L’église Saint-Jean-de-Malte à Aix en Provence
LES TÉMOINS DU PASSÉ

L’ÉGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE À
AIX EN PROVENCE

Église Saint-Jean de Malte

Blason de la ville d’Aix en Provence
NOM : église Saint-Jean-de-Malte.
DÉNOMINATION : église paroissiale.
CULTE : catholique romain.
STYLE : gothique provençal.
L’architecture gothique en Provence est plutôt faible, tardive, et souvent incorporée avec d’autres styles. Plusieurs éléments peuvent expliquer cet à priori pour la verticalité et la lumière qui caractérisent le gothique. 1 – Le climat. – L’ensoleillement omniprésent en Provence ne nécessite pas autant de pénétration de la lumière que dans le nord de la France et de l’Europe. – L’été, la fraîcheur est plutôt recherchée à l’intérieur des vastes édifices. – Le vent, notamment le Mistral, exige de limiter la hauteur des constructions et leur prise à l’eau et au vent. – En altitude, dans les villages, le froid et la neige font préférer l’élévation de bâtiments plus épais, et des clochers moins élancés. 2 – Les matériaux de construction. 3 – La parfaite harmonie avec d’autres styles tels que le Roman et le Baroque. 4 – La proximité de l’Italie. C’est en Italie que le Gothique a la plus courte durée de vie en Europe, avec 200 ans environ à partir du milieu du XIIIème siècle. Parmi les éléments qui expliquent la construction dans le style gothique, on note surtout l’influence des Papes d’Avignon, et les Frères Prêcheurs (premier nom donné à l’ordre dominicain fondé à Toulouse en 1215, par Dominique de Guzmann). Au XIXème siècle, des édifices majeurs, comme des cathédrales, sont construits dans le style néo-gothique. Style qui va se confirmer après les années révolutionnaires anti-chrétiennes et anticléricales, et qui sera en vogue jusqu’au début du XXème siècle.
ÉPOQUE : Moyen Age.
PÉRIODE : XIIIème et XIVème siècles.
DÉBUT DE CONSTRUCTION : 1272.
FIN DE CONSTRUCTION : 1277.
FONDATION : au XIIIème siècle, par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.
Blason de l’Ordre de Saint-Jean de Jéusalem
ÉTAT DE CONSERVATION : restaurée au XIXème siècle.
PROPRIÉTAIRE : la commune.
PROTECTION : classement sur la liste des Monuments Historiques de 1840.
COMMUNE : Aix en Provence.

DÉPARTEMENT : Bouches du Rhône.

RÉGION : Provence-Alpes-Côte d’Azur.

LOCALISATION

L’église Saint-Jean-de-Malte
L’église Saint-Jean-de-Malte (première église gothique de Provence) est un monument emblématique d’Aix-en-Provence. Il se trouve dans le centre de la Vieille ville, à l’angle de la rue d’Italie et de la rue Cardinale. Son clocher aigu de 67 m de hauteur se dresse sur le point le plus haut de la cité, au-dessus du quartier Mazarin.

AIX EN PROVENCE

La mairie d’aix en Provence
Aix-en-Provence est la capitale historique de la Provence. La commune se situe dans le département des Bouches-du-Rhône (dont elle est la sous-préfecture), en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
En 2023, sa population s’élevait à 149 695 habitants, les Aixoises et les Aixois.
VISITES AIXOISES
Lire :
– La villa romaine Grassi
– Le monument Joseph Sec

HISTORIQUE
Le premier bâtiment religieux élevé sur le site était une chapelle que les Hospitaliers bâtirent au XIIème siècle, lors de leur installation à Aix, sur le chemin d’Italie (à l’emplacement actuel de l’abside sur l’actuelle rue d’Italie).
Il semble pratiquement avéré que sur les fondations de Saint-Jean-de-Malte se trouvait auparavant un autre édifice. Aux dires de certains historiens, il s’agissait d’un temple dédié à Minerve. En effet, avant 1593, lors de la construction de la fortification de l’église, un autel dédié à Minerve y fut mis au jour.
D’abord église de la commanderie de Saint-Jean de Jérusalem, puis de la commanderie de Rhodes, puis de celle de Malte, ce sanctuaire daterait du XIIIème siècle. La commanderie de Saint-Jean de Malte dépendait du grand prieuré de Saint-Gilles. A la tête de leur clergé, les prieurs jouissaient du droit d’officier, coiffés de leur mitre et crosse à la main.

