Les Témoins du Passé – L’Aqueduc romain du Gier

LES TÉMOINS DU PASSE

ANTIQUITÉ

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L’AQUEDUC ROMAIN

DU GIER

OU

 DU MONT-PILAT

 Le Plat de l'Air vue en perspective des arches (11)

Blason_du_département_de_la_Loire

Blason de la Loire

Blason du Rhône

Blason du Rhône

 

DESCRIPTION

ÉDIFICE : aqueduc.

STYLE : Gallo-romain.

LIEU : de Saint Chamond (Loire) à Lyon (Rhône).

DATE DE CONSTRUCTION : probablement milieu du Ier ou début du IIème siècle apr. J.-C.

LONGUEUR : 86 km. Distance à vol d’oiseau entre les 2 extrémités : 42 km.

ALTITUDE DE DÉPART : 405 m (St Chamond).

ALTITUDE D’ARRIVÉE : 299,5 m (Lyon – Loyasse).

CANAL : maçonné, voûté, enterré, de section constante.

LARGEUR : 55 cm.

HAUTEUR : 1,6 m sous clé et 1.3 au piédroits.

PENTE MOYENNE : 1,1 m par km.

DÉBIT ESTIME : 15 000m3/jour.

TUNNELS : 11, d’une longueur variant de 80 à 825 m, et d’une longueur totale cumulée de 3,4 km.

PONTS-CANAL : 30, peut-être plus de 40, atteignant 30 m de longueur et 10 à 12 m de hauteur.

MURS ET FILES D’ARCHES : 10, longs de 913 m, 616 m, 590 m, 290 m, etc… D’une longueur totale cumulée de 4,5 km.

REGARDS : 1 tous les 77 mètres (soit plus de 1000 au total).

SIPHONS : au nombre de 4 avec conduites forcées : La Dureze (700m), Le Garon (1210 m), L’Yzeron (2660 m), et Trion (575 m).

PÉRIODE : dynastie Julio-Claudienne.

UN PEU D’HISTOIRE

La dynastie dite Julio-Claudienne est la première des dynasties à avoir régné sur l’Empire romain. Les Julio-Claudien sont issus de deux familles patriciennes :

1 – La Gens Iulia est composée d’Auguste (27 av. J.-C. – 14 apr. J.-C.), de Tibère (14 – 37), et de Caligula (37 – 41).

2 – La Gens Claudia est composée de Claude Ier (41 – 54) et de Néron (54 – 68).

Mort sans descendance, Néron est le dernier empereur de cette dynastie. Celle des Flaviens lui succède.

Les Flaviens sont une dynastie d’empereurs romains issus de la gens Flavii, qui ont régné sur l’Empire romain de 69 à 96: Vespasien (de 69 à 79), Titus (de 79 à 81) et Domitien (de 81 à 96).

NB : Jules César, père adoptif d’Auguste, fut le premier des Césars et le premier de la dynastie des Julio-Claudiens. Cependant les historiens ne le classent pas au rang des empereurs, alors

Buste présumé de Jules César

Buste présumé de Jules César

qu’il fut désigné imperator et dictateur à vie. (Lire la Magistrature romaine).

 

PROTECTION :

Les vestiges de l’aqueduc font l’objet de multiples protections au titre des monuments historiques.

– Classement sur la liste des MH en 1875, 1900, 1962 et 1986.

– Inscrit aux Monuments Historiques en 1964.

– Déclaré patrimoine en péril en 2018.

Éléments protégés :

Le pont-siphon de « Beaunant » : classement par liste de 1875.

Les cinq piles sises au lieu-dit « Les Crêtes » : classement par arrêté du 11 août 1986.

 

LUGDUNUM « L’ANTIQUE », BAIGNÉE PAR LES EAUX…

Située principalement sur la colline de Fourvière, la capitale des Gaules pouvait atteindre une altitude de 300 mètres, alors que la basse ville sur les rives de la Saône était à 160 mètres de hauteur. Les sources qui jaillissaient sur la colline étaient rares, et aucune n’existait au-dessus du seuil de Trion. Il était donc vital de disposer d’eau potable dans toute la ville. Pour palier à cette carence, on a eu recours, grâce à un système d’aqueducs, aux eaux des massifs montagneux des environs (Monts d’Or, Monts du Lyonnais et massif du Pilat).

