La Guerre de Sécession – Ambrose Burnside

                                                                                      

 

LA GUERRE DE SÉCESSION

(1861-1865)

AMBROSE BURNSIDE

(1824-1881)

SOMMAIRE

Les 12 et 13 avril 1861, le bombardement de Fort Sumter par les États confédérés, dans la baie de Charleston, en Caroline du Sud, marque le début de la Guerre. La garnison fédérale du fort, sous les ordres du commandant Anderson, refuse de quitter ses positions qui se trouvent en territoire sudiste. Cette bataille, qui n’a fait aucune victime dans les deux camps, est le « casus belli » qui déclenche la Guerre civile (1861-1865), et annonce le conflit le plus meurtrier de l’Histoire des États-Unis.

L’HOMME

Ambrose Everett Burnside est un militaire et homme politique américain de Rhode Island. Il naît le 23 mai 1824 à Liberty, Indiana, et meurt le 13 septembre 1881 à Bristol, Rhode Island.

Entre mai 1866 et mai 1869, Burnside est élu pour trois mandats d’un an au poste de gouverneur de l’État de Rhode Island. En 1874, il est élu sénateur des États-Unis pour le Rhode Island ; réélu en 1880, il y restera jusqu’à sa mort en 1881.

Il fut également directeur de chemin de fer, inventeur, et industriel (il a été le premier président de la National Rifle Association).

En tant qu’officier général de l’armée de l’Union pendant la Guerre Civile, il a obtenu quelques succès, notamment en Caroline du Nord et dans l’Est du Mississippi. Mais il est plus connu pour ses défaites désastreuses au cours des batailles d’Antietam, de Fredericksburg, et celle dite du cratère (le 30 juillet 1864, lors du siège de Petersburg en Virginie).

Il a donné son nom à son style très remarquable de pilosité faciale, connu en anglais sous le nom de sideburns (rouflaquettes en français).

Ambrose Burnside est un homme affable et coquet qui cache sa fausse modestie derrière des favoris avantageux, qui deviendront même une mode. Mais « il se dérobe à ses responsabilités avec un naturel sincère », dira l’un de ses camarades officiers. Il doit sa position au sein du commandement à son vieil ami McClellan.

« La Guerre de Sécession », de Ken Burns.

NAISSANCE & FAMILLE

Il est le fils de Edghill Burside (1797-1859) et de Pamelia Brown (1795-1841), mariés le 14 juillet 1814 à Liberty, comté d’Union, dans l’Indiana.

FRATRIE

1 – Cynthia Ann Burnside (1815-1879).

2 – Henrietta Burnside (1817-1847).

3 – Henry Middleton Burnside (1819-1874).

4 – Général Ambrose Everett Burnside (1824-1881).

5 – Benjamin Franklin Burnside (1826-1881).

6 – Ellen W. Burnside (1829-1882).

7 – Thomas Brown Burnside (1832-1833).

8 – Harrison E. Burnside.

9 – William Brown Burnside (1838-1838).

MARIAGE

Le 27 avril 1852, alors qu’il se voit confier le commandement du Fort Adams à Newport (Rhode Island), Ambrose Everett Burnside prend pour épouse Mary Richmond Bishop (1828-1876).

Cette union, qui durera jusqu’à la mort de Mary en 1876, ne lui donnera pas de descendance.

JEUNESSE

Le jeune Ambrose est né en 1824 à Liberty dans l’Indiana. Il est le quatrième fils d’une fratrie de neuf enfants. Ses parents, Edghill et Pamelia Brown Burnside, sont issus d’une famille de descendance écossaise. Edghill, son père, originaire de Caroline du Sud, possédait des esclaves, qu’il libèrera lors de son déménagement dans l’Indiana.

Enfant, il suit les cours du séminaire de Liberty. Mais en 1841, le décès de sa mère interrompt son éducation. Il est alors placé en apprentissage chez un tailleur de la région, dont il devient même l’associé tant il s’implique dans son affaire.

