La chapelle Notre-Dame de Beauvoir à Beaumont de Pertuis
LES TÉMOINS DU PASSÉ

LA CHAPELLE NOTRE-DAME DE BEAUVOIR
À BEAUMONT-DE-PERTUIS

Notre-Dame de Beauvoir de Beaumont de Pertuis

TYPE : chapelle romane.
STYLE : roman.
L’architecture romane est un style architectural qui a pris son essor en Europe au cours du Moyen-Âge (entre le milieu du 10ème siècle et le 12ème siècle). Il est emblématique des monuments religieux de cette époque, et se définit par l’utilisation de voûtes en berceau de plein cintre, de voûtes brisées ou de voûtes d’arêtes, soutenues par des colonnes latérales. Ces dernières, qui soutiennent les arcs, sont essentiellement cylindriques et surmontées de chapiteaux. Elles sont dans la plupart des cas sculptées de reproductions d’animaux, de plantes, ou bien de symboles géométriques.
NOM LOCAL : chapelle Notre-Dame de Beauvoir.
CULTE : catholique.
VOCABLE : Marie.
ÉPOQUE : Moyen Âge.
CONSTRUCTION : fin du XIIème siècle.
CAMPAGNES SECONDAIRES DE CONSTRUCTION : XVIème et XVIIème siècles.
PROTECTION : classement par arrêté sur la liste des Monuments Historiques du 16 décembre 2011.
ÉTAT DE CONSERVATION : la chapelle romane du XIIème siècle a été modifiée au XIIIème ou au XIVème siècle par l’agrandissement de la nef, qui sera suivi d’une campagne de travaux au XVIème siècle et d’aménagements réalisés au XVIIIème siècle.
MAÇONNERIE : édifiée avec des pierres locales ; construite en appareil moyen.
PROPRIÉTAIRE : la commune.
COMMUNE : Beaumont-de-Pertuis.

DÉPARTEMENT : Vaucluse.

RÉGION : Provence-Alpes-Côte d’Azur.

LOCALISATION
La chapelle Notre-Dame de Beauvoir est une chapelle d’architecture romane située sur la commune de Beaumont-de-Pertuis, dans le département du Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
BEAUMONT-DE-PERTUIS

Beaumont-de-Pertuis
Beaumont-de-Pertuis est une commune française située dans le département du Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Le village se situe sur l’itinéraire qui remonte d’Aix-en-Provence à Sisteron, en longeant le Val de Durance. Il naît sans doute au Moyen Âge, époque où les seigneurs dominent du haut de leur château. Cerné de remparts, « Bellum Montem » (Beaumont en latin) abrite une population d’agriculteurs, mais bénéficie également du commerce lié à sa situation géographique.
Le village est doté de nombreuses fontaines, avec notamment la fontaine colonne, en plein centre de la place de la Colonne.
Notons aussi la fontaine basse, qui a la particularité d’être un lavoir sous voûte, et la jolie fontaine moussue, qui comme son nom l’indique, est en grande partie recouverte de mousse. Sans oublier la fontaine place Gilbert Plat, et la fontaine rue du Portail Matheron.
En 2025, la population de Beaumont-de-Pertuis s’élevait à 1137 habitants, les Beaumontaises et les Beaumontais.

