Qui était Jean-de-Dieu Soult ?

naigleJean-de-Dieu Soult

(29 mars 1769 – 26 novembre 1851)

Maréchal d’Empire

(19 mai 1804)

Duc de Dalmatie

(22 juin 1808) 

« Le premier manœuvrier de l’Europe », surnom attribué par Napoléon Bonaparte après la victoire d’Austerlitz.

Nicolas Jean de Dieu Soult

Nicolas Jean de Dieu Soult

 

Jean-de-Dieu Soult s’affirmera comme étant le meilleur et le plus apte des maréchaux de l’Empereur Napoléon 1er. Il se montrera déterminant à la bataille d’Austerlitz et prendra une part prépondérante au cours de nombreuses campagnes. Il sera l’un des seuls maréchaux de Napoléon, avec Jean Lannes, André Masséna, Louis Nicolas Davout et Louis-Gabriel Suchet, à pouvoir conduire une armée sans l’aide de l’Empereur. Durant cette période trouble de l’Histoire de France, sa carrière militaire et politique sera de tout premier plan, et l’une des plus importantes de tous les régimes qui se succèderont. Elle s’étendra des guerres de la Révolution française jusqu’à la monarchie de Juillet. En témoigne ce grade de maréchal général des camps et armées du roi qu’il sera le dernier à porter. 


Distinctions 

Duc de Dalmatie
Grand-Croix de l’ordre de Léopold de Belgique
Grand-Croix de l’ordre du Sauveur
Grand-Croix de l’ordre de la Toison d’Or
Grand-Croix de l’ordre de Saint-Hubert
Pair de France
Maréchal général de France


Sous l’ancien régime

  Naissance et jeunesse

Jean-de-Dieu Soult naît le 29 mars 1769 à Saint-Amans-la-Bastide, près de Mazamet dans le  Tarn ; il meurt le 26 novembre 1851 à l’âge de 81 ans, dans son château de Soultberg, près de son lieu de naissance, à Saint-Amans-la-Bastide. En 1851, en son hommage, la commune sera rebaptisée du nom de Saint-Amans-Soult. Issu d’une famille de notaires, il reçoit une éducation sérieuse qui le destine à une carrière toute tracée de juriste. Après le décès de son père, il n’a que seize ans lorsqu’il s’engage comme simple soldat (16 avril 1785). Il rejoint un régiment d’infanterie du royaume de France, le « Royal-Infanterie ». Le jeune Jean-de-Dieu Soult se fait remarquer dans l’armée de Sambre et Meuse, et obtient le grade de caporal alors qu’éclate la Révolution.

Carrière militaire 

DATES GRADES
13 juin 1787

31 mars 1791

1er juillet 1791

16 juillet 1792

20 août 1793

7 février 1794

5 avril 1794

14 mai 1794

11 octobre 1794

4 avril 1799

21 avril 1799

19 mai 1804

1820

26 septembre 1847

Caporal

Caporal fourrier

Sergent

Sous-lieutenant adjudant-major

Capitaine

Chef de bataillon à titre provisoire

Chef de bataillon

Adjudant-général chef de brigade à titre provisoire

Général de brigade

Général de division à titre provisoire

Général de division

Maréchal d’Empire

Maréchal de France

Maréchal général de France


Faits d’Armes

Sous la révolution française 

Les grandes batailles qui vont s’échelonner vont lui permettre de se faire remarquer et de gravir rapidement les échelons de la hiérarchie militaire.

  • 1ère coalition

26 juin 1794 : bataille de Fleurus du 8 messidor an II, entre Charleroi et Namur (Belgique).

Victoire décisive de l’armée de la République française, commandée par Jean-Baptiste Jourdan, Jean-Baptiste Kléber, et Jean Etienne Championnet, face aux troupes coalisées du Royaume-Uni, du Saint Empire et du Hanovre, sous les ordres de Frédéric de Saxe-Cobourg et de Johann von Beaulieu.

Au cours de l’affrontement, Jean de Dieu Soult va se distinguer et montrer un sang froid admirable ; après la bataille, le 11 octobre 1794, il sera nommé général de brigade. C’est au cours de cette bataille qu’on utilisera pour la première fois un ballon captif d’observation ; une première dans l’Histoire de l’aérostation.

