La Guerre de Sécession – La bataille de Malvern Hill

                                                                                      

 

LA GUERRE DE SÉCESSION

(1861-1865)

LA BATAILLE

DE

MALVERN HILL

(Le 1er juillet 1862)

CONTEXTE

100 000 fédéraux ont débarqué en Virginie. Ils ont pour chef George B. McClellan, qui a la ferme intention de s’emparer de la capitale confédérée, Richmond. Les Sudistes sont placés sous le commandement de leur tout nouveau chef Robert E. Lee. Ce dernier a remplacé au pied levé Joseph Eggleston Johnston, blessé à la bataille de Seven Pines.

Lee sait qu’il va devoir se battre en infériorité numérique. Il ne peut donc pas affronter son ennemi en terrain découvert au cours d’une bataille rangée. Aussi décide-t-il de faire une diversion contre l’armée de l’Union qui, par la vallée de la Shenandoah, doit se joindre à celle du Potomac de McClellan. C’est le général Stonewall Jackson, le héros de Bull Run, qui est chargé de l’intercepter à la tête d’une petite armée forte de 27 000 hommes. Contre toute attente, Lee s’apprête à attaquer…

Lire : « le Sud défend sa capitale ».

Bataille des Sept Jours

 

SOMMAIRE

Tout au long de la Bataille des Sept jours (du 25 juin au 1er juillet 1862), l’armée de l’Union de McClellan, bien qu’en nette supériorité numérique, n’a cessé de reculer. L’Union remporte toutes les batailles de cette semaine de combats à l’exception d’une seule, et pourtant McClellan se comporte en vaincu. Il ordonne le retrait de son armée jusqu’aux bateaux de guerre ancrés à Harrison’s Landing, sur la James River. Ses officiers insistent pour contre-attaquer car Lee a perdu 20 000 hommes. McClellan refuse.

L’armée du Potomac est démoralisée ; les soldats ne comprennent pas ces ordres qui les poussent à la retraite. Alors qu’ils n’ont perdu qu’une seule bataille à Gaine’s Mill au cours de ces sept jours d’affrontements permanents, ils se voient contraints d’abandonner la partie. Tous ces morts pour rien, tous ces efforts consentis pour finalement atteindre leur point de départ de la Campagne !

En une semaine, Lee a complètement déstabilisé le général nordiste, et démontré les qualités qui feront de lui une légende : effet de surprise, audace et une incroyable faculté à deviner les pensées de ses adversaires. En sept jours, McClellan a été surpassé par son rival.

McClellan et Lee

Lire :

« La bataille de Seven Pines ».

« La bataille de Mechanicsville ».

« La bataille de Gaines’s Mill» .

Au lendemain de la dernière bataille de « Seven Pines », Jefferson Davis remplace au pied levé le commandant de l’armée confédérée John Eggleston Johnston, blessé au cours du combat. Davis nomme à sa place le général Robert E. Lee, son conseiller militaire, en qui il a toute confiance.

« Le coup de feu qui m’a atteint a été un bienfait pour les Sudistes, car je n’ai à aucun moment su bénéficier de la confiance du gouvernement. A présent, un homme, investi de cette foi, va pouvoir me succéder pour accomplir ce que je n’ai jamais été en mesure de faire. Cet homme, c’est l’audace même : il sait prendre plus de risques en moins de temps que tout autre général de ce pays, qu’il soit Nordiste ou Sudiste ».

John Eggleston Johnston

« La Guerre de Sécession », de Ken Burns.

Parlant de Robert E. Lee, George B. McClellan dira :  

« Je préfère affronter Lee plutôt que Johnston. Lee est plus prudent, moins audacieux, et ne s’aventurera pas à m’attaquer ».   

McClellan se trompe lourdement. Lee va se montrer courageux, et déployer tout son talent et son génie. Il prendra des risques osés, défiant ainsi toutes les règles inscrites dans les manuels militaires. Son adversaire sera surpassé sur tous les plans.  

Johnston et Lee

« La Guerre de Sécession », de Ken Burns.

SITUATION

La bataille de Malvern Hill (également connue sous le nom de bataille de Poindexter’s Farm) est une bataille de la Guerre Civile américaine. Elle s’est déroulée le 1er juillet 1862, dans le Comté de Henrico, en Virginie. C’est le dernier affrontement majeur de la Bataille des Sept Jours, de la Campagne de la Péninsule (commencée au mois de mars par l’Armée du Potomac) du major-général McClellan, face à l’Armée de Virginie du Nord commandée par le général Robert Edward Lee.

Armée de Virginie du Nord – Général Lee

La bataille se déroule sur un promontoire de 130 pieds de haut (40 mètres) connu sous le nom de Malvern Hill, près de Richmond, la capitale confédérée, et à seulement 1,6 km de la rivière James. Au cours des combats qui vont suivre, les forces sudistes vont se ruer à l’assaut des positions retranchées de l’Union dans une séries d’attaques mal coordonnées, stériles, et meurtrières.