HISTORIQUE

Beaumont-de-Pertuis
PRÉHISTOIRE ET ANTIQUITÉ
Jusqu’à aujourd’hui, le seul endroit où l’on a mis au jour des traces d’habitat préhistorique se trouve dans la grotte de Saint-Eucher, dans la falaise surplombant la Durance.
En l’absence de fouilles archéologiques, seuls des monnaies ou des débris d’amphores trouvés fortuitement dans le sol, nous renseignent sur la présence d’une installation primitive humaine d’avant J.-C. Ce groupement n’est pas encore celui de Beaumont, car il n’est pas situé dans l’actuel village, mais dans sa limite communale actuelle, sur la colline en face du village.
La première attestation écrite date du Vème siècle ; ce lieu, appelé alors « Mont Mars », faisait partie des domaines d’Eucher, sénateur de la Narbonnaise (qui devint archevêque de Lyon en 435).
MOYEN ÂGE
La chapelle Notre-Dame de Beauvoir apparaît pour la première fois dans les archives en 1079. Elle est mentionnée comme prieuré de l’abbaye Saint-Victor de Marseille.
En 1079 apparaît le nom de « Bellum Montem », le village fortifié (ou le castrum), car comme le précise Jean-Pierre Muret (historien et urbaniste français) : « sans prétendre faire figure de place forte, Beaumont peut passer pour le type même du castrum médiéval au plan elliptique, centré sur la résidence seigneuriale et sur l’église ».
En 1084, son nom, « Mont de Mars », est remplacé par « Bellus mons ». Cette dénomination devient d’usage courant quand le pontife Grégoire VII remet par bulle le prieuré de Beauvoir à l’abbaye Saint-Victor de Marseille. La chapelle Notre-Dame de Villevieille (Villa Veteris) marque encore l’emplacement du village primitif, qui sera un temps dénommé Beaumont-les-Nobles.
En 1178, Bertrand de Forcalquier, qui prépare son départ pour les croisades, cède une partie de ce fief aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

Blason de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem
En 1199, par une charte, Gérard de Beaumont vend sa part à Guillaume de Sabran, le nouveau comte de Forcalquier. Il lui octroie une partie du château et de la seigneurie de Beaumont ; c’est le phénomène du « co-seigneuriage » (seigneur qui a le droit de battre monnaie).
Le 29 juin 1220, les accords de Meyrargues sont signés entre Guillaume de Sabran et Raymond Bérenger IV de Provence (traité concernant le comté de Forcalquier qu’ils se disputaient). Le Sud du comté de Forcalquier, de la Durance à Forcalquier non-incluse, est attribué à Guillaume de Sabran ; le Nord, jusqu’au Buëch, octroyé à Raimond Bérenger (Beaumont constitue une parcelle attribuée à Raymond Bérenger).
En 1287, les comtes de Forcalquier s’implantent autour de Pertuis, en achetant les droits seigneuriaux des Villars.
Les Bénédictins de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon possèdent à Beaumont le prieuré de Saint-Gervais, ainsi que deux autres églises rurales du XIIème et du XVème siècle.
Au cours de cette période, le village compte de nombreuses fondations religieuses sur son territoire : Notre-Dame-de-Villevieille, Saint-Laurent, Saint-Martin, Saint-Eucher, Saint-Gervais, Saint-Marcel, Notre-Dame de Beauvoir, et Saint-Romain.
Dix ans plus tard, une partie de la seigneurie est cédée aux Cornut, pendant que l’autre partie revient à la famille de Beaumont. En 1285, les fils Bertrand et Pierre Cornut passent un acte d’habitation pour repeupler le village. Mais le 13 août 1287, ils octroient cette seigneurie et celle de Mirabeau à Charles II de Provence (roi de Naples) en échange de ses fiefs de Limans.