Le militaire

En 1843, éprouvant un intérêt particulier pour les choses militaires et les relations politiques de son père, il s’inscrit à l’Académie militaire de West Point.

En 1847, il obtient son diplôme et se classe 18ème sur 38. Il est affecté comme sous-lieutenant au 2ème régiment d’artillerie.

Lors de la Guerre américano-mexicaine (1846-1848), envoyé à Veracruz, il arrive après l’arrêt des combats ; il est alors cantonné en garnison dans la région de Mexico.

Un peu avant la Guerre Civile, le lieutenant Ambrose Burnside est détaché sur la frontière, où il sert deux ans sous les ordres du capitaine Braxton Bragg (1817-1876) au sein du 3ème régiment d’artillerie.  Son unité légère à cheval est chargée de protéger les routes qui traversent le Nevada jusqu’en Californie.

Braxton Bragg

En 1849, à Las Vegas, Nouveau Mexique, il est blessé et reçoit une flèche dans le cou lors d’un accrochage contre les Apaches.

En 1852, il est nommé commandant du Fort Adams à Newport, dans le Rhode Island.

En 1853, Burnside démissionne de l’armée, mais il reste cependant engagé au sein de la milice d’État.

L’inventeur et l’industriel

Dès lors, il consacre toute son énergie au perfectionnement du fusil qu’il a inventé et qui porte son nom, la carabine Burnside, un fusil à chargement par la culasse.

John B. Floyd, le secrétaire à la Guerre des États-Unis sous la présidence de James Buchanan (1857-1861), décide d’équiper une grande partie de l’armée avec cette carabine, et passe un contrat avec la Burnside Arms Company. De nouvelles usines sont créées pour la réalisation de ce fusil.

Mais le projet d’Ambrose échoue. La Bristol Rifle Works, un autre armurier, soudoie John B. Floyd afin de faire rompre le contrat de 100 000 $ passé avec Burnside Arms Company.

Le Politique

En 1858, Ambrose Everett Burnside s’engage en politique sous l’étiquette démocrate. Il convoite l’un des sièges au congrès de l’Etat de Rhode Island ; il sera sévèrement battu.

La pression de la campagne, ainsi que l’incendie de son usine d’armement, contribuent à sa déroute financière et le contraignent à céder à des tiers ses brevets sur les armes à feu.

A la recherche d’un emploi, Ambrose part pour l’Ouest. Il devient trésorier de l’Illinois Central Railroad. Dans cette compagnie, il rencontre et se lie d’amitié avec l’un de ses futurs commandants, George Brinton McClellan.

George Brinton McClellan

LE RHODE ISLAND

Nom complet: State of Rhode Island and Providence Plantations « État de Rhode Island et des Plantations de Providence ».

Devise: Hope « L’Espoir »

Surnom: The Ocean State (« L’État de l’Océan »), Little Rhody (« Petit Rhody »).  

Drapeau de Rhode Island

 

 

 

 

 

13ème État.

Capitale : Providence.

Date d’Entrée dans l’Union : 29 mai 1790.

– Le Rhode Island est le plus petit État des États-Unis, mais aussi l’un des plus densément peuplés. (En 2010, l’État comptait 1 052 567 habitants).

– En 1524, le navigateur italien Giovanni da Verrazzano, envoyé par François Ier, est le premier Européen à visiter une partie de l’actuel État de Rhode Island.

– Il découvre ce qui sera plus tard « Block Island » et lui donne le nom de Luisa en l’honneur de Louise de Savoie, la reine-mère de France.

– En 1644, la colonie de Rhode Island est fondée par Roger Williams, un colon non conformiste exilé de la colonie de la baie du Massachusetts ; il crée la première ville de la colonie : Providence.

– En 1652, Rhode Island est la première région d’Amérique du Nord qui adopte une loi pour supprimer l’esclavage des Amérindiens.

