La chapelle Saint-Sulpice à Istres
LES TÉMOINS DU PASSÉ

LA CHAPELLE SAINT SULPICE À ISTRES

La chapelle Saint Sulpice

Blason de la ville d’Istres
TYPE : chapelle.
NOM COURANT : chapelle Saint-Sulpice.
STYLE : art roman.
L’art roman provençal se détermine par l’arc en plein cintre ou en berceau brisé reposant sur des murs épais et peu ouverts, consolidés par des contreforts. Il allie cette technique de construction fondamentale à des caractères plus régionaux, comme la simplicité des plans, l’harmonie des volumes, le dépouillement du décor, la perfection de la taille et de l’appareillage des pierres, et une référence profonde à l’Antiquité. En architecture, l’arc plein cintre est un arc parfaitement semi-circulaire sans brisure. Il se distingue des arcs surbaissés et des croisées d’ogives. Constitués d’un appareil régulier, tous les moellons sont de même taille et de même forme.
CULTE : catholique.
ÉPOQUE : Moyen Âge.
DÉBUT DE CONSTRUCTION : XIème siècle. La chapelle Saint Sulpice de Morianne est attestée dans une bulle (lettre épiscopale) de l’Archevêque d’Aix en 1082 ; mais sa date de fondation exacte demeure inconnue.
PRINCIPALES CAMPAGNES DE CONSTRUCTION : XIIIème, XIVème et XVIème siècles.
ÉTAT DE CONSERVATION : restaurée au cours des siècles.
Les écrits attestent qu’un bâtiment contigu était utilisé autrefois comme hôpital pour les lépreux. À la fin du XVIème siècle, avec la construction du canal de Craponne, la montée des eaux inonda le cimetière, qui fut reconstruit là où il se trouve actuellement, impasse Saint Sulpice.
PROTECTION : classement par arrêté sur la liste des Monuments Historiques du 6 juillet 1942.
PROPRIÉTAIRE : la commune.
COMMUNE : Istres.

DÉPARTEMENT : Bouches du Rhône.

RÉGION : Provence-Alpes-Côte d’Azur.

LOCALISATION

La chapelle Saint-Sulpice est une chapelle romane du XIème siècle située à Istres, dans le département des Bouches du Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
ISTRES

Istres
Istres est une commune française, sous-préfecture du département des Bouches-du-Rhône.
Entourée par l’étang de Berre et l’étang de l’Olivier, la commune se trouve en bordure de la plaine de la Crau et proche du massif des Alpilles, de la Camargue, et du littoral méditerranéen.
La ville compte sur son territoire une base aérienne militaire (la BA 125, Istres-Le Tubé). En 2025, elle fait partie des trois bases aériennes qualifiées de « stratégiques » par l’Armée de l’air.
Au recensement de 2012, Istres était la sixième commune des Bouches-du-Rhône par sa population.
En 2023, sa population s’élevait à 44 292 habitants, les Istréennes et les Istréens.

La Porte d’Arles (nommée aussi « Portail d’Arles ») est un monument datant du XVIIIème siècle qui se situe à l’entrée du centre ancien de la ville d’Istres. Elle fut érigée sur l’emplacement d’une ancienne chapelle, et remplace l’une des deux portes qui dataient de l’époque ou des remparts protégeaient le village seigneurial. La Porte d’Arles fut construite à partir de janvier 1771 en l’honneur du Maréchal Duc de Villars (seigneur d’Istres et gouverneur de la Provence). Les travaux s’achèveront en juin 1773. Construit avec des pierres issues des carrières locales, le monument est de forme concave, de style classique, et affiche un aspect sobre. L’arc de la porte repose sur deux pilastres, et est décoré de deux guirlandes fleuries. Un médaillon style Louis XV orne la clef de voûte. La porte d’Arles est classée au titre des Monuments Historiques depuis le 5 mai 1930.