En tenant compte des réserves et des milices, environ 50 000 hommes combattront dans chaque camp. Plus de 200 pièces d’artillerie seront utilisées au cours des combats, ainsi que trois navires de guerre.

Alors qu’il est victorieux et maître du champ de bataille, McClellan se replie et retraite jusqu’à Harrison’s Landing, sur les berges de la James. Il veut prendre appui sur l’artillerie des navires de la flotte fédérale.

Edwin Francis Jemison (né le 1er décembre 1844, mort le 1er juillet 1862), fut tué à la bataille de Malvern Hill.

Le soldat Edwin Francis Jemison, dont le portrait figure parmi les plus célèbres des jeunes soldats des armées confédérées et de l’Union, a servi dans les rangs confédérés durant la Guerre Civile Américaine.

 

Le 11 mai 1861, Jemison s’enrôle dans la compagnie C du 2ème régiment d’infanterie de volontaires de Louisiane, et participe à la Campagne de la Péninsule sous le commandement du général de division John Bankhead Magruder (1807- 1871).

Le 1er juillet 1862, il se bat en première ligne lors de la bataille de Malvern Hill. Il n’a que 17 ans lorsqu’il est décapité par un boulet de canon.

ARMÉES EN PRÉSENCE

ARMÉE DU POTOMAC

(1861-1865)

Régiment de fantassins nordistes en ligne

 

L’Armée du Potomac est la principale Armée de l’Union sur le théâtre oriental de la guerre de Sécession.

Lorsqu’éclate la Guerre Civile en 1861, seule une partie de la Virginie fait sécession. Les comtés du Nord-Ouest décident de rester fidèles à l’Union (aujourd’hui l’État de Virginie-Occidentale). L’État du Maryland, bien qu’esclavagiste, demeure également dans l’Union. Ainsi, une grande partie du cours du Potomac et de son estuaire forment la frontière séparant l’Union des États confédérés.

Les commandants :

– Le brigadier – général Irvin McDowell : commandant de l’armée et Département du Nord -Est de Virginie, du 27 mai au 25 juillet 1861.  

– Le Major – général George McClellan : commandant de la Division militaire du Potomac, et plus tard, de l’armée et du ministère du Potomac, du 26 juillet 1861 au 9 Novembre 1862.  

– Le Major – général Ambrose Burnside : commandant de l’armée du Potomac du 9 novembre 1862 au 26 Janvier 1863.  

– Le Major – général Joseph Hooker : commandant du ministère et de l’armée du Potomac du 26 janvier au 28 juin 1863.  

– Le Major-général George Meade : commandant de l’armée du Potomac du 28 juin 1863 au 28 Juin 1865.  

– Le Major-général John G. Parke : a eu le commandement temporaire pendant les absences de Meade à quatre reprises au cours de cette période.  

– Le lieutenant – général Ulysses S. Grant : général en chef de toutes les armées de l’Union. Il a placé son quartier général dans l’armée du Potomac, et a fourni les directions opérationnelles à Meade de mai 1864 à avril 1865.


ARMÉE DE VIRGINIE DU NORD

(1861-1862)

Régiment de fantassins confédérés en ligne

L’armée de Virginie du Nord était une armée des États confédérés d’Amérique durant la Guerre de Sécession. Au cours des opérations qui se déroulèrent dans l’Est

Drapeau de l’armée de Virginie du Nord

pendant le conflit, elle représentait la force de frappe majeure de la Confédération.

Placée sous les ordres du général Robert E. Lee, cette armée se composait en majorité de soldats venant des États de Virginie, de Caroline Du Sud, de Caroline du Nord, et du Maryland. Certaines unités étaient issues d’États tels que l’Alabama, l’Arkansas, le Tennessee, et le Mississippi.

L’armée de Virginie du Nord occupait une position stratégique. Placée en limite de la ligne de séparation avec les États frontaliers, elle bloquait tout accès à la terre sacrée de Virginie en faisant face aux États de l’Union et à l’armée nordiste du Potomac.


BATAILLE DES SEPT JOURS

(Du 25 juin au 1er juillet 1862)

COMBATS DE LA BATAILLE DES SEPT JOURS :

La Bataille des Sept Jours est une suite d’affrontements qui se sont déroulés du 25 juin au 1er juillet 1862, dans les environs de Richmond, lors de la Guerre de Sécession. L’issue des combats voit la victoire des forces sudistes commandées par le général Robert E. Lee, face à l’Armée du Potomac du général George B. McClellan.

&

– Le 25 juin : bataille d’Oak Grove (aussi appelée bataille de French’s Field ou de King’s School House), Comté de Henrico, Virginie.

Issue de la bataille indécise.

&

– Le 26 juin : bataille de Beaver Dam Creek (également connue sous le nom de bataille de Mechanicsville ou d’Ellerson’s Mill), Comté de Hanover, Virginie.

Victoire tactique de l’Union.

