L’église Saint-Nicolas, à Marignane

LES TÉMOINS DU PASSÉ

L’ÉGLISE SAINT-NICOLAS, À MARIGNANE

L’église Saint-Nicolas

Blason de la ville de Marignane

NOM : église Saint-Nicolas.

TYPE : église paroissiale.

VOCABLE : Nicolas. L’église paroissiale, d’abord connue comme « Sainte Marie de Marignane », est passée sous la titulature de « Notre-Dame de Nazareth », puis sous le patronage de « Saint-Nicolas ».

CULTE : catholique.

STYLE : art roman provençal.

L’art roman provençal présente comme caractéristique d’être fortement influencé par l’antiquité romaine, en se référant aux nombreux vestiges romains subsistants en Provence.

On trouve comme styles d’architecture des porches évoquant un arc de triomphe, des frontons triangulaires, des entablements à l’antique constitués d’une architrave, d’une frise et d’une corniche, des colonnes cannelées, des pilastres cannelés, des chapiteaux à feuilles d’acanthe, des bas-reliefs décorés de rinceaux et des triglyphes. On distingue également divers types de frises : des frises de feuilles d’acanthe, de rinceaux, de palmettes, d’oves, et de grecques (variante de la frise de méandres). 

ÉPOQUES : Moyen Âge, Renaissance.

PÉRIODES DE CONSTRUCTION : XIIIème, XIVème et XVIIème siècles.

ÉTAT DE CONSERVATION : agrandie au cours des siècles. L’église a récemment fait l’objet d’une restauration. Elle est désormais mise en valeur par le réaménagement complet de ses abords.

DIMENSIONS DU CLOCHER : 22m de haut.

PROPRIÉTAIRE : la commune, propriété d’une association.

PROTECTION : l’église romane (y compris l’ancienne chapelle des Pénitents, accolée au Nord, et la salle voûtée attenante au presbytère, dite « ancien local de la dîme ») fait l’objet d’un classement par arrêté au titre des Monuments Historiques, depuis le 14 décembre 1992.

COMMUNE : Marignane.

DÉPARTEMENTS : Bouches du Rhône.

RÉGION : Provence-Alpes-Côte d’Azur.

LOCALISATION

L’église Saint-Nicolas

L’église Saint-Nicolas est une église romane du XIIIème siècle située sur la commune de Marignane, dans le département des Bouches du Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Elle est le témoin de la vie religieuse au Moyen Age et à la Renaissance.

MARIGNANE

Marignane est une commune française qui se trouve dans le département des Bouches-du-Rhône. Traversée par le canal du Rove, la ville borde les rives des étangs de Berre et de Bolmon. Elle est connue pour son aéroport international, « Marseille-Provence », ainsi que pour héberger le siège social et l’une des usines de conception et d’assemblage de la société « Airbus Helicopters » (anciennement « Eurocopter »).

En 2023, sa population s’élevait à 33 692 habitants, les Marignanaises et les Marignanais.

HISTORIQUE

ÉTYMOLOGIE

Dans les écrits médiévaux, Marignane affichait de nombreuses versions orthographiques : « Mariniana », « Marigana », « Marignana », le plus souvent suivies des termes « castrum » (bourg fortifié), « vallis » (vallée), ou « villa » (ville).

En conséquence, le nom de la cité pourrait découler de :

Marius, général romain, vainqueur des Cimbres et des Teutons à Pourrières (Guerre des Cimbres, d’environ 115 à 101 avant J.-C.).

– Villa Mariniana (propriété de Marinius, général romain sous l’empereur Majorien 456-461).

Cette dernière thèse a été avancée par le célèbre linguiste Charles Rostaing, dans son ouvrage de thèse appelé « Essai sur la toponymie de la Provence ».

QUELQUES DATES…

ÂGE DU BRONZE (3300 av. J.-C. – 1200 av. J.-C.)

En 3500 av J.C., les habitats étaient dispersés. Aucune trace n’apparaît à ce jour sur Marignane, sinon des traces plus anciennes du Chasséen (culture archéologique du Néolithique moyen) sur les pentes sud de la colline Notre-Dame de Pitié. On note la présence d’un campement (station) appartenant à la civilisation chasséenne.

ÂGE DU FER (1200 av. J.-C. – 550 av. J.-C.)

