La guerre de Sécession – George Brinton McClellan

                                                  Drapeau-Confédéré Drapeau des Etats-Unis de 1860 à 1863                                                         

 

LA GUERRE DE SÉCESSION

(1861-1865)

secession

GEORGE BRINTON

McCLELLAN

(1826-1885)

Surnommé

« Little Mac » ou « le Jeune Napoléon »

George Brnton McClellan

George Brnton McClellan

Major général de l'Union

Major général de l’Union

SOMMAIRE

Les 12 et 13 avril 1861, le bombardement de Fort Sumter par les États confédérés, dans la baie de Charleston, en Caroline du Sud, marque le début de la Guerre. La garnison fédérale du fort, sous les ordres du commandant Anderson, refuse de quitter ses positions qui se trouvent en territoire sudiste. Cette bataille, qui n’a fait aucune victime dans les deux camps, est le « casus belli » qui déclenche la Guerre civile (1861-1865), et annonce le conflit le plus meurtrier de l’Histoire des États-Unis.

NAISSANCE

George Brinton McClellan est un éminent leader militaire et politique américain du 19ème  siècle. Il fut un célèbre officier nordiste durant la Guerre Civile américaine (1861-1865). Il naît le 3 décembre 1826 à Philadelphie en Pennsylvanie, et meurt le 29 octobre 1885 à Orange, dans le New Jersey à l’âge de 58 ans.

Il est surtout connu pour avoir été un grand organisateur de l’Armée de l’Union du Potomac. Il était très populaire au sein de la troupe, les hommes qui servaient sous son commandement l’appréciaient beaucoup et l’avaient surnommé le « Jeune Napoléon », ou encore « Little Mac ». On retiendra aussi son désaccord avec le président Abraham Lincoln. Ses échecs répétés pendant la Campagne de la Péninsule au printemps 1862 entraîneront sa disgrâce et la destitution de la tête de l’armée de l’Union.

FAMILLE

George Brinton McClellan est le fils de George McClellan (1796-1847), docteur et ophtalmologiste notoire, fondateur du Jefferson Medical College et d’Elisabeth Sophia Brinton (1807-1889), issue d’une famille de Pennsylvanie.

FRATRIE

– Frederica Sophia English McClellan (1820-1899).

– John Hill Brinton McClellan (1823-1874).

– Sarah Frederica McClellan (1825 – ?).

George Brinton McClellan (1826-1885).

– Walter Livingston McClellan (1828- ?)

-Arthur S .McClellan (1839-1804).

MARIAGE

Le 22 mai 1860, George Brinton McClellan épouse, en l’église du Calvaire, à New York, Ellen Mary Marcy (1836-1915). Il a 33 ans, elle 25.

McClellan et son épouse

McClellan et son épouse

De cette union naîtront deux enfants :

Mary Desprez McClellan (1861-1945). Elle épousera un diplomate français et vivra la majeure partie de son existence à l’étranger.

George Brinton McClellan junior (1865-1940), né à Dresde en Allemagne lors du premier voyage de la famille en Europe. Connu sous le nom de « Max », il sera représentant américain de l’Etat de New York et maire de New York de 1904 à 1909. Ni Max, ni Mary n’auront de descendance.

JEUNESSE

– En 1840, à l’âge de 13 ans, il est élève à l’Université de Pennsylvanie, où il se consacre à l’étude du droit.

– En 1842, George veut s’orienter vers une carrière militaire. Mais il n’a pas encore 16 ans, l’âge légal pour entrer dans l’armée. Son père écrit alors une lettre au président John Tyler (1790-1862), afin que son fils puisse bénéficier d’une exception aux conditions d’admission. Le jeune homme est alors reçu à l’Académie militaire de West Point.

– A West Point, il se montre un élève entreprenant et ambitieux.

– En 1846, il obtient son diplôme et sort 2ème  de sa promotion sur 59 élèves. Ce qui lui donne accès au brevet de sous-lieutenant dans le corps des ingénieurs de l’Armée des États-Unis.

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GUERRE

AMÉRICANO-MEXICAINE

(1846-1848)

C’est au cours de la guerre américano-mexicaine que le jeune McLellan va connaître sa première affectation et ses premières expériences de combat. Il sera intégré dans un groupe (tous formés à West Point) comme lieutenant d’ingénieurs, et servira sous les ordres du général Winfield Scott.

