La Guerre de Sécession – La bataille de Drewry’s Bluff

                                                                                      

 

 

LA GUERRE DE SÉCESSION

(1861-1865)

LA BATAILLE

DE

DREWRY’S BLUFF

Ou de

FORT DARLING

(Le 15 mai 1862)

CONTEXTE

Au cours de la Guerre de Sécession, au printemps et en été 1862, la Campagne de la Péninsule fut une offensive de grande importance de l’Armée de l’Union contre la capitale confédérée, Richmond.

Placée sous les ordres du major-général George B. McClellan, l’Armée du Potomac applique son plan de campagne sans embûche. McClellan a prévu de transporter son armée par voie fluviale. Ainsi, dès la fin avril, il déplace ses troupes par bateau à Fort Monroe, sur la côte atlantique. Son objectif consiste en une manœuvre d’encerclement, destinée à capturer Richmond en se servant de la péninsule formée par les rivières York et James. Mais nul ne sait et ne comprend pourquoi, McClellan a toujours eu une certaine propension à surestimer le nombre de ses ennemis dans les armées qui lui font face. De fait, il stoppe son offensive devant Yorktown et assiège la ville… Étonnes par ce délai inattendu, les Confédérés, désormais sous le commandement de Joseph Eggleston Johnston, commencent prudemment à se retirer sur Richmond. Après quelques engagements de seconde importance et peu concluants, la première phase de la Campagne de la péninsule se termine par la bataille indécise de Seven Pines. Au cours du combat, le général confédéré Joseph Eggleston Johnston sera gravement blessé.

Lire : « 1862, le Sud défend sa capitale ».

SITUATION : la Péninsule est située entre les rivières York et James, de Fort Monroe jusqu’à Richmond (Virginie).

Campagne de la Péninsule

Armée fédérale du Potomac (Union).

Armée de Virginie du Nord (Confédération).

George Brinton McClellan écrit à sa femme :

« Notre avant-garde continue son avance, et je fais faire des reconnaissances dans diverses directions. Nous gagnons un peu plus de terrain chaque jour, mais notre progression est très lente à cause de l’état exécrable des routes, ainsi que de leur étroitesse et de leur rareté. Il est regrettable que notre avance soit ainsi retardée. Ma seule consolation est qu’il est matériellement impossible d’aller plus vite. Imagine qu’il a fallu quarante-huit heures pour faire avancer deux divisions et leur train de cinq milles seulement ! C’est vraiment le comble de la lenteur. Par temps pluvieux, le meilleur moyen d’aller vite est de ne pas bouger. »

Extrait de « Il y a toujours un reporter ». (« La guerre de Sécession », de Victor Austin, paru aux éditions René Julliard).


SOMMAIRE

La bataille de Drewry’s Bluff (également connue sous le nom de bataille de Fort Darling, ou Fort Drewry) s’est déroulée le 15 mai 1862 dans le comté de Chesterfield, en Virginie, au cours de la Guerre Civile américaine, dans le cadre de la Campagne de la Péninsule.

Au nord, les approvisionnements passent par la rivière York. Au sud, la rivière James donne un accès vers la capitale de la Confédération, Richmond. Une fois cet accès libre, il permettrait de ravitailler les forces nordistes de l’Armée du Potomac de McClellan.

L’« USS Merrimack » est l’une des six frégates à vapeur dont la construction est autorisée par le Congrès des États-Unis en 1854. C’est un trois-mâts de 3500 tonnes, armé de 40 canons : 24 canons « Dahlgren » de 9 pouces, 2 canons de 10 pouces, et 14 canons de 8 pouces. Cette frégate à voile est équipée d’une hélice comme force propulsive d’appoint (sa machine à vapeur sera une source permanente d’ennuis, et causera d’importantes avaries à répétition).

Le Merrimack est lancé à Boston le 15 juin 1854. Son nom vient d’une rivière du New Hampshire, qui se jette dans l’Atlantique après avoir parcouru un trajet d’environ 300 kilomètres.

Au début du conflit, le Sud ne dispose pas de marine de guerre. Au déclenchement des hostilités, le Merrimack est en réparation à l’arsenal de Gosport, près de Norfolk, en Virginie. Les machines à vapeur de la frégate y sont démontées pour un entretien et une révision complète.