Au second âge du fer, le territoire semble s’être développé autour et depuis l’oppidum de Notre-Dame-de-Pitié, tardivement édifié vers 380 av. J.-C., et prématurément abandonné vers 180 av. J.-C.

ÉPOQUE ROMAINE

La première mention de la présence romaine concerne la christianisation de Marignane et de Berre-l’Étang. On note que plusieurs sites d’habitats se trouvaient sur ce territoire à l’époque romaine.

LE MOYEN ÂGE

Marignane apparait pour la première fois en 977 dans une source écrite (texte du Cartulaire de Saint-Victor).

L’Église ainsi que les seigneurs des Baux sont, entre autres, seigneurs de Marignane (en particulier, ceux issus de l’union de Bertrand Ier des Baux et de Tiburge d’Orange).

Vers 1350, Guillaume des Baux bâtit (ou agrandit) le château (corps occidental de la Mairie et musée Albert-Reynaud), et dresse probablement les remparts de la ville.

La mort de la reine Jeanne Ière déclenche une crise de succession à la tête du comté de Provence, les villes de l’Union d’Aix (1382-1387) soutenant Charles de Duras contre Louis Ier d’Anjou. En 1385, après la mort de Louis Ier, le seigneur de Marignane, François des Baux, se rallie aux Angevins.

En 1422, la seigneurie de Marignane est cédée à la dynastie des Anjou, puis à leurs proches, à leurs alliés, et à leurs descendants, jusqu’en 1510.

LA RENAISSANCE

– De 1517 à 1523, Marignane entre dans l’apanage des Bourbon. La cité est acquise par Anne de France (duchesse de Bourbon) puis transmise à son gendre, le connétable Charles.

– En 1540, le château de Marignane devient résidence du gouverneur de Provence Claude de Savoie-Tende.

– De 1550 à 1555, Françoise de Foix (veuve de Claude de Savoie-Tende) entreprend la restauration totale et l’agrandissement du château.

– En 1564, Marignane reçoit la visite de Catherine de Médicis, de Charles IX, du Duc d’Anjou (futur Henri III) et d’Henri de Navarre (futur Henri IV).

– En 1589, les troupes de Lesdiguières s’emparent de Marignane. La cité et le château déclinent.

– En 1603, la baronnie de Marignane est vendue aux enchères au profit de Jean-Baptiste de Covet, Baron de Trets et Consul de Marseille.

– Entre 1603 et 1750, les Covet de Marignane agrandissent le château. Ils le transforment dans un style français puis italien, s’inspirant du Palais Farnèse. Ce château est aujourd’hui l’hôtel de ville.

– Le 23 Juin 1772, la dernière descendante de la Famille de Covet épouse le Comte de Mirabeau.

– En 1783 a lieu le procès en séparation entre les deux époux. Les Covet gagnent le procès.

LA RÉVOLUTION

– En 1789, Mirabeau devient député du Tiers-Etat, lors des Etats Généraux.

– En 1790, les Covet s’enfuient à Nice (alors propriété du royaume de Piémont-Sardaigne) ; leurs biens sont confisqués (Biens Nationaux).

– En 1793, le comité de surveillance est institué à Marignane.

LE COMITÉ DE SURVEILLANCE En 1793, un « Comité de surveillance » est institué. Il se recrute en partie parmi les simples paysans, parfois analphabètes. Il marque en quelque sorte l’apogée démocratique de la Révolution.

Les membres illettrés participent aux débats, et peuvent occuper, à leur tour, la place de président. Le comité est chargé de la surveillance et de l’application des lois. Il voue une grande part de son activité à les lire, les recopier, et conférer de leur efficacité (participant ainsi à la formation politique et démocratique des citoyens).

Dans sa mission essentielle (arrêter les suspects), le Comité de surveillance se montre prudent et très respectueux de la loi.

– En 1790, Marignane devient chef-lieu de canton.

– En 1791, Mirabeau décède.

– En 1796, les Covet rentrent d’exil et récupèrent une partie de leur domaine.

– En 1800, Emilie de Covet décède à Paris.

ÉPOQUE CONTEMPORAINE

– En 1830, un premier service de poste voit le jour.

– En 1863, le boulevard du Château (actuel cours Mirabeau) est créé.

