Le site antique de Glanum

LES TÉMOINS DU PASSÉ

ANTIQUITÉ

LE SITE ANTIQUE DE GLANUM

Blason de la ville de Saint-Rémy de Provence

 

Blason des Bouches du Rhône

 

DÉNOMINATION : Site archéologique.

TYPE : Fouilles de Glanum.

PROVINCE ROMAINE : Gaule narbonnaise.

ÉTAT DE CONSERVATION : Vestiges.

PÉRIODE DE CONSTRUCTION : Gallo-Romaine.

ÉPOQUES :

Protohistoire : Âge du fer.

Antiquité :

Époque Hellénistique.

– République romaine puis Empire romain.

PROTECTION :

Classement aux Monuments Historiques le 28/5/1925, le 1/11/1935 et le 14/3/1938.

– Inscription sur la liste des Monuments Historiques par arrêté le 26/4/1989.

PROPRIÉTÉ : de l’État, de la commune, d’une association et propriété privée.

COMMUNE : Saint-Rémy-de-Provence, Bouches du Rhône, France.

LOCALISATION : Glanum se trouve au pied du massif des Alpilles sur son versant nord, à 2 kms de Saint-Rémy-de-Provence, à environ 20 kms d’Avignon et de l’entrée de la vallée du Rhône.

Glanum est placée au carrefour de deux voies romaines antiques qui reliaient l’Italie et l’Espagne, dont une passait par les Alpes. La ville s’étire au départ d’un défilé rocheux aboutissant au Mont Gaussier. A l’entrée du site, on découvre, dressés de l’autre côté de la route départementale, le cénotaphe des Lulii (appelé improprement Mausolée) et l’Arc de Triomphe de Glanum. Les deux monuments, que l’on nomme généralement les « Antiques », sont distants de quelques mètres.

Cénotaphe : tombeau élevé à la mémoire d’un mort et qui ne contient pas son corps.

GLANUM ET SON HISTOIRE

DE L’OPPIDUM SALYEN A LA CITE LATINE

EN BREF !

Glanon fut d’abord une cité grecque dédiée à un dieu guérisseur, avant de devenir Glanum la cité romaine antique. Elle a connu son plein essor sous le règne du premier empereur romain Auguste (né en 63 av J.-C, mort en 14 ap J.-C). La cité, blottie contre la chaîne des Alpilles, se développa grâce à la proximité de la Voie Domitienne et la présence d’une source (source sacrée). La ville est bâtie sur différentes couches de civilisation que l’on peut regrouper en trois grandes périodes : gauloise, helléniste et romaine.

ÉPOQUE GAULOISE (VIème siècle avant J.-C.)

Le peuple des Glaniques appartenait à la confédération des Salyens. Les plus anciennes occupations du site remontent à l’Âge du Bronze (1150-800 av. J.-C).

Les Salyens étaient un peuple celto-ligure qui établirent leur oppidum à l’entrée de l’un des
rares vallons traversant la chaîne des Alpilles, reliant la plaine de la Durance
à la côte méditerranéenne. Sur cet emplacement, au demeurant stratégique et situé au centre des voies de communication, jaillissait une source intarissable dont les Gaulois honoraient le Dieu protecteur « Glan ». Ce peuple, appelé les « Glaniques », faisait partie de la Confédération des Salyens.

Confédération des Salyens : ensemble d’oppida (pluriel d’oppidum) situés dans l’actuelle Provence, dont le centre se trouve à Entremont, à proximité d’Aix en Provence (Aquae Sextiae).

Oppidum : village gaulois fortifié, dressé généralement en hauteur.

Dès les origines du site, les premiers habitants (VIIème et VIème siècles avant J.-C.) s’établirent à l’abri derrière un rempart en pierres sèches qui fermait la voie des Alpilles sur 300 mètres de long. On a retrouvé des poteries et des monnaies jetées en offrande dans l’aven (creux qui s’est formé naturellement dans la pierre calcaire) surplombant la source. Ces présents sont les témoins d’une certaine motivation religieuse qui se manifesta dès l’installation de ce peuple gaulois.