Le 17 avril 1861, l’arrivée de l’armée confédérée menace le chantier naval. Les machines du Merrimack sont alors réinstallées en urgence. Le navire tente d’appareiller, mais en vain. Les sudistes ont coupé le passage en aval de l’arsenal de Gosport ; des embarcations ont été coulées pour bloquer le cours de la rivière, rendant impossible toute navigation.

Les Fédéraux sont forcés d’évacuer la région manu militari. Dans la nuit du 20 avril 1861, ils mettent le feu à l’arsenal et sabordent les navires qui s’y trouvent, dont le Merrimack. Par chance, seules la mâture et les superstructures de la frégate brûlent. Le bateau coule dans les eaux peu profondes de l’Elizabeth River, avant que sa coque ne soit entièrement atteinte par les flammes. 

CSS Virginia

Pour les Sudistes, le choix est simple : faute de temps et d’argent, il est plus facile de restaurer des navires existants, plutôt que d’en construire pour se constituer une marine de guerre. (La valeur du Merrimack renfloué est estimée à 250 000 $ ; sa remise en état comme frégate, à 450 000 $ au moins. La transformation en cuirassé est, elle, estimée à 172 523 $). Ceci explique l’intérêt porté à l’épave de la frégate.

Le 24 mai 1861, une société privée locale, moyennant 6 000 $, effectue le renflouage de l’épave et l’installe en cale sèche dans l’arsenal que les Nordistes ont oublié de saboter.

Le 17 février 1862, le Merrimack, renommé «Virginia », est remis en état et appareille avec sa nouvelle superstructure blindée.


Un soldat voyant pour la première fois « l’ironclad » le cuirassé Merrimack : 

« Il avançait, fendant les flots tel un énorme crocodile à demi immergé. A la proue je pouvais distinguer l’éperon métallique qui pointait droit devant ».

L’éperon du Virginia alias Merrimack

« La Guerre de Sécession », de Ken Burns.

Après le siège et la chute de Yorktown (du 5 avril au 4 mai 1862), et le retrait de l’armée du général Joseph E. Johnston, la capitale confédérée est à la portée des canons de l’armée de l’Union. Le cuirassé « CSS Virginia » représente l’unique obstacle qui empêche l’occupation, par l’Armée du Potomac, du cours inférieur de la rivière James et de Norfolk.

Le « CSS Virginia ». Au début du conflit, la Marine de guerre confédérée est quasi inexistante ; mais dès l’automne 1861, les Sudistes entreprennent de recouvrir de plaques de tole le « Merrimac », qui vient d’être renfloué. Le navire à vapeur se transforme et affiche une imposante carapace blindée. Il devient ainsi une formidable machine de guerre.

Le Virginia alias Merrimack

Les Confédérés viennent de crééer le premier navire cuirassé de l’Histoire de la Marine de guerre, sans rival dans la flotte de l’Union. Ils le rebabtisent « Virginia ». A partir de cette date, la marine de guerre sudiste est la maîtresse incontestée des mers.

Lorsque le 10 mai, major-général Benjamin Huger évacue la garnison confédérée de Norfolk, le commodore Josiah Tattnall (1795-1871) sait qu’il ne peut faire naviguer son navire, le Virginia (ex Merrimack), à travers le lit peu profond de la rivière James. N’ayant pas d’autre choix, sinon de se faire capturer par la flotte nordiste, il décide le 11 mai de le saborder ; le cuirassé ne tombera pas dans les mains ennemies.

Le Virginia en flamme

Triste destinée que celle du « Merrimack » : coulé à deux reprises, il n’aura pas assez vécu pour accomplir sa mission destructrice. Mais il est l’annonciateur d’une autre idée de la guerre sur mer. Sans le savoir, il est le précurseur des futurs cuirassés des Marines du 19ème siècle ; avec notamment les terribles « dreadnoughts ». Toutes les marines à voiles sont désormais obsolètes.

Du coup, la voie est ouverte. A Hampton Road, le passage de la James River est libre pour les canonnières de la flotte fédérale.