Victoire stratégique des forces confédérées.

&

– Le 27 juin : bataille de Gaines’s Mill (quelquefois appelée première bataille de Cold Harbor ou bataille de la Chickahominy River), Comté de Hanover, Virginie. 

Victoire confédérée.

Bataille de Gaines’s Mill

&

– Les 27 et 28 juin : bataille de Garnett’s & Golding’s Farm, Comté de Henrico, Virginie.

Issue de la bataille indécise.

Bataille de Savage’s Station

&

– Le 29 juin : bataille de Savage’s station, Comté de Henrico, Virginie.

Issue de la bataille indécise.

&

– Le 30 juin : bataille de White Oak Swamp, Comté de Henrico, Virginie.  

Issue de la bataille indécise.

Bataille de White Oak Swamp

&

– Le 30 juin : bataille de Glendale (aussi appelée bataille de Frayser’s Farm, Nelson’s Farm, Charles City Crossroads, New Market Road, ou Riddell’s Shop), Comté de Henrico, Virginie.  

Issue de la bataille indécise.

Bataille de Glendale

&

– Le 1er juillet : bataille de Malvern Hill (aussi appelée bataille de Pointdexter’s Farm), Comté de Henrico, Virginie.  

Issue de la bataille indécise ; victoire tactique de l’Union.

Bataille de Malvern Hill

Dans le Sud, on s’affaire du mieux possible pour installer des Hôpitaux de fortune.

Kate Cumming, une jeune sudiste bénévole restée pour s’occuper des blessés :  

« J’ai eu une conversation avec certains des prisonniers blessés. L’un d’eux, un tout jeune homme, est très bavard. Il dit détester Lincoln et l’abolitionnisme autant que nous et déclare se battre seulement pour sauver l’Union. Tous disent la même chose. Quelle belle Union cela pourrait faire !

Aujourd’hui, on nous a apporté un grand nombre de couchettes, réservées aux grands blessés. J’en suis bien contente : ainsi nous pouvons nettoyer une partie de la saleté répandue sur le plancher. Un médecin m’a demandé de descendre voir s’il n’y avait pas de lit occupé par un blessé fédéral. Si j’en trouvais, je devais le faire enlever, car il avait besoin de la couchette pour un de nos hommes gravement blessé. Je suis allée le demander à Mme Royal, de Mobile, qui m’avait parlé des Yankees avec amertume. Elle savait fort bien qu’il s’en trouvait un sur un lit, mais elle n’a pas voulu me dire où il était. Malgré son hostilité, sa vraie nature de femme l’a emporté. Voulant savoir quel était ce Fédéral, je suis allée à sa recherche. Je l’ai trouvé sans difficulté, simplement en demandant aux hommes placés sur les couchettes d’où ils venaient. L’un d’eux, très jeune avec un visage d’enfant, m’a répondu qu’il était originaire de l’Illinois. J’ai compris tout de suite que c’était lui. Je lui ai parlé de sa mère et lui ai demandé pourquoi il s’était engagé. Ses yeux se sont remplis de larmes et ses lèvres se sont mises à trembler, et il n’a pu me répondre. J’étais très émue moi-même, et, après quelques mots de réconfort, je l’ai laissé. Pour rien au monde, je n’aurais pu lui prendre sa couchette. »

Extrait de « Il y a toujours un reporter ». (« La guerre de Sécession », « les femmes du Sud » de Victor Austin, paru aux éditions René Julliard).

FORCES EN PRÉSENCE

Charge du 5ème US Regular Cavalry à Gaines’s Mill

POUR LES FÉDÉRAUX

Les forces nordistes, avec les 104 100 hommes de l’Armée du Potomac, sont sous les ordres du Major-Général George Brinton McClellan et du général de brigade Fitz John Porter (54 000 hommes participeront à la bataille de Malvern Hill).

George Brnton McClellan

LES COMMANDANTS :

IIème CORPS : général de brigade Edwin Vose Sumner (1797-1863).

IIIème CORPS : général de brigade Samuel Peter Heintzelman (1805-1880).

IVème CORPS : général de brigade Erasmus Darwin Keyes (1810 -1895).

Vème CORPS : général de brigade Fitz John Porter (1822-1901).

VIème CORPS : général de brigade William Buel Franklin (1823-1903).

ARTILLERIE : colonel Henry Jackson Hunt (1819-1889).

CAVALERIE : général de brigade Philip St. George Cooke (1809-1895).

POUR LES CONFÉDÉRÉS

 

L’armée sudiste, avec les 92 000 hommes de l’Armée de Virginie du Nord, est sous les ordres du général Robert Edward Lee (55 000 hommes participeront à la bataille de Malvern Hill).

LES COMMANDANTS :

Robert Edward Lee

 

 

 

 

 

Corps du major-général Thomas Jonathan « Stonewall » Jackson :

– Division du général de brigade William Henry Chase Whiting (1824-1865).

– Division du général de division Thomas Jonathan Jackson (1824-1863).