Winfield Scott

Winfield Scott

Décrit comme audacieux et emporté sous le feu, George sera très chagriné d’arriver trop tard pour prendre part à la bataille de Monterey (les 21 et 23 septembre 1846).

Bataille de Monterey

Bataille de Monterey

Au cours d’une trêve qui force l’armée de Zachary Taylor à l’inaction, McClellan contracte la dysenterie et le paludisme, ce qui le force à s’aliter et à rester à l’hôpital pendant un long mois. Le paludisme réapparaissant au cours des années suivantes, il le nommera sa « maladie du Mexique » 

Il sert avec courage et bravoure sous le feu à la bataille de Contreras (du 19 au 20 août 1847), et à celle de Churubusco (20 août 1847). A la suite desquelles il obtiendra le brevet de sous-lieutenant,  puis celui de capitaine à la bataille de Chapultepec (du 12 au 13 septembre 1847).

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EN TEMPS DE PAIX

– Après la guerre américano-mexicaine, McClellan retourne à West Point comme instructeur auxiliaire afin de préparer les cadets aux activités d’ingénierie.

– En 1852, McClellan publie un manuel sur les tactiques d’assauts à la baïonnette qu’il a traduit du français.

– En 1853, le secrétaire à la Guerre, Jefferson Davis, organise le Pacific Railroad Surveys Afin de sélectionner un tracé approprié du futur chemin de fer transcontinental. McClellan est mandaté pour explorer le couloir nord, le long des 47ème et 49ème parallèles, de Saint Paul (Minnesota) à Puget Sound (État de Washington).  C’est au cours de cette mission qu’il fera preuve d’insubordination envers des notables politiques. Ces derniers sont mécontents de ses travaux de reconnaissance. Et McClellan refusera catégoriquement de transmettre les dossiers relatifs à son expédition.

– En juin 1854, Jefferson Davis dépêche McClellan en mission secrète à Saint-Domingue pour y faire une estimation des défenses locales. Les précieux renseignements qui seront collectés par George, ne seront pas utilisés avant 1870. Le futur président des États-Unis Ulysses S. Grant essaiera plus tard en vain de s’emparer de la République dominicaine.

– McClellan a désormais toute la confiance de Jefferson Davis. Ce dernier lui demande d’évaluer le potentiel logistique des chemins de fer aux États-Unis. Son étude, pense-t-il, doit permettre de développer le projet du chemin de fer transcontinental.

– En mars 1855, McClellan est nommé capitaine et détaché au 1er régiment de cavalerie des Etats-Unis. La même année, eu égard à sa connaissance du français, il est envoyé en Europe. Il devient observateur officiel pendant la Guerre de Crimée (du 4 octobre 1853 au 30 mars 1856).

– En 1856, de retour aux États-Unis,  il est affecté à Philadelphie pour écrire son rapport, dans lequel il y développe une analyse sur le siège de Sébastopol, ainsi qu’ un laborieux descriptif des armées européennes. Il rédigera aussi un manuel tactique de cavalerie, en prenant exemple sur l’organisation de la cavalerie russe. McClellan, comme bien d’autres militaires ayant suivi la Guerre de Crimée ne prendra pas en compte la terrible efficacité du fusil à canon rayé. Cette nouvelle arme aura des répercutions tragiques sur les tactiques utilisées pendant la Guerre Civile qui se profile…

– En 1859, l’armée choisit le manuel de cavalerie de McClellan, ainsi que son modèle de selle (la selle McClellan). Cette dernière basée sur l’étude des cavaleries européennes, entrera comme la seule en vigueur dans l’armée de l’Union.

– En 1860, McClellan fort de son expérience dans le chemin de fer devient ingénieur en chef, vice-président de l’Illinois Central Railroad et enfin président de l’Ohio and Mississippi Railroad. Il obtiendra de bons résultats et étendra l’Illinois Central Railroad vers la Nouvelle-Orléans. Malgré cette réussite et de forts émoluments (10 000 $/an), George ne se plaît pas dans cette vie civile ; il est toujours tenté par l’étude de la stratégie militaire classique. Il réfléchit souvent à un retour à la vie de soldat, et envisage même d’aller se battre comme corsaire, au Mexique, aux côtés de Benito Juarez (1806-1872).

Peu de temps avant la Guerre Civile, McClellan entre en politique et en 1860, soutient la campagne présidentielle du démocrate Stephen Douglas.

