La bataille de Nanchang
SECONDE GUERRE MONDIALE
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DEUXIÈME GUERRE SINO-JAPONAISE
De 1937 à 1941
LA BATAILLE DE NANCHANG
Du 17 mars au 9 mai 1939

Incendies causés par les bombardements japonais et la tactique de terre brûlée de Tchang Kaï-chek
Armée nationale révolutionnaire chinoise
La bataille de Nanchang fut une campagne militaire décisive de la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945). Elle eut lieu aux alentours de Nanchang, dans la province du Jiangxi. Elle opposa l’Armée nationale révolutionnaire chinoise à l’Armée impériale japonaise. Il s’agit du premier conflit majeur survenu après la bataille de Wuhan.
Drapeau du Japon
ÉVÉNEMENTS ANTÉRIEURS

Invasion japonaise de la Mandchourie en 1931
1931, INVASION DE LA MANDCHOURIE
L’invasion de la Mandchourie par l’Armée japonaise du Guandong commença le 19 septembre 1931, immédiatement après l’« incident de Moukden ».
Le 18 février 1932, les Japonais y formèrent un État fantoche, appelé « Mandchoukouo », qui leur était entièrement assujetti. Cet état perdurera jusqu’en août 1945, date de l’invasion soviétique de la Mandchourie.
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L’incident de Mukden En ce jour de l’Histoire, le 18 septembre 1931, des soldats japonais mirent en scène une attaque contre une gare de Mukden (maintenant Shenyang), en Chine, dans la province de Mandchourie. Avides de bataille, ils espéraient déclencher une guerre en Chine, et prirent sur eux-mêmes l’initiative de déclencher les hostilités entre les Japonais qui avaient construit la gare, et les soldats chinois locaux. Les Japonais reprochèrent aux dissidents chinois l’explosion, afin de justifier une réponse militaire et la mise en place d’un gouvernement fantoche. Le conflit qui suivit fut appelé l’ « incident de Mukden » . Ce fut le début d’une série d’actes hostiles et d’escarmouches avec les forces chinoises qui menèrent à la deuxième guerre sino-japonaise, et à la deuxième guerre mondiale dans son ensemble. Mandchourie Cet incident, relayé par la propagande, souleva au Japon, à partir d’octobre 1931, un enthousiasme délirant. Toute la population organisa des points de dons pour les troupes nipponnes. Les femmes confectionnèrent des vêtements par milliers pour les soldats, afin de symboliser le soutien de leurs compatriotes restés chez eux. Toute la population fit des dons avec enthousiasme (les enfants avec leur argent de poche, les industriels et le personnel de leurs usines, etc.…) afin que des millions de tonnes d’articles d’utilisation quotidienne soient régulièrement envoyés sur le font, en Mandchourie. Incident de Mukden Chaque nouvelle victoire des Nippons était célébrée avec ferveur au Japon. Nulle part ailleurs le coût humain ne fut plus horrible que dans la Chine occupée par les Japonais. Sur une période brutale de 14 ans, de l’invasion de la Mandchourie en 1931 à la capitulation du Japon en 1945, quelque 20 millions de Chinois perdirent la vie dans une guerre brutale, une famine et une oppression sauvage. Le Japon tout entier fut impliqué dans un militarisme fanatique, de sorte que lorsque les bombes atomiques tombèrent sur Hiroshima et Nagasaki, elles ne tombèrent peut-être pas que sur des innocents.


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Troupes japonaises entrant dans Qiqihar le 19 novembre 1931. Pendant l’entre-deux-guerres, ce qui n’était qu’une force de garnison se transforma en un groupe d’armées pour soutenir les intérêts japonais en Chine, en Mandchourie et en Mongolie. L’armée de Guandong fut en grande partie responsable de l’établissement de l’État fantoche japonais du Mandchoukouo. Elle y joua un rôle de première importance pendant la deuxième guerre sino-japonaise, de 1937 à 1945.
L’INVASION JAPONAISE
LE JOUR OÙ LA CHINE AFFRONTA L’ENFER, ET OÙ SON UNITÉ MODERNE NAQUÎT DANS LE SANG…

Le viol de Nankin 1937
Au début des années 1930, la Chine est déjà très affaiblie. Elle sort de plusieurs décennies de guerres de seigneurs, de trahisons politiques, d’interventions étrangères, de famines, et de tentatives inachevées de modernisation.
Le pays est grand, mais fragile ; son gouvernement est normalement dirigé par Tchang Kaï-chek (chef du « Kuomintang »), mais en réalité l’État est faible, les provinces indisciplinées, l’armée divisée, et une guerre civile larvée l’oppose déjà aux communistes de Mao Zedong.
Jusqu’en 1986, il est le seul parti autorisé à Taïwan. Il reste ensuite la première force politique de l’île jusqu’en 2016 (gardant, durant toute cette période, la majorité au Parlement et, sauf de 2000 à 2008, la présidence). En 2016, cependant, il perd temporairement, tant la majorité au Parlement que la présidence, au profit du Parti démocrate progressiste.