HISTORIQUE

La chapelle Saint Sulpice
La cloche de la chapelle Saint-Sulpice fut baptisée « Sainte Catherine ». Elle cessa de retentir à une période non précisée. Elle a connu plusieurs vocables : celui de la mère de Dieu, de Sainte Catherine, de l’Annonciation et, depuis le XVème siècle, celui de Saint Sulpice de Morianne. Pendant la Révolution, elle fut utilisée comme abri pour bestiaux. En 1897, le Maire de la Ville ordonna au Curé de l’époque de la rétablir au culte. Mais son état de délabrement continua à se dégrader régulièrement. Elle sera inscrite en 1942 à l’inventaire des Monuments Historiques, puis restaurée par la Caisse Nationale des Monuments Historiques en 1976.
ANTIQUITÉ
Au VIème siècle av. J.-C., un petit habitat est fondé sur l’oppidum du Castellan (au sud de l’étang de l’Olivier et non loin de la ville actuelle). Le site restera occupé jusqu’au début du Moyen Âge.
LE MOYEN ÂGE
Au Xème siècle, l’actuel centre-ville ancien se développe autour d’un château seigneurial. Ainsi, une cité qui porte alors le nom de « Ystro » apparaît pour la première fois dans une charte de Conrad le Pacifique, roi de Bourgogne et de Provence. Le document précise que la ville possède un château (castrum) et qu’elle est débitrice de certaines sommes pour des biens dont l’abbaye de Montmajour est propriétaire. Comme il est coutumier à l’époque, Istres va peu à peu se regrouper et prendre son essor autour de ce château fort entouré de remparts.
Le castellum militaire est un fortin, généralement intégré dans le système de fortification du limes (système de fortifications établi le long d’une frontière). Au Moyen Âge, le castellum c’est aussi le château central du castrum (village plus ou moins fortifié sur une hauteur, notamment dans la région du Languedoc).
LA RÉVOLUTION FRANÇAISE
En février 1790, Joseph-Laurent Buech est élu premier maire de la ville.
En 1793, un « Comité de surveillance » est institué. Il se recrute en partie parmi les simples paysans, parfois analphabètes. Il marque en quelque sorte l’apogée démocratique de la Révolution.
Les membres illettrés participent aux débats, et peuvent occuper à leur tour la place de président. Le comité est chargé de la surveillance et de l’application des lois. Il voue une grande part de son activité à les lire, les recopier, et conférer de leur efficacité (participant ainsi à la formation politique et démocratique des citoyens).
Dans sa mission essentielle (arrêter les suspects), le Comité de surveillance se montre prudent et très respectueux de la loi.
LE PREMIER EMPIRE
En 1808, Istres doit son premier essor industriel aux fabriques de soude et engrais de l’étang de Rassuen.
XXème siècle
L’école d’aviation, implantée en 1917, est aujourd’hui devenue l’une des plus grandes bases aériennes de France.
En 1923, Félix Gouin est élu maire d’Istres. Il conservera ce mandat jusqu’en 1958 (exception faite de la période du régime de Vichy, au cours de laquelle il refusera d’attribuer les pleins pouvoirs au maréchal Pétain). Homme d’état, il devient, en 1946, le premier président du gouvernement provisoire de la République française après le général de Gaulle.
À partir des années 1970, le développement du complexe industriel de Fos-sur-Mer et la formation d’une agglomération nouvelle vont permettre d’augmenter la croissance de la ville. Cette croissance va se traduire par l’urbanisation rapide de nouveaux quartiers entre le centre historique et le hameau de Rassuen, générant particulièrement une importante évolution démographique ; le nombre d’habitants va tripler en une trentaine d’années.
En 2014, la commune est classée « station classée de tourisme ». En juillet 2017, le grand parc « Dinosoaur’Istres », un circuit ludique, pédagogique et gratuit dédié à l’univers des dinosaures, est ouvert à la visite au public sur l’oppidum de Castellan.
Elle permet aux artistes locaux et régionaux, amateurs, émergents et confirmés, de présenter leurs pratiques et de rencontrer les publics dans le plus grand respect de ce site. Des expositions sont proposées et accueillent aussi des conférences, des résidences d’artistes, des concours de peinture et des marchés artistiques dans le cadre des « Rendez-vous de la Chapelle ».