En 1345, le co-seigneur Guillaume Jourdan, pour rentabiliser sa seigneurie, cède sur son territoire des droits de pâture à l’abbaye de Valsaintes, dans les Alpes-de-Haute-Provence.
La seconde moitié du XIVème siècle est une période troublée par les ravages dus aux épidémies et la guerre. Les compagnies de gens d’armes qui maraudent menacent les villages et demandent des rançons importantes (mercenaires, routiers et écorcheurs au Moyen Âge). Les remparts du « premier Beaumont », celui du XIème siècle, sont dès lors devenus trop petits pour protéger les habitants ; la construction d’une nouvelle enceinte est entreprise. Ces remparts existent en partie encore aujourd’hui.
Au XVème siècle, le roi René, comte de Provence, inféode ce fief aux Bolliers qui le vendent aux Vaesc qui, à leur tour, le cèdent à la famille d’Agoult.
Le XVIème siècle débute par un tremblement de terre dévastateur, qui dépeuple en partie le territoire.
En 1541, le roi de France instaure la viguerie d’Apt. Beaumont fait alors partie des 44 « communautés villageoises » qui la composent.
LES GUERRES DE RELIGION
Les guerres de Religion entre Protestants et Catholiques atteignent sévèrement le Luberon. L’événement le plus sanglant est la destruction de Mérindol, le 18 avril 1545.
Beaumont va vivre lui aussi difficilement cette période.
En 1585, le sieur de Saint-André (un parent de Jacques d’Albon de Saint-André) occupe le village avec 400 hommes. En juin 1589, La Valette assiège le village (devenu par la force un bastion de la Ligue catholique), et le bombarde avec cinq pièces d’artillerie. Le 17 juin, Beaumont se rend puis est pillé, saccagé et incendié ; vingt Beaumontais sont pendus.
Le 14 février 1709, un tremblement de terre dégrade dangereusement l’église paroissiale, qui menace de s’effondrer. Ainsi, pendant quelques mois, la population doit sortir du village pour aller prier à l’église vieille « Nostre Dame de Beauveser » ; notre chapelle actuelle. Ce qui est peu pratique. Rapidement, à la demande des prêtres, sans doute lassés des allers-retours à la chapelle, une maison du bourg servira de lieu de culte.
Le séisme endommagera non seulement l’église paroissiale, mais un certain nombre d’entre elles aux alentours. Il causera aussi des dégâts aux moulins, aux fontaines et aux fours banaux. À cela il faut ajouter un hiver rude qui détruira une grande partie des oliviers.
Les travaux d’amélioration de l’église sont reportés ; elle s’effondrera la même année.
En 1713, Beaumont est érigé en comté pour Jean Antoine Riquetti de Mirabeau. Après la Révolution, Apt entre dans le département français du Vaucluse, et entraîne dans son sillage le village de Beaumont.
LE XXème siècle
La Première Guerre Mondiale touche la petite cité. Les Beaumontais sont en deuil.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le village subit des tensions importantes. La stèle commémorative d’un parachutiste rappelle qu’il a abrité un groupe de résistance armée. Le maire du village, Félix Faury, est assassiné le 3 mai 1944.
À partir de la fin des années 1950 commence l’« exode rural », qui ne cessera de s’accroître. Pourtant, à Beaumont-de-Pertuis, cet exode s’arrête assez tôt, en raison de la proximité d’un centre de recherche nucléaire et de l’attrait du Luberon.