– Division du général de division Richard Stoddert Ewell (1817-1872).

 

Corps du général de division Daniel Harvey Hill (1821-1889).

Daniel Harvey Hill

Corps du major-général John Bankhead Magruder (1807- 1871) :

– Division du général de brigade David Rumph Jones (1825-1863).

– Division du général de division Lafayette McLaws (1821-1897).

– Division du général de division John Bankhead Magruder (1807- 1871).

Corps du major-général James Longstreet (1821-1904) :

– Division du général de division James Longstreet, puis division du général de brigade Richard Heron Anderson (1821-1879).

Division du général de brigade Richard Heron Anderson (1821-1879).

Corps du général de division Benjamin Huger (1805-1877).

Benjamin Huger

Division légère du général de division Ambrose Powell Hill (1825-1865).

Ambrose Powell Hill Jr

Artillerie

Réserve d’artillerie du brigadier général William Nelson Pendleton (1809-1883).

William Nelson Pendleton

Cavalerie

Cavalerie du brigadier général James Ewell Brown « Jeb » Stuart (1833-1864).

James Ewell Brown (Jeb) Stuart

Voici trois soldats confédérés.

Tout au long de la guerre, le terme de « Sudiste » ne leur a jamais été attribué par l’Union ; on les appelait les « Rebelles ». Il est intéressant de voir comment ils étaient habillés. Ces trois valeureux soldats qui posent fièrement pour la photo ont des tenues disparates. Celui de gauche possède une paire de bottes, ce qui était assez rare pour un simple soldat eu égard au prix élevé. Les deux autres arborent un semblant d’uniforme aux tailles disproportionnées, ce qui leur donne un air dépenaillé.

A gauche : Soldat Henry Simmons de la 1ère Infanterie de Louisiane, blessé à Malvern Hill, et blessé à nouveau à Chancellorsville.

Au centre : Soldat John C. Kelly, de la 1ère Infanterie de Virginie.

A droite : Soldat Charles Hurley, de la 7ème Infanterie de Louisiane.

Veste ayant appartenu à John Gilmore, du 3ème Alabama, blessé à Malvern Hill. Notons les boutons d’aigle d’infanterie de l’Union (probablement récupérés sur une veste d’uniforme Yankee).

Source des images : L’ American Civil War Center / Museum of the Confédération.


DEROULEMENT DE LA BATAILLE

Malvern Hill

LE 30 JUIN

Traduction :

Le 30 juin 1862, le général Robert E. Lee concentrait ses troupes pour attaquer l’armée de l’Union de George B. McClellan, qui battait en retraite à Glendale. La brigade des troupes confédérées du Major-général Theophilus H. Holmes se dirigeait sur la droite de Lee, par la New Market Road. Les forces de l’Union sur la colline de Malvern remarquèrent que de la poussière s’élevait au-dessus des arbres, et devinèrent le mouvement des confédérés sur la New Market Road. Sur son chemin, Holmes rencontra les troupes de l’Union en position à l’est de Malvern Hill, et déploya son artillerie et son infanterie.

Lorsque l’artillerie confédérée ouvrit le feu, l’artillerie de l’Union sur la colline concentra sa puissance de feu sur la petite force de Holmes. Les canonnières de l’Union se joignirent au combat, et Holmes retira ses troupes à l’ouest, jusqu’à la jonction du long chemin Bridge. La bataille de Malvern Hill eut lieu le lendemain.

Peu de temps avant la bataille, McClellan pensa à tort que son ennemi était largement supérieur en nombre ; aussi demanda-il sans cesse des renforts à Abraham Lincoln. Sa crainte d’être coupé de sa base de ravitaillement le rendait prudent, trop prudent, et surtout méfiant.

Le 28 juin 1862, dans la nuit, McClellan avise son Etat-Major de son intention de déplacer ses forces vers Harrison’s Landing, une position située sur la rive nord de la rivière James. Il pense que son armée sera à l’abri, protégée par les canons de sa flotte de guerre. Avec une force de 54 000 hommes, l’Armée du Potomac arrive à Malvern Hill.

Blocus naval à Malvern Hill

LA BATAILLE COMMENCE

Traduction :

« Après une marche de moins de trois milles du champ de bataille de Glandale, les Confédérés arrivèrent au pied de Malvern Hill. Autrefois, c’était un paysage paisible, mais le 1er juillet, une ligne d’artillerie de l’Union, appuyée par l’infanterie, tenait la crête de la colline à 800 mètres d’ici. Elle était positionnée face à la maison à l’ouest, que l’on peut voir au loin. Lorsque l’infanterie sudiste arriva dans cet espace sans arbres, les canons de l’Union ouvrirent le feu avec des obus explosifs dévastateurs et un tir soutenu. Pendant la majeure partie de la journée, la vallée de Western Run derrière vous servit d’abri naturel aux soldats de la division du Général D.H. Hill.