L’Ordre de l’Hôpital fut créé en Orient, quelques années avant l’Ordre du Temple. Il avait pour but d’accueillir, de soigner et d’offrir l’hospitalité. Ce n’est que plus tardivement que, tout comme les Templiers, ils protègeront les pèlerins sur les routes de la Terre Sainte, possèderont des châteaux, et deviendront un Ordre à la fois militaire et religieux. Ordre de Saint Jean de Jérusalem En tant qu’Ordre militaire, les chevaliers prendront part à de nombreuses guerres qui émailleront l’histoire des États Latins, en combattant les Sarrasins aux côtés des Francs de Terre sainte. Mais à la chute d’Acre, en 1291, ils seront chassés de leur dernière place forte en Terre Sainte. Après une brève escale à Chypre, ils vont conquérir Rhodes, qu’ils occuperont pendant plus de deux siècles. C’est sur cette île qu’ils perfectionneront les bases de leur organisation, qui va faire d’eux des combattants sur mer parmi les plus efficaces de leur temps. En 1312, après la dissolution de l’Ordre du Temple par le pape Clément V, les biens des Templiers seront donnés aux Hospitaliers. En 1522, ces derniers seront expulsés de Rhodes par Soliman le Magnifique, qui s’emparera de l’île. En 1530, après quelques années d’errance, les Hospitaliers recevront de Charles Quint (1500-1558) l’île de Malte. Ils prendront alors le nom de « Chevaliers de l’Ordre de Malte ». Les Hospitaliers s’installèrent à Aix non au début du XIIème siècle, ni avant 1166, mais après 1180 et avant 1192. Saint-Jean-hors-les-Murs d’Aix fut, dès le début, protégé par les derniers comtes de Provence de la Maison de Barcelone.




