans les Evangiles) était une disciple de Jésus de Nazareth. Elle faisait partie des disciples ayant échoué sur la plage de Sainte-Croix après avoir subi une tempête en mer. Elle repartit ensuite évangéliser la Provence. Sainte-Croix devint alors un lieu de pèlerinage réputé. Embarquement de Marie Madeleine, retable dans la basilique de Saint-Maximin. Marie Madeleine suivra Jésus de Nazareth jusqu’à ses derniers jours, assistera à sa Résurrection., et donnera naissance à une importante figure du Christianisme. LA LÉGENDE DE MARIE-MADELEINE C’est en Judée, au 1er siècle de notre ère, que les premiers écrits sur la présence de Marie-Madeleine en Provence virent le jour. Dans les textes bibliques, la tradition raconte l’existence d’une Marie-Madeleine, pécheresse repentie, descendante d’une riche famille, et proche du cercle de Jésus de Nazareth qui contribuait à l’évangélisation du bassin méditerranéen. Elle aurait fait partie de ce groupe de fidèles qui, lors de la Pentecôte, aurait reçu pour mission d’évangéliser le monde d’alors, c’est-à-dire l’Empire romain. D’après la légende, Marie-Madeleine (ou Marie de Béthanie, sœur de Marthe et de Lazare), fuyant les persécutions d’Hérode, aurait, avec son frère et sa sœur, trouvé un abri en Provence en débarquant aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Après avoir évangélisé la Provence, elle aurait habité durant 30 ans une grotte du massif de la Sainte-Baume. Et c’est à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume qu’elle aurait été inhumée. L’arrivée de Marie-Madeleine et de ses disciples donna ainsi naissance à la tradition des Saints de Provence, quelque part entre la fin de l’Antiquité et le Moyen-Âge. Son illustre tombeau aurait pris place, dit-on, dans l’actuelle crypte de la basilique, et aurait été préservé par des moines cassianites (disciples de Saint Cassien) arrivés de l’abbaye de Saint Victor, à Marseille. Au VIIIème siècle, redoutant les invasions sarrasines, les religieux se virent contraints de combler la crypte qui abritait la sépulture, afin de sauvegarder les précieuses reliques. En Europe, durant le Moyen Âge, le mot « Sarrasins » ou « Sarrazins » était employé pour dénommer les peuples de confession musulmane. On les appelait aussi « Mahométans », « Arabes », « Ismaélites », ou bien « Agarènes ». Quant au terme « Maures », il faisait allusion aux Berbères de l’Afrique du Nord après la conquête des Omeyades. Les mots « Islam » et « Musulmans » n’existaient pas encore en Occident médiéval. En français, le mot « Musulman » est cité pour la première fois en 1551 ; « Islam » en 1697. Avant ces dates on utilisait, pour définir la religion des peuples musulmans, l’expression « loi de Mahomet », ou « loi des Sarrasins ». En 1279, s’appuyant sur cette tradition, Charles d’Anjou, Comte de Provence, ordonna des fouilles sur le site. Des ossements furent déterrés, ainsi que des reliques témoignant de l’authenticité de la sépulture (qui avait été cachée au 8ème siècle pour échapper aux hordes sarrasines). Cette découverte renforça la tradition de Marie-Madeleine, qui connut alors un vif succès. Un pèlerinage se mit en place vers le sanctuaire que Charles II d’Anjou, et le pape Boniface VIII, confièrent à la bienveillance des Dominicains. Charles d’Anjou (1227-1285), roi de Naples et de Sicile (1266-1285), Comte d’Anjou et du Maine (1246-1285), est le dernier fils du roi de France Louis VIII et de Blanche de Castille (1188-1252). Il naît le 21 mars 1227 à Paris et meurt le 7 janvier 1285 à Foggia (Italie, région des Pouilles). En 1246, il épouse Béatrice de Provence, et devient Comte de Provence. En 1248, il accompagne Louis IX pendant la 7ème Croisade. Charles Ier d’Anjou Plus tard, la basilique érigée pour célébrer la Sainte sera considérée comme le « 3ème Tombeau de la chrétienté », après Jérusalem et Rome. L’édifice est encore de nos jours le témoignage de cette rencontre entre tradition et Histoire. Il a permis d’écrire, à Saint Maximin-la-Sainte-Baume, une des plus belles pages de l’art gothique provençal. Aujourd’hui, le culte de Marie-Madeleine reste toujours vivace. Façade d’entrée de la basilique de Saint-Maximin.




Lire :
la basilique Sainte-Marie Madeleine

ESCAPADES BUCCO-RHODANIENNES
La chapelle Saint-Roch et la chapelle Saint-Pancrace de Puyloubier, la chapelle Saint-Marcelin et la chapelle Saint-Denis de Rognes, l’abbaye de Silvacane, l’église Saint-Michel de Lambesc , le temple romain de Diane de Vernègues, la cathédrale Saint Sauveur d’Aix en Provence, la chapelle Saint-Jean et Saint-Pierre-Es-Liens d’Alleins, la chapelle du Sonnailler d’Auron, la villa romaine Grassi d’Aix en Provence, la chapelle du Saint Sépulcre de Peyrolles-en-Provence, la chapelle Saint-Cyr de Lançon-Provence, Cornillon-Confoux, la chapelle Saint Julien de Miramas-le-Vieux, la chapelle Saint-Pierre, et l’église Saint-Julien de Peynier, l’Abbaye Saint-Victor de Marseille, l’église de l’Assomption de Puyricard, l’église Notre-Dame de Caderot de Berre l’Étang, l’Église Saint-Césaire de Berre l’Étang, la nécropole romaine des Alyscamps d’Arles, l’Église Saint-Honorat des Alyscamps d’Arles, le site antique de Glanum, l’amphithéâtre d’Arles, l’Abbaye de Montmajour, l’église Sainte-Madeleine de l’Ile à Martigues, l’église Saint-Jean-de-Malte à Aix en Provence (Sources Google Maps).

Sources :
Mes photos
Photos publiques Facebook
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Sainte-Madeleine-de-l%27%C3%8Ele_de_Martigues#
https://fr.wikipedia.org/wiki/Martigues
https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00081378
https://monumentum.fr/monument-historique/pa00081378/martigues-eglise-sainte-madeleine-de-lile
https://www.martigues-tourisme.com/monument/eglise-sainte-marie-madeleine.html
https://www.pss-archi.eu/immeubles/FR-13056-88740.html
https://daretenprovence.fr/la-madeleine-martigues/
https://www.myprovence.fr/les-guides/culture/site-monument/martigues/eglise-sainte-marie-madeleine