Tard dans l’après-midi, l’infanterie de Hill commença son assaut contre la position de l’Union. La brigade de George B. Anderson franchit la moitié de la colline, puis stoppa et de recula. D’autres brigades combattirent à moins de 200 mètres des canons de l’Union, mais furent décimées par des obus (boîtes à mitraille). La pente douce et les vastes champs de tir à découvert facilitèrent le travail destructeur de l’artillerie nordiste ».

Le 1er juillet 1862, les forces de l’armée du Potomac arrêtèrent l’avancée de l’armée de Virginie du Nord près de cette ferme, à Malvern Hill. Robert E. Lee n’a pas réussi à détruire l’armée de George McClellan, mais a réussi à refouler les fédéraux loin de Richmond.

Le 30 juin 1862 au matin, le Vème Corps commandé par Fitz John Porter se positionne au sommet de Malvern Hill. Le colonel Henry Hunt a placé 171 canons sur la colline et 91 autres sont en réserve plus au Sud.

Disposée sur la pente de la colline, l’artillerie se déploye en ligne avec 8 batteries d’artillerie de campagne composées de 37 canons. L’ensemble est protégé par la division du général George Sykes.  

La réserve supplémentaire d’artillerie de campagne comprend 3 batteries d’artillerie lourde, dont cinq canons Rodman de 4,5 pouces (11 cm), cinq canons Parrott de 20 livres (9,1 kg) et six obusiers de 32 livres (15 kg).

Fitz John Porter envoie des renforts aux troupes du général George Morell, prolongeant ainsi la ligne de défense jusqu’à la zone nord-est. La division du général Darius Couch du IVème Corps se trouve à la suite des fortifications ainsi renforcées. 17 800 soldats des divisions Couch et Morell sont ainsi disposés sur la face nord de la colline, et surplombent la route Quaker par laquelle les nordistes pensent que les Confédérés vont attaquer.

Traduction :

De l’autre côté de la colline, d’Est en Ouest, l’artillerie de l’Union fut en position dans l’après-midi du 1er juillet 1862. Les batteries de l’Union dominèrent les quelques canons que les confédérés avaient pu amener. Lorsque l’infanterie sudiste envahit les bois, elle fut accueillie par un terrible tir d’artillerie, mais continua d’avancer jusqu’à ce qu’elle soit prise sous le feu de l’infanterie de l’Union.

 

CARTE DE LA BATAILLE

LE 1er JUILLET

Arrivé la nuit précédente de Haxall’s Landing, George McClellan a étudié tôt le matin son plan de bataille sur Malvern Hill. Lors de son inspection, il découvre avec inquiétude que son flanc droit, celui qui se situe derrière le Western Run, est vulnérable. Or c’est par cette zone qu’il espère faire reculer ses troupes jusqu’à Harrison’s Landing, si d’aventure l’attaque confédérée devenait menaçante. Pour pallier cet inconvénient, il détache deux divisions du IIème Corps du général de brigade Edwin Sumner, ainsi que deux divisions du IIIème Corps général de brigade Samuel P. Heintzelman, et une division du IVème Corps du général de brigade Erasmus Keyes. La division du général de brigade George Archibald McCall (1802-1868), durement éprouvée lors de la bataille de Glendale, la veille, est retenue en réserve.

McClellan, croyant que Lee n’oserait pas livrer bataille ce jour-là, abandonne ses troupes à Malvern Hill et part en aval, à bord du USS Galena, un navire cuirassier. Il compte faire des repérages et surtout examiner la future ligne de défense, Harisson’s Landing, lieu de repos de l’Armée du Potomac après sa retraite.

En son absence, McClellan omet de transmettre son commandement. Le général de brigade Fitz John Porter, qui était aux commandes lors de l’attaque initiale, devient de facto le commandant en chef de l’armée de l’Union.

LEE AVANCE…

Numériquement, les forces des deux armées sont à peu près égales, mais avec Robert E. Lee à sa tête, l’Armée de Virginie du Nord devient plus agressive et plus combative. Le général en chef de l’armée sudiste veut lancer un assaut décisif pour refouler définitivement l’ennemi Yankee ; il y a déjà bien trop de temps que cette armée fédérale se trouve sur la péninsule et menace sa capitale, Richmond.

Trois autres soldats confédérés posant en grand manteau pour la photo lors de leur cantonnement près de Richmond, à l’automne 1862-1863.

De gauche à droite : Colomb C. Taylor, James D. Jackson et James H. Porter, du 3ème régiment de Géorgie.

Colomb C. Taylor et James D. Jackson furent tués à Malvern Hill.

Au cours de cette semaine de batailles ininterrompues, Lee ne cesse d’avancer alors que McClellan, fidèle à lui-même, recule. Plusieurs signes donnent à penser à Lee que son adversaire est démoralisé et qu’il bat en retraite (postes de combats désertés, des wagons et des armes abandonnés). De plus, des centaines de groupes de soldats isolés et de déserteurs de l’Union ont été capturés. Jusqu’ici, l’objectif de Lee de détruire l’armée nordiste n’a pas été atteint. La défection de certains de ses généraux le met dans une vive colère. Il sait que le temps lui est compté ; même s’il n’est pas découragé, ses chances de vaincre s’estompent à vue d’œil.