Lire :
– Les grands maîtres de l’Ordre du Temple

D’après les instructions du testament de la comtesse Béatrice de Provence (fille de Raimond-Bérenger), l’église Saint-Jean-de-Malte aurait été construite entre 1272 et 1277, dans un style gothique provençal.
L’église était flanquée de trois tours de défense, l’une au nord, les deux autres au sud. On peut encore distinguer la tour nord, enrobée dans la maison de la rue d’Italie sise au n°20.
En 1272, Charles Ier d’Anjou demanda l’agrandissement de l’église pour y accueillir le tombeau de Béatrice de Provence, son épouse. Il est envisageable que ce soit alors le chœur et les transepts qui furent rajoutés (d’ordinaire, les églises de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem n’ont pas de transept, alors qu’ils sont censés accueillir les tombeaux). Chœur et transepts furent achevés au plus tard en 1277, même si les chapelles latérales furent construites ultérieurement.
Le monument était composé d’une nef unique, avec des chapelles placées entre les contreforts, hors des murs de la ville. Mais les estimations sur la datation de l’édifice demeurent incertaines.
Les derniers comtes Provençaux issus de la maison de Barcelone, Alphonse II et Raimond-Béranger V, choisirent cette église pour y établir leur sépulture. Les tombeaux furent placés dans le bras nord du transept, qui sera détruit en 1794 puis reconstruit en 1828. Le tombeau de la comtesse Béatrix, placé dans le bras sud du transept, lui, ne sera pas reconstitué.
Au début du XVIème siècle, les prêtres de Saint-Jean de Malte se rendirent coupables de débauchage de leurs mœurs : un arrêt du parlement du 6 février 1542 indique que, dans leur église, ils « tiennent des femmes impudiques ».
LA RÉVOLUTION
L’ordre de Malte, estimant qu’il ne faisait pas partie du clergé, ne participa pas aux États Généraux.
En 1792, les biens de l’Ordre de Malte ayant été déclarés biens nationaux, l’église fut convertie en magasin à fourrage.
Le 19 septembre 1792, ses biens furent réquisitionnés et mis en vente (le prieuré d’Aix fut estimé à 100 000 livres).
Le dernier commandeur et chef d’escadre, Louis-Charles Régis de Coriolis (1725-1793), se réfugia à Ginasservis chez ses anciens vassaux, où il y mourut de vieillesse.
Quant au dernier prieur de Saint-Jean, Jean-François Alphéran, il était émigré à Malte lorsque Bonaparte prit l’île. Il s’engagea dans l’armée d’Égypte dans l’état-major du général Menou. Il décèdera à Aix en 1808.
L’église, inutilisée, pouvait servir de paroisse. Ce fut le nouvel évêque constitutionnel Charles-Benoît Roux (un ancien curé d’Eyragues, qui avait la bonne réputation d’un prêtre charitable et de mœurs excellentes) qui décida d’utiliser le bâtiment pour créer une nouvelle paroisse dans le quartier Mazarin, qui en était privé depuis 150 ans.
Il s’agissait d’y créer provisoirement une « paroisse de secours », dont la circonscription ne sera d’ailleurs jamais agréée par le corps législatif.
En février 1794, cette paroisse fut fermée, tandis que Charles-Benoît Roux, arrêté pour ses sympathies girondines, fut condamné par le tribunal révolutionnaire et guillotiné à Marseille, sur la Canebière.
C’est alors que l’église Saint-Jean-de-Malte fut entièrement pillée et que les ouvrages en bois, marbre, et bois dorés furent récupérés et mis en vente.
Rouverte au culte en 1795, elle sera aussitôt refermée en 1796, où elle fut transformée en magasin militaire « vaste et commode », dépendant des casernes toutes proches et utilisé pour entreposer du fourrage. L’ouverture au culte fut demandée à plusieurs reprises, mais sera toujours refusée.
En 1825, après de nombreux rebondissements, Saint-Jean finit par appartenir à la ville d’Aix ; soit 80 ans avant la loi de « Séparation de l’Église et de l’Etat ».
En 1902, en réparant une clôture, on trouva deux restes des monuments funéraires détruits pendant la Révolution : la tête de Raimond-Béranger V, et celle de la comtesse Béatrix.
Des quatre cloches d’origine du clocher de Saint-Jean- de Malte, seule une subsiste de nos jours. En 1793, le capitaine Bonaparte (futur empereur Napoléon 1er) est missionné pour récupérer du métal pour fondre des canons, afin d’aider le siège de la ville de Toulon qui est livrée aux Anglais. Tout le matériel en fonte disponible en Provence est alors réquisitionné pour être fondu, et participer à la construction de l’armement nécessaire. Lors de son passage à Aix, les trois plus petites des cloches de Saint-Jean-de-Malte sont donc prélevées du clocher et fondues. Seule la plus lourde (1 260 kg) est maintenue à sa place. L’histoire raconte que c’est à La Ciotat, où il passe deux nuits, que Bonaparte va imaginer son plan. Les canons, placés stratégiquement sur des hauteurs difficilement accessibles, surprennent les anglais qui s’enfuient par la mer. Toulon sera renommée Port-la-Montagne en représailles. Malgré la victoire de Bonaparte sur Toulon assiégée, les trois cloches manquantes ne seront plus replacées dans le clocher de l’église d’Aix en Provence. Il faudra attendre les années 2010, pour que les « amis de Saint Jean de Malte » obtiennent de la ville de Toulon le don d’une partie des canons de bronze stockés à l’arsenal. Trois nouvelles cloches seront fondues par la « fonderie Paccard ». Elles portent des noms qui évoquent l’identité du lieu : Jeanne « la Calissonne » (offerte par les Calissonniers d’Aix), Gérard (en hommage au fondateur des Hospitaliers), et Augustine. Le 7 mars 2018 (après avoir été exposées dans l’église pendant cinq ans en attendant la consolidation du clocher), les trois cloches ont retrouvé leur place originelle dans le beffroi de l’église ; alliant ainsi la réconciliation d’un destin à la fois religieux et militaire. Depuis, Saint-Jean-de-Malte a retrouvé tout son coffre, et se fait entendre de loin. Leur bénédiction a été associée à la Fête des Calissons (le 1er dimanche de septembre). Bénédiction des calissons : premier dimanche de septembre Chaque année, le premier dimanche de septembre a lieu la traditionnelle bénédiction des calissons ; souvenir d’un vœu à la Vierge que fit la ville d’Aix, décimée par la peste en 1630 (vœu Martelly). Une jolie légende veut que durant la procession, on fasse une généreuse distribution de calissons avec ces mots : « VENES TUTEI PER LEI CALISSOUN ! » Se non è vero, è ben trovato !