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GUERRE CIVILE

(1861-1865)

Le 26 juillet, dès son arrivée dans la capitale de l’Union, McClellan reçoit le commandant de la Division militaire du Potomac. Cette armée représente la principale force de l’Union chargée de la défense de Washington.

Le 26 juillet 1861, George Brinton McClellan écrit à sa femme, Ellen Mary Marcy :

« Je me retrouvais là dans une situation étrange et inédite : le Président, le Cabinet, le Général Scott et tous les autres me montraient de la déférence ; et par un étrange tour de magie, on aurait dit que j’étais devenu « le » pouvoir du pays … J’en arrive presque à penser qu’avec une victoire de plus, j’aurais pu devenir dictateur ou tout ce qui me plairait ; mais rien de tout cela ne me tente ; ainsi, je ne deviendrai pas dictateur. Admirable déni de soi ! »

AFFECTATIONS SUCCESSIVES DE McCLELLAN

– Le 23 avril 1861 : général de division des Volontaires de l’Ohio.

– Du 23 avril au 13 mai 1861 : commandant de la milice de l’Ohio

– Du 13 mai au 23 juillet 1861 : commandant de l’armée d’occupation de la Virginie occidentale, et du département de l’Ohio.

– Le 14 mai : major général de l’armée des USA.

– Du 15 août 1861 au 9 novembre 1862 : commandant l’Armée  et du département du Potomac.

– Du 5 novembre 1861 au 11 mars 1862 : commandant en chef de l’armée des USA.

FAITS D’ARME

ET

PARTICIPATION AUX BATAILLES

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CAMPAGNE DE LA PÉNINSULE

(De mars à Juillet 1862)

 

McClellan et Johnston

McClellan et Johnston

SITUATION : la Péninsule est située entre les rivières York et James, de Fort Monroe jusqu’à Richmond (Virginie).

Campagne de la Péninsule

Campagne de la Péninsule

Au cours de la Guerre de Sécession, au printemps et en été 1862, la Campagne de la Péninsule, fut une offensive de grande importance de l’Armée de l’Union, contre la capitale confédérée, Richmond.

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Placée sous les ordres du major-général George B. McClellan, l’Armée du Potomac applique son plan de campagne sans embûche. McClellan a prévu de transporter son armée par voie fluviale. Dès la fin avril, il déplace ainsi ses troupes par bateau à Fort Monroe sur la côte atlantique. Son objectif consiste en une manœuvre d’encerclement destinée à capturer Richmond, en se servant de la péninsule formée par les rivières York et James. Mais nul ne sait et ne comprend pourquoi, McClellan a toujours eu une certaine propension à surestimer le nombre de ses ennemis dans les armées qui lui font face. De fait, il stoppe son offensive devant Yorktown et assiège la ville… Étonnés par ce délai inattendu, les Confédérés, désormais sous le commandement de Joseph Eggleston Johnston, commencent prudemment à se retirer sur Richmond. Après quelques engagements de secondes importances et peu concluants, la première phase de la Campagne de la péninsule se termine par la bataille indécise de Seven Pines. Au cours du combat, le général confédéré Joseph Eggleston Johnston sera gravement blessé.

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George Brinton McClellan écrit à sa femme :

« Notre avant-garde continue son avance, et je fais faire des reconnaissances dans diverses directions. Nous gagnons un peu plus de terrain chaque jour, mais notre progression est très lente à cause de l’état exécrable des routes, ainsi que de leur étroitesse et de leur rareté. Il est regrettable que notre avance soit ainsi retardée. Ma seule consolation est qu’il est matériellement impossible d’aller plus vite. Imagine qu’il a fallu quarante-huit heures pour faire avancer deux divisions et leur train de cinq milles seulement ! C’est vraiment le comble de la lenteur. Par temps pluvieux, le meilleur moyen d’aller vite est de ne pas bouger. »

Extrait de « Il y a toujours un reporter ». (« La guerre de Sécession », de Victor Austin, paru aux éditions René Julliard.)

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MAI

– Du 8 au 9 mars : combat naval de Hampton Roads, Virginie, embouchure de la rivière James.

Bataille indécise entre les cuirassés Monitor (pour l’Union) et Virginia (pour les Confédérés),  qui marque un tournant remarquable dans la conception de la guerre navale.

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– Du 5 avril au 4 mai : Siège de Yorktown, Virginie.

 

Siège de Yorktown

Siège de Yorktown

Bataille indécise entre l’armée de l’Union commandée par George Brinton McClellan (1826-1885), face aux forces confédérées placées sous les ordres des généraux Joseph Eggleston Johnston et John Bankhead Magruder (1807-1891).