Une idée commence alors à germer dans l’esprit du gouvernement fédéral. Puisque le Virginia, le seul verrou capable d’empêcher une telle manœuvre, est détruit, pourquoi ne pas envoyer une flottille bombarder la capitale sudiste, Richmond ?

Vaisseaux de l’Union ancrés dans la baie de la James River

Afin de tester les défenses de la capitale sudiste, cinq navires de guerre de la marine de l’Union, y compris les USS Monitor et USS Galena, remontent la rivière James pour aller se frotter aux canons confédérés de Richmond.

La suite se passera mal pour l’escadre nordiste. Elle aura à traverser des barrages flottants et les tirs précis et meurtriers des batteries Fort Darling à Drewry’s Bluff. Les dégâts infligés au cuirassé Galena seront si importants que les navires de la flottille seront forcés de faire demi-tour.

Pendant ce temps, l’armée de McClellan avance lentement mais sûrement sur Richmond. Dans la capitale, l’inquiétude règne.

14 mai 1862, une femme sudiste de Richmond témoigne :

–  Toute la population est dans l’angoisse. Hier, j’ai entendu dire par un homme haut placé, frappé de panique : « Norfolk est pris, Richmond le sera sous peu, la Virginie se rendra, et après je n’aurai plus qu’à fuir en exilé et en mendiant. » Beaucoup d’autres sont aussi pessimistes ; et, comme trop souvent dans les moments difficiles, on rend responsables de tous nos malheurs l’incompétence ou la trahison des responsables. Le général Lee lui-même n’échappe pas au blâme, et le président est en butte aux plus amers reproches. Les autorités de Richmond, effrayées par le manque total de défense de la ville, ont nommé une Commission et alloué des fonds pour compléter rapidement les travaux de barrage sur le James et la fortification de Drewry’s Bluff, afin d’empêcher une attaque de la capitale par le fleuve. Celui-ci a été obstrué par le sabordage du vapeur Patrick Henry et d’autres bateaux dans le chenal. On pense que c’était à ce sujet que M. Davis et le général Lee se sont mis d’accord durant leur courte entrevue.

Extrait de « Il y a toujours un reporter ». (« La guerre de Sécession », de Victor Austin, paru aux éditions René Julliard).


FORCES EN PRÉSENCE

POUR LES FÉDÉRAUX

La force de frappe unioniste n’a pas de troupes terrestres. Elle est composée uniquement d’une flottille de cinq canonnières, prélevée sur l’armada de la flotte nordiste qui a instauré le blocus des côtes de la Confédération en avril 1861 (plan Anaconda).

Blocus maritime – Plan-Anaconda

Capitaine James W. Wightman du 39ème régiment d’infanterie volontaire de l’Illinois, Compagnie C, tué à la bataille de Drewry’ s Bluff le 15 mai 1862.

James W. Wightman

 

COMPOSITION DE LA FLOTTE NORDISTE :

La flottille est placée sous les ordres de l’amiral John Rodgers (1812-1882) et se compose des vaisseaux suivants :

John Rodgers

 

 

 

 

 

 

– L’USS GALENA (Vaisseau amiral).

L’USS Galena est un cuirassé à large coque en bois construit pour la Marine des États-Unis pendant la Guerre de Sécession. Au début, le navire est affecté à l’escadre du blocus des côtes confédérées.

En 1862, l’USS Galena participe à la campagne de la Péninsule, lancée par McClellan. Il sera sévèrement endommagé lors de la bataille de Drewry’s Bluff (le 15 mai 1862). La faible épaisseur de sa structure renforcée ne pourra résister à l’artillerie confédérée de Fort Darling. Au cours de la bataille, il sera touché 45 fois.

– L’USS MONITOR

L’USS Monitor est construit en 1862 par John Ericsson (un inventeur et ingénieur mécanicien américain d’origine suédoise).

Lancé le 19 février 1862, il doit sa célébrité au fait qu’il est le premier à avoir participé à un duel au corps à corps de navires cuirassés (combat naval de Hampton Roads avec le Virginia). Il signe par-là la fin de l’époque de la marine à voile.