LA CHAPELLE NOTRE-DAME-DE-BEAUVOIR

EXTÉRIEURS
L’ENTRÉE
La porte couverte d’un arc en plein cintre, la fenêtre haute rectangulaire à embrasure évasée, ainsi que la qualité de l’appareillage des moellons, semblent attester d’une datation entre le XIIIème et le début du XIVème siècle. On ne sait rien du couvrement de la chapelle médiévale, car le plafond et l’enduit empêchent toute observation. L’édifice était-il couvert d’une voûte ou simplement charpenté ? autant de questions qui restent en suspens.
LE CHEVET
LE CLOCHER
LES TROUS DE BOULIN
LE CADRAN SOLAIRE
LES ABRIS DE PROJECTEURS
INTÉRIEUR

La nef
Dès sa création, en 2002, l’association «Les amis de Notre-Dame de Beauvoir » entreprend les premières démarches en vue de restaurer la petite chapelle Notre-Dame de Beauvoir. En 2005, François Guyonnet, attaché au Service d’Archéologie de Vaucluse, réalise un premier compte-rendu de visite de la chapelle. Dès lors, une inscription sur la liste de l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques lui paraît justifiée. Ce fut le point de départ d’une incroyable aventure car lorsque l’on commence à gratter les enduits, des couleurs et des motifs apparaissent magiquement. François Guyonnet revient sur les lieux avec Ève Duperray, conservateur en chef départemental du patrimoine. Ils identifient l’un des premiers décors romans peints en Provence. En 2009, les Ateliers de Restauration Brice Moulinier seront missionnés pour réaliser une étude approfondie de la totalité des murs de la chapelle. Le restaurateur confirmera « l’intérêt exceptionnel de ces peintures, datées du dernier quart du XIIème siècle ». Il faudra attendre 2021 pour que la mairie de Beaumont-de-Pertuis ainsi que l’association « Les amis de Notre-Dame de Beauvoir » reprennent le projet de sauvegarde de la chapelle. Une Étude et des Analyses sont réalisées en 2022 par l’agence FABRICA TRACEORUM de Marseille, et par la société de restauration SINOPIA. Les résultats publiés en 2023 permettront de décider de l’avenir de ce trésor, peint il y a plus de 800 ans.
LA NEF
Dans l’abside, tout a disparu. Mais cette place devait certainement être occupée par un Christ du Jugement dernier.
Les décors montrent des tours crénelées et des murs de pierre. Leur étude stylistique et technique confirme les premières datations, celles du dernier quart du XIIème siècle.
LES FRESQUES
Lors des derniers travaux de restauration, des vestiges de peintures murales de la période médiévale (estimées du dernier quart du XIIème siècle) ont été découverts fortuitement. Il ne perdure en France, et notamment en Provence, que très peu de peintures de cette période. Leur découverte exceptionnelle dans une chapelle du Vaucluse est un événement pour la commune de Beaumont-de-Pertuis, pour le département, et même pour la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Certains décors représentent « L’entrée à Jérusalem » (représentation classique du Christ et de l’âne derrière les douze apôtres, dont les trois premiers sont visibles), ainsi que « Les Saintes femmes au tombeau ». En bas de l’image, Lazare jette son manteau sous les pieds de l’ânesse. C’est un thème néotestamentaire qui s’inscrit dans un cycle de La Passion, de la Cène, du Christ au Jardin des Oliviers, et de la Crucifixion… Un peu plus loin, Saint Michel, reconnaissable à ses ailes et sa lance, est accompagné d’un élu qui monte au ciel.
Les couleurs dominantes sont le blanc, le rouge, le vert, le jaune, et le gris bleuté. Des motifs d’époque baroque sont également présents (probablement réalisés aux XVIIème et XVIIIème siècles).
Les enduits des anciennes restaurations ont laissé sur la surface de ces peintures un voile brun, qui ne permet pas d’apprécier la grande qualité des décors et leur richesse chromatique contrastée, observée lors des études.
Nous pouvons encore distinguer aujourd’hui par endroits les dessins préparatoires. Les couleurs utilisées sont bien sûr les ocres, du brun au jaune en passant par des rouges éclatants. Mais on trouve également du blanc, du vert et du gris bleuté. Dès 2009, Brice Moulinier ne peut que constater l’état de conservation très médiocre de ces peintures romanes. Mais il réalise également que seulement 30% des décors peints sont mis au jour.
LES GRAFFITIS
De nombreux graffitis ont été mis au jour sous la couche de badigeon qui recouvrait les murs de la chapelle (visages humains, oiseaux, animaux, inscriptions…).
LES MARQUES DES TÂCHERONS
LE DALLAGE
LA CRYPTE
Lors des travaux de restauration, une petite cavité a été découverte sous le plancher de la chapelle nord. Il s’agit probablement d’une tombe laissant apparaître les ossements d’un ou de plusieurs défunts.