– Entre 1675 et 1676, le Rhode Island (tout comme le Massachusetts, le Connecticut, et le Maine) est confronté à la guerre du Roi Philip, opposant les Amérindiens Wampanoag et Narraganssett aux colons anglais et aux iroquois.

Près d’un siècle après avoir voté la loi pour supprimer l’esclavage, la colonie devient le repaire des négriers. Newport, en raison de ses quais en eaux profondes, est un des ports maritimes les plus actifs de la côte Est d’Amérique du Nord.  Ce qui facilite un commerce triangulaire adossé à la contrebande de mélasse venant des Antilles françaises 

– En 1713, la France interdit l’importation de rhum des Antilles. La mélasse est alors exportée en contrebande vers la Nouvelle Angleterre où elle est distillée. Le rhum part ensuite en Afrique où il est échangé contre des esclaves, qui sont ensuite revendus contre de la mélasse, avec des bénéfices lors de la transaction.  

– En 1774, le Rhode Island possède plus d’esclaves par habitant que tout autre colonie de la Nouvelle-Angleterre.

– Le Rhode Island participe à la guerre d’indépendance des États-Unis aux côtés des douze autres colonies d’Amérique.

– Le 4 mai 1776, elle sera l’une des premières colonies à déclarer son indépendance, mais la dernière à ratifier la Constitution des treize colonies originelles.

– Durant la Guerre Civile, le Rhode Island, comme l’ensemble de la Nouvelle-Angleterre, restera fidèle à l’Union. L’État enverra 25 236 de ses fils combattre dans les rangs de l’armée du Nord, dont 1685 mourront.

– Deux militaires de hauts rangs se distingueront durant le conflit :

1 – Le major général Ambrose Burnside, resté célèbre pour ses défaites à Antietam, à Fredericksburg et à celle dite du cratère (le 30 juillet 1864, lors du siège de Petersburg en Virginie).

Major Général Ambose Everett Burnside

 

 

 

 

 

 

2 – William Rogers Taylor, capitaine en 1863 de la flotte du South Atlantic Blockading Squadron. Il participera aux attaques contre les fortifications confédérées devant le port de Charleston, en Caroline du Sud. En 1864-65, il commande le sloop à vapeur Juniata et prendra part aux opérations qui permettront la capture de fort Fisher, en Caroline du Nord.

William Rogers Taylor

 

FAITS D’ARMES

ET

PARTICIPATIONS AUX BATAILLES

&

 

GUERRE AMÉRICANO-MEXICAINE

(1846-1848)

Chute de Mexico

Ambrose Burnside n’a pas vraiment participé à la guerre américano-mexicaine. Il sera affecté à Veracruz, mais dès son arrivée les combats auront cessé. Il sera essentiellement cantonné en garnison dans la région de Mexico.

&

GUERRE CIVILE

(1861-1865)

PREMIÈRE BATAILLE DE BULL RUN

(21 juillet 1861)

Première Bataille de Bull Run

Dès les débuts du conflit, Burnside est nommé général de brigade dans la milice de Rhode Island où il met sur pied le 1er régiment des volontaires de l’État. Le 2 mai 1861, il en prend le commandement avec le grade de colonel. Son ascension va être rapide, et en seulement un mois, il est promu au commandement d’une brigade dans le secteur nord-est de la Virginie.

En juillet 1861, lors de la Première bataille de Bull Run, il prend part aux combats à la tête de sa brigade, allant même jusqu’à remplacer temporairement le commandement de la division David Hunter, blessé.

David Hunter

Une fois son régiment de volontaires démobilisé (les soldats étaient engagés pour une durée de trois mois), le 6 août il est nommé au grade de brigadier général des volontaires. Il est alors chargé d’entraîner les brigades de réserve dans la future Armée du Potomac, qui est en train de se constituer.

L’Armée du Potomac est la principale Armée de l’Union sur le théâtre oriental de la guerre de Sécession.