Un dieu celtique, Glan, et ses compagnes bienfaisantes, les Mères glaniques, résidèrent dans ces eaux réputées guérisseuses et donnèrent leur nom aux habitants.

ÉPOQUE HELLÉNISTIQUE (du Vème siècle au milieu du Ier siècle avant J.-C.)

Des échanges commerciaux vont se créer avec le monde grec établi à Marseille, ce qui va donner aux Glaniques une certaine prospérité et moderniser leur mode de vie (IIème et Ier siècles avant J.-C.). Cet essor va se traduire par l’extension de la zone habitée et par l’édification de monuments hellénistiques. Les Glaniques apprennent à tailler la pierre locale et agrandissent ainsi leur village jusqu’au-delà des remparts. Une certaine organisation de vie sociale et politique voit le jour ; et leur petite ville prend alors le nom de Glanon.

Glanon a toutes les caractéristiques d’une ville « à la grecque ». Elle possède un système d’évacuation des eaux usées (égouts), des bâtiments politiques, des maisons à péristyle (colonnade entourant la cour intérieure d’un édifice ou disposée autour d’un édifice), comme cela se faisait en Grèce à la même époque. Glanon présente alors tous les attributs essentiels d’une ville hellénistique ; on parlera dès lors de culture « gallo-grecque ».

ÉPOQUE ROMAINE (du milieu du Ier siècle avant J.-C. au IIIème siècle après J.-C.)

Avec la prise de Marseille en 49 avant J.C. par Jules César, la Gaule est soumise à Rome.

Lire :  Caius  Julius César, l’illustre plébéien

Dans les premières années du règne d’Auguste (63 avant J.-C. – 14 après J.-C.), Glanon devient une colonie latine, et va subir les nombreux conflits qui opposeront les légions romaines aux colons grecs (prise d’Entremont en 123 avant J.-C. et fondation d’« Aquae Sextiae », Aix en Provence). Certains quartiers de Glanon seront détruits et reconstruits de nombreuses fois, entraînant une rapide et profonde transformation de l’urbanisme monumental de la cité. Des bâtiments laisseront place tantôt à des habitations, tantôt à des édifices publics.

Dès lors, comme les autres villes de l’Empire, Glanum deviendra une ville à l’image de Rome ; c’est la romanisation…

Le centre monumental gallo-grec est détruit et, à sa place, des bâtiments typiquement romains voient le jour : forum, curie, basilique, temples, thermes, etc…

Malgré toutes ces transformations et la disparition de la ville gallo-grecque, Glanum conserve néanmoins le culte hérité des Gaulois : Glan et la source sacrée. Ainsi, durant cette période romaine, l’on croit aux vertus guérisseuses de la source sacrée et l’on s’y rend en pèlerinage.

Alors qu’à proximité de Glanum les villes d’Arelate (Arles), Nemausus (Nîmes) etc., deviennent des colonies romaines, Glanum obtient le statut d’oppidum latinum (acquisition pour les Glaniques du « droit latin »).  Les Glaniques sont élus aux magistratures municipales, et certains peuvent même accéder à la citoyenneté romaine. Glanum reste cependant une petite ville secondaire.

 

DE LA CITE ROMAINE A NOS JOURS ,17 SIÈCLES D’HISTOIRE…

Vers 260, les invasions alémaniques vont stopper net la prospérité de Glanum. La ville va être saccagée, détruite, et abandonnée. Sa population doit partir ; ses habitants refluent un peu plus loin vers le nord : c’est ainsi que naît le village de Saint-Rémy-de-Provence. La nouvelle cité sera bâtie en partie avec les pierres antiques de réemploi prélevées sur Glanum.

Les Alamans (ou Alémans) représentaient une alliance de tribus germaniques essentiellement suèves, qui s’installèrent d’abord sur le cours moyen et inférieur de l’Elbe, puis le long du Main.

En 213, ils apparaissent pour la première fois dans les écrits romains.

En 260, ils conquirent les Champs Décumates, puis essaimèrent une zone couvrant une partie de l’Helvétie (la Suisse), la Décumanie (le pays de Bade), et une partie de la Séquanaise (l’Alsace). Ils participèrent à la germanisation de ces territoires, auparavant romanisés.