Une des particularités de ces ouvrages, par rapport à ceux classiques de Rome ou de Nîmes, fut l’obligation de construire de savants dispositifs, tels les siphons, nécessaires pour franchir les vallées de l’Yzeron et le ruisseau de Rochecardon. Ces deux anfractuosités géologiques séparaient la colline de Fourvière des hauteurs des Monts du Lyonnais et des Monts d’Or, d’où était puisée l’eau.  

La ville antique de Lugdunum sera donc approvisionnée par quatre aqueducs, sur une longueur totale de 220 kilomètres.

1 – L’AQUEDUC DES MONTS D’OR

Long de 26 km, c’est le plus ancien des aqueducs qui desservaient la ville antique de Lyon (Lugdunum). Il captait les eaux des Monts d’Or et venait finir sa course au quartier des Minimes (actuel 5ème arrondissement de Lyon).

Lavoir des Gambins point de départ de l'aqueduc des Monts d'Or

Lavoir des Gambins point de départ de l’aqueduc des Monts d’Or

2 – L’AQUEDUC DE L’YZERON

Parfois nommé aqueduc de Craponne, l’aqueduc de l’Yzeron est l’un des quatre aqueducs antiques qui alimentaient en eau la ville de Lyon. Contrairement aux autres aqueducs de Lugdunum, il est composé de plusieurs réseaux de recueillement des eaux. Long de 26 à 40 kilomètres suivant le réseau, il prenait sa source principale à Yzeron, et arrivait à une altitude estimée à 268 mètres dans l’actuel quartier du Point-du-Jour. Il fut le second (datation incertaine) dans l’ordre de construction, durant le règne d’Auguste, peut-être vers l’an 9 av. J.-C.

Aqueduc de Craponne

Aqueduc de l’Yzeron vestiges des pilles

3 – L’AQUEDUC DE LA BREVENNE

Long de 70 km, l’Aqueduc de la Brévenne fut construit sous le règne de l’Empereur romain Claude Ier (41 – 54). Il fut le 3ème construit pour alimenter Lugdunum en eau, et arrivait au quartier de Fourvière dans l’actuel 5ème arrondissement de Lyon. Il doit son nom à la rivière d’où il captait ses eaux, la Brévenne. Son alimentation en eau se faisait assez haut en altitude (600 mètres environ), sur la commune d’Aveize. Il s’étend donc sur le revers des Monts du Lyonnais, qu’il contourne par le nord pour atteindre la vallée de la Saône et Lyon.  

 

Aqueduc de la Brévenne rampant du sillon des Massues

Aqueduc de la Brévenne rampant du sillon des Massues

4 – L’AQUEDUC DU GIER

Avec ses 86 km il est un des plus longs aqueducs connus du monde antique. Les vestiges encore visibles de nos jours en surface, et les nombreux regards d’entretien, ont permis de bien reconstituer son tracé d‘origine. Captant ses eaux sur les hauteurs de Saint-Chamond dans le massif du Pilat (Loire), il serpente sur le relief du plateau et arrive dans le département du Rhône en traversant Mornant, Orliénas, Chaponost, et Sainte-Foy-lès-Lyon, pour enfin terminer sa course à Fourvière (Lyon).

 

L’AQUEDUC DU GIER

RÉGLEMENTATION

Le statut régissant l’utilisation de l’aqueduc est méconnu. Le seul témoignage directement lié aux aqueducs de Lugdunum dont nous disposons est la pierre de Chagnon. Découverte en 1887, elle se présente sous la forme d’une plaque de grès. Elle fut mise à jour dans le périmètre de l’ouvrage antique du Gier, au contournement de la vallée de la Durèze. Cette plaque signalétique mesure 1,58 m sur 0,62 m et porte l’inscription latine CIL XIII, 1623.

EX AVCTORITATE IMP(eratoris) CAES(aris) TRAIA NI HADRIANI AVG(usti) NEMINI ARANDI SER ENDI PANG ENDIVE IVS EST INTRA ID SPATIVM AG RI QVOD TVTE LAE DVCTVS DESTINATVM EST.

