La Guerre de Sécession – Joseph Hooker

                                                                                    

 

 

LA GUERRE DE SÉCESSION

(1861-1865)

JOSEPH  HOOKER

(1815-1879)

« Fighting Joe »

SOMMAIRE

Les 12 et 13 avril 1861, le bombardement de Fort Sumter par les Etats confédérés, dans la baie de Charleston, en Caroline du Sud, marque le début de la Guerre. La garnison fédérale du fort, sous les ordres du commandant Anderson, refuse de quitter ses positions qui se trouvent en territoire sudiste. Cette bataille, qui n’a fait aucune victime dans les deux camps, est le « casus belli » qui déclenche la Guerre civile (1861-1865), et annonce le conflit le plus meurtrier de l’Histoire des Etats-Unis. La guerre qui commence va opposer pendant quatre ans les États du Nord aux Etats confédérés du Sud. Elle se terminera à Appomattox, le 9 avril 1865 avec la victoire du Nord, après avoir fait 625 000 morts.

Lire : « Fort Sumter »

L’HOMME

Joseph Hooker naît le 13 novembre 1814 à Hadley, dans l’État du Massachusetts. Il meurt le 31 octobre 1879 (à 64 ans) à Garden City, New York.

Il fut un officier de l’Armée américaine et a servi durant la Guerre américano-mexicaine (1846-1848). Il sera général d’état-major pendant la Guerre Civile (1861-1865).

Connu pour son caractère bagarreur, son obstination et ses emportements excessifs, il fut surnommé par ses hommes « Fighting Joe », Joe le bagarreur.

Le 17 septembre 1862, il sert sous les ordres du général George Brinton McClellan (1826-1885) à la bataille d’Antietam (bataille au cours de laquelle il sera blessé au pied).

Abraham Lincoln (1809-1865), qui était en quête de victoire et à la recherche d’un général au tempérament offensif, le nomme ensuite à la tête des armées de l’Union.

Fighting Joe sera vaincu à Chancellorsville par Robert E. Lee et Stonewall Jackson.

FAMILLE 

Il est le fils de Joseph Hooker III (1763-1852) et de Mary Hooker, née Seymour (1780-1857).

Il est le 4ème enfant et le 5ème garçon à porter le nom de Joseph Hooker, et le frère de Ann Wood, née Hooker (1806-1880).

La famille de Joseph est d’ascendance anglaise. Il est le petit-fils d’un capitaine de la Guerre d’Indépendance américaine (1775-1783) qui s’était établi en Nouvelle Angleterre depuis le début des années 1600.

ENFANCE

Ses parents ont des difficultés financières, relatives à des spéculations effectuées lors de la Guerre Anglo-Américaine (1812-1815). Cependant, ils réussissent à conserver la maison de famille et à payer l’éducation de leurs enfants à l’Académie d’Hopkins de la ville d’Hadley, Massachussetts.

Prévu initialement pour faire une carrière ecclésiastique, Joseph choisit finalement de faire carrière dans l’armée. Il entre à l’académie militaire de West Point grâce à l’intervention d’un de ses professeurs.

Joseph est un élève assidu qui obtient de bons résultats. Mais son comportement et sa réputation d’orateur arrogant, défiant ses congénères et ses professeurs au sein de la promotion (au sujet de l’abolition de l’esclavage), lui valent d’être rétrogradé dans le classement.

En 1837, Joseph Hooker sort diplômé de West Point, classé 29ème sur 50.

Le 1er juillet 1837, il est promu sous-lieutenant dans la « 1st US artillery ».

MARIAGE

En 1865, Joseph Hooker épouse Olivia Augusta Groesbeck (1785-1868).

LE MASSACHUSSETTS

« L’État de la Baie» (Bay State)   

 

 

 

 

6ème État

Capitale : Boston.

Date d’entrée dans l’Union : 6 février 1788.

C’est l’un des quatre États des États-Unis à porter le titre de Commonwealth. Les trois autres États sont le Kentucky, la Pennsylvanie, et la Virginie.

Le Massachusetts fut l’une des treize colonies qui se révoltèrent contre les Britanniques lors de la Révolution américaine.

La colonie fut ainsi nommée en souvenir d’une tribu indienne du pays, les Massachusetts, dont le nom signifiait « un endroit d’une grande colline ».

Le 11 novembre 1620, les Pères pèlerins « Pilgrim Fathers », pris dans la tempête, débarquent du Mayflower en Amérique (Nouvelle Angleterre), et accostent au cap Cod.

Le 20 novembre, ils adoptent le « Mayflower Compact », un accord qui va servir de base à leur gouvernement.

Le 20 décembre, ils fondent la colonie de Plymouth. 

Rapidement ils lient des relations amicales avec les autochtones vivant sur le territoire, les tribus amérindiennes « Nipmucs et Pocomtucs ». Celles-ci leur inculquent la culture du maïs, du potiron, et l’élevage du dindon, leur permettant de survivre sur cette terre inconnue. En 1621, ils célèbrent ensemble leur premier « Thanksgiving ».

Dans les années suivantes, des puritains arrivent à leur tour et fondent « la colonie de la baie du Massachussetts.

En 1691, les deux colonies seront réunies dans la « Province de la baie du Massachussetts ». En 1646, John Eliot (pasteur presbytérien) évangélise les Wampanoags (peuple amérindien composé de cinq tribus : les Assonet, les Gay Head, les Herring Pond, les Mashpee et les Namasket), et réussit à en convertir un grand nombre (on les appellera les « Praying Indians »).

En 1660, la colonie compte 20 000 habitants.

C’est en 1692, dans la ville de Salem, que se déroulera une chasse aux sorcières : une vingtaine de personnes seront exécutées pour sorcellerie.