 

 

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– Le 5 mai : bataille de Williamsburg, dans les Comtés de York, de James City et à Williamsburg, Virginie.

 

Bataille de Williamsburg

Bataille de Williamsburg

Victoire de l’armée de l’Union commandée par George Brinton McClellan (1826-1885), face aux forces confédérées placées sous les ordres des généraux Joseph Eggleston Johnston.

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– Le 7 mai : bataille de Eltham’s Landing, Comté de New Kent, Virginie.

Bataille indécise entre l’armée de l’Union commandée par William Buel Franklin (1823-1903), face aux troupes confédérées placées sous les ordres des généraux Gustavus Woodson Smith 1821-1896) et William Henry Chase Whiting (1824-1865).

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– Le 15 mai : bataille de Drewry’s Bluff, Comté de Chesterfield, Virginie.

Victoire de l’armée confédérée.

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– Le 27 mai : bataille de Hanover Court House, Comté de Hanover, Virginie.

Victoire de l’armée de l’Union.

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– Du 31 mai au 1er juin : bataille de Seven Pines, aussi appelée bataille de Fair Oaks, Comté de Henrico, Virginie.

Plan de la bataille de Seven Pines

Plan de la bataille de Seven Pines

Bataille indécise entre l’armée de l’Union commandée par George Brinton McClellan (1826-1885), face aux forces confédérées placées sous les ordres des généraux Gustavus Woodson Smith 1821-1896) et Joseph Eggleston Johnston. Ce dernier sera blessé au cours de la bataille ; le commandement de l’armée incombera de facto au général Robert E. Lee.

Bataille de Seven Pines

Bataille de Seven Pines

Ce dernier va prendre le commandement de l’Armée de Virginie du Nord pour ne plus jamais le quitter.

Parlant de Robert E.Lee, George B. McClellan dira :

« Je préfère affronter Lee plutôt que Johnston, Lee est plus prudent, moins audacieux et ne s’aventurera pas à m’attaquer ».

McClellan se trompe lourdement. Lee va se montrer courageux, et déployer tout son talent et son génie. Il prendra des risques osés, défiant ainsi toutes les règles inscrites dans les manuels militaires. Son adversaire sera surpassé sur tous les plans.

Dès lors, à partir du 25 juin, Robert E. Lee va affronter et contenir les assauts de l’Armée du Potomac dans une série de combats connus sous l’appellation de « Bataille des Sept Jours », à l’issue de laquelle Richmond sera sauvée. La Campagne de McClellan vers Richmond se termine sur un échec.

Les Confédérés, en infériorité numérique, mal équipés, mais désormais avec à leur tête des officiers de grandes valeur, ont tenu la « dragée haute » aux envahisseurs yankee !

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BATAILLE DES SEPT JOURS

(DU 25 JUIN AU 1ER JUILLET 1862)

McClellan et Lee

McClellan et Lee

100 000 fédéraux ont débarqué en Virginie. Ils ont pour chef George B. McClellan qui a la ferme intention de s’emparer de la capitale confédérée, Richmond. Les Sudistes sont placés sous le commandement de leur tout nouveau chef Robert E. Lee. Ce dernier a remplacé au pied levé Joseph Eggleston Johnston, blessé à la bataille de Seven Pines.

Lee sait qu’il va devoir se battre en infériorité numérique. Il ne peut donc pas affronter son ennemi en terrain découvert au cours d’une bataille rangée. Aussi décide-t-il de faire une diversion contre l’armée de l’Union qui, par la vallée de la Shenandoah, doit se joindre à celle du Potomac de McClellan. C’est le général Stonewall Jackson, le héros de Bull Run, qui est chargé de l’intercepter à la tête d’une petite armée forte de 27 000 hommes. Contre toute attente Lee s’apprête à attaquer…

 

COMBATS DE LA BATAILLE DES SEPT JOURS :

La Bataille des Sept Jours est une suite d’affrontements qui se sont déroulés du 25 juin au 1er juillet 1862, dans les environs de Richmond, lors de la Guerre de Sécession. L’issue des combats voit la victoire des forces sudistes commandées par le général Robert E. Lee, face à l’Armée du Potomac du général George B. McClellan.

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– Le 25 juin : bataille d’Oak Grove, aussi appelée bataille de French’s Field ou de King’s School House, Comté de Henrico, Virginie.