Hadrien

Hadrien

« Par ordre de l’empereur César Trajan Hadrien Auguste, personne n’a le droit de labourer, de semer ou de planter dans cet espace de terrain qui est destiné à la protection de l’aqueduc »

La pierre de Chagnon

La pierre de Chagnon

La traduction du texte de cette inscription est assez facile, mais demeure commune. L’écriture reprend les termes d’une législation générale établie par Auguste en 11 et 9 av. J.-C, et rapportée par Frontin, dans son traité sur les aqueducs.

Frontin, Sextus Iulius Frontinus (né vers 35/40 et mort probablement en 103), est un triple consul, suffect en 74 et 98 et éponyme en l’an 100 sous Trajan, général de l’Empire romain et gouverneur de Bretagne de 76 à 78 sous Vespasien.

Il est avant tout connu comme écrivain militaire et administrateur principal des eaux de Rome sous Nerva.

Marcus Cocceius Nerva, né le 8 novembre 30 à Narni et mort le 27 janvier 98 à Rome, est empereur romain du 18 septembre 96 jusqu’à sa mort.

Lire : la Magistrature romaine.

Il existe une inscription similaire concernant l’aqueduc de Venafro en Italie. Cette dernière impose une distance à respecter de huit pieds d’écart entre les constructions et l’aqueduc.  

 

ITINÉRAIRE DES SITES TRAVERSES PAR L’AQUEDUC DU GIER

 1 – SAINT CHAMOND (Loire)

A l’inverse des autres aqueducs qui approvisionnent Lugdunum, celui du Gier ne se branche pas précisément à la source mais directement à la rivière.

Site du captage à Saint-Chamond

Site du captage à Saint-Chamond

2 – L’HORME (Loire)

3 – CELLIEU (Loire)

4 – LA GRAND’CROIX (Loire)

5 – LORETTE (Loire)

6 – GENILAC (Loire)

Au lieu-dit « Leymieux », l’aqueduc franchissait la Durèze par un pont siphon. Il subsiste aujourd’hui le réservoir de chasse, qui dispose encore de sept trous de départ des canalisations en plomb sur les dix que comptait l’ouvrage à l’origine.  Quelques vestiges de piles du pont de la vallée de la Durèze sont encore visibles. Les vestiges du pont-siphon sont classés Monuments Historiques depuis 1962.

7 – CHAGNON (Loire)

On peut accéder à une partie de l’aqueduc en passant par un tunnel qui porte le nom de « Cave du Curé ».

8 – VALFLEURY (Loire)

9 – SAINT-ROMAIN EN JAREZ (Loire)

10 – SAINT-MARTIN-LA-PLAINE (Loire)

11 – SAINT-JOSEPH (Loire)

Après être passé par Saint-Martin-la-Plaine, l’aqueduc parvient au lieu-dit « Le Rieu ». En 1996, lors de travaux de terrassements, l’on a mis à jour une borne de protection de l’édifice identique à

Pierre du Rieu exposée au Musée gallo-romain de Fourvière

Pierre du Rieu exposée au Musée gallo-romain de Fourvière

celle de Chagnon. Elle circonscrivait une limite autour de l’aqueduc. Il était interdit de labourer, de semer ou de planter dans une zone de six à quinze pieds de part et d’autre de celui-ci, afin de protéger le conduit souterrain qui rejoignait Saint-Didier-sous-Riverie au pont du Bozançon. 

12 – SAINT-DIDIER SOUS RIVERIE (Rhône)

Après avoir traversé en souterrain la commune de Saint-Joseph, l’aqueduc franchit, grâce à des ponts, les vallées du Grand et du Petit Bozançon. Les vestiges sont difficiles d’accès.

Saint-Didier sous Riverie vestige du canal de l'aqueduc coupé par le chemin du Vieux Moulin

Saint-Didier sous Riverie vestige du canal de l’aqueduc coupé par le chemin du Vieux Moulin

13 – SAINT-MAURICE SUR DARGOIRE (Rhône)

Le pont des Granges

Il avait à l’origine 5 arches. L’arche principale est renforcée par des contreforts. Les arases sont en schiste ; on peut deviner un regard du côté aval du pont, ainsi qu’un départ de voûte.