L’ÉGLISE SAINT-JEAN-DE-MALTE

Église Saint-Jean de Malte
Dans sa forme actuelle, l’église Saint-Jean-de-Malte remplace un édifice bien plus ancien (la dédicace fut célébrée le 3 mai 1251 par le Cardinal Pierre de Colmieu). La grâce et l’élévation des croisées d’ogives reposant sur les piliers lui confèrent le surnom de « Sainte Chapelle du Midi ». L’effet visuel a été rendu lors des récents travaux de restauration (1996), et mis en évidence par la bichromie (surfaces murales à l’ocre, et éléments architecturaux en blanc) qui redonne à l’espace toute sa luminosité.
EXTÉRIEUR
Ancienne commanderie classée Monument Historique en 1979. Le Musée Granet à droite et l’église Saint-Jean-de-Malte à gauche Le prieuré, actuel musée Granet, était à la fois la résidence des chevaliers et un hospice où l’on accueillait les pèlerins et soignait les malades. Ancien prieuré de Saint-Jean-de-Malte, ce palais fut transformé en 1828 en Ecole de dessin et devint, en 1838, le musée Granet. Il tire son nom du peintre aixois François-Marius Granet (1775-1849), dont la majorité de l’œuvre est conservée ici même : quelques 200 peintures, 1500 dessins, aquarelles, toiles inspirés de Rome, Paris, Versailles, et bien sûr de Provence, dont il a fait don à la ville. L’entrée du musée Granet Restauré en 2006 (à l’occasion du centenaire de la mort du peintre Paul Cézanne), le musée abrite depuis juin 2007 des collections permanentes. C’est l’un des musées les plus riches de province, avec des collections majeures regroupant les principaux moments des écoles de peinture hollandaise, flamande et italienne, mais aussi française, du XVIème au XXème siècle. Des salles d’archéologie sont consacrées à la statuaire de la ville protohistorique d’Entremont (Protohistorique : étude des êtres humains à l’époque qui précède immédiatement l’histoire écrite).

L’église et le prieuré furent érigés dans les champs, hors les remparts. Ils furent enchâssés au XVIIème siècle dans le quartier Mazarin (rue Cardinale) construit par Michel de Mazarin (frère du ministre de Louis XIV). L’édifice fut remanié au cours du XVIIème siècle par le prieur Jean-Claude Viany. Celui-ci fit bâtir six chapelles à l’intérieur des contreforts et, pour la symétrie, ajouta la tourelle sud identique à celle qui, au nord, donne accès au clocher.
LA RUE CARDINALE ET LA FONTAINE DES QUATRE DAUPHINS
La fontaine est située au cœur du quartier Mazarin, au centre de la place, à l’intersection de la rue Cardinale (venant de la place Saint-Jean-de-Malte) et de la rue du Quatre-Septembre, (menant au cours Mirabeau). Elle est l’œuvre du sculpteur Jean-Claude Rambot et date de 1667.
La fontaine représente quatre « dauphins architecturaux » entourant une pyramide, qui était à l’origine coiffée par une statue de Saint Michel. La statue a été progressivement remplacée par une fleur de lys, une croix de Malte, puis enfin une pomme de pin.
LA FAÇADE D’ENTRÉE ET LA FONTAINE SAINT-JEAN
La façade actuelle (construite au XIIIème siècle) a été remaniée au XVIIème siècle ; elle est surmontée d’une croix de Malte.
Le détail architectural qui se distingue le plus lorsqu’on la regarde est ses deux tours octogonales, hautes de trente-deux mètres, qui flanquent l’édifice. Elles sont percées de meurtrières étroites et surmontées d’un toit pyramidal. À leur sommet, un balcon les relie et surplombe une majestueuse rose de 4 mètres de diamètre. La tour de gauche date de l’édification du clocher, tandis que celle de droite fut construite en 1691, en même temps que le balcon.
Le portail d’entrée possède deux vantaux, datés de la fin du XVIIème siècle ou du début du XVIIIème. À l’origine, ils étaient ornés de croix de Malte, mais cette décoration a été supprimée. Au-dessus, on distingue deux gargouilles à tête de chien, que l’on peut rapprocher des armoiries du prieur Jean-Claude Viany. La porte est divisée en deux baies, surmontées d’un tympan décoré de trèfles et d’arcs trilobés.
LE CLOCHER
En 1292, les hospitaliers ont l’autorisation de placer quatre cloches au sommet du clocher de l’église. Dès cette époque, celui-ci devait déjà être imposant pour en supporter le poids. Aujourd’hui, ce clocher de 67 mètres de hauteur est le point le plus haut de la ville d’Aix-en-Provence. Plusieurs estimations contradictoires varient quant à sa date d’achèvement ; probablement en 1376, mais des recherches récentes le situent au milieu du XVème siècle.