Lorsqu’éclate la Guerre Civile en 1861, seule une partie de la Virginie fait sécession. Les comtés du Nord-Ouest décident de rester fidèles à l’Union (c’est aujourd’hui l’État de Virginie-Occidentale). L’État du Maryland, bien qu’esclavagiste, demeure également dans l’Union. Ainsi, une grande partie du cours du Potomac et de son estuaire forment la frontière séparant l’Union des États confédérés.

Les commandants :

– Le brigadier général Irvin McDowell : commandant de l’armée et Département du Nord-Est de Virginie, du 27 mai au 25 juillet 1861.  

– Le Major général George McClellan : commandant de la Division militaire du Potomac, et plus tard, l’armée et le ministère du Potomac, du 26 juillet 1861 au 9 Novembre 1862.  

– Le Major général Ambrose Burnside : commandant de l’armée du Potomac du 9 novembre 1862 au 26 Janvier 1863.  

– Le Major général Joseph Hooker : commandant du ministère et de l’armée du Potomac du 26 janvier au 28 juin 1863.  

– Le Major général George Meade : commandant de l’armée du Potomac du 28 juin 1863 au 28 Juin 1865.  

– Le Major général John G. Parke : a eu le commandement temporaire pendant les absences de Meade à quatre reprises au cours de cette période.  

– Le lieutenant général Ulysses S. Grant : général en chef de toutes les armées de l’Union. Il a placé son quartier général dans l’armée du Potomac, et a fourni les directions opérationnelles à Meade de mai 1864 à avril 1865.

– 21 juillet 1861 : première bataille de Bull Run, appelée aussi bataille de Manassas, dans le Comté de Prince William et de Fairfax, en Virginie.

Lire : Première bataille de Bull Run

Bull Run pont sur la Cub Run

Victoire de l’armée confédérée commandée par les généraux Pierre-Gustave Toutant de Beauregard (1818-1893) et Joseph Eggleston Johnston (1807-1891), face aux forces de l’Union placées sous les ordres du général Irvin McDowell (1818-1880).

Le colonel Ambrose Everett Burnside commande la 2ème brigade de la 2e division du brigadier général David Hunter, puis du brigadier général Andrew Porter.

CAMPAGNES EN CAROLINE DU NORD

Ambrose Burnside

PREMIÈRE CAMPAGNE

– Les 7 et 8 février 1862 : bataille de Roanoke Island, Caroline du Nord.

Victoire de l’Union.

DEUXIÈME CAMPAGNE

– Le 10 février 1862 : bataille d’Elizabeth City, Caroline du Nord.

Victoire de l’Union.

TROISIÈME CAMPAGNE

– Le 14 mars 1862 : bataille de New Bern, Caroline du Nord.

Victoire de l’Union.

– Mars-avril 1862 : bataille de Fort Macon, Caroline du Nord.

Victoire de l’Union.

Le 18 mars, Ambrose Burnside, en récompenses de ses victoires (premiers succès significatifs de l’Union sur le théâtre oriental de la guerre), est promu major général.

En juillet 1862, ses troupes seront transportées au Nord, à Newport News, en Virginie ; elles deviendront le 9ème Corps de l’Armée du Potomac.

CAMPAGNE DU MARYLAND

Burnsid et Lee

LA BATAILLE D’ANTIETAM

(Le 17 septembre 1862) 

– Le 17 septembre 1862 : bataille d’Antietam, près de Sharpsburg, Maryland.

Bataille d’Antietam

Bataille indécise entre les forces de l’Union commandées par George McClellan, et l’armée confédérée dirigée par Robert E. Lee.

Le pont sur l’Antietam

Le Major général Ambrose Burnside commande le IXème Corps.

Le pont sur l’Antietam

La 3ème phase des combats se déroule sur le flanc droit des troupes confédérées. Les soldats de l’Union, emmenés par le Corps d’Armée du général Burnside, tentent de franchir un pont de pierre solidement défendu qui enjambe la rivière Antietam. Burnside dispose de 12 500 hommes contre à peine 400 Georgiens commandés par Robert Toombs. Le pont ne sera jamais conquis !

