Les Témoins du passé – Le château de Chavaniac-Lafayette

LES TÉMOINS DU PASSE

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LE CHÂTEAU DE

CHAVANIAC-LAFAYETTE

« Le Manoir des Deux Mondes »

Haute-Loire,

Auvergne

 

Blason de la Haute-Loire

Blason de la Haute-Loire

TYPE : Médiéval.

DÉBUT DE CONSTRUCTION : 14ème siècle.

FIN DE CONSTRUCTION : 18ème siècle.

PROTECTION :  le monument est classé au titre des monuments historiques le 21 août 1989.

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PROPRIÉTAIRE ACTUEL : Conseil Général de la Haute-Loire, depuis juillet 2009.

DESTINATION ACTUELLE : Musée.

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LE MANOIR DES DEUX MONDES

Situé aux confins de l’Auvergne, le château de Chavaniac, plusieurs fois restauré au cours de son histoire, est une maison fortifiée située sur la commune de Chavaniac-Lafayette. Il se trouve en Haute-Loire, à 92 kms au sud-est de Clermont-Ferrand, entre Brioude (24 kms) et Le Puy (30 kms). Le marquis de La Fayette y est né le 6 septembre 1757, dans la paroisse de Saint-Georges-d’Aurac (province d’Auvergne). C’est au château que le 11 avril 1774, à l’âge de 17 ans, il épousera Marie Adrienne Françoise de Noailles (1759-1807), fille du duc d’Ayen.

Marie Adrienne de La Fayette

Marie Adrienne de La Fayette

UN PEU D’HISTOIRE

Joseph-Paul-Yves-Roch-Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, dit « Lafayette », est un héros de la guerre d’indépendance américaine. Il sera en tant que tel gratifié de citoyen d’honneur des jeunes États-Unis. En remerciement pour son aide et son dévouement à la cause américaine, de nombreuses villes et comtés porteront son nom aux Etats-Unis. Lafayette, c’est aussi le nom du square qui fait face à la Maison-Blanche à Washington. Afin d’honorer le rôle déterminant de l’aide militaire apportée par la France aux insurgés outre-Atlantique, les drapeaux américains apparaissent partout au château de Chavaniac-Lafayette.

L’AIDE MILITAIRE FRANÇAISE : En 1780, un corps expéditionnaire fort de 5000 soldats est envoyé par la France, pour soutenir l’armée des colons insurgés, dirigée par George Washington. Il est placé sous les ordres du général Jean-Baptiste-Donatien de Vimeur, comte de Rochambeau (1725-1807) et de l’amiral François Joseph Paul, marquis de Grasse Tilly, comte de Grasse (1722-1788),

                                       

Lafayette, honoré dès les débuts de la Révolution, voit son prestige rejeté par ses congénères patriotes parce qu’il s’oppose à la mort du roi. En 1792, après la chute de la monarchie, il abandonne la France. Il est alors considéré comme un traître. Il ne reviendra en France qu’en 1799. Entre-temps, en 1793, son château est vendu comme bien d’émigré ; c’est sa tante qui le rachètera…

Armes des Motiers de La Fayette

Armes des Motiers de La Fayette

HISTORIQUE

Au 14ème siècle, la cité d’origine gallo-romaine de Chavaniac, alors seigneurie, est la propriété des bourgeois de Langeac : les Suat. C’est de cette époque que date la construction du manoir, qui se transforme ensuite en « maison fortifiée » : en témoignent les deux tours en pierres noires d’Auvergne qui encadrent la bâtisse. En 1708, avec le mariage d’Édouard Motier de La Fayette et de Marie Catherine Suat de Chavaniac, le château devient la propriété de la famille La Fayette.

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A la fin du 17ème siècle, le manoir est dévasté par un incendie. Sa reconstruction, en 1701, lui donne de nouvelles perspectives et l’édifice est agrandi. Nous l’avons précisé plus haut, le 6 septembre 1757, il devient la maison natale du marquis de La Fayette.

Ce dernier le fait moderniser dès 1791 par l’architecte Ambroise Laurent Vaudoyer, aidé du peintre Albert Ancica.

De nouveaux aménagements, plus significatifs, sont effectués par la suite en 1917, puis de 1920 à 1925. Ces transformations se feront sur la décision du French Heroes Lafayette Memorial Fund et du Memorial Lafayette.

Un long chantier de restauration est engagé. La toiture est refaite, les fondations assainies, une tour est reconstruite, l’aile arrière sud est réaménagée et surélevée d’un étage avec l’édification d’une tour carrée. La restauration de l’intérieur du manoir se centre autour du grand salon. En 1921, de nouvelles salles voient le jour, et l’électricité est amenée de Brioude. Une station de pompage permet la distribution de l’eau, et le château est pourvu du chauffage central ainsi que du téléphone. Toutes ces transformations permettent d’améliorer le confort de la nouvelle bâtisse et d’équiper de nombreuses chambres à coucher de salles de bain.

On découvre tout d’abord dans le manoir un grand escalier d’honneur à main courante en bois.

Puis une galerie décorée de fresques murales.

Fresques murales

Fresques murales

On parvient ensuite à une salle à manger style Louis XIII, une salle des gardes, et la salle de l’écho recouverte de papier peint chinois. Au premier étage, on trouve le grand salon, la bibliothèque, la chambre de Clèves, la chambre rose, la chambre natale de Lafayette, la chambre d’Adrienne, la chambre verte attenante, ainsi que la chambre Floride et son appartement. Au deuxième niveau, on distingue la grande coursière, la chambre Armand, la chambre Persane et, au troisième étage, la chambre Gilbert, pourvue d’une salle de bain et d’un sauna. Enfin, au quatrième étage, sont situés la chambre cartons à chapeaux et le salon de l’amitié franco-américaine.

LE JARDIN

Lafayette y fera planter une allée de tilleuls et d’ormes, de frênes et de peupliers. Longue d’un kilomètre, cette voie annonce le château aux visiteurs arrivant de Paulhaget. Pour finir, les travaux de jardin seront confiés à un architecte paysagiste, François-Annet Treyve (1906-1992), qui dessinera l’implantation d’une roseraie, d’un jardin anglais, et introduira des essences d’arbres rares.

UN PEU D’HISTOIRE

Extrait de la nouvelle « Les Sammies », de mon livre « Du sang sur les Bleuets », paru aux éditions Volume :

Les éditorialistes de l’époque ont relaté dans les colonnes de leurs journaux une anecdote fort louable qui avait ému le peuple français.

Le quatre juillet 1917, « Indépendance Day », jour de la fête nationale américaine, une émouvante commémoration réunissait, en présence du général Pershing, Français et Américains au cimetière de Picpus, pour y déposer une gerbe sur la tombe d’un certain Joseph-Paul-Yves-Roch-Gilbert du Motier, marquis de La Fayette. Le colonel Stanton prit alors la parole au nom de Pershing et prononça la fameuse phrase : « La Fayette, nous voici ! »

L’amitié franco-américaine était définitivement scellée.

 

Blason de l'Auvergne

Blason de l’Auvergne

 

 

 

 

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