En 496, les Alamans furent vaincus par les Francs de Clovis. Ce dernier annexa leur territoire à son royaume.

Après le traité de Verdun (août 843), ces territoires firent partie de la Francie orientale avant de composer le duché de Souabe, du Xème au XIIIème siècle.

Deux monuments, communément appelés « les Antiques », traverseront les siècles indemnes et échapperont à l’oubli ; ils resteront debout à l’entrée de la ville de Glanum : L’Arc de Triomphe (antique porte d’entrée de la ville romaine), et le mausolée (cénotaphe monumental érigé à la gloire des membres de la famille des Julii).

Les Antiques

Lire :

Les Antiques de Saint-Rémy-de-Provence – Le mausolée des Jules

Le mausolée des Jules

Les Antiques de Saint-Rémy-de-Provence – L’Arc de Triomphe

L’Arc de Triomphe

Il faudra attendre le XVIème siècle pour que l’on commence à s’intéresser aux « Antiques » et à ses vestiges archéologiques, mis à jour dans le voisinage de la cité. Et ce n’est qu’en 1921 que Glanum renaîtra de ses cendres. Les fouilles entreprises seront à l’initiative de l’architecte en chef des Monuments Historiques, Jules Formigé (1887-1960).

DIVISION DU SITE

Lorsqu’on se promène dans les ruines de Glanum aujourd’hui, on fait un voyage prodigieux dans le temps. On entre de plain-pied dans l’Antiquité et dans le temps (époque gauloise jusqu’à la période gallo-romaine), mais on pénètre aussi dans une autre dimension, celle de l’espace (superposition de plusieurs villes « grecque et romaine »).

LA RUE PRINCIPALE 

Elle longe la cité et recouvre les égouts.

 LE QUARTIER RÉSIDENTIEL (vie privée).

LA MAISON DES ANTES

Cette domus (habitation urbaine unifamiliale), de plus de 600 m2, est appelée ainsi en raison des deux pilastres surmontés de chapiteaux corinthiens, appelés antes. Elle se situe à proximité du forum et devait être habitée par de riches propriétaires. Elle fut bâtie durant la période hellénistique en « grand appareil » (grandes pierres taillées, assemblées à joints à vif) et perdurera à l’époque romaine.

La disposition de son plan est caractéristique des maisons grecques : elle s’agence autour d’une cour intérieure bordée de colonnes (le péristyle), et comportant un bassin central pour recueillir les eaux de pluie (l’impluvium) qui sert de citerne ou de réserve d’eau. On peut encore distinguer l’escalier qui devait accéder à l’étage où se trouvaient les chambres. Juste en face de cet escalier, on découvre un vestibule donnant sur la rue.

Les pièces à vivre sont disposées autour de la cour, afin de profiter de la lumière du jour : culina (cuisine), triclinium (salle à manger), pièce réservée au maître de maison etc…. Dans la salle bordée par les deux antes devait se trouver le laraire : l’autel des dieux « Lares ». Il faut s’imaginer que toutes les parois étaient recouvertes d’enduit aux couleurs très vives, et que les sols étaient entièrement recouverts de mosaïques.

LES THERMES

C’est le lieu de détente et de bien-être par excellence. On trouve des thermes dans toutes les villes romaines. On y venait régulièrement chaque jour, pour les soins du corps et de l’esprit. Ils étaient gratuits et accessibles à tous. C’était un rouage essentiel de la vie romaine.

A Glanum, l’ensemble comprenait trois espaces caractéristiques : les salles chauffées (pour se laver), la palestre (pour faire du sport), et la natatio (piscine pour se rafraîchir).

La natatio

C’est une piscine remplie d’eau à température ambiante, qui pouvait accueillir de nombreux baigneurs. Dans les petites structures, la piscine (piscina) se situait dans le frigidarium. Dans les établissements plus volumineux, la natatio se trouvait dans une salle indépendante, creusée au milieu d’une cour à ciel ouvert, qui parfois cernée d’un portique.

Les Palestres

C’est la partie du gymnase antique où l’on s’exerçait aux sports, et qui se composait d’une cour et de locaux annexes.