Lire : La bataille d’Antietam.

BATAILLE DE FREDERICKSBURG

(Le 13 décembre 1862)

Burnsid et Lee

– Le 13 décembre 1862 : bataille de Fredericksburg, Fredericksburg, Virginie.

Bataille de Fredericksburg

Victoire de l’armée confédérée placée sous les ordres du général Robert E. Lee, face à l’armée de l’Union commandée par le général Ambrose Burnside (1824-1881).

&

Au lendemain de la sanglante bataille d’Antietam (17 septembre 1862), Lee parvient à s’enfuir au nez et à la barbe de son adversaire McClellan ; l’armée confédérée est affaiblie, certes, mais encore en état de se battre.

Le mois suivant, exaspéré, Abraham Lincoln décide de relever définitivement McClellan de son commandement et le confie au major-général Ambrose Burnside.

Ce dernier est plutôt contrarié du départ de son prédécesseur ; il ne se sent pas du tout prêt à endosser une telle responsabilité et à commander une armée d’une telle importance. Burnside est maintenant à la tête de l’armée du Potomac forte de 110 000 hommes ; un lourd fardeau sur ses épaules.

Néanmoins, pressé par Lincoln qui veut une victoire rapide, Burnside fait avancer sa puissante armée en direction de Falmouth, pour affronter Lee qui s’est replié en Virginie.

Il suit la rive nord de la rivière Rappahannock et vient se placer en face de Fredericksburg. Son plan de bataille est ambitieux : il a pour objectif de franchir la rivière, mener son attaque vers le Sud et menacer Richmond, la capitale des Confédérés.

Mais Bobby Lee l’attend, et n’est pas décidé à le laisser faire…

Le désastre de Marye’s Heights

Les assauts nordistes sont plus ou moins désespérés ; ils lancent des vagues d’attaque avec des unités de la taille d’une division. De violents combats ont lieu vers le mur de Marye’s Heights. Les assaillants doivent affronter de nombreux obstacles ; un ravin et un petit marécage leur barrent le chemin, et freinent dangereusement leur progression. D’autant que les Sudistes, qui se sont positionnés derrière un mur de pierre de 800 mètres de long, couvrent et défendent ces obstacles. Ainsi, les troupes de l’Union se trouvent à découvert et voient tous leurs assauts bloqués à 25 mètres du mur. Ces vagues d’attaque successives laisseront presque à chaque fois derrière elles une centaine de morts et de blessés agonisants.

Lire : La bataille de Fredericksburg

CAMPAGNE DE KNOXVILLE

(Automne 1863)

James Longstreet et Ambrose Burnside

La campagne de Knoxville représente une série d’affrontements et de combats militaires qui se sont déroulés dans l’est du Tennessee, sur le théâtre occidental de la Guerre de Sécession, à l’automne 1863. C’est une Campagne mineure et sans bénéfice majeur pour les deux camps.

– Du 7 au 9 septembre 1863, bataille de Cumberland Gap, Cumberland Gap, Tennessee, Kentucky et Virgnie.

Victoire de l’Union.

– Le 22 septembre 1863 : bataille de Blountville, comté de Sullivan, Tennessee.

Victoire de l’Union.

– Le 10 octobre 1863 : bataille de Blue Springs, comté de Greene, Tennessee.

Victoire de l’Union.

– Le 16 novembre 1863 : bataille de Campbell’s Station, comté de Knox, Tennessee.

Victoire de l’Union.

– Le 29 novembre 1863 : bataille de Fort Sanders, comté de Knox, Tennessee.

Victoire décisive de l’Union.

– Le 14 décembre 1863 : bataille de Bean’s Station, comté de Grainger, Tennessee.

Victoire confédérée.