C’est alors que le Japon, un voisin belliqueux devenu une puissance militaire moderne, industrielle et impitoyable, décide de l’attaquer.

Conquête de la Mandchourie
Le Japon de cette époque n’a rien d’un petit pays faible. Bien au contraire : c’est une machine nationaliste zélée et ambitieuse, persuadée que son destin est de dominer l’Asie. Il a modernisé son armée, transformé son industrie, équipé et armé sa flotte, et assimilé l’idéologie impériale selon laquelle la Chine est faible, décadente, et destinée à être colonisée.
En 1931, le Japon envahit la Mandchourie, une vaste région stratégique au nord de la Chine. Les Chinois sont pétrifiés, mal préparés, incapables de répondre efficacement. En quelques mois, une partie du pays tombe. Le Japon s’installe. Il crée « Mandchoukouo » un État fantoche dirigé par le dernier empereur de la dynastie Qing, Puyi, symbole d’humiliation nationale.
La réaction internationale est insignifiante, hypocrite, nonchalante. Certes, la Société des Nations condamne, mais n’agit pas. Les puissances occidentales, préoccupées ailleurs, font semblant de ne rien voir. La Chine est ignorée et isolée…
Tchang Kaï-Chek, obnubilé par sa guerre contre les Communistes, tarde à se rendre compte que l’urgence n’est plus interne, mais extérieure. Le peuple, lui, comprend très vite. Il voit les exactions de l’ennemi : les massacres, les déportations, les humiliations, la cruauté de l’envahisseur. Et c’est dans cet affolement que Mao apparaît comme un stratège visionnaire : il affirme que la Chine ne pourra survivre que si elle s’unit contre l’agresseur, et que la lutte contre le Japon doit être prioritaire.
Bien que le Japon ait occupé la Mandchourie (dans le nord-est de la Chine) dès 1931, la guerre à grande échelle entre les deux pays n’éclatera qu’en juillet 1937. Après avoir finalement capturé Shanghai, au bout de trois mois de bataille, les forces japonaises avancent vers Nankin, la capitale de la République de Chine. La garnison chinoise, mal dirigée, s’effondre bientôt, tandis que le gouvernement civil s’enfuit, laissant la population de Nankin à la merci des Japonais. Ceux-ci entrent dans la ville le 13 décembre 1937. Cette date marque le début du « viol de Nankin », qui voit les soldats de l’armée impériale japonaise commettre de nombreuses atrocités contre la population civile de la capitale chinoise. Pour briser l’esprit de la résistance chinoise, le général japonais Iwane Matsui ordonne la destruction complète de la ville. Des dizaines de milliers de soldats chinois qui se sont rendus seront exécutés sommairement, en violation des lois de la guerre. Ensuite, les Japonais se tournent vers la population féminine : au moins 20 000 femmes et filles de tous âges sont violées, avant d’être torturées, mutilées ou assassinées. Une grande partie de la ville est brûlée, tandis que les pillages se généralisent. Le carnage continue sans relâche pendant environ six semaines, puis s’atténue finalement en février 1938, après la mise en place d’un gouvernement fantoche chinois. Malgré la tragédie, quelque 250 000 civils chinois seront sauvés après s’être réfugiés dans la zone internationale de sécurité. Cette zone de 2,5 miles carrés, au centre de la ville, a été déclarée interdite aux Japonais par un petit groupe d’une vingtaine d’Occidentaux ; principalement des missionnaires, des médecins et des hommes d’affaires qui sont restés dans la ville. Dans de nombreux cas, ils ont risqué leur vie pour sauver autant de gens qu’ils pouvaient. Bien qu’il soit difficile d’estimer le nombre exact de morts, les experts conviennent qu’au moins 200 000 personnes ont été tuées lors du massacre de Nankin. En 1948, après la Seconde Guerre mondiale, le général Iwane Matsui et un certain nombre d’autres seront reconnus coupables de crimes de guerre, et seront exécutés. Bien que plusieurs responsables politiques se soient excusés depuis pour cette atrocité, beaucoup de Japonais nient l’étendue des brutalités, voire l’existence même du massacre ; leur déni continue à creuser, encore aujourd’hui, un fossé entre la Chine et le Japon.
Lire :
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1937, SECONDE GUERRE SINO-JAPONAISE
De 1937 à 1945
La seconde guerre sino-japonaise (1937-1945) fut l’une des guerres les plus meurtrières et les plus longues du 20ème siècle. Pourtant, elle demeure aujourd’hui l’un des chapitres les moins débattus de la Seconde Guerre mondiale. Ce conflit violent restructura l’Asie de l’Est et joua un rôle décisif dans la victoire des Alliés, en 1945.
L’agression de la Chine par le Japon commença plus tôt en 1931, avec l’invasion de la Mandchourie, où le Japon créa un « État fantoche » appelé « Mandchoukouo ».
CONTEXTE
Le 7 juillet 1937, après l’incident du pont Marco Polo près de Beijing, les tensions se transformèrent en guerre de résistance à grande échelle.