Issue de la bataille indécise.

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– Le 26 juin : bataille de Beaver Dam Creek, également connue sous le nom de bataille de Mechanicsville ou d’Ellerson’s Mill, Comté de Hanover, Virginie.

Victoire tactique de l’Union.

Victoire stratégique des forces confédérées.

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– Le 27 juin : bataille de Gaines’s Mill, quelquefois appelée première bataille de Cold Harbor ou bataille de la Chickahominy River, Comté de Hanover, Virginie. 

Victoire confédérée.

Bataille de Gaines's Mill

Bataille de Gaines’s Mill

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– Les 27 et 28 juin : bataille de Garnett’s & Golding’s Farm, Comté de Henrico, Virginie.

Issue de la bataille indécise.

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– Le 29 juin : bataille de Savage’s station, Comté de Henrico, Virginie.

Issue de la bataille indécise.

 

Bataille de Savage's Station

Bataille de Savage’s Station

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– Le 30 juin : bataille de White Oak Swamp, Comté de Henrico, Virginie.  

Issue de la bataille indécise.

Bataille de White Oak Swamp

Bataille de White Oak Swamp

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– Le 30 juin : bataille de Glendale, aussi appelée bataille de Frayser’s Farm, Nelson’s Farm, Charles City Crossroads, New Market Road, ou Riddell’s Shop, Comté de Henrico, Virginie.  

Issue de la bataille indécise.

Bataille de Glendale

Bataille de Glendale

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– Le 1er juillet : bataille de Malvern Hill, aussi appelée bataille de Pointdexter’s Farm, Comté de Henrico, Virginie.  

Issue de la bataille indécise, victoire tactique de l’Union.

Bataille de Malvern Hill

Bataille de Malvern Hill

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BILAN

Placée sous les ordres de McClellan, l’armée de l’Union, bien qu’en nette supériorité numérique, n’a cessé de reculer. L’armée du Potomac est démoralisée ; les soldats ne comprennent pas ces ordres qui les poussent à la retraite. Alors qu’ils n’ont perdu qu’une seule bataille à Gaine’s Mill, au cours de ces sept jours d’affrontements permanents, ils se voient contraints d’abandonner la partie. Tous ces morts pour rien, tous ces efforts consentis pour finalement atteindre la James River, leur point de départ de la Campagne.

Face au nombre considérable des pertes (20 000 Confédérés contre 10 000 Nordistes), Lee se voit contraint de cesser le combat. Pourtant il n’est pas satisfait du résultat. Son objectif était de détruire l’armée du Potomac de McClellan en pleine déroute, mais faute de moyens et d’incompétences manifestes parmi ses généraux, il ne pourra le faire. Après la bataille, il déplacera les officiers inaptes au commandement loin du théâtre de la guerre, au Texas. Puis il les remplacera par des hommes de confiance. La Bataille des Sept Jours est sans doute le combat le plus meurtrier du début de l’année 1862 (30 000 morts ou blessés). Pour McClellan, la Campagne de la Péninsule se termine sur un constat d’échec retentissant : Richmond est sauvée et reste la capitale de la Confédération

Témoignage d’une femme de Richmond : « La menace s’est éloignée de Richmond. Les seuls Yankees de la ville sont les détenus des prisons. Les canonnières fédérales remontent et descendent le fleuve à toute vapeur, pilonnant les arbres de la rive, craignant d’approcher de Drewry’s Bluff. Les journaux nordistes et le Congrès essaient de déterminer qui est responsable des derniers revers. Ici, nous pensons que toute l’armée fédérale aurait pu être capturée si certains de nos généraux s’étaient montrés plus décidés.

McClellan et sa « grande armée » se retrouvent surs le James maintenant, dégustant moustiques et fièvre malignes. Le temps est excessivement chaud. Je pense que les Yankees ont trouvé tout ce que leur vive imagination leur avait laissé entrevoir : ce « Sud ensoleillé », et encore ses marais… »

Extrait de « Il y a toujours un reporter ». (« La guerre de Sécession », de Victor Austin, paru aux éditions René Julliard.)

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CAMPAGNE DU MARYLAND

(Du 4 au 20 septembre 1862)

McClellan et Lee

McClellan et Lee

La Campagne du Maryland, ou Campagne d’Antietam, se réfère à une suite de batailles qui se sont déroulées entre le 4 et le 20 septembre 1862, sur le théâtre oriental de la Guerre de Sécession. Lors de cette campagne, le général Robert E. Lee, fort de ses succès du printemps dans la Péninsule, décide de porter pour la première fois la guerre dans le Nord. Il envahit le Maryland neutre dans l’espoir de rallier à sa cause un grand nombre de sympathisants sudistes.