– En 1872, la population de Marignane s’élève à 2 209 habitants. La même année, la ligne de chemin de fer « Le Martegau », desservant Marignane et sa gare de la Ponsarde, est construite.

– En 1892, la commune achète une partie du château des Covet et le transforme en hôtel de ville.

– En 1911, le chantier naval du canal de Marseille au Rhône est entrepris. Il sera inauguré en 1927 par le Président Gaston Domergue.

– De 1914 à 1918, au cours de la Première guerre mondiale, Marignane perd 58 de ses enfants et compte 9 disparus.

– En 1920, le terrain d’aviation de Marignane est créé.

– De 1929 à 1941, l’usine aéronautique (SNCASE) « Eurocopter » voit le jour.

– De 1939 à 1945, c’est la Deuxième guerre mondiale ; 13 Marignanais meurent au combat.

– Le 12 mars 1955, on assiste au premier vol de l’Hélicoptère Alouette II.

– En 1962, le « Super Frelon », le plus gros hélicoptère conçu en France, décolle pour la 1ère fois de Marignane.

– En 1985, l’aéroport de Marignane accueille 4,5 millions de passagers.

– Le 29 mai 1986, 67 ans après sa création, l’Aéroport « Marseille Marignane » prend le nom de « Marseille Provence ».

L’ÉGLISE SAINT-NICOLAS

L’église Saint-Nicolas

Elle fut probablement édifiée à côté des restes d’un temple romain qui se trouvait vers la partie nord-est de l’édifice, peut-être même jusque sous le chœur actuel et sa chapelle sud (un carottage réalisé dans le pilier sud-est a révélé du matériau de briques rouges, caractéristique des constructions primitives).

Il est probable qu’une autre église (peut-être carolingienne) fut construite par-dessus l’édifice primitif entre le IXème siècle et le début du XIème siècle (époque où Marignane était un prieuré cistercien, de 1022 à 1029). En 1018, le cartulaire de Saint-Victor atteste la présence d’un prieuré d’hommes à Marignane : il s’agit de celui du prieuré de Saint-Victor à l’est, futur Saint-Victoret et non de l’église Saint-Nicolas.

EXTÉRIEUR

VUE GÉNÉRALE

LA TOUR CLOCHER

LA FAÇADE D’ENTRÉE

La porte principale actuelle date de 1823.

LES FAÇADES LATÉRALES

INTÉRIEUR

LA NEF

Selon le cartulaire de Saint Victor, la nef principale a été reconstruite entre 1091 et 1094. Il s’agissait peut-être de l’église Sainte-Marie.

Le berceau brisé de la nef a été refait, abaissé et consolidé par une succession d’onze arcs doubleaux (en arc tiers point ou brisé) de belle pierre blonde de molasse.

Arc-doubleau ou arcdoubleau : C’est un arc perpendiculaire à l’axe de la voûte, et qui prend appui contre les parois intérieures d’un édifice ; il « double » la voûte. On retrouve cette forme de construction notamment dans le style de l’architecture romane.

LE CHŒUR ET LE RETABLE

Le chœur doit dater du XIVème siècle, et les travaux ont dû probablement s’achever en 1336 (date qui se trouvait au-dessus de la porte principale, alors sur la nef côté sud).

Le chœur de l’église abrite un monumental et triomphal retable de noyer doré, probablement offert entre 1521 et 1522 par Anne de France, dame de Marignane. Il présente la descendance de Sainte Anne et des Saintes Maries (l’église possédait de rares reliques). Exécuté dans l’entourage de Jean Guiramand, une partie en est décernée au sculpteur Jean Paumier, dit « Lagrimo ». Deux grandes toiles le côtoient dans le chœur : un Saint Eloi, entre Saint Clair et Sainte Marguerite, peintes par Honoré de Caron de Saint-Mitre en 1646, et un Saint François de Paule en prière (école marseillaise des environs de 1700), transféré de la chapelle du couvent des pères Minimes.

LES VOÛTES

LES CULOTS DES RETOMBÉES DE VOÛTES 

Des figurines symboliques en cul de lampe, en plâtre (tout comme l’arc du chœur), ont été réalisées dans le chœur et dans les deux nouvelles chapelles nord.