Bataille de Fleurus 1794

Bataille de Fleurus 1794

Il guerroie encore cinq années en Allemagne, sous le commandement de Jean-Baptiste Jourdan, Jean Victor Marie Moreau, Jean-Baptiste Kléber et François Joseph Lefebvre. Lié à l’armée de Sambre et Meuse, il se distingue successivement, par son intelligence militaire, aux batailles d’Altenkirchen (4 juin 1796), de Friedberg (10 juillet et 24 août 1796), de Lieptingen (25 mars 1799), et de Stokack (25 mars 1799). Le 21 avril 1799, Jean de Dieu Soult obtient le grade de général de division. Puis il rejoint l’armée d’Helvétie, sous les ordres d’André Masséna.


  • 2ème coalition

Du 25 au 26 septembre 1799 : bataille de Zurich (3 et 4 vendémiaire an VIII).

Victoire de l’armée française sous les ordres d’André Masséna, face aux troupes coalisées du Saint Empire et de l’Empire Russe, commandées par Alexandre Mikhaïlovitch Rimski-Korsakov.

Bataille de Zurich

Bataille de Zurich

Au cours de la bataille, Jean-de-Dieu Soult se fera remarquer par son audace. Il devra néanmoins renoncer à poursuivre les fuyards de l’armée russe. Alexandre Vassiliévitch Souvorov, battu, se verra contraint de se replier vers le Vorarlberg. N’ayant pu accomplir l’ordre qui lui avait été confié, il compensera ce revers en opposant une brillante défense du pays de Gênes, au cours de laquelle il sera blessé et fait prisonnier.

Alexander Suvorov

Alexander Suvorov

Promu général de division en 1799, il secondera André Masséna en Suisse et en Italie, et aura l’année suivante le commandement du Piémont.


Sous l’Empire 

Le 19 mai 1804, par décret impérial, Jean-de-Dieu Soult (29 mars 1769 – 26 novembre 1851) fait partie de la première promotion de maréchaux et reçoit le bâton de maréchal d’Empire.

Liste des quatorze généraux élevés à la dignité de maréchaux d’Empire 

Sont nommés, par décret impérial, les généraux dont les noms suivent :

Louis-Alexandre Berthier (20 novembre 1753 – 1er juin 1815).

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Joachim Murat (25 mars 1767 – 13 octobre 1815).

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Bon-Adrien Jeannot de Moncey (31 juillet 1754 – 20 avril 1852).

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Jean-Baptiste, comte Jourdan (29 avril 1762 – 23 novembre 1833)

Jourdan (1)

André Masséna (6 mai 1758 – 4 avril 1817).

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Charles Pierre François Augereau (21 octobre 1757 – 12 juin 1816).

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Jean-Baptiste Bernadotte (26 janvier 1763 – 8 mars 1844).

Bernadotte

Jean-de-Dieu Soult (29 mars 1769 – 26 novembre 1851).

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 Guillaume Marie-Anne Brune (13 mars 1763 – 2 août 1815).

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Jean Lannes (10 avril 1769 – 31 mai 1809).

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Édouard Mortier (13 février 1768 – 28 juillet 1835).

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Michel Ney (10 janvier 1769 – 7 décembre 1815).

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Louis Nicolas Davout (10 mai 1770 – 1er juin 1823).

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Jean-Baptiste Bessières (6 août 1768 – 1er mai 1813).

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Liste des quatre sénateurs élevés à la dignité de maréchaux d’Empire 

Pour avoir assumé des commandements en chef, sont nommés par décret impérial les sénateurs :

François Étienne Christophe Kellermann (28 mai 1735 – 13 septembre 1820).

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François Joseph Lefebvre (25 octobre 1755 – 14 septembre 1820).

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Catherine-Dominique, marquis de Pérignon (31 mai 1754 – 25 décembre 1818).

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Jean Mathieu Philibert Sérurier (8 décembre 1742 – 21 décembre 1819).

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Fait à Saint-Cloud le 29 floréal an XII.


  • 3ème coalition (campagne d’Autriche).

2 décembre1805 : bataille d’Austerlitz (11 frimaire an XIV), au sud de la Moravie, entre Brünn et Austerlitz, aujourd’hui en République Tchèque.

Victoire décisive de la Grande Armée de Napoléon Bonaparte, après neuf heures de combats, sur les forces austro-russes de l’empereur  François II du Saint-Empire et de l’empereur russe Alexandre 1er.