En 1780, les financiers et les armateurs de Boston utilisent la Constitution de l’État pour réserver le droit de vote aux seuls propriétaires.

Ayant le pouvoir sur les politiques, ils lèvent diverses taxes destinées au remboursement des dettes de la guerre contre la Grande-Bretagne, et engagent des pressions sur les cultivateurs à l’Ouest du Massachussetts, dont un grand nombre sont ruinés. Parmi ceux-ci, 2000 fermiers, dont beaucoup sont d’anciens miliciens, prennent les armes et se révoltent (la révolte de Shays). La rébellion sera réprimée dans le sang en février 1787. 

Guerre Civile

Avant et pendant la Guerre Civile, l’État du Massachussetts occupera un rôle majeur au cours des événements nationaux. Dans les années 1830, il sera au centre du mouvement naissant de l’antiesclavagisme, entraînant de nombreux partisans à travers le pays. A terme, le mouvement aggrave la fracture entre le Nord et le Sud (l’une des causes de la guerre). Les politiciens du Massachussetts, dominés par le parti républicain et répondant aux attentes des militants, ne feront qu’augmenter les tensions sociales. De nombreux leaders républicains radicaux réclameront une politique sévère à l’égard des propriétaires d’esclaves.

Dès le début du conflit, le Massachussetts soutient l’effort de guerre à maintes reprises. Il sera un grand pourvoyeur en hommes et mobilisera 159 165 soldats, qui seront utilisés dans l’armée et dans la marine.

L’une des unités les plus célèbres du Massachusetts est le « 54th Massachusetts Volunteer Infantry », l’un des premiers régiments de soldats afro-américains commandés par des officiers blancs, notamment le colonel Robert Gould Shaw (1837-1863), fils d’un abolitionniste de la première heure.

Robert Gould Shaw

L’État donnera un grand nombre d’officiers supérieurs, entre autres le major général Joseph Hooker, commandant en 1863 de l’armée du Potomac, ainsi que Edwin V. Sumner (1797-1863) et Darius N. Couch (1822-1897), qui commanderont successivement le IIème corps d’armée.

Le Massachussetts, important centre industriel et de manufacture, produira du matériel de guerre et sera l’un des principaux fournisseurs en munitions et fournitures (manufacture d’armes de Springfield, la plus importante de l’État).

Dorothea Dix

Le Massachussetts apportera une grande contribution pour les soins et les secours aux blessés et aux malades. De nombreux organismes d’assistance et d’aide aux soldats sont originaires du Massachussetts, en autres Dorothea Dix (1802-1887), fondatrice du Bureau des infirmières de l’armée, Henry Whitney Bellows, fondateur de la commission sanitaire des États-Unis, et l’infirmière indépendante Clara Barton (1821-1912).

14 avril 1863, quelque part sur la rive du Rappahannock, non loin de Franklin Crossing, en Virginie.

« Aujourd’hui le général Thomas Jackson est descendu au bord de la rivière en compagnie d’un groupe de dames et d’officiers. Nous les avons salués en soulevant nos chapeaux, et aussi étrange que cela puisse paraître, les dames ont répondu en agitant leur mouchoir.

Le général Jackson a sorti ses jumelles et nous a tranquillement observés. Nous aurions pu l’abattre d’un coup de révolver, mais nous avons conclu un accord qui nous interdit aux uns comme aux autres d’ouvrir le feu ; car ce serait un meurtre, tout simplement ».

Elisha Hunt Rhodes

« La guerre de Sécession », de Ken Burns.

&

Elisha Hunt Rhodes est né le 21 mars 1842 ; il meurt le 14 janvier 1917. Ce soldat américain servit dans l’armée du Potomac pendant toute la durée de la Guerre Civile.

Elisha Hunt Rhodes

Il gravira tout au long du conflit divers échelons, passant de caporal à colonel de son régiment à la fin du conflit. Les écrits de son journal de guerre sont repris largement dans le documentaire « La guerre de Sécession », de Ken Burns.

 

FAITS D’ARMES

ET

PARTICIPATIONS AUX BATAILLES

DE JOSEPH HOOKER

GUERRES SEMINOLES

« Seminole Wars ou Florida Wars »

(1816-1858)

Drapeau de la Floride

Les guerres séminoles (au nombre de trois) opposèrent, en Floride, les États-Unis à divers groupes d’Amérindiens que l’on a appelés « Séminoles ». La 1ère eut lieu de 1817 à 1818, la seconde de 1835 à 1842, et la 3ème de 1855 à 1858.

La seconde guerre séminole, le plus souvent appelée « guerre séminole », fut la plus chère et la plus longue des guerres indiennes de l’Histoire des États-Unis ; c’est aussi celle qui verra la participation de Joseph Hooker.

LA SECONDE GUERRE SEMINOLE (1835-1842)

Nommé second lieutenant dans le 1st U.S. Artillery le 1er juillet 1837, Joseph Hooker est envoyé en Floride pour se battre contre les Séminoles. C’est une guerre faite d’escarmouches et de guet-apens, où les batailles rangées n’ont pas de place et où l’artillerie est inefficace.

Le 1er novembre 1838, il est promu 1er lieutenant.

Du 1er septembre 1841 au 11 mai 1846, Hooker occupe les fonctions d’adjudant au sein de l’académie militaire de West Point (durant cette période certains se souviennent de lui comme d’un bel homme aux manières raffinées). Nonobstant, Joseph affichera sa véritable personnalité : il se montrera insolent, vantard, amateur de femmes, d’alcool, et vivant dans le luxe.

LA FLORIDE

« The sunshine State»   

Drapeau de la Floride

 

 

 

 

27ème État

Capitale : Tallahassee.

Date d’Entrée dans l’Union : 3 mars 1845.