LA CHAPELLE SAINT-SULPICE, UN JOYAU DE L’ART ROMAN

La chapelle Saint Sulpice
EXTÉRIEUR
VUE GÉNÉRALE
LE CHEVET
LES FAÇADES
INTÉRIEUR
LA NEF
LA VOÛTE
LES SUPPORTS ET LES COLONNES

Saint Sulpice le Pieux Sulpice le Pieux (dit aussi « le Bon » ou « le Débonnaire ») naquît probablement vers 576, et mourut en 647. Il fut évêque de Bourges et chapelain du roi Clotaire II. Reconnu Saint par l’Église catholique, il est fêté le 17 ou le 19 janvier. Il fut le protecteur des pauvres et des persécutés. Buste de saint Sulpice dans l’église Saint-Sulpice de Favières (Essonne). Il est connu pour soulager et guérir les douleurs et les maladies touchant les reins, les maladies sexuellement transmissibles, et les pathologies pulmonaires (la tradition dit qu’il aurait soulagé Clotaire II d’une pleurésie). NAISSANCE Sulpice naquît à Vatan dans le Berry. Issu d’une famille noble gallo-romaine, il fut éduqué à l’école du Palais, placée sous la direction de l’archichapelain du roi Gontran ; il y restera jusqu’à ses seize ans. Sulpice le Pieux – Église Saint Sulpice le Pieux d’Azy SA VIE En 612, l’évêque Outrille de Bourges, qui l’avait connu à l’école du Palais, le fit venir près de lui et le nomma archidiacre. En 618, Sulpice devint prêtre. Le roi Clotaire II lui donna la charge d’aumônier du palais. En 624, à la mort de l’évêque d’Outrille, il fut nommé archevêque de Bourges. Tout au long de sa vie, Sulpice (malgré ses charges officielles) vécut dans la pauvreté et l’austérité, en effectuant de nombreuses conversions et en prenant soin des indigents. Il fut crédité de nombreux miracles. Authiou – Nièvre 58 – Église Saint Sulpice Il ne pas le confondre avec Saint Sulpice, dit « le Sévère », ou « Sévère » (363-410 ou 429). SON CULTE En France, ainsi qu’en Belgique et en Suisse, plus de 300 paroisses l’honorent. Particulièrement dans le Berry où une vingtaine de chapelles et paroisses lui sont dédiées. Son nom fut donné à une paroisse de Paris (l’église Saint Sulpice), qui fut le berceau des séminaires pour la formation des prêtres. Église Saint-Sulpice – Paris Dès le XVème siècle, dans la paroisse de Vatan, une chapelle porta le vocable de « Sulpice le Pieux », et un pèlerinage y fut organisé le 27 août de chaque année. Cette date étant celle de la translation des reliques en l’église parisienne de Saint-Sulpice (dépendant de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés). C’est Jean-Jacques Olier, curé de cette paroisse, qui donna le nom de Saint-Sulpice à la compagnie des prêtres pour la formation du clergé. Dès 1679, les Sulpiciens s’installeront à Bourges. SA MORT Église Saint Sulpice le Pieux d’Azy Sulpice mourut le 17 janvier 647 à Bourges. Saint-Florent, son coadjuteur, lui succéda au siège épiscopal de Bourges.






ESCAPADES BUCCO-RHODANIENNES
La chapelle Saint-Roch et la chapelle Saint-Pancrace de Puyloubier, la chapelle Saint-Marcelin et la chapelle Saint-Denis de Rognes, l’abbaye de Silvacane, l’église Saint-Michel de Lambesc , le temple romain de Diane de Vernègues, la cathédrale Saint Sauveur d’Aix en Provence, la chapelle Saint-Jean et La chapelle Saint-Pierre-ès-Liens à Alleins, la chapelle du Sonnailler d’Auron, la villa romaine Grassi d’Aix en Provence, la chapelle du Saint Sépulcre de Peyrolles-en-Provence, la chapelle Saint-Cyr de Lançon-Provence, Cornillon-Confoux, la chapelle Saint Julien de Miramas-le-Vieux, la chapelle Saint-Pierre, et l’église Saint-Julien de Peynier, l’Abbaye Saint-Victor de Marseille, l’église de l’Assomption de Puyricard, l’église Notre-Dame de Caderot de Berre l’Étang, l’Église Saint-Césaire de Berre l’Étang, la nécropole romaine des Alyscamps d’Arles, l’Église Saint-Honorat des Alyscamps d’Arles, le site antique de Glanum, l’amphithéâtre d’Arles, l’Abbaye de Montmajour, L’église Sainte-Madeleine de l’Ile, à Martigues, l’église Saint-Jean-de-Malte d’Aix-en-Provence (Sources Google Maps).

Sources :
Mes photos
Photos publiques Facebook
https://fr.wikipedia.org/wiki/Istres
https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00081287
https://www.istres.fr/index.php?id=485
https://monumentum.fr/monument-historique/pa00081287/istres-chapelle-saint-sulpice
https://www.geocaching.com/geocache/GC2GE3N