La Vierge en orante debout sur une coupole étoilée…et écrasant la tête du serpent. La pomme rappelle le Jardin d’Eden, la tentation et la chute. Église Saint-Jean de Malte, Aix en Provence. NAISSANCE ET FAMILLE Marie (en araméen « Maryam » ; en hébreu « Myriam » ; en grec « María » ou « Mariám » ; en arabe « Maryam »), ou Marie de Nazareth, est une femme juive de la province romaine de Judée, et la mère de Jésus de Nazareth (en Galilée). Elle naît au 1er siècle av J-.C, et meurt au cours du 1er siècle de notre ère au mont Sion (abbaye de la Dormition), ou à Éphèse (église de la Vierge Marie), selon des traditions locales. C’est une figure essentielle du Christianisme ; en particulier pour les Orthodoxes et les Catholiques, qui lui attribuent le titre de « Mère de Dieu », et la désignent par les dénominations « Sainte Marie », « Vierge Marie », « Sainte Vierge », « Notre-Dame », « Bonne Dame », « Bonne Mère » et « Sainte Mère ». La tradition mariale (relatif à la Vierge Marie) se fonde sur le Nouveau Testament (ensemble des écrits relatifs à la vie de Jésus et à l’enseignement de ses premiers disciples, écrits reconnus comme « canoniques » par les autorités chrétiennes au terme d’une évolution de plusieurs siècles.), et pour une part, sur la littérature apocryphe (écrit dont l’authenticité n’est pas établie), qui développe souvent des thèmes présents dans les textes canoniques du Nouveau Testament. Dans le Nouveau Testament, il est écrit que « Dieu a choisi pour être la mère de son fils une fille d’Israël ». Il s’agit de Marie, une jeune juive de Nazareth, en Galilée, « une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ». La lecture de l’Ancien Testament suggère que Marie descend d’une longue lignée divine, que sa mission était dans le projet de Dieu, et qu’elle va l’accomplir. La tradition chrétienne a transmis le nom de ses parents : Anne et Joachim. Elle nous donne aussi le lieu de leur maison : à Jérusalem, près du temple. Les écrits apocryphes mentionnent ainsi sa naissance, son adolescence, sa vie à Éphèse, sa Dormition, et son Assomption. C’est une tradition très ancienne qui remonte au récit apocryphe de Jacques (datant du IIème siècle), intitulé le « Protévangile de Jacques ». Celui-ci rapporte que ce couple, frappé de stérilité, a pu, dans sa vieillesse, concevoir la Vierge Marie, Mère de notre Rédempteur Jésus. LA NATIVITÉ D’après l’évangile de Luc (chapitre 1, verset 26 à 38), Marie est fiancée à un charpentier du nom de Joseph. Il est prévu qu’encore vierge, elle donne naissance à un enfant d’origine divine. Choqué par la grossesse de sa fiancée, Joseph rompt discrètement avec Marie. Un ange lui apparaît alors et lui annonce la mission sacrée, la conception virginale, confiée à sa femme ; qu’il décide de ne plus répudier. Cet épisode, qui symbolise la Nativité, est commémoré chaque 25 décembre de l’année : c’est « Noël ». C’est à dos d’âne que le couple se rend à Bethléem, où Marie accouche dans une étable. Pour glorifier cet événement divin, les anges vont réunir des bergers qui viendront admirer la naissance virginale. La Nativité Selon Saint-Matthieu, trois mages originaires d’Orient ont également fait honneur de leur présence pour célébrer cet instant magique. LA DORMITION Le terme « dormition » (du latin : « dormitio », « sommeil, sommeil éternel, mort » en grec ancien : « kímisis ») est utilisé, dans le vocabulaire chrétien, pour désigner la mort non violente des Saints et des pieux fidèles. Le mot « cimetière » (issu du grec ancien : « kimitírion », « lieu pour dormir, dortoir ») exprime la même idée de sommeil temporaire. Ce terme s’applique plus particulièrement à la mort de Marie, Mère de Jésus. La dormition de Marie est souvent appelée simplement « dormition ». Les Églises d’Orient ont gardé cette dénomination antique sous la forme « la dormition de la Théotokos », du grec : « Théotokos » « Mère de Dieu », ou littéralement « Celle qui a porté Dieu » (qui se dit aussi « Théophore »). Elles entendent ainsi la mort de la Vierge Marie et la montée au ciel de son corps. Dans le catholicisme actuel, le terme « dormition » ne désigne que la mort de la Vierge ; la croyance de la montée au ciel de son corps porte le nom d’ « Assomption ». Les Églises d’Orient critiquent ce terme qui pourrait laisser croire que la Vierge a été enlevée au ciel de son vivant. L’ASSOMPTION L’Assomption de la Vierge Marie est une solennité liturgique de l’Église catholique ; elle est fêtée le 15 août, et commémore le terme de la vie terrestre de la Vierge Marie. Selon la théologie catholique, c’est avec son corps et son âme que Marie a été « assumée » ou « élevée au ciel », c’est-à-dire qu’elle est entrée directement dans la gloire de Dieu. SON CULTE Dans l’Église catholique, de nombreux miracles et « apparitions » ont été attribués à Marie au cours des siècles (en 2025, seulement 15 furent reconnus). Plusieurs sites d’apparitions mariales sont devenus des lieux de pèlerinages importants (Guadalupe, Lourdes, La Salette, Fatima…). D’aucuns ont prétendu des guérisons après avoir prié Marie. Pour moi, le Méridional natif de Marseille, il ne fait aucun doute que « Notre Dame de la garde » est incontournable ; elle représente l’amour de la mère dans le cœur de chaque Marseillais. Elle veille sur eux depuis toujours, et chacun a le sentiment d’être protégé par la « Bonne Mère ». Visible depuis les autoroutes, la gare Saint-Charles ou la rade de Marseille, Notre-Dame de la Garde centralise tous les regards. C’est le site le plus visité de Marseille. Symbole permanent de la ville, elle accueille chaque jour des centaines de personnes : hommes, femmes, enfants de toutes nationalités, de toutes religions, croyants et incroyants. Cette notoriété et le prestige d’un tel lieu de pèlerinage sont d’autant plus remarquables que la construction de cette église n’a été la conséquence ni d’une apparition ou miracle fondateur, ni de l’intervention d’un Saint ou d’un personnage illustre. « La Bonne Mère » participe à la culture ultra des supporters de l’Olympique de Marseille ; c’est devenu régulièrement le lieu de pèlerinage avant des matchs importants. Et n’oublions pas que les derniers combats de la Libération de Marseille se sont déroulés aux pieds de la « Bonne Mère ».