Après l’attaque de Pearl Harbor, le 7 décembre 1941, la Chine fut aidée par les forces alliées ; la guerre sino-japonaise fusionna alors officiellement avec la Seconde Guerre mondiale.
La guerre se termina avec la capitulation du Japon en août 1945 ; mais la Chine était dévastée (destruction massive de son infrastructure industrielle et agricole). On estime les pertes respectives à plus de 15 millions de morts militaires et civils chinois, et à près de 2 millions de militaires Japonais.
Ce fut la plus grande guerre asiatique du 20ème siècle, et beaucoup la considérèrent comme le début de la Seconde Guerre mondiale en Asie.
L’incident du pont Marco-Polo (aussi connu sous le nom d’incident du « double sept », ou incident du « pont de Lugou », ou encore incident de « Lou-Kou-Chiao ») fut un événement survenu le 7 juillet 1937 entre l’Armée nationale révolutionnaire de la République de Chine et l’Armée impériale japonaise. Les Japonais l’utilisèrent comme prétexte pour déclencher les hostilités, prélude à la seconde guerre sino-japonaise. Un fait demeure certain : l’Empire du Japon avait commencé depuis plusieurs années une politique expansionniste, qu’il comptait bien poursuivre envers et contre tout. Le 7 juillet 1937 au soir, à seulement 16 kilomètres à l’ouest de Pékin (en Chine septentrionale), les soldats de l’armée japonaise du Guandong (basés près de Tianjin) s’entraînaient comme chaque nuit à l’extrémité du célèbre pont Marco Polo, près de Wanping (ancienne forteresse créée à Pékin entre 1638 et 1640, sous la dynastie Ming, aujourd’hui devenue un musée). Mais cette fois-ci, les manœuvres furent exécutées sans préavis, ce qui alerta les soldats chinois en faction de l’autre côté du pont. À 11 heures, quelques faibles coups de feu furent échangés. L’incident aurait pu s’arrêter là, mais les soldats japonais constatèrent que l’un des leurs avait disparu. Les Japonais accusèrent alors les Chinois de l’avoir enlevé (en fait, après avoir fait un tour dans une maison de passe, l’homme réapparaitra deux heures plus tard, parfaitement sain et sauf). Suspectant malgré tout un enlèvement d’un des leurs, les Japonais insistèrent pour fouiller les maisons et les villages chinois alentours ; une opération refusée par les Chinois. Puis les malentendus s’enchaînèrent. Face à cette situation, les Japonais prétextant des tirs chinois vers leurs soldats, les deux camps firent appel à des renforts en prévision d’un conflit généralisé. Et la situation dégénéra. Les Japonais saisirent le casus belli, et donnèrent l’assaut sur le pont. Après une courte et violente échauffourée, le 28 juillet, la guerre fut officiellement déclarée. Dès le 7 août, les Nippons s’emparèrent de Pékin. Ce fut le point de départ de la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945). Le 9 août, de violents combats éclatèrent aux environs de Shanghai, déclenchant ainsi la bataille de Shanghai (1937).
SOMMAIRE
En 1937, le Japon lança l’invasion totale. Ce n’était plus une occupation sauvage : c’était une guerre d’anéantissement. Les troupes japonaises avancèrent à vive allure vers Pékin, Shanghai, puis Nankin.
Entre 1937 et 1945, la Chine devint un champ de bataille colossal. Le Japon commit des atrocités dans les villes, brûla les villages, exécuta les résistants, imposa des politiques de terreur qui laisseront une empreinte indélébile sur des générations entières.
Lire : Le massacre de Nankin
La Chine résista ; mais son armée était mal équipée. Les soldats se battaient parfois avec des fusils obsolètes contre des mitrailleuses modernes. Ils manquaient de tout, d’avions, de chars, d’artillerie… Le Japon bombarda, brûla les villes, détruisit les voies ferrées, affama les populations.
Pourtant, malgré ce déséquilibre écrasant, la Chine pliait mais ne rompait pas. Des millions de civils reculèrent vers l’intérieur, construisant des routes, des écoles, des usines improvisées pour continuer à vivre. Le gouvernement déplaça sa capitale à Chongqing (une ville enclavée dans les montagnes, difficile à atteindre). Les bombardements y étaient permanents. Les habitants se réfugièrent dans des grottes, mais ils tinrent bon.
Dans ce chaos général, une chose inimaginable se produisit : l’unité nationale. Le « Kuomintang » et les Communistes, ennemis mortels, formèrent une alliance fragile mais tangible. Mao organisa la résistance paysanne. Tchang Kaï-chek, lui, structura les forces régulières. Les deux camps se haïssaient, mais ils comprirent que l’ennemi principal était ailleurs. Sans l’invasion japonaise, il n’y aurait jamais eu d’unité chinoise. Sans l’invasion japonaise, Mao n’aurait jamais gagné le soutien massif des campagnes. Sans l’invasion japonaise, la Chine serait peut-être restée un patchwork de provinces rivales.