C’est en 1513 que les Espagnols débarquent sur ce territoire, alors peuplé par les Indiens Séminoles.

En 1819, les États-Unis achètent la Floride aux Espagnols. Dès lors, les planteurs de Virginie, des deux Carolines et de Géorgie, viennent s’y installer. Les autochtones Séminoles sont alors déplacés et transférés dans les Everglades.

État esclavagiste, la Floride rejoint la Confédération le 10 janvier 1861.

Une demi-douzaine de batailles se déroulera sur son sol, dont la plus importante, le 20 février 1864, la bataille d’Olustee (ou bataille d’Ocean Pond), remportée par les confédérés.

Ce n’est qu’en 1868, après avoir aboli l’esclavage, que la Floride réintègrera l’Union.


GUERRE AMÉRICANO-MEXICAINE

(1846-1848)

Drapeau du Mexique

Lorsque la guerre américano-mexicaine éclate, c’est avec ferveur que Joseph Hooker se lance dans le conflit. Il est officier d’état-major successivement pour trois généraux : P. F. Smith, Benjamin Butler et Gideon J. Pillow. Cette fonction l’amène à passer beaucoup de temps sur le front à transmettre les ordres entre les différents quartiers généraux et les commandants d’unités sur place.

1846

– Du 21 au 23 septembre : bataille de Monterrey.

Victoire de l’armée des États-Unis commandée par le général Winfield Scott (1786-1866), face aux forces mexicaines placées sous les ordres du général Pedro de Ampudia (1805-1868).

Lors de la bataille de Monterey, Zachary Taylor citera Joseph Hooker dans l’un de ses rapports, en louant ses qualités militaires.

Zachary Taylor

– Le 23 septembre 1846, il est nommé capitaine pour sa bravoure et sa conduite lors de plusieurs combats à la Bataille de Monterey.

1847

– le 11 juin, Joseph Hooker est promu commandant pour bravoure et conduite méritoire au combat.

– Du 19 au 20 août : Bataille de Contreras, Mexico.

Bataille de Contreras

Victoire de l’armée des États-Unis commandée par le général Winfield Scott (1786-1866), face aux forces mexicaines placées sous les ordres des généraux Antonio de Padua María Severino López de Santa Anna y Pérez de Lebrón (1794-1876), et Gabriel Valencia (1799-1848).

– Le 20 août : Bataille de Churubusco, Mexico.

Victoire de l’armée des États-Unis commandée par le général Winfield Scott (1786-1866), face aux forces mexicaines placées sous les ordres des généraux Antonio de Padua María Severino López de Santa Anna y Pérez de Lebrón (1794-1876), et Manuel Joaquín Rincón y Calcáneo (1784-1849).

– Les 12 et 13 septembre : bataille de Chapultepec.

Bataille de Chapultepec

Victoire de l’armée des États-Unis commandée par le général Winfield Scott (1786-1866), face aux forces mexicaines placées sous les ordres de Nicolás Bravo Rueda (1786-1854).

Nicolás Bravo Rueda

– Le 13 septembre 1847, Joseph Hooker est nommé lieutenant-colonel pour bravoure et conduite méritoire lors de la bataille de Chapultepec.

Le général Pillow reconnaîtra officiellement que « Hooker s ‘est distingué personnellement par une extraordinaire activité, énergie et bravoure ».

À l’issue du conflit, le général Gideon J. Pillow écrit une lettre publique, sous le pseudonyme de « Leonidas ». Dans cette lettre il s’approprie la gloire des victoires de Contreras et de Churubusco alors qu’il était placé sous les ordres du général Winfield Scott.

Lorsque Winfield Scott découvre que « Leonidas » n’est autre que Gideon J Pillow, il le traduit en cour martiale. Joseph Hooker témoignera alors en faveur de Pillow, ce qui lui attirera une rancune indéfectible de Winfield Scott.

AVANT LA GUERRE CIVILE

Toutes ces nominations lors de la Guerre Américano-Mexicaine ont fait de Joseph Hooker le seul premier lieutenant de l’armée autant récompensé.

– Le 20 octobre 1848, il est promu capitaine au sein du 1st U.S. Artillery.

– Le 9 juin 1849, il est nommé adjudant général adjoint pour la division du Pacifique.

Durant cette période calme, il passe ses journées et ses nuits à boire, fréquente des femmes et s’adonne au jeu (il empruntera de l’argent à Henry Halleck et William T. Sherman).

– Le 21 février 1853, il démissionne de l’armée après avoir pris une année de congé, et part s’établir dans le Comté de Sonoma, en Californie, où il s’installe comme fermier.

NB : il démissionne sans toutefois avoir remboursé Halleck et Sherman des sommes qui leur avait empruntées ; les deux généraux lui en garderont rancune.

– En 1858, il est commissaire de police des routes militaires de l’Oregon.

– Vers la fin 1858, il demande l’intervention du secrétaire à la guerre John B. Floyd auprès du président James Buchanan, pour obtenir une réhabilitation de lieutenant-colonel dans l’armée régulière. Réhabilitation qu’il ne pourra obtenir, fort probablement en raison de la rancune tenace que Winfield Scott lui voue depuis l’affaire Gideon J Pillow.

James Buchanan

– Entre 1859 et 1861, il sert en tant que colonel dans la milice de Californie.

GUERRE CIVILE

(1861-1865)

1861

Alors qu’il est toujours en attente d’une affectation, Hooker est le témoin de la défaite à la bataille de Bull Run, le 21 juillet 1861. Il écrit au Président Lincoln, et réitère sa demande pour recevoir un commandement.

Une dizaine de jours plus tard, une liste de nominations de généraux est envoyée au Sénat. Hooker y figure en cinquième position ; parmi les noms on trouve aussi celui de Ulysse S. Grant.