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Jean-de-Dieu Soult, à la tête de ses 20 000 hommes, assaillira le plateau de Pratzen dégarni volontairement par l’ennemi. Sa  contre-attaque coupera l’armée austro-russe en deux. Cet assaut décisif sur le centre des forces coalisées de l’empereur  François II du Saint-Empire et de l’empereur russe Alexandre 1er, lui vaudra le surnom, accordé par Napoléon, de « premier manœuvrier de l’Europe ». 


  • 4ème coalition (campagne de Prusse).

14 octobre 1806 : Bataille d’Iéna, entre Weimar et Leipzig (Allemagne).

Victoire de l’armée française sous les ordres de Napoléon Bonaparte, qui bat les armées coalisées du Royaume de Prusse et de l’Electorat de Saxe, commandées par Frédéric Louis de Hohenlole-Ingelfingen.

Jean-de-Dieu Soult commande l’aile droite de l’armée à la tête du 4ème corps, et prend une part importante à la victoire.

Iena

Iena

  • 4ème coalition (campagne de Pologne).

– 8 février 1807 : Bataille d’Eylau. La bataille se déroule dans le nord de la Prusse-Orientale, à Bagrationovsk (actuelle enclave de Kaliningrad), à 20 km au sud-est de Königsberg.

Victoire de l’armée française sous les ordres de Napoléon Bonaparte, qui bat les armées coalisées de l’Empire russe et du Royaume de Prusse, commandées par Levin August von Bennigsen, Pierre de Bagration, et Anton Wilhelm von L’Estocq.

Jean-de-Dieu Soult commande l’aile droite de l’armée ; c’est grâce à sa résistance face à Bennigsen que l’Empereur Napoléon 1er écrasera les Russes. Les puissants assauts de  Soult sur le centre de l’ennemi contribueront à la victoire.

Eylau

Eylau

– 10 juin 1807 : bataille d’Heilsberg.

Victoire de l’armée française sous les ordres de l’Empereur Napoléon 1er, face aux troupes russes commandées par Levin August von Bennigsen.

Heilsberg

Heilsberg

Soult est à la tête du 4ème corps. Aidé par la cavalerie de Joachim Murat et le corps de réserve de Jean Lannes, il contribue à la victoire, malgré de lourdes pertes. Il s’emparera de Koenigsberg en 1807 et sera fait duc de Dalmatie le 22 juin 1808.

Envoyé en Espagne, il y mènera des opérations pour le moins chanceuses, mais sera contraint en 1812 de battre en retraite vers les Pyrénées.  

  • 6ème coalition (campagne d’Allemagne 1813). 

Du 20 au 21 mai 1813 : bataille de Bautzen (appelée bataille de Wurschen).

Victoire de l’armée française, placée sous les ordres de l’Empereur Napoléon 1er, sur les armées coalisées du Royaume de Prusse et de l’Empire russe, commandées par le général russe Louis-Adolphe-Pierre, Prince de Sayn-Wittgenstein.

Pjotr christianowitsch wittgenstein

Pjotr christianowitsch wittgenstein

Jean-de-Dieu Soult, à la tête du 4èmecorps, contient vaillamment les assauts de Friedrich Kleist von Nollendorf et de Gebhard Leberecht von Blücher. 


Guerre d’Espagne

1808

–  10 novembre : bataille de Burgos, également appelée bataille de Gamonal.

Victoire de l’armée française sous les ordres des maréchaux Nicolas Jean-de-Dieu Soult et Jean-Baptiste Bessières, sur les forces espagnoles placées sous les ordres du général Conde de Belveder.

– 12 novembre : Soult est victorieux à bataille de Reynosa.

– 16 novembre : Soult s’empare de Santander.

– 30 décembre : victoire de Soult aux combats de Mansilla.

Victorieux sur les champs de bataille, Soult voit sa renommée entachée par son avidité. Il ambitionne un temps de monter sur le trône du Portugal. En outre, son comportement est des plus exécrables envers les populations civiles. Il s’adonne à des pillages systématiques et sans vergogne pour son propre compte, ce qui ternit sa popularité.


1809

–  7 janvier : bataille de Lugo.

Combat indécis entre l’armée britannique commandée par le général John Moore, et les forces françaises sous les ordres de Nicolas Jean-de-Dieu Soult. Ce dernier contraint les Anglais à battre en retraite vers la Corogne.

– 16 janvier : bataille de la Corogne.

