Les Témoins du passé – La Collégiale Notre-Dame d’Espérance

LES TÉMOINS DU PASSE

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COLLÉGIALE NOTRE-DAME

D’ESPÉRANCE

Façade frontale

Montbrison

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Loire

Blason-du-département-de-la-Loire

CULTE : catholique romain.

TYPE : collégiale.

STYLE : gothique.

RATTACHEMENT : diocèse de Saint-Étienne.

DÉBUT DE CONSTRUCTION : 13ème siècle.

FIN DES TRAVAUX : 16ème siècle.

PROTECTION : le site est classé sur la liste des monuments historiques en 1840.

RÉGION : Auvergne-Rhône-Alpes.

Collégiale ou église collégiale : Église qui, sans être le siège de l’autorité épiscopale, est confiée à un collège de clercs (chapitre ou groupe de chanoines). Leur nombre peut varier selon les lieux.

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PRÉSENTATION

La collégiale Notre-Dame d’Espérance fut fondée par Guy IV, comte du Forez (1196-1241) ; son corps repose dans l’église.

L’histoire de la collégiale débute quand Guy IV, qui avait pour objectif de faire de Montbrison la capitale du Forez, décide d’y ériger une collégiale consacrée à la Vierge. Il y installe un chapitre de 13 chanoines, instruits et complaisants, qui auront en charge la gestion du comté.

HISTORIQUE

– Au 12ème siècle, Montbrison se situe sur la rive gauche de la rivière Vizézy.

– C’est sur la rive droite, sur la commune de Moingt, là où les comtes de Forez possèdent un château, que Guy IV choisit de construire son église. Le terrain est donc acquis à un seigneur voisin.

– Les travaux débutent en 1212. La configuration des sols marécageux oblige les constructeurs à procéder à de très profondes et résistantes fondations. L’église ne sera achevée que deux siècles plus tard, en 1466.

– En 1223, dans son château de Moingt, Guy IV fait rédiger par écrit l’acte de fondation.

– Le 15 juillet de la même année, le comte procède à la notification solennelle de l’acte devant l’église Saint-Julien d’Antioche. L’événement est officialisé par la participation de Renaud de Forez, son oncle, qui est l’archevêque de Lyon.

Renaud de Forez

Renaud de Forez

– Le 23 novembre 1226, l’édification du chœur est bien avancée et permet d’y célébrer le premier office. Pour commémorer l’événement, Guy IV fait poser par son jeune fils, alors âgé de cinq ans, la pierre d’honneur de l’édifice. Cette dernière est scellée au fond de l’abside, sous la fenêtre d’axe. La cérémonie se fait en présence de Renaud de Forez, archevêque de Lyon et oncle du comte.

Pierre d'honneur 1226

Pierre d’honneur 1226

Sur cette pierre est gravée l’inscription suivante :

« Lecteur, souviens-toi toujours qu’en la fête de Clément, deux fois cent, quatre fois cinq six ajouté, l’an du seigneur une fois mil, deux fois cent, quatre fois cinq six ajouté, la première pierre de cette église fut placée. Elle témoigne que Guy V, tout enfant, l’a posée, représentant le comte son père et son oncle l’archevêque de Lyon. Le père a fourni librement l’emplacement, a pourvu la construction et l’a dotée. Sa dot est la seigneurie de Moingt, la dîme de Verrières et 60 livres du marché de Montbrison. »

– En 1536, François 1er vient à Montbrison pour rattacher le Forez à la couronne de France, et devient le 1er chanoine de Notre-Dame.

– En 1562, durant les guerres de religions, les protestants mettent la ville à sac et Notre-Dame est ravagée et dépouillée de son trésor.

– En 1793, pendant la Révolution, les chanoines sont chassés et l’église à nouveau saccagée par les troupes de Claude Javogues. La collégiale devient un temple de la Raison qui servira de cantonnement pour les militaires, et sera de nouveau spoliée de ses richesses. 

– En 1803, après le Concordat, Notre-Dame devient une église paroissiale.

PLAN DE LA COLLÉGIALE

 

 

EXTÉRIEURS

1- façades extérieures

 

 

2 – Portail d’entrée

Le portail est bordé de deux tours flanquées par deux contreforts. Le trumeau, le pilier central qui soutenait son linteau, a disparu. Son tympan est sculpté et dominé de voussures en arc d’ogive. L’on distingue des niches pour y accueillir des statues, mais seule la partie centrale de l’ouvrage est utilisée par une Vierge et son enfant (13ème siècle).

 

 

3 – Rosace extérieure

 

 

 INTÉRIEURS

1 – Les entrées latérales

 

2- La nef

 

3 – Les stalles

 

4 – La croix des Saints ou d’Estiallet

Afin de se préserver des dangers, des fléaux de l’époque, et pour demander la fin de la peste en invoquant la protection divine, les habitants de Montbrison érigent une croix sur la berge de la rivière Vizézy ; au hameau d’Estiallet plus exactement. Placé à l’Ouest de la cité, ce petit ouvrage fabriqué en grès, appelé « Croix des Saints ou croix d’Estiallet », mesure 2 mètres 21 de hauteur. Pour lutter contre les épidémies, six statues de saints sont superposées deux par deux : celles de Jean-Baptiste, Laurent, Catherine, Barbe, Madeleine et Pierre. Elles étaient autrefois peintes de couleurs flamboyantes. Aujourd’hui, on peut encore apercevoir des traces de polychromie. Le croisillon initial de cette époque, daté par Louis Bernard de 1628, a été perdu. Cet objet de culte, qui a traversé la Révolution, fut restauré en 1820. A l’aube du 20ème siècle, il se trouvait toujours à sa place sur les bords de la rivière Vizézy

 

5- La chaire

 

6 – L’autel

 

7 – Les orgues

 

8 – Les vitraux

 

9 – Le baptistère

 

CHAPELLES

La collégiale, d’architecture gothique, a été construite d’est en ouest. Il faudra attendre près de 250 ans pour voir l’édifice actuel dans sa version intégrale. Le comte du Forez Guy IV s’était engagé à ce que lui, et plus tard ses descendants, perpétuent la construction de la collégiale jusqu’à son achèvement total.

L’église telle qu’elle nous apparaît de nos jours comprend trois vaisseaux sans transept, avec une nef de cinq travées et une travée droite pour le chœur. L’abside est polygonale à cinq pans. Chaque collatéral se termine par une chapelle située au niveau du chœur. Huit chapelles latérales ont été ajoutées entre 1480 et 1516.

 

1- Chapelle de la Sainte Vierge

 

2 – Chapelle Saint André

L’ancienne chapelle Saint-André, autrefois nommée Sainte-Catherine, était utilisée comme salle capitulaire. C’est en 1690, lors de la restauration de l’église, que l’on découvre une fresque murale du 13ème siècle. Cette dernière représente, sous une arcade trilobée, Sainte Catherine d’Alexandrie terrassant le dragon. A ses pieds l’on distingue un chanoine agenouillé en train de prier. On peut lire au-dessus de lui cette inscription : « Clamens Rose ». Celle-ci atteste l’origine du nom : Clément Rosset. Elle situe à cet endroit la tombe du chanoine gestionnaire de l’Hôtel-Dieu qui fit ériger la chapelle.

 

3 – Chapelle Saint Antoine

 

4 – Chapelle  Saint Michel

 

5 – Chapelle Sainte Cécile

6 – Chapelle Saint Aubrin

 

7 – Chapelle des morts

 

8 – Chapelle Saint Louis

 

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