Malgré l’opposition du général Winfield Scott, il est nommé rétroactivement brigadier-général des volontaires le 5 août 1861, sa nomination étant effective à partir du 17 mai 1861.

C’est grâce à l’intervention du sénateur Edward Dickinson Baker qu’il retrouve son rang. Celui-ci l’a particulièrement recommandé au Président Lincoln :  « Il désire tirer son épée pour son pays. Il est un soldat instruit. L’histoire de la guerre du Mexique est remplie de batailles auxquelles il a pris une part distinguée et honorable. Aucun autre officier régulier n’a gagné plus de renommée, et aucun homme de quelque grade qui soit n’a montré plus de bravoure ».

Hooker est affecté à la tête d’une brigade dans les environs de Washington. Après un an de commandement dans le District de Columbia (Washington D.C.), le général George Brinton McClellan l’appelle pour organiser et former sa future armée du Potomac.

Il reçoit alors le commandement d’une brigade de réserve, composée du 1er Massachusetts, du 11ème Massachusetts, du 2ème New Hampshire et du 28ème de Pennsylvanie.

Hooker enseigne à ses hommes la discipline, les manœuvres, l’utilisation des armes et des baïonnettes. Il vérifie que les rations de ses soldats soient correctes, ainsi que leurs vêtements et fournitures.

En septembre 1861, un cinquième régiment vient renforcer sa brigade : le 1er Michigan.

La brigade est alors détachée à la défense de la ligne de chemin de fer de la « Baltimore and Ohio Rail road » (B&O), entre Annapolis Junction et Blandensburg.

ARMÉE DU POTOMAC

L’Armée du Potomac est la principale Armée de l’Union sur le théâtre oriental de la guerre de Sécession.

Lorsqu’éclate la Guerre Civile en 1861, seule une partie de la Virginie fait sécession. Les comtés du Nord-Ouest décident de rester fidèles à l’Union (aujourd’hui l’État de Virginie-Occidentale). L’État du Maryland, bien qu’esclavagiste, demeure également dans l’Union. Ainsi, une grande partie du cours du Potomac et de son estuaire forment la frontière séparant l’Union des États confédérés.

Les commandants :

– Le brigadier – général Irvin McDowell : commandant de l’armée et Département du Nord -Est de Virginie, du 27 mai au 25 juillet 1861.  

– Le Major – général George McClellan : commandant de la Division militaire du Potomac, et plus tard, de l’armée et du ministère du Potomac, du 26 juillet 1861 au 9 Novembre 1862.  

– Le Major – général Ambrose Burnside : commandant de l’armée du Potomac du 9 novembre 1862 au 26 Janvier 1863.  

– Le Major – général Joseph Hooker : commandant du ministère et de l’armée du Potomac du 26 janvier au 28 juin 1863.  

– Le Major-général George Meade : commandant de l’armée du Potomac du 28 juin 1863 au 28 Juin 1865.  

– Le Major-général John G. Parke : a eu le commandement temporaire pendant les absences de Meade à quatre reprises au cours de cette période.  

– Le lieutenant – général Ulysses S. Grant : général en chef de toutes les armées de l’Union. Il a placé son quartier général dans l’armée du Potomac, et a fourni les directions opérationnelles à Meade de mai 1864 à avril 1865.


Le 11 octobre 1861, Hooker prend le commandement d’une division qui comprend la brigade Excelsior de Daniel Edgar Sickles (1819-1914).

Daniel Edgar Sickles

Hooker devient un fervent défenseur des ballons d’observation. Bien que leur utilisation s’avère délicate à cause de la météo, les débuts sont prometteurs certes, mais difficiles. Il est convaincu de leur efficacité et de leur utilité lors de l’observation des mouvements de l’ennemi. Lors de la bataille de Cockpit point (3 janvier 1862), c’est le dirigeable qui confirmera la concentration de l’ennemi et la position de ses batteries d’artillerie.

1862

BATAILLE DE WILLIAMSBURG 

(Le 5 mai 1862)

– Le 5 mai : bataille de Williamsburg, dans les Comtés de York, de James City et à Williamsburg, Virginie.

Bataille de Williamsburg

Victoire de l’armée de l’Union commandée par George Brinton McClellan (1826-1885), face aux forces confédérées placées sous les ordres des généraux Joseph Eggleston Johnston.

Lire : « le Sud défend sa capitale ».

Lors de la Campagne de la Péninsule à la bataille de Williamsburg, Hooker commande une division du IIIème corps commandé par le général Samuel Peter Heintzelamn (1805-1880). Sa division est attaquée par les troupes confédérées de James Longstreet. Il résiste jusqu’à l’arrivée de la 3ème division du IIIème corps, commandée par le général Philip Kearny 1815-1862).

Le 5 mai 1862, il est promu major-général des volontaires.

BATAILLE DE SOUTH MOUNTAIN

(Le 14 septembre 1862)

Bataille de South Mountain

– Le 14 septembre: bataille de South Mountain, Boonsboro, Maryland.

Victoire de l’armée l’Union commandée par George McClellan, face aux forces confédérées placées sous les ordres de Robert E. Lee.

Lire : « la valse des généraux ».

Lors de la bataille de South Mountain, Hooker chasse les confédérés de la division de Daniel Harvey Hill (1821-1889) de Turner’s Gap, ce qui pousse le général Robert E. Lee à se placer dans une position défensive avant la bataille d’Antietam.

Les combats cessent avec la nuit. Les Confédérés sont débordés au nord par le corps de Hooker, et forcés d’amorcer la retraite. La victoire est nordiste, mais la résistance acharnée de D.H. Hill a permis à Lee de rassembler ses forces en prévision de la bataille d’Antietam du 17 septembre 1862.