 

– L’USS NAUGATUCK

L’USS Naugatuck est un bateau à vapeur de 192 tonnes construit à New York en 1844, converti en canonnière au début de la guerre civile.

USS Naugatuck

– L’USS AROOSTOOK

L’USS Aroostook est une canonnière de la classe « Unadilla », construite pour la Marine de l’Union pendant la Guerre de Sécession. L’Aroostook était utilisé pour patrouiller sur les voies navigables de la Confédération, et pour empêcher le Sud de faire du commerce avec d’autres pays.

USS Aroostook

– L’USS PORT ROYAL

L’USS Port Royal est une canonnière à vapeur à roues latérales, « side-wheeler », de 1163 tonnes, construite à New York pour la Marine de l’Union. Durant la Guerre de Sécession, le navire sera chargé de patrouiller sur les rivières et autres voies navigables des Etats Confédérés en rébellion, afin d’y imposer le blocus maritime.

USS Port Royal bombardant Fort Darling

John Freeman Mackie (1er octobre 1835 – 18 juin 1910) est un sergent du Corps des Marines des États-Unis pendant la guerre civile américaine. Il reçoit la médaille d’honneur (la plus haute décoration militaire du pays pour sa valeur) pour ses actions à bord de l’USS Galena pendant la bataille de Drewry’s Bluff, le 15 mai 1862. C’est le premier Marine à recevoir la médaille d’honneur dans l’histoire du Corps des Marines.

POUR LES CONFÉDÉRÉS

 

La garnison de Fort Darling est placée sous le commandement du Commodore Ebenezer Farrand et du capitaine de l’armée Augustus H. Drewry. Toute l’artillerie du fort, soit 8 canons dans l’enceinte retranchée (dont la moitié sont rayés), toutes les pièces de campagne et 5 canons de marine, couvre la rivière dans les deux directions.

CSS Patrick Henry

Les canons récupérés sur le CSS Patrick Henry, dont un canon lisse de 8 pouces (203 mm), sont placés juste en amont, et des tireurs d’élite sont disposés le long des rives du fleuve.

Bataille de Drewry’s Bluff

Sur la déclivité du terrain, les Confédérés ont installé une batterie de trois canons, protégés dans des casemates recouvertes de terre. Ces fortifications sont appelées Fort Darling, couramment nommées Drewry’s Bluff, du nom de son commandant Augustus H. Drewry, qui est le propriétaire du terrain et capitaine au 2ème d’artillerie de Virginie. Le fort représente, à lui seul, l’unique obstacle protégeant la capitale sudiste d’une attaque fluviale. L’ouvrage défensif de Drewry’s Bluff surplombe un coude de la rivière, à 7 miles (11 km) en aval de la ville.

CSS Jamestown

Le lit de la rivière est aussi fermé par des obstacles reliés par des chaînes. Pour interdire le passage complètement, les sudistes n’ont pas hésité à couler d’autres navires, dont le CSS Jamestown. Celui-ci est désarmé avant son sabordage, et ses 5 canons sont installés à l’extérieur des défenses de Fort Darling.

LE CORPS DES MARINES DES ÉTATS CONFÉDÉRÉS

Le corps des Marines des États confédérés (« Confederate States Marine Corps », en abrégé CSMC) est une composante des forces armées des États confédérés de la Guerre Civile américaine. Il voit le jour après le vote d’une loi du Congrès sudiste, le 16 mars 1861.

Corps des Marines confédérés

L’effectif du CSMC est d’abord de 45 officiers et 944 hommes. Le 24 septembre 1862, il passe à 1026 hommes recrutés. Son organisation débute à Montgomery, en Alabama, et se termine à Richmond, en Virginie, siège de la capitale confédérée qui vient d’être déplacée. Tout au long de la Guerre, le centre nerveux du CSMC et les installations principales de formation resteront à Richmond. Durant toute la période du conflit, ils seront situés dans le camp Beall, sur Drewry’s Bluf,f et au chantier naval de Gosport à Portsmouth, en Virginie. C’est le 9 avril 1865 que la dernière unité du CSMC se rendra aux forces de l’Union.