Lire : Mistral brûlant sur la « Bonne Mère ».

ESCAPADES VAUCLUSIENNES
Théâtre antique d’Orange, l’arc de Triomphe d’Orange , Pernes-les-Fontaines cité médiévale, la Tour Ferrande à Pernes-les-Fontaines, le château du Barroux, le théâtre de Vaison la Romaine, le site antique de Vaison la Romaine, et la cathédrale Notre Dame de Nazareth de Vaison la Romaine, le baptistère de Venasque, et les Tours sarrasines de Venasque, l’église Notre-Dame-du-Lac du Thor, le château de Thouzon, l’Abbaye Notre-Dame de Sénanque, la cathédrale Notre-Dame et Saint Véran de Cavaillon, l’Arc antique de Cavaillon, l’abbaye Saint-Hilaire, Saint-Saturnin-lès-Apt, le château de Lourmarin, l’église Saint-Étienne de Cadenet, l’église Saint Barthélémy de Vaugines, l’église Saint-Martin d’Ansouis, l’église Notre-Dame de Romégas le château de La Tour d’Aigues, l’église Notre-Dame de Beauvoir de Grambois, la chapelle Notre-Dame-de-Consolation et l’église Saint-Pierre-aux-Liens, de la Bastide des Jourdans, l’église Saint-Jean-Baptiste et la chapelle Notre-Dame de Beauvoir de Beaumont-de-Pertuis.

Bar Restaurant Chez Marie et Vincent Un endroit qui ne vous laissera pas indifférents, nous avons aimé… Accueil très chaleureux du personnel, très professionnel, agréable et souriant. Le « Bistrot » est un lieu simple et convivial où l’on se sent bien ; celui d’un petit café de campagne de notre belle Provence. Les plats sont faits maison, goûteux, copieux et très bien préparés. Très bon rapport qualité prix. Service au top ! Si vous passez à Beaumont-de-Pertuis, n’hésitez pas à y entrer ! vous ne le regretterez pas …



Sources :
Mes photos
Photos publiques Facebook
https://fr.wikipedia.org/wiki/Beaumont-de-Pertuis
Eve Duperray, conservateur départemental en chef du patrimoine
https://amisnotredamedebeauvoir.com/index.php/beaumont-et-le-pays-daigues/
https://dossiersinventaire.maregionsud.fr/dossier/IA84000048
https://fr.wikipedia.org/wiki/Beaumont-de-Pertuis
https://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_(m%C3%A8re_de_Marie)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_(m%C3%A8re_de_J%C3%A9sus)
https://www.grandsudinsolite.fr/3224-84-vaucluse-beaumont-de-pertuis–une-perle-en-luberon.html