LA TRIBUNE

Le XVIème siècle représente la période la plus riche de l’histoire de l’église. Vers 1520, deux chapelles furent bâties près du chœur, suivies d’une surélévation de la tour occidentale (tour à l’origine certainement défensive sur le rempart, puis devenue clocher en l’honneur de François Ier entre 1533 et 1535, et marquée de son écu royal personnel, aujourd’hui disparu). Un étage du « clocher-tour » abrite une tribune délicatement voûtée à lierne et tierceron (l’ensemble est l’œuvre du lapicide aixois Guillaume Benoît et du Marignanais Maurice Reynier).

Lierne : nervure d’une voûte sur croisée d’ogives.

Tiercerons : nervure supplémentaire de certaines voûtes gothiques, unissant l’extrémité du lierne aux angles de la voûte.

C’est du haut de ce balcon que le seigneur et sa famille assistaient à la messe lorsqu’elle ne se donnait pas à la chapelle du château.

LES PEINTURES MURALES

LES VITRAUX

Les parois du sanctuaire sont dotées de vitraux (œuvre du maître aixois Louis André) datés de 1895 à 1897. Sur l’une des verrières éclairant les fonts baptismaux, on distingue un Baptême du Christ (réalisation du peintre nazaréen Julius Schnorr von Carosfeld).

LE STATUAIRE

LE DALLAGE

Au vu de l’histoire de cet édifice, des bâtiments antérieurs, des mesures du dénivelé de son sol, et de la manière dont ses murs travaillent, il est possible qu’une crypte se trouve sous le chœur.

NICOLAS DE MYRE

Saint Nicolas

SOMMAIRE

Nicolas de Myre (plus connu sous le nom de Saint Nicolas, ou Nicolas de Bari) est un Grec d’Anatolie né aux environs de 270 à Patare, en Lycie (actuellement Turquie). Il décède dans la ville de Myre le 6 décembre 335. Évêque de Myre en Lycie, il a probablement participé au premier Concile de Nicée, au cours duquel il combattit l’Arianisme.

C’est à Arius (256-336), théologien alexandrin, que l’on attribue au début du 4ème siècle le courant de pensée théologien, l’« arianisme ». Sa pensée assure que si Dieu est divin, son fils Jésus, lui, est avant tout un humain mais possède cependant une part de divinité. C’est en 325 que le Concile de Nicée, rassemblé par l’empereur Constantin, rejeta l’« arianisme », jugé hérétique.

Sa vie posthume est riche, grâce aux nombreuses légendes sans doute fondées sur la réputation de sa bonté envers les pauvres et les enfants.    

Son tombeau devient un lieu de pèlerinage, d’abord à Myre, puis à Bari en Italie, où ses reliques furent transportées au XIème siècle pour les protéger des Sarrasins.

Son culte est attesté depuis le VIème siècle en Orient et s’est répandu en Occident, depuis l’Italie, à partir du XIème siècle. C’est un personnage populaire de l’hagiographie chrétienne et l’un des Saints les plus vénérés de l’Église orthodoxe. Réputé entre autres pour ses nombreux miracles, il est célébré le 6 décembre (jour de sa dormition) et le 9 mai (jour de la translation de ses reliques). Canonisé, il a été proclamé protecteur de nombreuses nations et de nombreux corps de métiers.

NAISSANCE ET FAMILLE

Nous ne savons que peu de choses de lui. Orphelin dès son plus jeune âge, Saint Nicolas est élevé par son oncle (également prénommé Nicolas), évêque de Myre. Concernant sa vie, il y a peu d’écrits documentés. Elle est relatée dans plusieurs « vitae » (ouvrage qui relate la vie et les miracles d’un saint) dont l’exactitude est « apocryphe » aux yeux des historiens.

Selon les hagiographies, Nicolas naît à Patare, en Lycie, aux alentours des années 270, au sein d’une riche famille chrétienne. Ses parents, Epiphanios et Ioanna, meurent lors d’une épidémie de peste. Son oncle Nicolas, évêque de Myre, l’ordonne prêtre et abbé de Sion (près de Myre). Toujours selon la tradition, Nicolas lui succède comme évêque de Myre par la « vox populi », autour de l’an 300.