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Tchang Kaï-chek naît le 31 octobre 1887 à Ching Yang Shui (dans le district de Fenghua). Il meurt le 5 avril 1975 à Taipei. Tchang Kaï-chek C’était un militaire et homme d’État chinois, qui dirigea de la République de Chine de 1928 à sa mort. Son gouvernement était basé en Chine continentale jusqu’à ce qu’il soit défait, en 1949, par le Parti communiste lors de la guerre civile chinoise. À la suite de quoi, il continua à diriger la République de Chine sur l’île de Taïwan. Tchang Kaï-chek fut le chef du parti nationaliste Kuomintang et le commandant en chef de l’Armée nationale révolutionnaire de 1926 à sa mort (durée au cours de laquelle il porta le titre de généralissime).
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Les États-Unis finiront par lui apporter de l’aide, mais tardivement. Et même avec ce soutien, la situation restera désespérée. Pour ralentir l’avancée japonaise, la Chine perdra des millions de vies. Elle sacrifiera des soldats, des paysans, des familles entières pour gagner quelques kilomètres. Et pourtant, elle tiendra. Elle ne tombera pas…
LA BATAILLE DE NANCHANG

La photo montre des soldats d’élite chinois formés par les allemands de l’Armée Nationale Révolutionnaire.
SOMMAIRE
La bataille de Nanchang opposa environ 200 000 soldats de l’Armée nationale révolutionnaire de la République de Chine (répartis en 39 divisions, placées sous le commandement du général Xue Yue) à 120 000 soldats de l’Armée impériale japonaise (organisés en trois divisions, commandées par le général Yasuji Okamura). Le 27 mars, malgré la résistance acharnée des Chinois, la ville de Nanchang (stratégique pour son aérodrome et ses liaisons ferroviaires) tomba aux mains des forces japonaises, après de violents bombardements aériens et d’artillerie et de furieux combats urbains.
Le 21 avril, les Chinois lancèrent une contre-offensive qui arriva le 25 aux abords de la ville. Mais le 9 mai, elle s’effondra sous les contre-attaques nippones, qui conservèrent le contrôle de ce nœud logistique clé de la province du Jiangxi. Les pertes s’élevèrent à plus de 51 000 pour les Chinois, et à environ 24 000 pour les Japonais. Ce qui confirma le rôle de premier affrontement majeur après la plus grande bataille de Wuhan.
CONTEXTE
Après la chute de Nankin, l’aviation japonaise lança, depuis les bases aériennes nouvellement conquises, des frappes préventives à longue portée contre des cibles à Nanchang (notamment l’importante base aérienne chinoise de Qingyunpu). L’armée chinoise subit de lourdes pertes parmi les aviateurs vétérans de l’armée de l’air, ainsi qu’une grosse partie de son matériel ; les batailles de Shanghai, de Taiyuan et de Nankin furent dévastatrices pour l’armée de l’air chinoise. Mais celle-ci fut revigorée par le pacte sino-soviétique de non-agression.
Les pilotes chinois, avec l’aide du Groupe de volontaires soviétiques, continuèrent d’opposer une résistance aérienne au-dessus de Nanchang. De leur côté, les Japonais poursuivirent leurs bombardements et l’affaiblissement des défenses de la ville.
Nanchang, une importance stratégique
L’importance stratégique de Nanchang était principalement due à son rôle de plaque tournante vitale du transport et de la logistique en Chine centrale (surtout après la chute de Wuhan, en octobre 1938). Ce qui incita les Japonais à couper les dernières voies d’approvisionnement intérieures chinoises.
La ligne de chemin de fer Tchekiang-Hunan reliait Hangzhou à la côte, favorisant ainsi un transport ferroviaire efficace des troupes, des munitions et des vivres entre les provinces. De plus, elle constituait ainsi une artère vitale pour les opérations de l’Armée nationale révolutionnaire chinoise à travers les 3ème et 9ème régions militaires.
La capture de ce nœud ferroviaire permettrait aux forces japonaises de prolonger leurs lignes de ravitaillement plus en profondeur en territoire nationaliste, tout en désorganisant les renforts et la logistique chinoise. L’aérodrome militaire de la ville était d’une grande importance ; il donnait à l’aviation chinoise une base de soutien. L’aviation de Armée nationale révolutionnaire pouvait lancer des frappes contre les positions terrestres japonaises et les voies navigables sur le fleuve Yangtsé, menaçant ainsi l’armée et la marine impériales nippones dans la région.
Le voisinage de Nanchang et les zones du gouvernement nationaliste du Jiangxi et du Hunan en faisaient également une aire de transit pour les détachements de guérilla. Après la chute de Wuhan, ces particularités firent de Nanchang un objectif prioritaire pour les commandants japonais. Ceux-ci cherchaient à affaiblir la résistance chinoise dans le centre-sud de la Chine.
FORCES EN PRÉSENCE
POUR LES CHINOIS
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– 16 338 officiers et 243 536 soldats, placés sous le commandement du général Xue Yue.

Le général Xue Yue en 1938
– 39 divisions, réparties dans 4 groupes d’armées : 19ème, 1er, 30ème et 32ème.