BATAILLE D’ANTIETAM

(17 septembre 1862)

Bataille d’Antietam

– Le 17 septembre : bataille d’Antietam, près de Sharpsburg, Maryland.

Bataille indécise entre les forces de l’Union commandées par George McClellan, et l’armée confédérée dirigée par Robert E. Lee.

Extrait de mon article sur la bataille d’Antietam :

LE GRAIN DE SABLE !

[Un soldat nordiste découvre, dans un champ, une boîte de cigares contenant les copies des plans de bataille du général Lee, malencontreusement égarées. McClellan sait à ce moment-là que l’ennemi qui a divisé son armée est en nette infériorité numérique. Si McClellan avait alors attaqué l’armée de Lee, il l’aurait mise en déroute. Mais fidèle à lui-même, il ne bougera pas. Il ne prendra aucune initiative pendant les 18 heures cruciales qui vont suivre, laissant ainsi passer l’occasion de détruire l’armée confédérée une bonne fois pour toutes. Au sein de son état-major des voix s’élèvent, et l’on n’hésite pas à le critiquer. Certains le qualifient d’inconscient, d’autres de traître !

Un soldat de l’armée confédéré a dit : « la puissante armée du Nord disposait de forces deux fois supérieures aux nôtres, et des moyens considérables ; ce que nous n’avions pas. Mais elle avait quelque chose en plus, elle avait emmené avec elle McClellan ! »

Le 17 septembre 1862, près de Sharpsburg, la bataille d’Antietam, qui met un terme à cette Campagne, reste indécise. Mais Lee a perdu un quart de son armée et ne peut continuer le combat. Malgré des pertes plus importantes, McClellan publie un bulletin de victoire… Cette bataille demeure comme la plus sanglante de toute l’Histoire des États-Unis].

Trois jours plus tard, Hooker mène l’assaut initial à Antietam ; il sera blessé au pied lors des combats. Le 20 septembre 1862, Il est promu brigadier général de l’armée régulière.

Lire : « la bataille d’Antietam ».

BATAILLE DE FREDERICKSBURG

(13 décembre 1862)

Bataille de Fredericksburg

– Le 13 décembre : bataille de Fredericksburg, Fredericksburg, Virginie.

Victoire de l’armée confédérée placée sous les ordres du général Robert E. Lee, face à l’armée de l’Union commandée par le général Ambrose Burnside (1824-1881).

Ambrose Burnside

Extrait de mon article sur la bataille de Fredericksburg :

[Située en territoire confédéré, Fredericksburg s’avère être d’une importance capitale sur la route qui mène de Richmond à Washington. De plus, la ville dispose sur les hauteurs de plusieurs collines stratégiques alignées.

Le plan du général nordiste Ambrose Burnside est simple. Il prévoit, à l’aide d’un pont flottant, de faire traverser la rivière Rappahannock à ses troupes. Par la suite, il devra dans un premier temps envahir la ville, l’occuper, puis s’emparer des hauteurs assez peu défendues.

Ambrose Burnside n’est pas connu pour être un homme audacieux ; ce n’est pas là sa qualité première… Mais il est venu à Fredericksburg avec la ferme intention de faire oublier les échecs de George McClellan, et remonter ainsi le moral de son armée qui en a bien besoin. Pour cela, il doit prouver à ses subalternes qu’il veut en découdre avec Bobby Lee ; un courage qui faisait cruellement défaut à son prédécesseur.

Malheureusement pour lui, la livraison des éléments du pont flottant se fait attendre, et l’intendance ne suit pas. Son plan de bataille s’en trouve fortement contrarié. Il va devoir patienter 17 jours avant de voir les hommes du génie lui apporter les précieuses embarcations.

Ce temps providentiel qui lui est attribué, Robert Lee va le mettre à profit et réunir 75 000 hommes tout autour de la ville (…).

Le 13 décembre, les Nordistes attaquent et se dirigent vers Marye’s Heights.

Lee n’en croit pas ses yeux ! « Comment peuvent-ils être assez fous pour attaquer ? ». Son artillerie couvre toutes les voies d’approche : il a placé des tireurs d’élites disposés sur quatre rangs, derrière un mur de pierre au bas de la colline (…).

Les assauts nordistes sont plus ou moins désespérés ; ils lancent des vagues d’attaque avec des unités de la taille d’une division.

De violents combats ont lieu vers le mur de Marye’s Heights. Les assaillants doivent affronter de nombreux obstacles ; un ravin et un petit marécage leur barrent le chemin, et freinent dangereusement leur progression. D’autant que les Sudistes, qui se sont positionnés derrière un mur de pierre de 800 mètres de long, couvrent et défendent ces obstacles. Ainsi, les troupes de l’Union se trouvent à découvert et voient tous leurs assauts bloqués à 25 mètres du mur. Ces vagues d’attaque successives laisseront presque à chaque fois derrière elles une centaine de morts et de blessés agonisants].

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Fredericksburg fut une nouvelle déroute pour les armées de l’Union. Blessé au pied à Antietam, et après sa convalescence, Hooker est nommé à la tête de la Division du Centre du dispositif de bataille.

Division du centre : major-général Joseph Hooker.

Joseph Hooker

Composition :

IIIème corps d’armée commandé par le brigadier général George Stoneman, constitué de 3 divisions totalisant 7 brigades.

Vème corps d’armée commandé par le brigadier général Daniel Butterfield, constitué de 3 divisions totalisant 8 brigades.

Une brigade de cavalerie indépendante sous les ordres du brigadier général William Woods Averell.