Victoire de l’armée française sous le commandement de Nicolas Jean-de-Dieu Soult, face aux forces britanniques sous les ordres de sir John Moore ; ce dernier sera tué lors des combats.

Bataille de Corunna

Bataille de Corunna

20 mars : bataille de Braga ou bataille de Lanhoso, aussi appelée bataille de Carvalho-da-Heste (Portugal).

Victoire des forces françaises sous les ordres de Nicolas Jean-de-Dieu Soult, sur l’armée du Royaume du Portugal commandée par un officier hanovrien, le baron d’Eben.

– 25 mars : prise de Chaves (Portugal) par Jean-de-Dieu Soult.

– Du 27 au 29 mars : Première bataille de Porto, bataille d’Oporto ou bataille du Douro (Portugal).

Victoire de l’armée française sous le commandement de Nicolas Jean-de-Dieu Soult, face à l’armée du Royaume du Portugal sous les ordres du  Général António Marcelino da Vitória du Brigadier Caetano José Vaz Parreiras et du Brigadier António José de Lima Barreto.

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bataille de Porto

– 12 mai : seconde bataille de Porto (Portugal).

Victoire des armées britanniques et portugaises sous les ordres d’Arthur Wellesley, duc de Wellington, sur les forces françaises commandées par Nicolas Jean-de-Dieu Soult qui bat en retraite.

– Du 27 au 28 juillet : bataille de Talavera de la Reina (province de Tolède, Espagne).

Combat indécis entre les armées alliées anglo-espagnoles sous les ordres d’Arthur Wellesley, duc de Wellington, et du général Gregorio García de la Cuesta y Fernández de Celis, face à l’armée française commandée par Joseph Bonaparte, Claude-Victor Perrin, Jean-Baptiste, comte Jourdan, et Horace François Bastien Sébastiani.

Nicolas Jean-de-Dieu Soult contraint Arthur Wellesley duc de Wellington à battre en retraite jusqu’à Lisbonne, en abandonnant de nombreux blessés. Après la bataille, il sera nommé par décret impérial major-général des armées françaises en Espagne.

– 19 novembre : bataille d’Ocaña (Espagne).

Victoire décisive de l’armée française sous les ordres de Nicolas Jean-de-Dieu Soult, sur l’armée espagnole commandée par le général espagnol Juan Carlos d’Aréizaga.


1810

Fin janvier : prise de Séville.

Traversée de l’Estrémadure et invasion de l’Andalousie.


 1811

– 22 janvier : prise d’Olivenza.

– 19 février : bataille de Gebora.

Victoire de l’armée française sous les ordres de Nicolas Jean-de-Dieu Soult et du maréchal Edouard Mortier (Duc de Trévise), qui mettent en déroute les forces espagnoles commandées par le général Gabriel de Mendizábal Iraeta.

– Février : occupation de Badajoz.

Marshal Mortier

Marshal Mortier

Gabriel de Mendizábal Iraeta

Gabriel de Mendizábal Iraeta

– 16 mai : bataille d’Albuera.

Combats indécis et meurtriers entre les troupes françaises sous les ordres de Nicolas Jean-de-Dieu Soult, et l’armée alliée britannique, portugaise et espagnole, commandée par William Carr Beresford et le général Joaquín Blake y Joyes.

Cet affrontement mettra en évidence l’efficacité des lanciers polonais qui, une fois de plus, se battront vaillamment.


1812

22 juillet : bataille des Arapiles ou bataille de Salamanque (Espagne).

Victoire des alliés britanniques, portugais et espagnols sous les ordres d’Arthur Wellesley, duc de Wellington, face à l’armée française commandée par Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont, duc de Raguse.

A la suite de la défaite des troupes françaises, Nicolas Jean-de-Dieu Soult  se voit contraint d’évacuer l’Andalousie. A la requête du roi Joseph Bonaparte, il sera forcé de quitter l’Espagne.

Il effectuera un court séjour en Allemagne (bataille de Bautzen 20 et 21 mai 1813). Il sera dans l’urgence renvoyé à Bayonne pour y reconstruire l’Armée du Midi, laquelle, complètement découragée après la défaite de Vitoria, est en pleine retraite. Cet événement marque la fin de la Guerre d’Indépendance espagnole.

Bataille de Salamanca

Bataille de Salamanca


1813

– Du 7 juillet au 8 septembre : siège de Saint-Sébastien.