POUR LES JAPONAIS
120 000 hommes, répartis en 3 divisions : les 6ème, 101ème et 106ème, placées sous le commandement du général Yasuji Okamura.

Yasuji Okamura
L’unité blindée « Ishii » (130 chars et chenillettes), 1 régiment de cavalerie, 1 brigade d’artillerie, 2 régiments d’artillerie (200 pièces d’artillerie), plus de 30 navires et 50 vedettes, un bataillon de fusiliers marins et plusieurs escadrons aériens.
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L’ARMEMENT NIPPON

Seconde guerre sino-japonais
Le Type 1 Ho-Ni I1 Le 2 janvier 1943, dans la froideur hivernale de la Mandchourie du Nord-Est, les silhouettes trapues et anguleuses des chars « Type 97 Chi-Ha » (de la 1ʳᵉ division blindée japonaise) avancent furtivement au cours d’un exercice nocturne. Les moteurs diesel ronronnent sourdement, étouffés par l’air glacial. Les équipages répètent des manœuvres devenues coutumières dans un Empire déjà engagé depuis des années dans une guerre totale. À cette date, le « Chi-Ha » n’est plus un prototype prometteur : il est devenu le symbole même des forces blindées de l’Armée impériale japonaise. Conçu au milieu des années 1930 par Mitsubishi, le « Type 97 Chi-Ha » fut construit pour remplacer le « Type 89 I-Go », trop lent et désormais dépassé. L’état-major japonais cherche alors un char plus mobile, capable de protéger l’infanterie dans les immenses régions de Chine et de Mandchourie. Agréé en 1937, le Chi-Ha s’inscrit dans un précepte où les combats s’effectuent contre des forces faiblement mécanisées. D’un poids d’environ 15 tonnes, il est servi par un équipage de quatre hommes, et propulsé par un moteur diesel Mitsubishi V-12 refroidi par air. Un choix technique inédit qui lui donne une bonne autonomie et limite les risques d’incendie. Son blindage, dont l’épaisseur est comprise entre 8 et 25 millimètres, protège efficacement contre les armes légères, mais demeure insuffisant face à l’artillerie antichar moderne. Dans sa version d’origine, le « Chi-Ha » était armé d’un canon de 57 mm à faible vitesse initiale (conçu avant tout pour l’appui de l’infanterie), complété par deux mitrailleuses de 7,7mm. Ce choix révèle les priorités japonaises de l’époque, davantage tournées vers la guerre coloniale que vers le combat entre blindés. Mais la dure réalité du champ de bataille va contredire assez rapidement cette stratégie. En 1939, lors des combats de Khalkhin Gol (contre l’armée soviétique), le « Chi-Ha » va se révéler incapable de rivaliser avec les chars ennemis, mieux cuirassés et mieux armés. Cette action brutale va agir comme un électrochoc. Pour y palier, les ingénieurs japonais vont développer, à partir de 1942, une version profondément modifiée, le « Shinhōtō Chi-Ha ». Muni d’une nouvelle tourelle dotée d’un canon de 47 mm à haute vélocité, ce modèle améliore notoirement ses performances au combat. Mais il ne pourra pas combler complètement l’écart technologique des puissances industrielles occidentales. À partir de 1942 et jusqu’à la fin de la guerre, le Chi-Ha devient le char moyen japonais le plus répandu. Il est construit à plus de deux mille exemplaires, toutes versions confondues. On le retrouve sur presque tous les théâtres d’opérations asiatiques : en Chine, en Mandchourie, en Birmanie, aux Philippines, et sur de nombreuses îles du Pacifique. Face aux blindés alliés, notamment le M4 Sherman américain, le « Chi-Ha » est largement surclassé. Son canon peine à percer les blindages adverses, et sa protection limitée le rend vulnérable aux tirs précis. Dans de telles conditions, les équipages japonais doivent compenser par des manœuvres impératives de survie, tout en évitant l’affrontement direct : embuscades, utilisation du terrain, coopération étroite avec l’infanterie, et attaques à courte distance. Le « Chi-Ha » n’est pas un char de percée mais un outil d’endurance, engagé parfois jusqu’au sacrifice. Le « Type 97 Chi-Ha » n’a jamais dominé les champs de bataille. Il n’a ni la puissance ni la robustesse de ses homologues alliés ou soviétiques. Pourtant, il symbolise mieux que tout autre véhicule blindé l’effort de guerre japonais : un engin relativement fiable, adaptable, produit en nombre limité, et engagé sur tous les champs de bataille malgré des incapacités croissantes. Son héritage n’est pas celui de la supériorité technologique, mais celui de la persistance, dans un conflit où l’industrie et la logistique, autant que la valeur des hommes, finiront par décider de l’issue. Entre 1938 et 1943, 2 123 « Type 97 Chi-Ha » et « 97-Kai » seront fabriqués et mis en service, dont 1 224 construits par « Mitsubishi Heavy Industries », 355 par « Hitachi », et 544 par l’arsenal de l’armée de Sagami.