Après les combats, Hooker désavoue le plan de bataille de son commandant en chef, Ambrose Burnside. Il conteste les attaques sur les hauteurs retranchées de Lee, meurtrières et absurdes. Sa division a subi de lourdes pertes au cours des quatorze assauts ordonnés par son chef. Les critiques à l’égard de Burnside frisent l’insubordination. Hooker ne se prive pas de le calomnier avec outrecuidance.

Burnside décide alors d’effectuer une purge dans ses officiers subalternes. « Joe le Batailleur » figure bien sûr dans la liste. Il rédige une ordonnance pour être mise à l’approbation du Président Lincoln.

Concernant Hooker, il déclare : « Il est inapte à commander une unité importante dans une période telle que la nôtre aujourd’hui, je demande sa relève, dans le cas contraire je demande ma démission ».

Mais Lincoln, à bout de patience par tous ces échecs successifs, décide de destituer Burnside, et de le remplacer par Joseph Hooker.

Le 26 janvier 1863, « Joe le Batailleur » prend le commandement de l’armée du Potomac.

Lire: « la bataille de Fredericksburg« .

1863

BATAILLE DE CHANCELORSVILLE

(Du 27 avril au 6 mai 1863)

Bataille de Chancellorsville

Du 27 avril au 6 mai : bataille de Chancelorsville. Comté de Spotsylvania, Virginie.

Victoire des forces confédérées commandées par les généraux Robert E. Lee et Thomas Jackson (blessé mortellement au cours de la bataille), face à l’armée de l’Union placée sous les ordres de Joseph Hooker.

Néanmoins, Abraham Lincoln le met en garde : « Je dois craindre maintenant que l’esprit que vous avez aidé à infuser au sein de l’armée de critiquer ses commandants, ne se retourne contre vous ».

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Par ailleurs, Lincoln lui fait aussi cette remarque : « Général, je vous ai placé à la tête de l’armée du Potomac. J’ai entendu dire de sources dignes de foi que vous auriez récemment déclaré que l’armée, tout comme le gouvernement, avait besoin d’un dictateur. Ce n’est bien sûr pas pour cela, mais en dépit de cela que je vous ai confié le commandement, car seuls les généraux vainqueurs peuvent prétendre à la dictature. Je vous demande maintenant une victoire militaire, et j’assume le risque de la dictature ».

« La Guerre de Sécession », de Ken Burns.

Abraham Lincoln change une fois de plus de général en chef. Joseph Hooker est une forte tête issue de West Point surnommé « Joe le Batailleur », un homme qui boit et aime se mettre en valeur. Les ordres de Lincoln sont clairs, il doit absolument anéantir les forces de Robert Lee.

Alors qu’il prend le commandement d’une armée démoralisée après la désastreuse défaite de Fredericksburg, Hooker met en œuvre plusieurs changements pour améliorer le moral et l’efficacité de ses troupes. Il fournit à ses hommes de meilleures rations, et améliore l’hygiène de la troupe. Il met aussi en place un nouveau bureau chargé du renseignement, et créé un corps d’éclaireurs.

Le 12 avril 1863, Hooker fanfaronne, prévoyant sa victoire : « Mon plan est parfait ! puisse Dieu avoir pitié de Bobby Lee, je n’en aurai aucune ! »

Le plan de Joseph Hooker consiste à envoyer une partie de sa gigantesque armée attaquer de front les forces de Robert E. Lee (qui sont toujours à Fredericksburg), et à faire remonter le Rappahannock par le reste de ses troupes, pour qu’elles le traversent en amont et viennent prendre les Sudistes à revers.

Le 30 avril, le gros de l’armée nordiste, forte de 70 000 hommes, arrive à Chancellorsville, un lieu-dit comprenant une seule habitation (manoir) plantée au milieu d’une clairière entourée de bois épais, la forêt de la Wilderness (ce sont les Vème, XIème et XIIème corps qui traversent la rivière à Kelly’s Ford, laissant le VIème et le Ier corps en face de Fredericksburg pour fixer l’armée de Virginie du Nord).

Joseph Hooker et ses officiers s’installent au rez-de-chaussée pour peaufiner leurs plans d’attaque, certains d’avoir pris au piège Lee et ses hommes.

« L’ennemi n’aura d’autre choix que de fuir sans gloire ou sortir de derrière ses défenses et de nous affronter sur notre propre terrain, où l’attend une fin certaine ». Joseph Hooker

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« La poule est le plus sage des animaux de la création car elle ne caquette qu’une fois son œuf pondu ». Abraham Lincoln  « La Guerre de Sécession », de Ken Burns.

Mais Robert E. Lee, à la tête de troupes deux fois moins nombreuses, n’est pas dupe. Au mépris des conventions de l’Art militaire, il décide de scinder lui aussi ses forces, ne laissant à Fredericksburg qu’un quart des effectifs, pour filer avec le reste vers l’Ouest afin de se placer sur le flanc de son adversaire. Lorsque les soldats confédérés de Lee atteignent l’orée de la Wilderness, les Nordistes avancent à leur rencontre pour engager le combat.

Mais dès les premiers échanges de coups de feu, et à la surprise générale, Hooker se ravise et ordonne à ses troupes de se replier autour du manoir de Chancellorsville.

Hooker dira plus tard pour tenter de se justifier : « A dire vrai, ma confiance en Joe Hooker le batailleur s’est soudain évanouie ».

Sentant la confusion de son adversaire, Lee décide le lendemain de diviser une nouvelle fois ses troupes et d’envoyer 28 000 hommes, sous le commandement de Stonewall Jackson, contourner le flanc droit des forces nordistes, au terme d’une marche forcée d’une bonne vingtaine de kilomètres à travers bois.

Hooker se persuade, selon toute vraisemblance, que Jackson est en train de battre en retraite ; et malgré la faiblesse des forces confédérées qui lui font encore face, il choisit de ne pas bouger.