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Après son échec lors de la Campagne de la Péninsule, Abraham Lincoln  a démis McClellan du commandement de l’Armée du Potomac. La défaite de John Pope (1822-1892) et de l’armée de l’Union à la deuxième bataille de Bull Run, oblige Lincoln à changer encore de chef. Ce dernier ne sait plus qui choisir comme commandant ; tous ses généraux se font battre par Lee. Il décide donc de faire à nouveau confiance à George McClellan qui, de ce fait, réintègre son poste à la tête de l’armée du Potomac. Le Président lui donne l’ordre de stopper l’invasion de l’armée confédérée de Lee, qui vient de pénétrer dans le Maryland.

LE GRAIN DE SABLE !

Un soldat nordiste découvre, dans un champ, une boîte de cigares contenant les copies des plans de bataille du général Lee, malencontreusement égarées. McClellan sait, à ce moment-là, que l’ennemi qui a divisé son armée est en nette infériorité numérique. Si McClellan avait alors attaqué l’armée de Lee, il l’aurait mise en déroute. Mais fidèle à lui-même, il ne bougera pas. Il ne prendra aucune initiative pendant les 18 heures cruciales qui vont suivre, laissant ainsi passer l’occasion de détruire l’armée confédérée une bonne fois pour toute. Au sein de son état-major des voix s’élèvent, et l’on n’hésite pas à le critiquer. Certains disent qu’il est  soit un inconscient, soit un traître !

Un soldat de l’armée confédéré a dit : « la puissante armée du Nord disposait de forces deux fois supérieures aux nôtres, et des moyens considérables ; ce que nous n’avions pas. Mais elle avait quelque chose en plus, elle avait emmené avec elle McClellan ! »

Le 17 septembre 1862, près de Sharpsburg, la bataille d’Antietam qui met un terme à cette Campagne reste indécise. Mais Lee a perdu un quart de son armée et ne peut continuer le combat. Malgré des pertes plus importantes, McClellan publie un bulletin de victoire… Cette bataille demeure comme la plus sanglante de toute l’Histoire des États-Unis.

Bataille d'Antietam

Bataille d’Antietam

Une fois encore, Abraham Lincoln retire à McClellan son commandement de l’armée du Potomac, pour le remplacer par le général Ambrose Burnside.  Bien que surpassée en nombre, l’armée de Lee de Virginie du Nord réussit le tour de passe de s’échapper au nez et à la barbe de son ennemi ; Abraham Lincoln est furieux. Le Jeune Napoléon ne recevra jamais plus de commandement.

Bouleversé par la manœuvre de Lee qui a sauvé son armée, Lincoln utilisera néanmoins cette « pseudo victoire » arrachée à la « Pyrrhus », pour mettre en œuvre un projet auquel il pensait de plus en plus : la publication de la Proclamation d’émancipation (1 janvier 1863).

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ARMÉE DE VIRGINIE DU NORD

(1861-1862)

Drapeau de l'armée de Virginie du Nord

Drapeau de l’armée de Virginie du Nord

L’armée de Virginie du Nord était une armée des États confédérés d’Amérique durant la Guerre de Sécession. Au cours des opérations qui se déroulèrent dans l’Est pendant le conflit, elle représentait la force de frappe majeure de la Confédération. Elle était placée sous les ordres du général Robert E. Lee. Cette armée se composait en majorité de soldats venant des États de Virginie, de Caroline Du Sud, de Caroline du Nord, et du Maryland. Certaines unités étaient issues d’États tels que l’Alabama, l’Arkansas, le Tennessee et le Mississippi. L’armée de Virginie du Nord occupait une position stratégique. Placée en limite de la ligne de séparation avec les États frontaliers, elle bloquait tout accès à la terre sacrée de Virginie en faisant face aux États de l’Union et à l’armée nordiste du Potomac.

Les deux armées se retrouveront sur différents champs de batailles : Bull Run (le 21 juillet 1861), lors du terrible affrontement de Gettysburg (les 1, 2, 3, juillet 1863), et à Cold Harbord (du 31 mai au 12 juin 1864).