Il y avait trois salles distinctes :

1LE FRIGIDARIUM (salle froide non-chauffée).

Dans la Rome antique, le frigidarium (du latin frigidus, « froid ») était, dans les thermes, le lieu où l’on pouvait prendre des bains d’eau froide.

C’était la première salle de bains des thermes. Elle précédait le tépidarium et le caldarium, qui étaient successivement les bains tièdes et les bains chauds.

2 LE TEPIDARIUM (salle tiède). On s’enduisait le corps d’huile d’olive mélangée à du sable (pour gratter la peau), que l’on raclait ensuite avec un strigile (sorte de racloir), pour ôter les impuretés.

Dans la Rome antique, le tepidarium (du latin tepidus, « tiède ») était la partie des thermes où l’on pouvait prendre des bains tièdes.

Dans l’organisation du bain antique, le tepidarium est l’intermédiaire entre le caldarium et le frigidarium ; il constitue ainsi le sas nécessaire entre les zones chaudes et les zones fraîches de l’établissement thermal.

3 LE CALDARIUM (salle chaude). Il servait à transpirer pour permettre l’ouverture des pores de la peau et se nettoyer. La température pouvait atteindre 50° C.

Dans la Rome antique, le caldarium (ou calidarium, du latin calidus, « chaud ») était la partie des thermes où l’on pouvait prendre des bains chauds, alimentés par un système d’hypocauste.

L’hypocauste était le nom donné au système de chauffage par le sol utilisé à l’époque romaine et gallo-romaine, surtout dans les thermes romains.

Dans la pièce, un labrum était disposé pour permettre au baigneur de se rafraîchir. Il était placé après le frigidarium (où se trouvaient les bains froids) et le tepidarium (avec des bains tièdes), et servait d’intermédiaire entre les salles principales.

Labrum : large bassin plat rempli d’eau, qui se trouvait dans les bains à l’extrémité circulaire de la pièce thermale (caldarium). Le labrum était isolé, et disposait d’assez d’espace autour pour le confort des baigneurs qui l’utilisaient. Ceux-ci s’aspergeaient d’eau et utilisaient un strigile (racloir pour la peau), pour ôter de leur corps la transpiration provoquée par la haute température de la pièce.

LES HYPOCAUSTES

On reconnaît les salles chauffées par les pilettes de briques rouges qui illustrent les hypocaustes (système de chauffage par le sol élaboré par les Romains).

Pilettes : assemblage de briquettes (nommé « suspensura »), généralement superposées, qui supportaient le sol des salles Leur hauteur était variable suivant la température que l’on voulait obtenir.

Les thermes étaient chauffés par le sol. Le foyer était alimenté par des esclaves ; l’air chaud était orienté dans le sous-sol des bains, au travers des pilettes de briques, et dans les espaces creux de l’épaisseur des murs.

LA MAISON D’ATYS

Bâtie au IIème siècle avant J.C., elle fut occupée pendant près de cinq siècles et connut de nombreux remaniements, dont l’ajout d’une cuisine avec un puits à margelle à l’époque romaine.

Atys, la légende…

Dans la mythologie grecque, Attis fut le jeune amant de la déesse phrygienne Cybèle. Celle-ci s’étant opposée à son mariage, Atys en devint fou, s’émascula et en mourut. Cybèle le métamorphosa en pin.

Le culte d’Atys fut apporté de Phrygie en Occident avec celui de Cybèle.

Cybèle : « gardienne des savoirs », c’est une divinité d’origine phrygienne, adoptée d’abord par les Grecs puis par les Romains, personnifiant la nature sauvage.

 LE CENTRE (vie publique).

1 – LE FORUM

Il représente le cœur de toute ville romaine. C’est un lieu essentiel. Les habitants s’y retrouvent pour faire le marché, s’informer des dernières nouvelles concernant la cité, y rencontrer des notables, et assister à des réunions publiques.

On y trouve une grande place rectangulaire cernée par des portiques.

Un portique (portico en italien) est une galerie couverte dont les voûtes ou les plafonds sont supportés par des colonnes, des piliers ou des arcades soutenues par deux rangées de colonnes, ou par un mur et une rangée de colonnes.