L’arase est le niveau supérieur d’un ouvrage de maçonnerie généralement bien aplani, servant de base pour la suite de la construction.

14 – MORNANT (Rhône)

Le pont du Mornantet

A l’origine, l’arche principale enjambait la rivière ; le cours d’eau s’est donc déplacé. On observe côté ouest le parement réticulé qui a très bien été conservé. Sur la cime de l’aqueduc, le canal avec son enduit est encore visible, mais la voûte a disparu. A la sortie du pont, le conduit s’enfonce dans le sol en direction de la route, qui l’a séparé en deux.

Le pont du Corsenat (aval)

En aval, la culée du pont finit sa course presque au niveau du sol. Ensuite, l’aqueduc bifurque brusquement et s’enterre dans le sol.

15 – SAINT-LAURENT D’AGNY (Rhône)

16 – TALUYERS (Rhône)

17 – ORLIENAS (Rhône)

18 – SOUCIEU en JARREST (Rhône)

Le mur de Granchamp

D’une longueur de 200 mètres environ, le mur affiche un beau parement réticulé, et amène le canal de l’aqueduc jusqu’à l’entrée de la commune de Soucieu-en-Jarrest. La route D25 a coupé le mur sur la partie aval ; une petite construction, au-dessus du piédroit gauche, laisse envisager ce qui fut un probable regard. Une petite arche laisse apparaître ses claveaux où se succèdent briques et pierres.

Parement de mur réticulé : désigne une sorte de maçonnerie souvent utilisée par les Romains ; revêtement de petites pierres ou de briquetage, dont la disposition offre à l’œil l’image d’un réseau.

Le site de l’Archet (chameau)

Puis le canal disparaît sous terre et ressort progressivement sur une série d’arches dont la dernière, isolée, présente la forme d’un chameau (qui a donné son nom à ce site).

Le réservoir de chasse de la gerle

Après le site de l’Archet « chameau », l’aqueduc suit son tracé dans le bois attenant ; on y trouve de nombreux blocs de l’édifice. Puis l’ouvrage romain surgit à nouveau sur une longue suite d’arches, menant au réservoir de chasse dit de « la Gerle ». Celui-ci ayant subi outrageusement les ravages du temps, affiche encore les trous dans lesquels venaient prendre place les tuyaux de plomb, qui dévalaient ensuite vers le pont-siphon du Garon. On remarque des restes d’enduit et les solins (cordons d’étanchéité) qui sont encore apparents.

19 – BRIGNAIS (Rhône)

Le pont siphon du Garon

Il comptait 23 arches et mesurait 208 mètres de longueur sur une hauteur de 21 mètres. Aujourd’hui, il ne reste que 6 arches sur la rive droite du Garon, et 4 sur la rive gauche.

20 – CHAPONOST (Rhône)

LE PLAT DE L’AIR

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Après avoir traversé Chaponost, l’aqueduc arrive au site du « Plat de l’Air ». Porté par une longue rangée d’arches, il se termine au troisième siphon. Le conduit et le réservoir de chasse du siphon de l’Yzeron, au lieu-dit « Plat de l’Air », font l’objet d’un classement au titre des Monuments historiques depuis 1900.

Début de l’aqueduc vers le Plat de l’Air

On peut admirer les « réticulés » en calcaire blanc. La construction apparente de l’ouvrage antique est ici en pierre, en brique et en blocage. On remarque que les sections externes sont particulièrement soignées, avec de beaux revêtements de moellons en losange, (« opus reticulatum »), espacés régulièrement par deux épaisseurs de larges briques (« arases ») et par des arêtes intérieures en briques pour les arcades.

Les arches du Plat de l’Air

 

 

Vue en perspective des arches du Plat de l’Air

Les piles des arches du Plat de l’Air

Les regards et le conduit d’eau

On aperçoit sur le conduit des regards, qui laissent entrevoir l’enduit intérieur (« le tuileau ») ayant résisté au temps et visible le plus souvent sur le piédroit du côté droit. La teinte rose de ce mortier étanche au « tuileau » (opus signinum) est visible le long des parties du conduit qui ont disparu.