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COMBATS ET BATAILLES

DE LA

CAMPAGNE DU MARYLAND

McClellan et Lee

McClellan et Lee

SEPTEMBRE

– Du 12 au 15 : bataille de Harpers Ferry, Comté de Jefferson, Virginie, et Comté de Loudoun, Virginie Occidentale.

Victoire de l’armée confédérée commandée par Thomas Jonathan Jackson, face aux forces de l’Union dirigées par le colonel Dixon S. Miles.

Bataille d'Harpers Ferry

Bataille d’Harpers Ferry

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– Le 14 : bataille de South Mountain, Boonsboro, Maryland.

Victoire de l’armée l’Union commandée par George McClellan, face aux forces confédérées placées sous les ordres de Robert E. Lee.

Bataille de South Mountain

Bataille de South Mountain

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-Le 17 : bataille d’Antietam, près de Sharpsburg, Maryland.

Bataille indécise entre les forces de l’Union commandées par George McClellan, et l’armée confédérée dirigée par Robert E. Lee.

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– Du 19 au 20 : bataille de Shepherdstown, aussi appelée bataille de Boteler’s Ford, Comté de Jefferson, Virginie.

Victoire des forces confédérées commandées par Robert E. Lee et William Nelson Pendleton (1809-1883), face à l’armée de l’Union placée sous les ordres de George McClellan et de Fitz John Porter (1822-1901).

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NEW JERSEY

« The garden state»

New_Jersey

 

 

 

3ème État

Capitale : Trenton

Date d’Entrée dans l’Union : 18 décembre 1787.

L’État porte le nom de l’île anglo-normande de Jersey. C’est en l’honneur de Sir George Carteret, originaire de Jersey, l’un des deux hommes à qui le territoire a été attribué au 17ème siècle.

Dans les années 1630, bien avant la venue des Européens, la contrée est habitée par les Amérindiens « Lenapes », appelés aussi « Loups » par les Français à l’époque de la Nouvelle-France, ou « Delawares » par les Britanniques. Quant aux Néerlandais, ils s’établissent sur le domaine actuel de la cité de Jersey, sur la côte occidentale de l’Hudson, face à l’extrémité de l’Île de Manhattan. Ces comptoirs seront intégrés dans la colonie de la Nouvelle-Néerlande, qui comprendra aussi la Nouvelle-Amsterdam (qui deviendra plus tard New York).

En 1654, les Britanniques contrôlent la région, et le roi d’Angleterre Charles II fait don des terres à son frère le futur Jacques II. Ce dernier partage le territoire, situé entre les fleuves Hudson et Delaware, entre ses deux fidèles amis : Sir George de Carteret et Lord John Berkeley de Statton.

Entre 1674 et 1702, la contrée du New Jersey sera elle-même scindée en deux provinces : West Jersey et East Jersey. A la fin du 18ème siècle, le New Jersey participera à la Guerre d’Indépendance, et son sol sera à maintes reprises foulé par les troupes en campagne.

C’est dans le New Jersey que George Washington, à la tête de l’armée continentale, gagnera deux grandes batailles contre les Britanniques : celle de Trenton le 26 décembre 1776, et celle de Princeton le 3 janvier 1777.

Le 20 novembre 1789, le New Jersey sera le premier État à ratifier le Bill of Rights (ensemble des dix premiers amendements à la Constitution américaine).

Enfin, l’esclavage sera aboli le 15 février 1804.

État non esclavagiste, le New Jersey restera fidèle à l’Union des États-Unis.

 

McCLELLAN LE POLITICIEN

McClellan est donc écarté une nouvelle fois. Le ministre de la Guerre, Edwin M. Stanton (1814-1869), lui ordonne de se retirer à Trenton, dans le New Jersey, et d’attendre une prochaine affectation (qui ne viendra jamais).

Mais la guerre se poursuit, et d’importantes défaites de l’Union exaspèrent l’opinion : à Fredericksburg (du 11 au 15 décembre 1862) et à Chancellorsville (du 27 avril au 6 mai 1863).

Edwin Stanton

Edwin Stanton

Différentes voix s’élèvent pour demander la réintégration de McClellan. L’on réclame un  chef en la personne du « Jeune Napoléon ». Les discussions vont bon train, mais en vain : c’est Ulysses S. Grant qui est nommé général en chef. Les désaccords entre le Général et le Président ne sont un secret pour personne. Tous connaissent les divergences d’opinion entre l’administration de Lincoln et McClellan. En effet, ce dernier représente aux yeux de tous les amis du Président une menace politique potentielle. En outre, McClellan accuse en permanence le secrétaire à la Guerre de lui avoir toujours refusé les renforts qu’il demandait, le rendant ainsi responsable de son échec.