Le Saint réalise alors des miracles qui bâtissent son aura, sa légende, et ses nombreux patronages. Il veille par exemple au respect de ses fidèles (malgré l’emprisonnement des chrétiens de Myre), et obtient même de l’empereur Constantin un abaissement des impôts, en plaidant la cause des habitants de Myre à Constantinople.

LA PERSÉCUTION DE DIOCLÉTIEN

En 303, au cours de la persécution des chrétiens par les édits de Dioclétien, il aurait été arrêté et torturé, bien que Constance Chlore n’applique quasiment pas ces édits de répression des Chrétiens en Orient.

Constance Chlore (ou Constance Ier, Caius Flavius Julius Constantius – vers 250-306) est l’un des quatre empereurs de la Tétrarchie instaurée par Dioclétien.

Il aurait distribué sa richesse (son héritage) aux pauvres de la ville. Les évêques du IVème siècle (Ambroise de Milan et Saint Basile de Césarée) ayant relaté cet événement (fait rapporté par des auteurs chrétiens au temps d’un Christianisme triomphant), pensaient qu’il ne pouvait être considéré comme un fait historique. D’ailleurs, diverses légendes naquirent autour de cet épisode.

Nicolas se distingue par sa lutte contre l’arianisme. Saint André de Crète et le moine Ioannis, du monastère du Stoudion, rapportent que Nicolas participe au concile de Nicée (325) et gifle son adversaire Arius. Il est arrêté, puis réhabilité à la fin du conseil.

SA MORT

Ayant eu la révélation de sa mort prochaine, Nicolas donne une dernière messe pontificale, puis se retire dans le monastère de la Sainte-Sion, dont il a été fait abbé. C’est là qu’il est atteint d’une petite fièvre. Il se fait administrer les sacrements et s’éteint le 6 décembre 343. Il est enseveli dans une tombe de marbre. La nouvelle se répand alors auprès des fidèles : du corps de l’évêque, une huile odorante s’écoule, le préservant de la putréfaction. Cette huile, que l’on appelle « manne », a la réputation de guérir les maux.

Saint Nicolas restera enterré jusqu’en 1087, jusqu’à ce que des marins de Bari enlèvent les reliques du Saint pour les rapporter dans leur ville.

Au sein de l’église Saint-Nicolas de Myre, le miracle post-mortem de la « manne » va contribuer à la diffusion de la légende et du culte de Saint Nicolas dans la religion orthodoxe. La légende veut que la manne continue de suinter.

SON CULTE

Chaque année, des délégations des Églises orthodoxes (notamment de Russie) viennent se joindre au pèlerinage des catholiques latins en une rencontre œcuménique significative. Le « bon Saint Nicolas » est invoqué aussi bien en Orient, où il est le patron des Russes, qu’en Occident, où il est le patron des enfants. Et, si l’on peut parler ainsi, il est probablement l’ancêtre du Père Noël.

LA GUERRE DES RELIQUES !

En 1098, un moine lorrain du nom d’Aubert de Varangéville se rend en pèlerinage à Bari afin d’y prier Saint Nicolas, qui jouit d’un culte grandissant depuis la translation de ses reliques. Le chevalier lorrain, avec l’aide d’un moine, s’empare d’une phalange dite « Dextre bénissante ». À son retour à Port, qui deviendra ultérieurement Saint-Nicolas-de-Port, il entrepose la relique du Saint dans la chapelle d’un château.

Saint-Nicolas de Port

Après ces deux translations, les cultes, pèlerinages et légendes du Saint vont s’étendre à travers toute l’Europe catholique, érigeant les villes de Port et de Bari en hauts lieux de pèlerinage et de commerce.

En 1099, les navires vénitiens partis pour la Première Croisade  font escale à Myre, et pénètrent dans l’église Saint Nicolas. Ils s’emparent de différentes reliques, dont celle de l’évêque Nicolas (oncle de Saint Nicolas). Le reliquaire contenant les restes de Saint Nicolas est ensuite trouvé sous une dalle de l’église ; les écrits relatant cet épisode évoquent une odeur agréable s’en échappant. Les os, vraisemblablement les restes non emportés lors de la translation de Bari, sont tous brisés.

À leur retour en 1101, les reliques sont déposées dans l’église Saint Nicolas du monastère vénitien du Lido. Débute alors un conflit idéologique entre la ville de Venise et celle de Bari, afin de déterminer la légitimité des reliques.