Lee inspecte lui-même le flanc gauche pour repérer les positions d’artillerie nordistes. De son côté, après une reconnaissance des lignes ennemies, James Longstreet rend son rapport à Lee. Après concertation, ils concluent d’établir deux puissantes positions d’artillerie sur les flancs gauche et droit de Malvern Hill. D’après eux, la convergence des tirs de ces deux batteries, doit saper les lignes de défense de l’Union. Ainsi, une attaque d’infanterie confédérée bien coordonnée peut faire une percée. Si leur plan subit un échec, Lee et Longstreet s’appuieront sur leurs tirs d’artillerie pour gagner du temps et envisager d’autres plans.

Une fois ses plans de bataille établis, Lee envoie des missives à ses commandants, écrites par son chef d’état-major, le colonel Robert Shilton (1815-1879). Les ordres sont mal rédigés, flous et mal compris par les chefs de brigades, ce qui va causer une grande confusion.

Artillerie de l’Union à Malvern Hill

ÉCHEC DU TIR DE BARRAGE CONFÉDÉRÉ

À partir de 13 heures environ, la canonnade débute. L’artillerie de l’Union tire la première dans les bois sur l’infanterie sudiste, puis sur toute artillerie confédérée qui tente de se déplacer pour riposter. Sur le flanc gauche confédéré, deux batteries de la division Whithing et une de Jackson répliquent, et concentrent le feu sur le centre de la ligne de l’Union, où se trouve la division Darius Couch du IV Corps. Bientôt, les huit batteries et 37 canons nordistes canalisent leurs tirs sur les trois batteries sudistes et leurs 16 canons. Le combat est inégal et les positions confédérées deviennent vite intenables. Malgré tout, les deux autres batteries installées par Jackson lui-même, qui se trouvent dans de meilleures positions, continuent leurs tirs. Durant trois heures, huit batteries confédérées, tirant à partir de leur flanc gauche, réussissent à contenir l’armée de l’Union.

Sur le flanc droit confédéré, six batteries bombardent les lignes fédérales. Cependant leurs tirs ne sont pas coordonnés et répondent au coup par coup, au lieu de cracher le feu à l’unisson pour plus d’efficacité. En outre, ils ont commencé à engager l’artillerie de l’Union en retard, par rapport aux autres canons déployés sur le flanc gauche confédéré. Le bombardement croisé espéré ne sera jamais atteint.

Champ de bataille de Malvern Hill

Le barrage des artilleurs de Lee fera quelques dégâts, mais les forces de l’Union restent imperturbables et poursuivent leur terrible canonnade. Les tirs de l’artillerie de l’Union seront efficaces et dirigés presque sans faute ; ils maîtriseront les canons sudistes qui, eux, n’auront produit aucun résultat probant.

Daniel Harvey Hill trouvera l’échec de l’artillerie confédérée décourageant, et le qualifiera plus tard de barrage « le plus grotesque ».

John H. Donovan (24 juin 1840 – 16 avril 1882) était un officier de l’armée américaine qui a servi pendant la guerre civile américaine.

Né en Irlande en 1840, Donovan immigre aux Etats-Unis dans sa jeunesse. Dès son arrivée, il s’établit avec sa mère et son frère à Plattsburgh, dans le comté de Clinton, à New York. En 1860, il termine ses études, et travaille comme apprenti imprimeur tout en étudiant le droit. Lorsque la guerre éclate, il reste à New York jusqu’à ce qu’il obtienne le barreau en 1861.

En février 1862, Donovan rejoint le 69ème New York Infantry de la Brigade irlandaise en tant que 1er lieutenant. Il combattra à la bataille de Malvern Hill, où il perdra un œil et une oreille et sera fait prisonnier. Transféré à Richmond, il fera partie d’un groupe d’officiers qui sera échangé contre le colonel (plus tard brigadier-général) John Gregg (1828-1864).

De retour au sein de son régiment, Donovan est nommé capitaine. Lors de la bataille de Fredericksburg, il sera à nouveau blessé en participant à l’assaut de Marye’s Heights. Il sera aussi présent à la bataille de Chancelorsville.

Après la guerre, Donovan décide de rester dans l’armée et devient capitaine du 44th Infantry Veteran Reserve Corps. Il sera également breveté major dans l’armée régulière pour ses services rendus dans la bataille de Seven Pines. Plus tard, le régiment sera intégré au 17e d’infanterie.

Il démissionnera de l’armée en 1878, et mourra quatre ans plus tard.