2 LA CURIE : salle où se réunissait l’assemblée locale pour voter les lois, dont on distingue aujourd’hui l’abside et le sous-sol.

Dans l’Institution de la Rome antique :

1 – La Curie Hostilia, la Curie Julia et la Curie de Pompée étaient des lieux de réunion du Sénat romain.

2 – La Curie était une subdivision de la tribu romaine, d’où le nom des comices curiates.

3 – La Curie était une assemblée locale des cités de l’empire romain, dirigée par les décurions.

3LA BASILIQUE : halle commerciale, ou vaste bâtiment administratif, mais aussi siège de la justice, dont subsistent les 24 piliers carrés des fondations.

4 LES TEMPLES

Ils sont ici non pas sur la place du forum mais à proximité. Il y avait deux temple géminés (jumeaux), mais l’un était plus grand que l’autre.

Ils datent du tout début de l’Empire (vers 20-10 av. J.-C.), sous le règne d’Auguste (en l’honneur de l’empereur glorifié et de sa famille).

On y a découvert les portraits en marbre de Livie (l’épouse de ce dernier) et celui d’Octavie (sa sœur). C’est ce qui a permis aux archéologues d’authentifier et d’affirmer la datation de ce monument.

En 1995, le plus petit des deux temples (11 mètres de hauteur) a été restauré partiellement ; seul le socle est d’origine. Le podium, les colonnes, l’entablement et le fronton ont été reconstruits à l’identique grâce aux fragments mis à jour lors des fouilles.

Ces temples affichent un ordre corinthien, comme de nombreux autres dans les villes proches du site de Glanum, Arles et Nîmes notamment.

Le temple toscan est d’origine grecque et a été retrouvé à l’intérieur de la basilique. La construction du forum a fait disparaître l’agora hellène.

Dans la Grèce antique, l’Agora était un lieu de rassemblement social, politique et commercial de la cité.

5LA MAISON DE SULLA

Nommée ainsi d’après le nom inscrit sur une mosaïque qui décorait une salle.

6 LE PUITS A DROMOS

On le trouve sous le forum. C’est l’endroit idéal pour comprendre la superposition des différentes périodes de l’Histoire de Glanum.

La restauration effectuée en 2007 nous présente l’aspect du forum tel qu’il était à la fin du 1er siècle après J.-C., à l’apogée de la ville.

On peut apercevoir aussi des constructions antérieures de la ville préromaine :

– Le puits à dromos (dromos désigne le couloir qui donnait accès à l’eau) à proximité d’un temple. On suppose que l’eau de ce puits était sacrée.

– Le centre monumental (quelques colonnes laissent imaginer un portique autour d’une cour triangulaire).

LE QUARTIER DE LA SOURCE SACRÉE (vie religieuse).

Glanum quartier de la source sacrée

1 – L’ESCALIER SALYEN

Il est bordé de terrasses habitées. Il reliait la source au sanctuaire rupestre (creusé dans la roche).

2 – LA SOURCE SACRÉE

La source représente le cœur de l’oppidum gaulois. Cette résurgence aux eaux qui ne tarissent jamais est sous la protection du dieu Glan et des déesses-mères, ses gardiennes. Un escalier de pierre descend vers le bassin alimenté par une galerie de captage.

Au IIème siècle av. J.-C., durant l’époque hellénistique, la source avait été monumentalisée pour abriter cette eau à laquelle on prêtait des vertus guérisseuses particulières. Elle était ainsi protégée des intempéries, et on récupérait également les eaux de ruissellement des Alpilles.

3 – LE TEMPLE DE VALETUDO

C’est un petit temple corinthien offert à la déesse romaine de la santé, Valetudo. Il se situe au nord de la source sacrée. La qualité thérapeutique de l’eau, attestée par le peuple Salyen, sera confirmée par les Romains.

On observe la dédicace encore bien visible de nos jours : « TUDINI M. AGRIPPA », qui précise que c’est Marcus Agrippa, lieutenant et gendre d’Auguste, qui a offert ce sanctuaire à la déesse, en reconnaissance des vertus curatives des eaux de la source.

