La bataille d’Eckmühl | 22 avril 1809

aiglenLa bataille d’Eckmühl

(22 avril 1809)

 

« Je veux que le fils d’un cultivateur puisse se dire : « Je serai un jour cardinal, maréchal de France ou ministre ».

Napoléon Bonaparte

Echmühl

Echmühl


Campagne d’Allemagne et d’Autriche

 

Bataille de la cinquième coalition

Situation

Le combat a lieu le 22 avril 1809 à Eckmühl en Bavière, près de Munich.


Forces en présence

La bataille oppose l’Empire français et ses alliés, les Royaumes de Bavière et du Wurtemberg, à l’Empire d’Autriche.

Pour les Français : environ 36 000 hommes sous les ordres du maréchal Louis Nicolas Davout, puis 100 000 avec l’arrivée de Napoléon 1er.

Davout_Lt-Col

Davout

Pour les Autrichiens : 80 000 hommes commandés par l’archiduc Charles-Louis d’Autriche.

Charles,_Archduke_of_Austria_-_Lawrence_1819

Charles-Louis d’Autriche


Contexte

L’Autriche, encouragée par l’Angleterre, veut profiter du revers désastreux des armées françaises, empêtrées en Espagne, où elles n’arrivent pas à vaincre. A la tête d’une puissante armée forte de 200 000 hommes, l’archiduc Charles-Louis d’Autriche pénètre en Bavière et envahit le Grand Duché de Varsovie.


Déroulement

La veille de la bataille, l’armée autrichienne (80 000 hommes), commandée par l’archiduc Charles, se trouve face aux troupes de Louis-Nicolas Davout, en infériorité numérique. Celui-ci ne dispose en effet que d’environ 30 000 hommes : depuis la bataille d’Abensberg, il pourchasse l’ennemi autrichien sur son aile droite.

Le lendemain vers midi, l’archiduc, ayant pris connaissance de son avantage numérique, passe à la contre-attaque. Mais il affronte un adversaire résolu et décidé à résister. Avec un rapport de deux contre un, Louis-Nicolas Davout va renouveler son exploit de la bataille d’Auerstaedt (14octobre 1806). L’attaque autrichienne est axée, sans vigueur, sur l’aile droite du dispositif commandé par le maréchal Davout. Ce dernier tiendra ses positions jusqu’à l’arrivée de Napoléon avec le gros de l’armée. L’Empereur, qui atteint le champ de bataille vers 14 heures, dispose des corps d’armée de Jean Lannes, d’André Masséna, des cuirassiers de Nansouty (Étienne Marie Antoine Champion de Nansouty), de Saint-Sulpice (Raymond Gaspard de Bonardi, comte de Saint-Sulpice), et d’une division wurtembourgeoise sous les ordres de Vandamme (Dominique Joseph René Vandamme).

Napoléon, dès son arrivée, se porte sur l’aile droite de Davout, qui attaque aussitôt le centre du dispositif ennemi. Les Wurtembourgeois, sous les ordres de Vandamme, prennent à la baïonnette Eckmühl, alors que Jean Lannes déborde la gauche de l’armée autrichienne.

Dominé de toutes parts, sur son centre et sur ses ailes, l’archiduc décide de se retirer. Mais la grande Armée est épuisée et harassée ; les hommes et les chevaux doivent se reposer. Elle n’est donc pas en mesure de poursuivre son ennemi pour parachever sa victoire.


Pertes

Pour les Français : 3500 morts et blessés. Le général Jean-Baptiste Cervoni est tué lors de la bataille, emporté par un boulet de canon.

Pour les Autrichiens : 6 000 hommes tués ou blessés, et 4000 prisonniers.


Conséquences

Pour ses faits d’armes, Louis-Nicolas Davout sera nommé par Napoléon prince d’Eckmühl.

23 avril : victoire française de Napoléon 1er  et de Louis-Nicolas Davout, sur les Autrichiens à la bataille de Ratisbonne.

24 avril : victoire française à la bataille de Neumarkt.

26 avril : Napoléon marche sur Vienne.

30 avril : les troupes du maréchal Lefebvre entrent dans Salzbourg.

3 mai : bataille d’Ebersberg, en Autriche. Victoire française d’André Masséna sur l’armée autrichienne commandée par Johann von Hiller.

12 mai : prise de Vienne. Napoléon prend ses quartiers au palais de Schönbrunn.

13 mai : Vienne capitule.

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Palais Shönbrunn Vienne

 aigle

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5 réponses

  1. Sylvain Foulquier dit :

    Injustement méconnue, la bataille d’Eckmühl est l’une des plus belles victoires napoléonienne. Par contre, l’article contient une inexactitude : les Autrichiens ont perdu environ 6000 hommes tués ou blessés (plus 4000 prisonniers) et non pas 12000 hommes tués ou blessés, chiffre très exagéré.

  2. Sylvain Foulquier dit :

    L’article contient une inexactitude : les Autrichiens ont perdu à Eckmühl environ 6000 hommes tués ou blessés (plus 4000 prisonniers) et non pas 12.000 tués ou blessés, chiffre très exagéré.

  3. Jean Marie Borghino dit :

    Merci monsieur Foulquier pour vos précisions, mais je n’ai pas trouvé dans mes recherches votre chiffre, je vais reconsidérer mes statistiques et me renseigner vers des sources personnelles. Merci encore de m’avoir lu.

  1. 15 avril 2015

    […] à Teugen-Hausen (appelée aussi Tengen), le 20 avril à Abensberg, le 21 à Landshut, et le 22 à Eckmühl ; il oblige ainsi l’archiduc Charles à refranchir le Danube à […]

  2. 18 avril 2015

    […] à Teugen-Hausen appelée aussi Tengen, le 20 avril à Abensberg, le 21 à Landshut, et le 22 à Eckmühl ; il oblige ainsi l’archiduc Charles à refranchir le Danube à […]

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