BATAILLE DE LA WILDERNESS

(Du 5 au 6 mai 1864)

« Overland Campaign »

Grant et Lee

La bataille de la Wilderness est une bataille de la Guerre de Sécession qui se déroula du 5 au 6 mai 1864, entre les armées du général nordiste Ulysses S. Grant et celles du général sudiste Robert E. Lee. Cette bataille entre dans une série de batailles de la « Wilderness Campaign », en Virginie, de mai à juin 1864.

Bataille de la Wilderness

Bien que Grant subisse de terribles pertes et de multiples défaites tactiques au cours de cette campagne, elle est considérée comme une victoire stratégique de l’Union, qui obligera Lee à se replier dans la ville assiégée de Petersburg.

Le IXème Corps est commandé par le major-général Ambrose Burnside.

BATAILLE DE SPOTSYLVANIA

(Du 9 au 12 mai 1864)

« Overland Campaign »

Grant et Lee

La bataille de Spotsylvania (ou Spotsylvania Court House) est une bataille de la Guerre de Sécession. Elle opposa les armées des généraux Grant et Lee. Elle figure parmi l’un des affrontements les plus sanglants de la guerre.

Bataille de Spotsylvania

Le IXème Corps est commandé par le major-général Ambrose Burnside.

Burnside combattra à la bataille de la Wilderness et à celle de Spotsylvania. Il ne s’y distinguera pas. D’aucuns diront qu’il était réticent à engager ses troupes dans les assauts frontaux meurtriers. Après ces combats sanglants, il rejoindra Petersburg assiégé par Grant.

SIEGE DE PETERSBURG

(Du 15 juin 1864 au 25 mars 1865)

Grant et Lee

Le siège durera neuf mois. L’armée de l’Union, placée sous les ordres du général Ulysses S Grant, tentera par de multiples assaut meurtriers de s’emparer de la ville. Les troupes nordistes creuseront un réseau de tranchées d’une longueur de 30 miles (environ 50 km) à l’est et au sud de la ville.

LA BATAILLE DU CRATÈRE

(30 Juillet 1864)

Bataille du cratère

Mon corps d’armée était tellement étiré, que mes hommes semblaient être des sentinelles espacées de cinq mètres l’une de l’autre ; ce n’était pas une ligne, mais un simple squelette de ligne.

Général John Gordon

« La Guerre de Sécession », de Ken Burns.

A Petersburg, l’armée retranchée de Robert E. Lee résiste depuis deux mois au siège qu’Ulysse S. Grant a imposé à la ville. Lentement mais sûrement, Grant a étendu son réseau de tranchées autour de la ville. Lee a lui aussi été contraint de déployer ses forces sur un front plus large, mais son armée fond à vue d’œil. Les effectifs faméliques de l’armée confédérée sont désormais déployés sur une ligne de front de 85 km de long. Face aux 125 000 hommes de Grant, Lee ne peut plus en aligner que 35 000.

Bataille du cratère

Le siège de Petersburg se prolonge et les soldats de l’Union, eux aussi, ont le moral au plus bas. En moins de six mois, de Wilderness à Spotsylvania, et de Cold Harbor à Petersburg, Grant a quasiment décimé son armée en lançant des assauts aussi stériles que meurtriers

Un soldat confédéré raconte :

« Tout le monde ici pense qu’on a perdu. Les gars sont en guenilles et doivent se contenter de la demi-ration. Certains disent qu’on va devoir aller en Géorgie ; mais les gars n’iront pas ».  

« La Guerre de Sécession », de Ken Burns.

Afin de sortir de l’impasse, les troupes de l’Union creusent sous les lignes confédérées.

Un soldat de l’Union raconte : 

Jeudi 21 juillet devant Petersburg.

«La mine que fait creuser le général Burnside suscite de nombreux commentaires et beaucoup de moqueries. C’est une initiative qu’il mène à titre personnel et qui n’a rien à voir avec le siège de la ville ».