Prise de la ville par les forces alliées anglo-hispano-portugaises sous le commandement d’Arthur Wellesley, duc de Wellington, face à la garnison tenue par les troupes françaises sous les ordres du général Louis Emmanuel Rey et de Nicolas Jean-de-Dieu Soult.

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– Du 25 juillet au 2 août : bataille des Pyrénées.

Victoire des alliés britanniques, portugais et espagnols sous les ordres d’Arthur Wellesley, duc de Wellington, face à l’armée française commandée par Nicolas Jean-de-Dieu Soult.

L’offensive de Soult (25 juillet), ordonnée par Napoléon 1er afin de porter secours aux garnisons françaises de Pampelune et de San Sébastian, marque un certain succès dès le début. Cependant la résistance alliée, sous la férule d’Arthur Wellesley, duc de Wellington, ralentit la progression des Français jusqu’à la faire échouer et battre en retraite (30 juillet).

– Du 28 juillet au 1er août : bataille de Sorauren.

Défaite de l’armée française, sous les ordres de Nicolas Jean-de-Dieu Soult, face aux troupes de la coalition anglo-hispano-portugaise, commandée par Arthur Wellesley, duc de Wellington. Cet affrontement est une des composantes des combats qui se sont déroulés durant la bataille des Pyrénées.

– 2 août : fin de l’offensive menée par Nicolas Jean-de-Dieu Soult.

L’armée française, battue, se retire de la région des Pyrénées avec de lourdes pertes.

– 31 août : bataille de San Marcial près d’Irun (Espagne).

Victoire de l’armée espagnole sous les ordres du général Manuel Freire, qui bat les forces françaises commandées par Nicolas Jean-de-Dieu Soult.

– 7 octobre : bataille de la Bidassoa.

Défaite de l’armée française sous les ordres de Nicolas Jean-de-Dieu Soult, face aux troupes de la coalition anglo-hispano-portugaise, commandée par Arthur Wellesley, duc de Wellington.

Bataille de Bidassoa

Bataille de Bidassoa

– 10 novembre : bataille de la Nivelle, Pyrénées-Atlantiques, près du fleuve la Nivelle (France).

Victoire des forces britanniques sous les ordres d’Arthur Wellesley, duc de Wellington, face aux troupes françaises commandées par Nicolas Jean-de-Dieu Soult.

La défaite de l’armée française permet l’entrée des forces anglaises sur le sol français.

Bataille de la Nivelle

Bataille de la Nivelle

– Du 9 au 12 décembre : bataille de la Nive, Pays Basque, Pyrénées-Atlantiques (France).

Victoire de l’armée alliée anglo-hispano-portugaise commandée par Arthur Wellesley, duc de Wellington, contre les forces françaises sous les ordres de Nicolas Jean-de-Dieu Soult.


1814

– 27 février : bataille d’Orthez Pyrénées-Atlantiques (France).

Défaite de l’armée française sous les ordres de Nicolas Jean-de-Dieu Soult, face aux troupes de la coalition anglo-hispano-portugaise, commandée par Arthur Wellesley, duc de Wellington.

Bataille de Orthez

Bataille de Orthez

– 10 avril 1814 : bataille de Toulouse.

Défaite de l’armée française sous les ordres de Nicolas Jean-de-Dieu Soult, face aux troupes de la coalition anglo-hispano-portugaise, commandée par Arthur Wellesley, duc de Wellington.

Remarque : dans la nuit du 11 au 12 avril 1814, suivant des plans établis et précis, Nicolas Jean-de-Dieu Soult évacuera la « ville rose », et Wellington y entrera en conquérant ; la victoire sera revendiquée dans les deux camps.


Carrière politique

1815 : Ministre de la Guerre
1830-1834 : Ministre de la Guerre
1832-1834 : Premier ministre
1839-1840 : Premier ministre
1840-1847 : Premier ministre
1840-1845 : Ministre de la Guerre

 


Première Restauration

(Du 6 avril 1814 au 20 mars 1815)

 

Après la première abdication de l’Empereur (14 avril 1814) et son exil sur l’île d’Elbe, Nicolas Jean-de-Dieu Soult décide avec ferveur de faire allégeance au roi Louis XVIII. Le 21 juin 1814, le gouvernement nouvellement élu de la Première Restauration le nomme duc de Dalmatie et gouverneur de la 13ème division militaire. Après avoir été nommé ministre de la guerre du 3 décembre 1814 au 11 mars 1815, Soult reçoit l’Ordre de Saint Louis. Il cessera ses fonctions le 11 mars 1815 pour se rallier à l’Empereur, qui, de retour de l’île d’Elbe, vient de débarquer en France.