NICOLAS, SAINT PATRON DES LORRAINS

C’est en 1477, juste après la bataille de Nancy (le 5 janvier), que Saint Nicolas devient le Saint Patron des Lorrains. Pendant que le conflit fait rage jusqu’à la défaite et la mort du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, le duc René II de Lorraine place (lors du passage à Saint-Nicolas-de-Port) son armée de 20 000 hommes sous la protection de la Vierge Marie et de Saint Nicolas. Ce lien unifiant Nancy et la Lorraine à Saint Nicolas existe toujours.

LES SYMBOLES

On cite son livre d’or, dans lequel il note les bonnes actions des enfants, la présence à ses côtés de trois enfants ou d’un tonneau, rappel de la fameuse légende du boucher et son âne chargé des sacs de friandises.

SES ATTRIBUTS

Saint Nicolas est souvent représenté avec un livre ainsi que trois boules d’or, faisant référence aux trois dots.

Il est facilement reconnaissable grâce à sa grande barbe blanche, son manteau rouge, sa mitre et sa crosse. Dans certaines régions comme la Lorraine, la Saint-Nicolas était même plus importante que le jour de Noël jusque dans les années 1960 !

La Première Croisade

ESCAPADES BUCCO-RHODANIENNES

La chapelle Saint-Roch et la chapelle Saint-Pancrace de Puyloubier, la chapelle Saint-Marcelin et la chapelle Saint-Denis de Rognes, l’abbaye de Silvacane, l’église Saint-Michel de Lambesc , le temple romain de Diane de Vernègues, la cathédrale Saint Sauveur d’Aix en Provence, la chapelle Saint-Jean et La chapelle Saint-Pierre-ès-Liens à Alleins, la chapelle du Sonnailler d’Auron, la villa romaine Grassi d’Aix en Provence, la chapelle du Saint Sépulcre de Peyrolles-en-Provence, la chapelle Saint-Cyr de Lançon-Provence, Cornillon-Confoux, la chapelle Saint Julien de Miramas-le-Vieux, la chapelle Saint-Pierre, et l’église Saint-Julien de Peynier, l’Abbaye Saint-Victor de Marseille, l’église de l’Assomption de Puyricard, l’église Notre-Dame de Caderot de Berre l’Étang, l’Église Saint-Césaire de Berre l’Étang, la nécropole romaine des Alyscamps d’Arles, l’Église Saint-Honorat des Alyscamps d’Arles, le site antique de Glanum, l’amphithéâtre d’Arles, l’Abbaye de Montmajour, L’église Sainte-Madeleine de l’Ile, à Martigues,  l’église Saint-Jean-de-Malte d’Aix-en-Provence       (Sources Google Maps).

Sources :

Mes photos

Photos publiques Facebook

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_de_Myre

https://nominis.cef.fr/contenus/saint/227/Saint-Nicolas-de-Myre.html

https://saint-nicolas.nancy.fr/lhistoire-de-saint-nicolas/qui-es-tu-grand-saint-nicolas

https://monumentum.fr/monument-historique/pa00081511/marignane-eglise-paroissiale-saint-nicolas

https://pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00081511

https://recensement.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/13-Bouches-du-Rh%C3%B4ne/13054-Marignane/189030-EgliseSaint-Nicolas

https://www.tourisme-marignane.com/offres/eglise-saint-nicolas-marignane-fr-3387568/

https://provence-alpes-cotedazur.com/que-faire/culture-et-patrimoine/lieux/eglise-saint-nicolas-marignane-fr-2863144/

https://www.plan-du-patrimoine.fr/monument-historique/13/marignane/eglise-paroissiale-saint-nicolas/PA00081511/

https://www.culture.gouv.fr/regions/drac-provence-alpes-cote-d-azur/actualites/portraits-de-la-relance-en-region/Eglise-Saint-Nicolas-Bouches-du-Rhone-Marignane

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marignane

https://www.techno-science.net/glossaire-definition/Eglise-Saint-Nicolas-Marignane.html

https://www.tourisme-marignane.com/laissez-vous-surprendre/une-ville-entre-patrimoine-et-traditions-de-provence/patrimoine/marignane-histoire-flashback/

 

 

 

 

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