Le Mitsubishi Ki-21 – le « Type 97 » Le Mitsubishi Ki-21 (désigné « Sally » par les Alliés) était un bombardier japonais conçu dans les années 1930. Il fut intensément utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale. Moins renommé que d’autres bombardiers japonais, il occupa néanmoins plusieurs fonctions, et fut le « bouche-trou » de l’armée de terre japonaise pendant toute la durée du conflit. En février 1941, la force aérienne impériale du « Manchukuo » reçut 6 appareils pour exécuter les raids sur la Mongolie. A sa création, il était destiné à remplacer le Mitsubishi Ki-20 et le Mitsubishi Ki-1, deux bombardiers lourds mis en service au début des années 1930. Le 18 décembre 1936, lors du premier vol prototype Ki-21, l’appareil afficha de bonnes caractéristiques de base. Mais le choix de ses moteurs fut long à se décider, ce qui retarda sa mise en service. La production en série des premiers Ki-21-Ia ne démarra qu’en novembre 1937. Le Ki-21 fut utilisé à partir de 1938 et, malgré son infériorité croissante, jusqu’à la fin de la guerre du Pacifique en 1945. L’utilisation du Ki-21 démarra à l’automne 1938, lors de la seconde guerre sino-japonaise. En 1939, il fut utilisé contre les soviétiques à la bataille de Halhin Gol, puis lors de toutes les opérations de l’armée de terre impériale dans le Pacifique ; notamment l’invasion de la Thaïlande, la bataille de Malaisie, et la campagne de Birmanie.
Conception
| Caractéristiques
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Dimensions |
Masses
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Performances
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Armement
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| Équipage : 5
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Envergure : 22,50 m
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Maximale :
9 710 kg
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Vitesse maximale : 486 km/h
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Interne : 6 mitrailleuses
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| Longueur : 16,00 m
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Plafond : 10 000 m
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Externe : 1 000 kg de bombes
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| Hauteur : 4,85 m
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Rayon d’action : 2 700 km
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Voici une photo d’une publication vintage (pré-1945) d’un – Claude – d’une unité non identifiée. Notez que le pilote se tenait prêt. Les bottes de pilote étaient exclusivement portées par les pilotes et seulement par les pilotes. Le Mitsubishi A5M (ou « chasseur embarqué Type 96 », nom de code allié « Claude ») est un avion de chasse japonais qui entra en service en 1936, et qui servit au sein du Service aérien de la Marine impériale japonaise. Il était alors le premier chasseur embarqué monoplan au monde. Il fut utilisé avec succès pour la première fois, durant la Seconde Guerre sino-japonaise. Conçu par l’ingénieur Jirō Horikoshi (qui créera plus tard le célèbre A6M « Zero »), il était considéré comme étant le meilleur chasseur japonais de l’époque. C’est d’ailleurs le A6M « Zero » qui remplacera le A5M jusqu’à la fin de la guerre, dans les unités de première ligne embarquées à bord des porte-avions. Dès 1932, une directive de la Marine Impériale avait fait connaître la nécessité de posséder un chasseur embarqué sur porte-avions, capable de surpasser largement ses vieux biplans obsolètes. Mais, aucun constructeur n’était capable de produire un appareil correspondant au cahier des charges imposé. En février 1934, l’État-major de l’Air de la Marine impériale japonaise lança un deuxième appel d’offres (appelé 9-shi), avec des caractérisations plus strictes que la demande précédente. Comme par exemple la vitesse maximum qui devait atteindre 350 Km/h, à 3 000 m d’altitude, soit 20 % de plus que celle du Nakajima A2N (l’avion embarqué sur les porte-avions japonais : l’Akagi, le Hosho, le Ryūjō et le Kaga), qui fut donc remplacé par le A5M. Ce cahier des charges indiquait que l’avion devait monter à 5 000 m d’altitude en 6 min 30 s, être armé de deux mitrailleuses de 7,7 mm, avoir une envergure n’excédant pas 11 m, et une longueur de 8 m maximum (des dimensions très minimes, nécessaires pour l’embarquement sur les porte-avions). Mitsubishi décida alors de répondre à cet appel d’offres. Il transmit le dossier à l’ingénieur Jirō Horikoshi et son équipe, et les chargea de concevoir un prototype. Jirō Horikoshi (s’inspirant de la conception entièrement métallique des chasseurs français Dewoitine) présenta donc un modèle désigné « Ka. 14 », qui pulvérisa toutes les exigences de l’état-major. Le 4 février 1935, il exécuta son premier vol et atteignit la vitesse exceptionnelle pour l’époque de 450 Km/h. La conception de ce prototype, entièrement métallique à volets entoilés, était doté d’un fuselage en aluminium, d’un rivetage sans rugosités, d’une aile basse elliptique, d’un train d’atterrissage classique fixe et caréné, et d’un moteur en étoile de neuf cylindres Kotobuki 5, développant 550 ch. Pour conserver la vitesse ascensionnelle et la maniabilité des biplans, l’accent avait été mis sur la légèreté : structure fragile, pas de blindage ni de protection des réservoirs, et un armement limité. Quelques modifications dues à des problèmes de stabilité et une faiblesse du propulseur débouchèrent sur la construction d’un nouveau prototype, doté