En octobre 1863, McClellan se porte officiellement dans le débat politique et se positionne aux côtés des Démocrates. Il est désigné comme le candidat qui se présentera face à Abraham Lincoln lors de l’élection présidentielle de 1864. Comme Winfield Scott avant lui, il est postulant alors qu’il est officier supérieur en service actif. Nonobstant, il démissionnera de sa fonction militaire le 8 novembre 1864, le jour de l’élection.

Dans son programme, il demande la poursuite de la guerre et milite en faveur du maintien de l’Union des États-Unis. Mais des dissensions voient le jour au sein de son parti : le programme des

Clement Vallandigham

Clément Vallandigham

Démocrates a été écrit par Clément Vallandigham, du groupe des Copperhead. Ce dernier prône la cessation immédiate des combats et des pourparlers avec les Confédérés. Autant de désaccords qui vont en contradiction avec les objectifs de McClellan. Forcé de refuser le programme de son propre parti en raison de ces divergences d’opinion, il verra sa campagne considérablement affectée.

Les divisions et les mésententes au sein du parti démocrate, l’unité des Républicains et enfin et surtout les succès militaires de Grant et de Sherman à la fin de l’année 1864, scellent la défaite de la candidature de McClellan.

Lincoln remporte l’élection avec 55% du vote populaire, et 212 grands électeurs contre 21 pour son rival. Contrairement aux attentes des Démocrates, l’armée s’est portée massivement en faveurs de Lincoln. Elle a voté dans une mesure de 3 contre 1, ce qui représente 70% des voix de l’Armée du Potomac, si chère à McClellan.

APRÈS LA GUERRE

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– Jusqu’en 1868, McClellan  prend ses distances avec la politique ; il vit en Europe.

– Dès son retour, il est sollicité par le parti démocrate pour être candidat aux prochaines présidentielles. Mais le projet est vite abandonné. En effet, la candidature d’Ulysses S. Grant  vient anéantir l’éventualité d’un retour possible de « Little Mac » sur la scène politique.

– McClellan se consacre alors à des projets d’ingénierie pour la ville de New York. On lui offre la présidence de l’Université de Californie, institution qui vient d’être créée.

– En 1872, on le retrouve président d’une compagnie de chemin de fer l’Atlantic and Great Western Railroad.

– De 1873 à 1875, il voyage avec sa famille en Europe.

– En mars 1877, le gouverneur de l’État de New York lui attribue le poste de super intendant des travaux publics. Mais cette fonction lui sera refusée par le Sénat de l’État de New York, qui jugera

Statue équestre de McClellan à Washington

Statue équestre de McClellan à Washington

McClellan incompétent pour le poste.

– De 1878 à 1881, il est mandaté par les Démocrates pour être gouverneur du New Jersey.  Élu, il n’exercera qu’un seul mandat.

– En 1884, sa carrière politique prend fin alors qu’il milite pour la candidature de Grover Cleveland (1837-1908). Grâce à son soutien, il espère être désigné secrétaire à la Guerre. Mais

encore une fois, des rivalités internes ne permettront pas sa nomination.

– Il voue la fin de sa vie aux voyages et à l’écriture. Dans son ouvrage « McClellan’s Own Story », il défend ses choix lors de sa carrière militaire. Ses mémoires seront publiées à titre posthume en 1887.

– Le 29 octobre 1885, il meurt subitement à l’âge de 58 ans à Orange, dans le New Jersey. Il est enterré au Riverview Cemetery, à Trenton, New Jersey.

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2 réponses

  1. biopundit dit :

    And, a 737 air tanker Above: T-911, a DC-10, at McClellan October 13, 2017, by Sergio Maraschin. Sergio Maraschin sent us these photos that he took of DC-10 air tankers at Sacramento McClellan Airport in 2017. T-910 at McClellan October 10, 2017, by Sergio MaraschinT-910 at McClellan July 30, 2017, by Sergio MaraschinThanks Sergio!

  2. fotosmi dit :

    one by one , the flotsam spin off the whirling center of chaos. Her perfect moment to leave; she knows far too much. Will she be found, floating face down in the Potomac river? What will remain after the WH implosion? Pence? Ryan?

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