L’ASSAUT DE L’INFANTERIE CONFÉDÉRÉE

Le duel d’artillerie s’atténue vers 2h30 de l’après-midi. Vers 3h30, le général de brigade Lewis Addison Armistead (1817-1863) remarque que des tireurs d’élites de l’Union rampent vers ses batteries, et sont à portée de fusil de ses artilleurs. Il envoie aussitôt trois régiments (environ la moitié de sa brigade) afin de les repousser et de les décimer. Ainsi débutent les assauts de l’infanterie dans la bataille de Malvern Hill. Les tirailleurs nordistes sont refoulés rapidement, mais les hommes d’Armistead se retrouvent alors pris sous le feu des tirs de barrage de l’Union. Ils trouvent cependant refuge dans un ravin, le long de la pente de la colline. Les trois régiments confédérés sont certes protégés du feu nourri des canons de l’ennemi, mais obligés de rester plaqués sur les pentes de Malvern Hill. Ils ne peuvent ni avancer, faute de combattants, ni se retirer sans se dévoiler au milieu d’un tir croisé.

Hiram Berdan naît le 6 septembre 1824 à Phelps (Etat de New York) et meurt le 31 mars 1893 à New York. C’est un ingénieur américain, inventeur et militaire, tireur d’élite de renommée mondiale.

Habillés de vert, les tireurs d’élite des États-Unis ont joué un rôle important dans la bataille de Malvern Hill.

Hiram Berdan

 Il sera à l’originer des célèbres régiments de tireurs d’élite volontaires des États-Unis pendant la guerre de Sécession. Il est aussi l’inventeur du fusil qui porte son nom, « Berdan », de la cartouche à percussion « Berdan », et de nombreuses autres armes et accessoires. Habillés de vert, les tireurs d’élite (sharpshooters) des États-Unis ont joué un rôle important dans la bataille de Malvern Hill.

 

LA CHARGE DE JOHN BANKHEAD MAGRUDER

Peu de temps après l’assaut d’Armistead, John Magruder arrive sur le champ de bataille. Ses ordres consistent à rejoindre et à se placer à la droite de la division du général Benjamin Huger. Il est déjà tard, 4 heures de l’après-midi.

Général Lewis A. Armistead

Magruder a dû avancer sur un réseau de voies impraticables, et de routes non signalées. Une grande confusion a bouleversé la progression de ses troupes. Ne connaissant pas la position de Benjamin Huger, il envoie le major Joseph L. Brent pour le localiser et se positionner sur son flanc droit. Brent trouve Huger ; celui-ci est sans doute vexé que ses hommes aient reçu des ordres de quelqu’un d’autre que lui-même. Magrude, troublé, demande au quartier général d’autres ordres.

Ce premier juillet, Lee est furieux ; il ne décolère pas ; comment ses ordres ne peuvent-ils pas être compris et exécutés ?

Des rapports contradictoires sur la situation des forces sudistes vont circuler : Armistead est stoppé à mi-hauteur de Malvern Hill sous le feu ennemi ; d’autre part, William Henry Chase Whiting envoie un rapport incomplet selon lequel les forces nordistes battent en retraite. En fait, Withing a confondu deux événements distincts. Les rapports erronés de Magruder et Withing conduisent Lee à leur adresser d’autres directives par l’intermédiaire du capitaine A.G. Dickinson. Celui-ci écrit : « Le général Lee s’attend à ce que vous avanciez rapidement. il dit qu’il est rapporté que l’ennemi recule ! faites avancer toute votre ligne ! ».

Avant que Dickinson ne revienne avec ces ordres, lorsque Magruder reçoit le message, il est très tard. Il ignore de son côté que l’artillerie confédérée a subi un échec, et que les nouveaux ordres de Lee n’ont plus lieu d’être. Il est persuadé que son général en chef lui ordonne d’attaquer.

La charge de John Magruder

Magruder rassemble ses troupes. Il dispose d’environ 5000 hommes des brigades de Benjamin Huger, ceux d’Ambrose Ransom Wright (1826-1872) et ceux du major-général William Mahone (1826-1895), ainsi qu’une bonne moitié de la brigade d’Armistead.

Or Ambrose Ransom Wright, qui est placé sous les ordres de Huger, refuse de participer à l’assaut de Magruder. Il prétend qu’il a reçu des instructions strictes pour ignorer tous les ordres ne provenant pas de son supérieur, Huger. Il présente ses excuses, mais ne peut pas aider Magruder. Un grand désordre règne à nouveau dans les rangs confédérés.

Malgré cela, se croyant sollicité par son commandant en chef de mener un assaut, Magruder se prépare à l’attaque. Vers 5 h 30, ses brigades s’élancent vers les lignes de l’Union. Les hommes, complètement désorganisés, mènent un assaut meurtrier ; les canons nordistes vont faire des ravages dans les rangs des soldats vêtus de gris ; c’est encore un échec.

Artilleurs de l’Union

Traduction :

De l’Est à l’Ouest, les tireurs d’élite de Berdan de la division de Morell étaient épuisés dans l’après-midi du 1er juillet 1862. Leurs tirs rapides et précis ont harcelé les Confédérés alors qu’ils sortaient des bois et envahissaient la colline.