  

Tuileau : enduit d’étanchéité romain de réemploi composé de briques ou de tuiles broyées.

Le coude

Au bout de la longue file d’arches, l’aqueduc amorce un virage à droite (coude) pour terminer son périple dans le troisième réservoir de chasse, et aboutir au rampant du siphon de l’Izeron. Ce dernier permettait aux tuyaux de plomb de descendre et de rejoindre le sol pour aborder la vallée de Beaunant.

 

LE RÉSERVOIR DE CHASSE ET LE RAMPANT DU PLAT DE L’AIR

Reconstitution du Réservoir de Chasse du Plat de l’Air à Chaponost (69) sur l’aqueduc du Gier.

Un bel ensemble architectural et technique qui permettait à l’aqueduc de passer des dépressions de plus de cent mètres. De ce fait, les tuyaux de plomb de l’époque devaient résister à une pression de 11 bars… un bel exploit pour ces temps antiques!

Réservoir de chasse du Plat de l'Air à Chaponost

Photo de Paul François

Ci-dessous, l’impressionnant rampant de Chaponost avant d’aborder la vallée de Beaunant.

 

21 – SAINTE-FOY-LES-LYON (Rhône)

Le pont siphon de Beaunant (siphon de l’Izeron)

Du réservoir de chasse du Plat de l’Air à Chaponost, le siphon de l’Yzeron se prolonge par le pont-siphon de Beaunant à Sainte-Foy-lès-Lyon. Il est impressionnant par ses dimensions. La hauteur des arches et leur largeur figurent parmi les plus importantes de l’Aqueduc. Le franchissement de l’Izeron est une véritable prouesse technique. L’aqueduc devait traverser une dépression de près de 3 km de largeur, avec une dénivellation de 140 mètres. La construction d’un siphon, ultime réalisation de cette partie de l’aqueduc, s’avérait être la seule solution possible.

Dimensions du pont siphon de Beaunant :

– 2600 m de distance entre les deux réservoirs.

– 123 m de flèche (hauteur entre le réservoir de chasse et la partie basse du siphon).

– La partie basse est formée d’un pont canal de 270 m de long et 17 m de haut.

– La canalisation sur l’ensemble du siphon est constituée d’un faisceau de 12 tuyaux de plomb de 27 cm de diamètre. Pour éviter leur éclatement à la trop forte pression (13 bars de pression à soutenir dans la partie basse), ceux-ci ont été noyés dans le mortier afin d’en assurer leur résistance.

22 – LYON (Rhône)

Rue Radisson

Après avoir traversé le plateau de Sainte-Foy-lès-Lyon, l’aqueduc franchit une dernière vallée, celle du col de Trion, grâce au siphon du même nom. Ce dernier débute par son réservoir de chasse, dans le fort Saint-Irénée, enjambe le col du Trion, puis arrive enfin dans un réservoir de chasse (disparu de nos jours, dans l’actuelle rue Roger-Radisson).

 

Réservoir terminal de Cybèle

Il se présente en surface par une double salle de 28 x 11 m, avec un mur au centre percé de cinq arcades. Le sol et les murs sont enduits d’un revêtement en « tuileau » (mortier d’étanchéité).

Réservoir_de_Cybèle réservoir terminal de l'aqueduc du Gier à Fourvière

Réservoir de Cybèle réservoir terminal de l’aqueduc du Gier à Fourvière

 

Arrivée de l'aqueduc du Gier sur la colline de Fourvière

Arrivée de l’aqueduc du Gier sur la colline de Fourvière

Ces renseignements nous permettent de préciser la fonction de l’édifice comme celle d’une citerne à deux réservoirs. Ses dimensions sont imposantes et son volume de stockage estimé à 1500 m3. Son altitude (niveau du radier à 288 m) peut expliquer l’hypothèse d’un château d’eau parachevant l’aqueduc du Gier, seul capable d’atteindre cette élévation. La mise à jour ultérieure, en contrebas de cette retenue, d’un réseau d’égout de grande taille, puis des thermes de la rue des Farges, permettent d’affirmer l’existence d’un important débit d’eau dans la zone, ce qui étaye la théorie de réservoirs terminaux de l’aqueduc. 

 Blason du Rhône

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