« La Guerre de Sécession », de Ken Burns

Durant tout le mois de juillet, un régiment de mineurs de Pennsylvanie est affecté au forage d’un tunnel de 160 mètres de long. La galerie, qui passe sous les lignes confédérées, est remplie de quatre tonnes de poudre à canon. Burnside veut faire sauter les défenses de Petersburg, puis, dans la foulée, s’emparer de la ville en profitant de l’effet de surprise.

Le 30 juillet à l’aube, les sapeurs nordistes allument la mèche. L’explosion entraîne la formation d’un cratère de 10 mètres de profondeur, de 25 mètres de large et de 80 mètres de long. Abasourdis, les Confédérés se replient, mais le plan ne fonctionne pas comme prévu. Il faudra attendre une heure avant que les troupes d’assaut nordistes se lancent à l’attaque des positions sudistes. Et lorsqu’elles arrivent enfin au pied du cratère, elles se ruent à l’intérieur de la cavité au lieu de la contourner.

Une fois dans le cratère, les soldats nordistes réalisent qu’ils n’ont aucune échappatoire pour sauver leur peau. Ils ne peuvent pas gravir la pente abrupte de l’entonnoir d’une dizaine de mètres de haut, formé par la puissante explosion de la mine. Personne n’a prévu d’apporter des échelles… C’est un nouveau désastre pour l’Union !

C’est l’épisode le plus triste auquel il m’a été donné d’assister au cours de la guerre. Je n’ai jamais eu pareille occasion de prendre une position retranchée et ne m’attends pas à ce qu’elle se représente.

Ulysse S. Grant

« La Guerre de Sécession », de Ken Burns

Burnside se voit accorder une permission prolongée, et ne sera jamais rappelé sous les drapeaux…

APRÈS LA GUERRE

Ambrose Burnsid-Brady-Handy

BURNSIDE L‘INDUSTRIEL

Au début 1865, la « Burnside carabine » est totalement détrônée par la « Spencer carabine » (à 7 coups et à répétition), qui est devenue extrêmement populaire dans les armées de l’Union. Après en avoir fabriqué 55 000 unités, la « Burnside carabine » cessera sa production.

Après sa démission de l’armée, Burnside se tournera alors vers l’industrie et les chemins de fer. Il présidera notamment les chemins de fer de Cincinnati et de Martinsville, ceux d’Indianapolis et de Vincennes, et les Rhode Island Locomotive.

BURNSIDE LE POLITIQUE

Entre mai 1866 et mai 1869, il sera élu pour trois mandats d’un an au poste de gouverneur de l’Etat de Rhode Island.

De 1871 à 1872 il deviendra commandant de la Grande armée de la république (une association de vétérans nordistes).

En 1871, à la création de la National Rifle Association (NRA), il sera élu pour être le premier président.

En 1870, lors d’un voyage en Europe, il se proposera comme médiateur entre Français et Allemands engagés dans la guerre franco-prussienne, mais sans obtenir de succès.

En 1874, il sera élu sénateur des Etats-Unis représentant le Rhode Island ; il sera réélu en 1880 et y restera jusqu’à sa mort en 1881.

Pendant cette période (bien qu’il fût Démocrate avant la guerre), Burside se ralliera au parti Républicain dont il portera ses couleurs et aura un rôle important dans les affaires militaires. En 1881, un peu avant sa mort, il présidera également la commission des Affaires Etrangères.

SA FIN DE VIE

Le 13 septembre 1881, Burnside meurt brutalement à Bristol, d’une angine de poitrine. Il est enterré au cimetière de Swan Point, à Providence.

A la fin du XIXème siècle, une statue équestre sera érigée en son honneur dans Burnside Park, à Providence.

Sources :

La « Guerre de Sécession », de Ken Burns.  

https://ancestors.familysearch.org/en/LC8D-5RB/edghill-burnside-1797-1859

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ambrose_Burnside

https://www.wdl.org/fr/item/1545/

https://fr.qwe.wiki/wiki/Ambrose_Burnside

 

 

 

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