Le château de Saint-Saturnin-lès-Apt

LES TÉMOINS DU PASSÉ

LE CHÂTEAU DE SAINT-SATURNIN-LES-APT

Château de Saint-Saturnin-lès-Apt

 

Blason de la ville de Saint-Saturnin-lès-Apt

TYPE : ancienne forteresse médiévale.

STYLE : médiéval.

NOM COURANT : Château de Saint-Saturnin-lès-Apt.

ÉPOQUES : Moyen Âge.

PÉRIODE DE CONSTRUCTION : IXème, XIème, XIIème et XVème siècles.

DESTINATION INITIALE : défensive.

DESTINATION ACTUELLE : visite libre.

PROPRIÉTÉ : de la commune.

ÉTAT DE CONSERVATION : ruines.

PROTECTION : classement sur la liste des Monuments Historiques, par arrêté du 16 août 1921.

COMMUNE : Saint-Saturnin-lès-Apt.

DÉPARTEMENT : Vaucluse.

 

 

RÉGION : Provence-Alpes-Côte d’Azur.

 

 

 

SAINT-SATURNIN-LES-APT

LOCALISATION :

Saint-Saturnin-lès-Apt est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ses habitants sont appelés les Saturninois et Saturninoises. Elle se trouve à 40 km de Carpentras, à 9,5 km d’Apt, à 32 km de Cavaillon, et à 64,8 km d’Aix en Provence.

PRÉSENTATION

Après les invasions barbares, les villageois à la recherche de sécurité choisissent de s’installer sur des lieux perchés. Un castrum s’établit en 1009 sur le rocher, et la première fortification voit le jour dès le XIème siècle. Des remparts successifs sont dressés de la fin du XIIIème au début du XVIème siècle. Mais le château devenant trop petit, le village s’étend très vite hors des remparts. Dès lors, le vieux château de Saint-Saturnin-les-Apt est abandonné et tombe en ruine.

Le XIXème siècle témoigne de l’abandon du vieux village, trop perché. Les habitants le quittent pour des maisons plus spacieuses et plus confortables. Peu à peu, les vieilles maisons s’effondrent. A leur place ne subsistent, sur des chemins caillouteux, que de spectaculaires ruines abandonnées aux ronces, aux mauvaise herbes et au pillage. 

Aujourd’hui, on accède aux ruines imposantes du château et de ses remparts par un sentier escarpé et étroit. Tout au long de ce parcours, on peut admirer un splendide panorama et une vue plongeante sur les toits du village de Saint-Saturnin-lès-Apt.

Derrière les falaises du village de Saint Saturnin se trouve un barrage ; le deuxième, qui fut construit en 1763 et terminé en 1835. La retenue d’eau maximum du barrage est de 2200 m3.
Trois citernes suffisaient à peine aux besoins du village avant l’arrivée de l’eau potable en 1954.

HISTORIQUE

SAINT SATURNIN

Saint Saturnin était d’origine grecque et fils de prince. Il fut l’un des soixante-douze disciples de Jésus, et un témoin de la plupart des événements de sa vie. Après la Pentecôte, il suivit souvent Saint Pierre dans ses missions apostoliques. Il fut ensuite envoyé dans les Gaules en qualité d’évêque, où, chemin faisant, il prêcha l’Évangile. À Carcassonne, il fut emprisonné. À Toulouse, une femme lépreuse fut miraculeusement guérie en sortant de la piscine baptismale. De cet événement s’ensuivit la conversion au Christianisme d’une bonne partie de la cité.

On trouve ce prénom sous la forme Saturnin, Savournin ou même Sernin (l’église Saint Sernin de Toulouse lui est dédiée).

 SAINT SERNIN, OU SATURNIN, MARTYR ET ÉVÊQUE DE TOULOUSE (IIIème siècle)

Au IIIème siècle, le pape Fabien envoie Saint Sernin évangéliser la Gaule. Celui-ci se rend à Toulouse, dont il deviendra le premier évêque.

Sur place, il est mal accepté par les autorités religieuses romaines. Quand il passe devant le temple, les oracles se taisent. Vers l’an 250, on le somme de sacrifier un taureau au dieu Païen. Il refuse. Il est arrêté et condamné à mort.

On l’attache au taureau qui va le traîner dans les rues. Mais il est déjà mort, sa tête ayant heurté violemment les marches du temple. Des jeunes filles (les Saintes Puelles) recueillent son corps martyrisé afin de lui donner une sépulture chrétienne. Elles seront elles-mêmes flagellées et bannies de Toulouse ; elles se réfugieront dans un village près de Castelnaudary, appelé depuis le Mas-Saintes-Puelles.

PRÉHISTOIRE

Découverte d’ossements de mammifères préhistoriques sur le versant est de Perréal, ainsi que de plusieurs sites de sépultures néolithiques.

ANTIQUITÉ

Bien avant la conquête des Gaules par Jules César (de 58 à 51-50 av. J.-C.), cette colline était habitée par diverses tribus.

Vers 330 av. J.-C., les peuplades gauloises se rassemblent pour former le village d’Aniane, qui sera brûlé par les Sarrasins en 869.

On note la présence :

– d’une civilisation celtique (découverte de tumulus, de vestiges de remparts, d’habitats, de mobiliers, de statues, de médailles …).

– d’un oppidum de « Perréal » (pré-romain, puis romain).

– de la proximité de la grande voie romaine, la « Via Domitia ». 

La « Via Domitia » (Voie Domitienne) est une voie romaine construite à partir de 118 av. J.-C. Elle reliait l’Italie à la péninsule Ibérique en traversant la Gaule narbonnaise.

MOYEN ÂGE

En 869, douze expatriés d’Aniane viennent construire sur le rocher une forteresse et quelques maisons. Le site prendra le nom d’Aniane jusqu’au XIème siècle.

En 1056, l’église paroissiale est consacrée à Saint-Saturnin.

En 1190, la forteresse devient un fief de la famille des Agoult.

Au XIIème siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède deux églises rurales (Sancti Andreae de Crossaniis ou de Arnavis, et Sancti Martini de Crossanicis), de nos j