Toute la journée, des informations affluent, faisant état de très importants mouvements de troupes rebelles, juste derrière le rideau d’arbres. Nul n’y prête attention…

En fin d’après-midi, les soldats de l’Union sont en train de prendre le café en jouant aux cartes, lorsqu’une harde de cerfs sort de la forêt et traverse le camp à toute vitesse. Les hommes de Stonewall Jackson sont juste derrière…

Un rescapé de la furia de l’assaut confédéré dira : « C’était véritablement une tempête humaine, l’ennemi surgissait de tous les côtés ».

Les forces de Hooker vont reculer de trois kilomètres, avant que les Sudistes ne soient contraints par la nuit de cesser l’attaque.

Chancellorsville est à bien des égards le chef d’œuvre militaire de Robert E. Lee. Il a vraiment joué son va-tout. Il a pris des risques considérables en divisant ses forces face à un ennemi nettement supérieur en nombre, et il a maintenu la pression. La seule erreur commise à Chancellorsville, a été d’attaquer trop tard dans la journée. Jackson n’a pas eu le temps de pousser son avantage autant qu’il aurait voulu. Stonewall Jackson a même essayé de lancer une attaque de nuit, initiative exceptionnelle pendant la Guerre Civile, car il savait qu’il n’avait pas terminé l’attaque qu’il s’était fixée. Shelby Foote. « La Guerre de Sécession », de Ken Burns.

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Shelby Foote (immense romancier et historien américain dans la lignée de William Faulkner) est né le 17 novembre 1916 à Greenville, Mississippi. Il meurt le 27 juin 2005 à Memphis, Tennessee. L’auteur est assez méconnu en France. A travers son œuvre majeure, Shiloh, il décrit la Guerre de Sécession en 200 pages, en redonnant la parole à de simples soldats et officiers des deux armées.

Impatient d’en finir, Jackson songe effectivement à pousser son avantage sans attendre le lever du jour. Il part à cheval repérer les nouvelles positions de son ennemi qui s’est replié. Puis il rebrousse chemin et retourne vers ses propres lignes. C’est alors que les soldats confédérés, par erreur, tirent sur le groupe qui s’approche. Jackson est atteint de deux balles au bras gauche, et deux de ses aides de camp sont tués sur le coup ; il sera amputé le lendemain matin.

Robert Lee est catastrophé ; il dira : « il a perdu son bras gauche, et moi j’ai perdu mon bras droit ! ».

Pendant ce temps, Joseph Hooker continue d’hésiter. Alors qu’il observe, inquiet, les combats depuis la véranda de son quartier général, un obus vient frapper le pilier contre lequel il est appuyé ; il est assommé sous le choc. Sonné, il refuse cependant de céder son commandement à son commandant en second, le général de division Darius N. Couch (1822-1897). Finalement, il donne l’ordre de reculer et d’amorcer la retraite.

Darius N. Couch

La défaite est totale ; les Nordistes se replient sur l’autre rive du Rappahannock. Joseph Hooker a perdu 17 000 hommes, plus encore qu’à la bataille de Fredericksburg.

Lincoln s’exclame : « Mon Dieu, mon Dieu ! que va dire le pays ! ».

Après la bataille, plusieurs généraux subalternes, dont Darius N. Couch et le général de division Henry W. Slocum (1827-1894), critiqueront et remettrons en cause les décisions de Joseph Hooker. Couch sera tellement dégoûté qu’il refusera de servir à nouveau sous les ordres de « Joe le Batailleur ».

Le 8 juin Lee, avec l’armée de Virginie du Nord, envahit le Nord pour la seconde fois et s’avance dans la vallée de la Shenandoah. Joseph Hooker, avec l’armée du Potomac, veut attaquer ses arrières et par la suite menacer Richmond, la capitale des Sudistes. Mais après Chancellorsville, les responsables à Washington ont perdu confiance en lui et refusent.

ARMÉE DE VIRGINIE DU NORD

(1861-1865)

Sudistes au repos pour la photo

L’armée de Virginie du Nord était une armée des États confédérés d’Amérique durant la Guerre de Sécession. Au cours des opérations qui se déroulèrent dans l’Est pendant le conflit, elle représentait la force de frappe majeure de la Confédération. 

Placée sous les ordres du général Robert E. Lee, cette armée se composait en majorité de soldats venant des États de Virginie, de Caroline Du Sud, de Caroline du Nord, et du Maryland. Certaines unités étaient issues d’États tels que l’Alabama, l’Arkansas, le Tennessee et le Mississippi.

Drapeau de l’armée de Virginie du Nord

L’armée de Virginie du Nord occupait une position stratégique. Placée en limite de la ligne de séparation avec les États frontaliers, elle bloquait tout accès à la terre sacrée de Virginie en faisant face aux États de l’Union et à l’armée nordiste du Potomac.

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Le 26 juin, Hooker envoie sa lettre de démission au Président Lincoln.

Le 28 juin, Hooker est relevé de son commandement et remplacé par George Meade (appelé « la tortue aux gros yeux »).

George Gordon Meade

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Hooker reprend du service à la fin de l’année 1863. Il retrouve son commandement lorsqu’il est envoyé avec les XIème et XIIème corps de l’Armée du Potomac vers l’Ouest, pour renforcer l’Armée du Cumberland sous les ordres du général Ulysse S. Grant. Il participe ainsi à la bataille de Chattanooga (du 23 au 25 novembre 1863) et de Lookout Mountain (25 novembre 1863).

ARMÉE DU CUMBERLAND

(1861)

L’armée du Cumberland est l’une des principales armées de l’Union dans la partie ouest du théâtre des opérations pendant la Guerre Civile américaine. Elle fut créée sous le nom d’Armée de l’Ohio en novembre 1861, et placée sous les ordres du brigadier-général Robert Anderson (le héros de la défense de Fort Sumter, le 12 avril 1861).