cette fois-ci d’un moteur Kotobuki 3, sans réducteur. Ce prototype fut suivi de cinq autres équipés de divers moteurs. L’appareil de Nakajima étant inférieur, le Ka-14 remporta l’appel d’offres. Au début de 1936, l’appareil fut entériné par le haut commandement sous la désignation de « Chasseur embarqué de la Marine type 96 modèle 1 ou A5M1 » ; et la production en série débuta aussitôt. Une nouvelle motorisation produisit le A5M2, qui commença ses vols opérationnels dans le conflit sino-japonais avec l’attaque sur Shanghaï, en décembre 1937. Il y surpassa aisément ses adversaires, des Polikarpov I-16 Rata (avion de chasse soviétique), pourtant plus compétitifs. L’Armée Impériale commanda des appareils, et Mitsubishi construisit un prototype « terrestre » Ki. 18 et deux Ki. 33, plus puissants. Mais l’armée refusa et préféra le Nakajima Ki. 27 Kate, optant pour la maniabilité plutôt que pour les performances de son équivalent, presque identique. Fin 1936, la Marine impériale commanda une construction en série de l’appareil, désigné A5M1 (ou chasseur embarqué Type 96 modèle 1). La version de cette première série se caractérisait par un moteur Kotobuki 2 KAI-Ko, et par une réserve de carburant dont la contenance passait de 200 à 330 l. CONSTRUCTEUR MITSUBISHI Mitsubishi_A5M Rôle : avion de chasse embarqué Premier vol : 4 février 1935 Mise en service : 1937 Date de retrait :1945 Nombre construits : 1 094
Historique du Mitsubishi A5M « Claude »

| Caractéristiques |
Dimensions
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performances |
Motorisation
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Masses
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Armement
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| Équipage
1 pilote
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Envergure
11 m
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Vitesse maximale 435km/h
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Moteur Nakajima Kotobuki 41
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À vide
1263kg
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Interne
2mitrailleuses de 7,7 mm Type 89
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| Longueur 7,57 m
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Plafond
9 800 m
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Type 9 cylindres
en étoile
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Maximale 1822 kg
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Externe 2bombes
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| Hauteur 3,27 m
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Rayon d’action 1400 km
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Puissance unitaire 785ch (529 kW)
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| Surface alaire 17,8 m2
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| La surface alaire d’un avion ou d’un planeur est l’aire des ailes projetée sur le plan horizontal (visible dans la vue de dessus), empennage non compris. |
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DÉROULEMENT DE LA BATAILLE

L’étendue de l’occupation japonaise en 1940
L’ATTAQUE GÉNÉRALE JAPONAISE
Du 17 au 20 mars 1939
Le 17 mars 1939, le général Yasuji Okamura lance l’assaut principal sur Nanchang. 120 000 hommes environ (déployés et organisés en trois divisions, appuyés par 130 chars et chenillettes ainsi que par de l’artillerie et des avions) donnent l’assaut sur les retranchements chinois. Les premières actions se centralisent sur des bombardements aériens, visant à bouleverser les défenses et les lignes de ravitaillement chinoises autour de la ville. L’aviation japonaise cible des positions précises afin de faciliter les avancées des troupes au sol. Cette stratégie vise à affaiblir les lignes de défense avant les assauts directs.
Le 20 mars, après des bombardements d’artillerie préalables qui réduisent la résistance chinoise sur les voies d’accès, les troupes nippones atteignent le pont de Ganjiang, à l’ouest de Nanchang. Les Japonais sont protégés par des tirs d’artillerie permanents. Leurs unités d’infanterie traversent la rivière Xiushui, établissent des têtes de pont, et se dirigent vers les zones périphériques. Ces mouvements permettent la prise des faubourgs (les forces japonaises ont localisé et utilisé les ouvertures dans les lignes chinoises grâce à l’avancée rapide de leurs fantassins, et avec l’appui des chars).
La 9ème brigade d’infanterie japonaise, qui exécute une manœuvre pour flanquer et encercler les défenses orientales, contourne les positions retranchées frontales et menace les flancs chinois par le nord.
Cet encerclement tactique (soutenu par les avions de reconnaissance et les bombardements) oblige les forces chinoises à répartir leurs plans de défense, affaiblissant ainsi leurs lignes. La supériorité logistique et la puissance de feu intégrée japonaises surpassent les tirs de riposte chinois, malgré une résistance acharnée aux barrages fluviaux.
LES CHINOIS RÉSISTENT…
Dans une désorganisation générale, les forces chinoises exécutent des contre-attaques intermittentes contre l’avancée japonaise sur Nanchang, et obtiennent quelques succès temporaires. Fin avril 1939, les Chinois reprennent la ville de Tacheng (située à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de la ville de Nanchang), afin de diminuer la pression sur la capitale et de perturber le ravitaillement japonais. Cependant, ces succès sont provisoires et permettent aux renforts japonais de stabiliser le front.