LA CHARGE DE DANIEL HARVEY HILL

De son côté Daniel Harvey Hill, qui a été affecté par l’échec de l’artillerie confédérée, attend toujours le signal pour lancer ses troupes à l’attaque. Il est convenu, d’après les ordres originaux, qu’il doit intervenir après avoir entendu les cris de la brigade Armistead.

Or aucun cri n’a été entendu pendant des heures. Les hommes de Hill commencent alors à installer des abris de bivouac pour y dormir. Pour Hill et ses hommes, l’absence de signal laisse supposer qu’aucun assaut sur les lignes nordistes n’est tenté. Quand ils entendent soudain l’agitation et les cris d’une charge, pour tous c’est le signal de l’attaque.

Charge confédérée

Hill a pris le cri comme signal et a lancé à ses commandants: « Ce doit être l’avance générale. Rassemblez vos brigades dès que possible et rejoignez-la. »

Les cinq brigades de DH Hill (environ 8 200 hommes) avancent à découvert, hors des bois, vers les défenses de l’Union. L’assaut va se dérouler en cinq attaques distinctes non coordonnées et confuses ; une fois de plus. Chaque brigade charge seule la colline, sans soutien.

« Nous avons traversé une clôture, traversé un autre bosquet, puis franchi une autre clôture [et] dans un champ à découvert de l’autre côté se trouvait une longue lignée de Yankees », écrit William Calder du 2nd Regiment, North Carolina Infantry. « Nos hommes les ont vaillamment chargés. L’ennemi nous a fauchés par dizaine. »

Certaines brigades de la division de Hill se sont assez rapprochées de la ligne de défense yankee pour échanger des tirs de fusil et engager un combat au corps à corps, mais elles seront repoussées. La charge de Hill, fort coûteuse en pertes humaines, est à nouveau un échec.

Artillerie de l’Union à Malvern Hill

De son côté, l’artillerie nordiste s’en donne à cœur joie et pilonne sans relâche l’infanterie confédérée, complètement désorganisée. Les survivants de la charge sont très vite réduits au silence par l’infanterie de l’Union qui contre-attaque. La division de Hill sera la plus sévèrement touchée. Il dira du combat de Malvern Hill que ce n’était pas de la guerre, mais de l’assassinat.

PERTES

POUR LES FÉDÉRAUX

Sur les 54 000 hommes de son armée lors de la bataille de Malvern Hill, l’Union déplorera la perte de 3000 victimes, tués, blessés, disparus ou prisonniers.

POUR LES CONFÉDÉRÉS

Sur les 55 000 hommes de son armée lors de la bataille de Malvern Hill, la Confédération déplorera la perte de 5650 hommes, tués, blessé, disparus ou prisonniers.

BILAN DE LA CAMPAGNE DE LA PÉNINSULE & CONSÉQUENCES

Face au nombre considérable des pertes (20 000 Confédérés contre 10 000 Nordistes), Lee se voit contraint de cesser le combat. Pourtant il n’est pas satisfait du résultat. Son objectif était de détruire l’armée du Potomac de McClellan en pleine déroute, mais faute de moyens et d’incompétences manifestes parmi ses généraux, il n’a pas pu le faire.

Après la bataille, il déplacera les officiers inaptes au commandement loin du théâtre de la guerre, au Texas. Puis il les remplacera par des hommes de confiance. La Bataille des Sept Jours est sans doute le combat le plus meurtrier du début de l’année 1862 (30 000 morts ou blessés). Pour McClellan, la Campagne de la Péninsule se termine sur un constat d’échec retentissant ; Richmond est sauvée et reste la capitale de la Confédération

Témoignage d’une femme de Richmond :

« La menace s’est éloignée de Richmond. Les seuls Yankees de la ville sont les détenus des prisons. Les canonnières fédérales remontent et descendent le fleuve à toute vapeur, pilonnant les arbres de la rive, craignant d’approcher de Drewry’s Bluff. Les journaux nordistes et le Congrès essaient de déterminer qui est responsable des derniers revers. Ici, nous pensons que toute l’armée fédérale aurait pu être capturée si certains de nos généraux s’étaient montrés plus décidés.

McClellan et sa « grande armée » se retrouvent sur le James maintenant, dégustant moustiques et fièvre maligne. Le temps est excessivement chaud. Je pense que les Yankees ont trouvé tout ce que leur vive imagination leur avait laissé entrevoir : ce « Sud ensoleillé », et encore ses marais… »

Extrait de « Il y a toujours un reporter ». (« La guerre de Sécession », de Victor Austin, paru aux éditions René Julliard).


Sources :

La « Guerre de Sécession », de Ken Burns.

L’article comprend des extraits de « Il y a toujours un reporter ». (« La guerre de Sécession », de Victor Austin, paru aux éditions René Julliard.)

https://en.m.wikipedia.org/wiki/Battle_of_Malvern_Hill

 

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