Major Robert Anderson

 

 

LA BATAILLE DE CHATTANOOGA

(Du 23 au 25 novembre 1863)

Bataille de Chattanooga

La bataille de Chattanooga se déroule entre le 23 et le 25 novembre 1863 près de la ville de Chattanooga. Elle oppose les troupes du général confédéré Braxton Bragg, aux forces de l’Union du général Ulysses S. Grant.

Victoire de l’Union.

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Au mois d’octobre 1863, Ulysse Grant, fraîchement nommé commandant en chef sur le front de l’Ouest, arrive à Chattanooga. Il remplace sur-le-champ William Starke Rosecrans, qui vient d’être battu à la bataille de Chickamauga (du 18 au 20 Septembre 1863) par George Thomas.

Au début du mois de novembre, les Confédérés, après le départ de James Longstreet, cèdent l’initiative à leurs ennemis. Grant met sur pied un plan qui, grâce aux renforts de troupes que lui a apportés Sherman, doit lui donner accès à la Georgie. Pour cela, les soldats de l’Union doivent déloger les soldats de Braxton Bragg de la ville de Chattanooga, qui ont établi leurs lignes de défenses sur la colline de Missionary Ridge. L’attaque des flancs des forces sudistes est confiée aux généraux nordistes William Tecumseh Sherman et Joseph Hooker.

Les Confédérés de Bragg occupent alors les 10 kilomètres de crêtes à l’Est de Missionary Ridge. Leurs canons sont rassemblés sur le sommet voisin de Lookout Mountain, au sud.

Bataille de Lookout mountain

Mais Grant est résolu : il veut en finir avec cette poignée de Confédérés qui osent lui barrer le chemin ; il est déterminé à les déloger.

La bataille de Chattanooga débute le 24 novembre ; les troupes de l’Union se ruent furieusement à l’assaut de Lookout Mountain. Les soldats des deux camps combattent à travers un brouillard si épais, que la bataille restera dans les mémoires comme la « bataille au-dessus des nuages ».

A la faveur de la nuit, Bragg abandonne la partie et échappe à l’étreinte nordiste. Il quitte le sommet de Lookout Mountain pour se replier sur Missionary Ridge.

L’armée de l’Union a rompu le siège de Chattanooga ; c’est une nouvelle victoire pour le Général Grant.

Sherman déclarera : « Ce fut une grande victoire, la bataille la plus nette et la plus propre à laquelle j’ai assisté, et tout le mérite en revient à Grant ». « La Guerre de Sécession », de Ken Burns.

Durant l’été 1864, Hooker, à la tête du XXème Corps, participe avec ferveur à la Campagne d’Atlanta, sous le commandement de Sherman.

Cependant, juste avant la chute d’Atlanta, il demandera à être relevé de son commandement, mécontent de la nomination d’un officier, le major-général Oliver O. Howard.

A la mort du major-général James Birdseye McPherson (1828-1864), Sherman préfère Howard pour le remplacer au commandement de l’Armée du Tennessee. Ce qui ne plaira pas du tout à « Joe le Batailleur » : d’après lui et eu égard à son ancienneté, le poste devait lui échoir.

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ARMÉE DU TENNESSEE

C’est l’une des armées de l’Union pendant la Guerre Civile américaine (1861-1865). Placée sous les ordres d’Ulysses S. Grant, elle restera sous son commandement jusqu’à la victoire de Vicksburg, en 1863. Elle prend son nom à la rivière Tennessee, et évoluera sur le théâtre ouest du conflit.

A sa création, elle comprend des divisions du district militaire de Cairo (Illinois), rattachées au « Department of Missouri ». Elle prendra le nom d’« Army of West Tennessee », qui deviendra ensuite « Army of the Tennessee ». En 1864, l’armée passera sous le commandement de William T. Sherman ; elle sera dissoute le 1er août 1865.

On ne doit pas faire la confusion avec l’Armée confédérée du Tennessee du même nom, « Army of Tennessee », mise sur pied le 20 novembre 1862. Cette armée était alors la principale force sudiste située entre les Appalaches et le fleuve Mississippi, et tire son nom de l’État du Tennessee.   


      

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Du 1er octobre jusqu’à la fin de la Guerre, Hooker commande le département du Nord (comprenant les États du Michigan, de l’Ohio, de l’Indiana et de l’Illinois), le département de l’Est, et enfin le département des Lacs.

Le 13 mars 1865, il est nommé major-général pour sa bravoure et les services rendus lors de la bataille de Chattanooga.

Le 4 mai 1865, Hooker dirigera le cortège funèbre de Lincoln à Springfield.

Le 2 septembre 1866, il quitte le service actif des volontaires.

Le 15 octobre 1868, Hooker prend sa retraite de l’armée américaine avec le grade de major-général de l’armée régulière.

SA FIN DE VIE

Sa vie d’après-guerre sera marquée par une mauvaise santé ; il sera partiellement paralysé suite à un accident vasculaire cérébral.

Statue équestre du général Hooker

Hooker décède le 31 octobre 1879 lors d’une visite à Garden City, New York. Il est enterré au cimetière de Spring Grove, Cincinnati, Ohio, la ville natale de sa femme.

Sources :

La « Guerre de Sécession », de Ken Burns.  

https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Hooker

https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=https://en.wikipedia.org/wiki/Joseph_Hooker&prev=search

https://www.geni.com/people/Maj-Gen-Joseph-Fighting-Joe-Hooker-USA/6000000012608430758

https://fr.wikipedia.org/wiki/Massachusetts

https://www.wikitree.com/wiki/Hooker-213#Biography

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