4 – LE SANCTUAIRE D’HERCULE

Stèles du site de Glanum (autels votifs dédiés à Hercule).

Quelques autels votifs ornés de représentations anatomiques témoignent de cette ferveur à l’eau sacrée. Et, si ce culte à Glan est assimilé par les Romains, le culte de l’eau sacrée est cependant romanisé avec l’association de Dieux issus du Panthéon romain (Valétudo, déesse romaine de la santé, et Hercule, héros romain représentant la force et le courage). On trouve les sanctuaires d’Hercule de part et d’autre de la source.

Sur le sanctuaire d’Hercule, on peut distinguer la colonne centrale et les autels votifs, tous offerts par des vétérans des légions romaines en remerciement pour être revenus sains et saufs de la guerre.

LE QUARTIER INDIGÈNE

LES FUMOIRS A VIN

Ils étaient utilisés pour fumer le vin, et ainsi mieux le conserver.

LE REMPART ET LA SUITE DU

 CENTRE MONUMENTAL

1- LES REMPARTS

Ils ont été construits en blocs de pierre en grand appareil, et prennent appui sur des murs d’enceinte protohistoriques (période de la Préhistoire où les humains vivent de la production agricole, quelles que soient leurs techniques d’outillage).

En architecture, le mot appareil (opus en latin) désigne la façon dont les moellons, les pierres de taille ou les briques sont assemblés dans la maçonnerie. On trouve aussi : petit, moyen et grand appareil.

Il y avait au centre une porte charretière et une porte piétonne bordée d’une tour par laquelle on accédait au sanctuaire. Durant la période romaine, cette porte sera transformée en entrée d’honneur.

2 – LE BOULEUTERION

Le bouleutérion (la boulé) :

Dans les cités de la Grèce antique, la Boulè (en grec ancien) était une assemblée restreinte de citoyens chargés des lois et des affaires courantes de la cité.

Le bouleutérion comprenait des gradins et un petit autel circulaire au centre, décoré par des bucranes et des dauphins. L’ensemble était pourvu d’une petite tribune de forme arrondie, utilisée par l’orateur.

Bucrane : Motif gravé représentant le crâne d’un bœuf, dont les cornes sont enguirlandées de feuillages.

À l’époque romaine, cet édifice sera détruit pour faire place à la curie (lieu de réunion des élus locaux dans les cités romaines de l’Empire).

3 – LA FONTAINE TRIOMPHALE

Ce bassin rectangulaire servait de fontaine publique. Les archéologues ont mis à jour des sculptures représentant des Gaulois agenouillés, les mains liées dans le dos, ainsi que des cuirasses romaines. Ces éléments découverts en plein centre de Glanum rappellent au peuple sa romanité et son allégeance à l’Empire romain.

Cette fontaine était alimentée en eau par des canalisations de plomb, qui puisaient probablement l’eau dans l’un des bassins de captage reliées par l’aqueduc de Peirou.

Sources :

Mes photos

Photos publique Facebook

Fascicule offert au public avec le droit d’entrée (Centre des monuments nationaux Site archéologique de Glanum).

https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/PA00081444

https://fr.wikipedia.org/wiki/Glanum

https://www.monuments-nationaux.fr/var/cmn_inter/storage/original/application/b2dc61852c76dd03ae923df0b577d0d4.pdf

https://l-estrangie-e-li-santoun.over-blog.com/2015/08/saint-remy-glanum-et-les-antiques-2-2.html

 

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  1. The town of Glanum was founded during the Gallo-Roman era on a rocky promontory above the Vaucluse. The village is composed of two parts, the upper city – which includes the forum, basilica, public baths, amphitheatre and theatre – and the lower city, built on terraces carved into the hillside. The town of Glanum was founded during the Gallo-Roman era on a rocky promontory above the Vaucluse. The village is composed of two parts, the upper city – which includes the forum, basilica, public baths, amphitheatre and theatre – and the lower city, built on terraces carved into the hillside. The town of Glanum was founded during the Gallo-Roman era on a rocky promontory above the Vaucluse. The village is composed of two parts, the upper city – which includes the forum, basilica, public baths, amphitheatre and theatre – and the lower city, built on terraces carved into the hillside.
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