La collégiale Notre-Dame et Saint-Nicolas de Briançon

LES TÉMOINS DU PASSÉ

LA COLLÉGIALE NOTRE-DAME ET SAINT-NICOLAS

DE BRIANÇON

La Collégiale Notre-Dame et Saint-Nicolas de Briançon

Blason de la ville de Briançon.

TYPE : collégiale, église paroissiale.

STYLE : gothique.

VOCABLE : collégiale Notre-Dame-et-Saint-Nicolas de Briançon.

CULTE : catholique.

ÉPOQUE : Ancien Régime.

L’« Ancien Régime » est le nom que l’on donne à la période de l’histoire de France qui correspond au règne de la maison de Bourbon, depuis 1589 (date de l’accession au trône d’Henri IV) jusqu’en 1791 (celle de la  Révolution française). Le régime qui existait auparavant est aboli ; il devient donc « ancien ».

DÉBUT DE CONSTRUCTION : 1705.

FIN DE CONSTRUCTION : 1718.

CONSÉCRATION : 1726.

PROTECTION : classée par arrêté sur la liste des monuments historiques le 14 octobre 1931.

PROPRIÉTAIRE : la commune de Briançon.

COMMUNE : Briançon.

DÉPARTEMENT : Hautes Alpes.

RÉGION : Provence-Alpes-Côte d’Azur.

LOCALISATION

La collégiale Notre-Dame-et-Saint-Nicolas de Briançon

La collégiale Notre-Dame-et-Saint-Nicolas est située à Briançon, dans les Hautes-Alpes, place du Temple. Dominant les remparts de Briançon, c’est une ancienne collégiale devenue église paroissiale.

Son histoire est indéniablement liée à la politique catholique du roi de France Louis XIV. La cité fut le théâtre dans ses murs d’une importante présence militaire aux 17ème et 18ème siècles.

BRIANÇON

Briançon vieille ville dans l’enceinte de Vauban.

Briançon est une commune française (historiquement rattachée au Dauphiné) située dans le département des Hautes-Alpes (dont elle est la sous-préfecture), en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Le territoire (dont elle est la ville principale) se nomme le « Briançonnais », et s’étend sur le nord du département des Hautes-Alpes. Perchée à 1 326 m d’altitude, Briançon est considérée comme la plus haute ville de France.

En 2020, sa population s’élevait à 10780 habitants (les Briançonnais et les Briançonnaises).

Ses fortifications de Vauban (l’enceinte de la ville, les forts des Salettes, des Têtes, du Randouillet, l’ouvrage de la communication Y et le pont d’Asfeld) sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis le 7 juillet 2008.

Briançon

Briançon est située à 15 km de la frontière italienne, à 33 km de Sestrières, à 109 km de Turin, à 46 km d’Embrun, à 84 km de Barcelonnette et de Saint-Jean-de-Maurienne, et à 115 km de Grenoble

HISTORIQUE

La collégiale Notre-Dame-et-Saint-Nicolas de Briançon

La collégiale actuelle fut érigée au début du XVIIIème siècle, pour remplacer l’ancienne église médiévale détruite pendant la construction des remparts. Cette église primitive, datant du XIIème siècle, bâtie hors les murs, constituait un point dominant, donc dangereux pour la ville.

En 1692, elle fut minée et démolie sur ordre du Maréchal de Catinat. Celui-ci redoutait des attaques des pays coalisés de la ligue d’Augsbourg.

La guerre de la « Ligue d’Augsbourg » (également appelée « guerre de Neuf Ans », « guerre de la Succession palatine », ou « guerre de la Grande Alliance ») eut lieu de 1688 à 1697.

Cette guerre (la deuxième des trois grandes guerres du roi Louis XIV) opposa le roi de France (allié à l’Empire ottoman, aux jacobites irlandais et écossais) à une large coalition européenne, « la ligue d’Augsbourg ». Celle-ci était dirigée par l’Anglo-Néerlandais Guillaume III, l’empereur du Saint-Empire romain germanique Léopold Ier, le roi d’Espagne Charles II, Victor-Amédée II de Savoie, et de nombreux princes du Saint-Empire romain germanique.

Louvois (le secrétaire d’État de la Guerre du roi de France), ainsi que Colbert de Croissy (son ministre des Affaires étrangères) et Vauban (son stratège militaire) entreprirent une politique de défense des frontières de la France. Vauban avait prévu la mise en place d’un réseau de puissantes forteresses aux frontières, permettant de bloquer les ennemis de Louis XIV.

La guerre se termina par la défaite de la France et de ses alliés, et par la signature du Traité de Ryswick (les 20 et 21 septembre 1697). Louis XIV reconnut le « stathouder » Guillaume d’Orange comme roi d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande, et abandonna la plupart des territoires conquis.

« Stathouder » : fonction politique et militaire médiévale dans les anciens Pays-Bas.

Briançon

Privés d’église paroissiale, les Briançonnais se trouvèrent quelques temps sans lieu de culte ; ils durent alors aller assister aux offices à l’église des Cordeliers.

Les consuls de Briançon demandèrent donc à Louis XIV le droit de construire une église à l’intérieur des murs de la cité.

Un arrêt du Conseil du Roi de 1700 autorisa l’édification d’une « nouvelle paroisse » intra-muros. Un emplacement acceptable fut aménagé au bas de la rue du Temple.

Les plans de l’église, réalisés par l’ingénieur Isaac Robelin (1660-1728), furent rectifiés et corrigés par Vauban. Les travaux débutèrent en 1703 et s’achevèrent en 1718.

UN CONTRETEMPS FÂCHEUX

La construction de l’église, qui débuta en 1703 (on peut voir une pierre gravée à cette date sur le chevet de l’édifice), connut quelques modifications : en effet l’architecte, un protégé de Vauban, disparut en emportant les plans, mais aussi après avoir touché une forte avance sur le prix. Les consuls mirent en demeure Vauban d’exécuter les travaux. L’architecte, ayant été retrouvé, construisit l’église sous la surveillance de Vauban en personne. L’église fut achevée en 1718 et consacrée en 1726. (Source wikipédia).

En 1726, l’église fut consacrée par Monseigneur de Tencin (archevêque d’Embrun). Elle sera élevée au rang de Collégiale vingt ans plus tard.

La politique catholique de Louis XIV requér