L’INTÉRIEUR
À l’origine, l’église avait la forme d’une croix latine. Elle ne comportait que la nef, le transept, le clocher et les tours de garde, au nord et au sud du chœur, ainsi que la chapelle du XIVème siècle « Hélion de Villeneuve » (avec sa très belle voûte nervurée de liernes et de tiercerons).
LA NEF
LE CHŒUR
LES CHAPELLES
Des chapelles furent construites au XIVème siècle. Le prieur Jean-Claude Viany réalisera les rajouts architecturaux les plus importants, avec notamment de nouvelles chapelles qu’il financera en vendant des terrains libres, adjacents à l’église.
D’importants travaux de restauration sont réalisés entre 1670 et 1695, surtout entre 1692 et 1694. L’entrée latérale est, elle, refaite en 1683. Son linteau est alors décoré de palmes, et en 1694, un médaillon de marbre (réalisé par Félix Veyrier) y est placé. Celui-ci représente la décollation de saint Jean-Baptiste, conforme à l’iconographie de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem.
L’ORGUE
Plusieurs orgues se sont succédés au cours des siècles. Au XVIIème, un premier orgue, situé dans le chœur, est détruit en raison des intempéries. En 1670, le prieur Viany commande un nouvel instrument à Charles Rouyère (un facteur d’orgues originaire de Namur, et domicilié à Marseille). Il est installé au fond. On peut encore voir les traces de l’endroit de sa fixation.
Il disparaîtra, probablement détruit lors de la période révolutionnaire.
En 1843, un nouvel orgue (œuvre des facteurs Daublaine et Callinet) vient remplacer les deux précédents. Il est transformé en 1896 par Joseph Merklin, après son rachat de la maison Daublaine et Callinet, alors en faillite. En 1929, il fera l’objet d’autres travaux d’amélioration.
Mais au début des années 2000, l’usure du temps finit de détériorer ce troisième orgue, et un nouvel instrument est commandé à la maison Kern. C’est celui que l’on peut admirer aujourd’hui dans l’église, et qu’a inauguré le 25 juin 2006 Pierre Bardon (organiste à la basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume).
LA CHAIRE
La chaire date de la deuxième moitié du XVIIème siècle, et affiche sur ses panneaux les instruments de la Passion.
LES BÉNITIERS
LA VOÛTE
LE STATUAIRE
LES TABLEAUX
LES VITRAUX

Sources :
Mes photos
Photos publiques Facebook
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aix-en-Provence
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Jean-de-Malte_d%27Aix-en-Provence
https://monumentum.fr/monument-historique/pa00081001/aix-en-provence-eglise-saint-jean-de-malte
https://www.aixenprovence.fr/Eglise-Saint-Jean-de-Malte
https://www.ville-imperiale.com/villes/aix-en-provence/eglise-saint-jean-de-malte/
https://www.youtube.com/watch?v=Ez0K8G3XdFQ