La supériorité aérienne japonaise rajoute aux complications des Chinois (les bombardements continus ciblent les unités qui progressent et les lieux de regroupement).
Le 26 avril 1939, alors que les forces chinoises franchissent les lignes nippones jusqu’aux abords de Nanchang, elles sont attaquées par d’intenses bombardements aériens qui brisent leur élan, et leur infligent de lourdes pertes.
Les problèmes de commandement chinois compromettent encore davantage les contre-offensives. Les ordres de nouveaux assauts, comme celui du 2 mai vers la ville, échouent en raison d’une coordination divisée (mettant en évidence les problèmes récurrents d’intégration d’unités disparates, face à un adversaire plus structuré). Malgré quelques résistances déterminées par endroit, l’absence de stratégie fédérée limite ces efforts à des actions défensives de maintien, plutôt qu’à une réaction décisive.
CHUTE DE NANCHANG ET DÉBACLE FINALE
De mars à mai 1939)

Incendies causés par les bombardements japonais et la tactique de terre brûlée de Tchang Kaï-chek
Le 26 mars 1939, la percée japonaise, depuis sa tête de pont sur la rivière Xiushui, permet à ses troupes d’atteindre la porte ouest de Nanchang, et de lancer des assauts sur la ville.
Le 27 mars, après le repli des défenseurs chinois de leurs positions, les forces nippones encerclent Nanchang et entrent dans la ville. Les défenseurs chinois, dans leur retraite, détruisent des ponts et incendient des bâtiments pour ralentir la progression de leur ennemi.
Le 21 avril, les contre-offensives chinoises débutent. Des éléments des 3ème et 9ème zones de guerre attaquent les positions japonaises à Fengxin et Gao’an, progressent vers la ville, et le 26 avril s’emparent de l’aérodrome. Les renforts japonais ripostent puissamment, empêchant la reprise totale de la ville malgré des percées provisoires.
Le 2 mai, une ultime tentative chinoise permet de reprendre quelques positions ; mais elle est rapidement repoussée.
Le 9 mai, les combats urbains continus ayant épuisé la combativité chinoise, l’issue de la bataille débouche sur une retraite progressive vers les environs du lac Poyang, où les forces ont abandonné l’artillerie et d’autres matériels lourds. Les unités japonaises sont elles aussi épuisées, et renoncent à poursuivre immédiatement les Chinois. Ce qui permet à ceux-ci de se renforcer.

Le lac Poyang
Une fois Nanchang sécurisée, le commandement japonais utilisera l’aérodrome, rétablira les liaisons ferroviaires, et se retranchera en vue des offensives dans le Jiangxi et les provinces voisines.
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PERTES

Attaque de soldats chinois
Il est compliqué d’évaluer les pertes. Les décomptes chinois d’après-guerre ne prennent pas en compte les pertes des troupes de guérilla, et n’estiment que les victimes du 17 mars au 15 mai 1939.
POUR LES CHINOIS
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Durant la bataille de Nanchang, les forces chinoises ont subi environ 68 775 pertes militaires (tués et blessés), bien que des rapports contemporains fassent état de bilans plus élevés, atteignant 75 000 morts, en incluant les civils pris au piège des combats. Les pertes chinoises sont détaillées ainsi : 706 officiers et 22 536 soldats tués, 1 203 officiers et 28 077 soldats blessés, 255 officiers et 15 998 soldats disparus.
POUR LES JAPONAIS
Les pertes militaires nippones s’élèvent à environ 24 000 tués et blessés pour l’ensemble de la bataille de Nanchang, bien que les chiffres officiels de l’Armée impériale japonaise ne fassent état que d’environ 2 200 ; ce qui reflète une tendance à minimiser les pertes rapportées dans les communiqués.
Les pertes matérielles ont été immenses et favorables aux Japonais. Lors de leur retraite de Nanchang, les défenseurs chinois ont abandonné des arsenaux et des installations industrielles vitales. Les forces nippones ont pu ainsi s’emparer de stocks de munitions et d’équipements de production intacts. En outre, sur des aérodromes comme celui de Xinlong, plusieurs avions ont été détruits au sol lors des dernières contre-attaques.
Les pertes matérielles japonaises demeurent mineures, avec seulement trois avions perdus à Xinlong, et des dommages insignifiants occasionnés aux chars et à l’artillerie (ceci grâce à une logistique et une couverture aérienne supérieures à celles des Chinois, qui ont épargné une grande partie de l’armement).
Sources :
Mes photos
Photos publique Facebook
https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_japonaise_de_la_Mandchourie
https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Nankin
https://fr.wikipedia.org/wiki/Incident_de_Mukden
https://fr.wikipedia.org/wiki/Incident_du_pont_Marco-Polo
https://fr.wikipedia.org/wiki/Invasion_japonaise_de_la_Mandchourie
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Shanghai_(1937)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_de_Wuhan