LA BATAILLE

A 7h30 du matin, le jeudi 15 mai 1862, les navires de la flotte nordiste se présentent devant Drewry’s Bluff. L’USS Galena stoppe son avance, se positionne en travers du courant à moins de 600 mètres de l’ennemi, et jette l’ancre. Sa manœuvre doit présenter sa bordée face aux batteries sudistes du fort. L’USS Monitor est à sa droite, et les autres navires en arrière.

Aussitôt le bombardement commence. Avant que John Rodgers ne puisse ouvrir le feu, deux obus confédérés ont percé le faible blindage de l’USS Galena.

Pendant les trois heures que dure la bataille, le Galena garde une position stationnaire, facilitant ainsi les tirs des artilleurs confédérés, bien à l’abri dans leurs retranchements. Le navire subit de plein fouet la canonnade et est atteint par 45 impacts d’obus. On déplorera la mort de 13 marins et 11 blessés.

Quant à l’USS Monitor, il est lui-aussi une cible de choix. Cependant, son blindage épais résiste aux obus confédérés. On aurait pu penser que sa tourelle présenterait un handicap quant à la hausse des canons ; il n’en fut rien. Le monstre métallique n’aura aucune difficulté à riposter, et à conserver un tir régulier durant tout le combat.

A 11h30 du matin, à court de munitions, l’USS Galena abandonne la partie. Il a été touché 45 fois. 13 projectiles ont percé sa coque, l’un d’eux l’a traversée de part en part.

Le Naugatuck doit se retirer de la bataille après l’explosion de son canon Parrot de 100 livres. Les deux autres canonnières restées à l’arrière, et hors de portée des tirs sudistes, ne subiront aucun dommage. Par contre, le Port Royal aura son capitaine blessé par un tireur d’élite confédéré.

Canon Parot

En fin de matinée, toutes les canonnières font marche arrière et se replient sur City Point

Soldat Joseph Wetherill

Le soldat Joseph Wetherill, du 97ème régiment de volontaires de Pennsylvanie, quitte l’Irlande avec ses frères et sœurs pour fuir la famine, comme beaucoup de ses congénères au 19ème siècle. Il s’installe à Chester, en Pennsylvanie. Il meurt le 20 mai 1864 au cours de la bataille de Drewry’s Bluff, en Virginie.

 

PERTES

POUR LES FÉDÉRAUX

L’union déplorera 24 tués ou blessés.

 

POUR LES CONFÉDÉRÉS

La Confédération déplorera la perte de 15 tués ou blessés.

 

CONSÉQUENCES

Malgré les faibles pertes humaines fédérales, la bataille navale se solde par une victoire confédérée. Les navires de l’Union ne sont pas passés, et Drewry’s Bluff sera jamais pris. Le fort restera aux mains des Sudistes jusqu’à la fin de la guerre. Après la bataille, les Nordistes abandonnent définitivement l’idée de remonter la rivière James jusqu’à Richmond pour bombarder la capitale. Richmond est sauvée, et reste pour un temps la capitale de la Confédération

Zabriskie, Abraham ou Abram

Zabriskie, Abraham ou Abram, (1841-1864). Colonel au 9ème régiment d’infanterie du New Jersey. Il naît à Hackensack, dans le New Jersey, et obtient le diplôme de l’Université de Princeton (classe de 1859). Il s’engage le 18 octobre 1861 en tant qu’adjudant. Il est promu major le 10 février 1862, puis lieutenant-colonel le 22 décembre 1862, et colonel le 18 janvier 1863. En mai 1863, il commande le district de Beaufort, du 18ème corps de l’armée du département de Caroline du Nord. Il est blessé le 12 mai 1864, à Drewry’s Bluff, en Virginie. Il meurt des suites de ses blessures le 24 mai à l’hôpital de Chesapeake, Northampton County, Virginie.

Sources :

La « Guerre de Sécession », de Ken Burns.

L’article comprend un extrait de « Il y a toujours un reporter ». (« La guerre de Sécession », de Victor Austin, paru aux éditions René Julliard).

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Battle_of_Drewry’s_Bluff.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Drewry%27s_Bluff.

 

 

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