– Le 25 mars, Napoléon appelle Soult aux Tuileries. Après avoir fait acte de soumission à son Empereur, Soult est fait pair de France.

– Le 9 mai 1815, il est aussitôt nommé major général de l’armée.

– Le 18 juin 1815, lors de la bataille de Waterloo, Soult aura un rôle assez médiocre. D’aucuns lui reprocheront de ne pas avoir transmis les ordres en nombre suffisant, et le rendront responsable de l’absence, en temps voulu, d’Emmanuel de Grouchy, sur le champ de bataille. Voyant la partie perdue, Napoléon cherchera la mort en voulant s’élancer sur les baïonnettes ennemies. Ce sera Soult, qui, resté auprès de l’Empereur jusqu’à la fin des combats, empoignera la bride de son cheval et l’éloignera du théâtre des combats.

La bataille de Waterloo

La bataille de Waterloo

Emmanuel_de_Grouchy

Emmanuel_de_Grouchy 


Seconde Restauration

(Du 8 juillet 1815 au 2 août 1830)

 

Banni après Waterloo, il sera dans l’ordonnance royale d’exil du 24 juillet 1815. Soult se retrouve sur la liste qui proscrit les 57 dignitaires ayant rallié Napoléon Bonaparte pendant les Cents jours, alors qu’ils avaient fait allégeance à Louis XVIII. Parmi les bannis, on trouve Michel Ney, qui sera fusillé le 7 décembre 1815. Soult sera déchu de son grade de maréchal le 27 décembre 1815. Les officiers seront passés en jugement par conseil de guerre, les autres condamnés, traduits devant la Chambre des Pairs.

Contraint à l’exil, il se retirera en Allemagne à Barmen près de Düsseldorf et n’en reviendra qu’en 1819.

En 1820, Soult est réhabilité dans sa dignité de maréchal par Louis XVIII. Il devient à nouveau un fervent royaliste, ce qui lui vaut d’être élevé en 1827 à la Pairie par Charles X.

Monarchie de Juillet.

(Du 9 août 1830 au 24 février 1848)

C’est avec verve que Nicolas Jean-de-Dieu Soult adhère à la monarchie de juillet ; ce qui lui vaut d’être nommé par Louis Philippe, ministre de la Guerre (17 novembre 1830).

Soult va s’atteler à faire de grandes réformes dans l’armée (1831 et 1832).

– 9 mars 1831 : création de la Légion étrangère.

– Du 21 novembre au 3 décembre 1831, Soult écrase la révolte des Canuts lyonnais.

Revolte_des_Canuts_-_Lyon_1831

Revolte_des_Canuts_-_Lyon_1831

– 28 juin 1838 : Nicolas Jean-de-Dieu Soult représente la France au couronnement de la reine Victoria.

– 1840-1847 : Soult est président du Conseil et sera présent au retour des cendres de Napoléon 1er en 1840.

– 26 décembre 1847 : Louis Philippe rétablit pour Nicolas Jean-de-Dieu Soult le titre honorifique de maréchal général de France.

– Il meurt dans son château de Soultberg, près de Saint-Amans-la-Bastide, le 26 novembre 1851. En son hommage, la commune sera rebaptisée Saint-Amans-Soult.

aigle

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4 réponses

  1. BEAUCHAMP dit :

    Maréchal d’Empire et de France, Soult mérite certainement d’être réhabilité… 30 ans de carrière militaire active, passant de simple soldat à major-général de l’armée.
    Sa carrière politique est loin d’être négligeable: ministre de la Guerre, ministre des Affaires Etrangères, il détient le record de longévité des Présidents du Conseil ou des Premiers Ministres depuis 1815: plus de 9 ans !!! Ayant servi tous les régimes (monarchie, République, Consulat, Empire,…) , on peut l’apparenter à Talleyrand, y compris dans sa fidélité première au service de la France.

  1. 10 août 2015

    […] […]

  2. 10 août 2015

    […] Jean-de-Dieu Soult (29 mars 1769 – 26 novembre 1851). […]

  3. 21 août 2015

    […] 11 janvier : le maréchal Jean-de-Dieu Soult met le siège devant Olivenza. La ville est défendue par les troupes espagnoles commandées par le […]

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