Les Témoins du Passé – Le Viala-du-Pas-de-Jaux

              Croix des Templiers                                                                           Croix des Templiers

LES TÉMOINS DU PASSÉ

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TEMPLIERS & HOSPITALIERS

Croix de Malte des Hospitaliers

LA TOUR HOSPITALIÈRE

DU VIALA-DU-PAS-DE-JAUX

Tour et logis

Blason de l'Aveyron

Blason de l’Aveyron

LE VIALA-DU-PAS-DE-JAUX

 

SITUATION

Viala-du-Pas-de-Jaux est une commune française située dans le département de l’Aveyron, en région Occitanie.

Ce petit village du Larzac, peuplé d’une centaine d’âmes environ, se situe au cœur du Parc Naturel des Grands Causses, à 800 mètres d’altitude, dans le Sud Aveyron. Il se trouve à 20 kilomètres de Saint-Affrique, et à 35 kilomètres de Millau.

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PRÉSENTATION

A quelques kilomètres de la commanderie de Sainte Eulalie de Cernon, lorsqu’on se dirige vers Roquefort, on aperçoit sur l’immense lande du Larzac la silhouette dressée de la majestueuse tour rectangulaire du Viala (haute de 30 mètres). L’imposante tour-grenier des chevaliers hospitaliers du Viala du Pas de Jaux se voit en effet de très loin au-dessus de l’horizon.

La tour du Viala-du-Pas-de-Jaux fait partie d’un ensemble de 5 sites : Sainte Eulalie, La Couvertoirade, La Cavalerie, Saint-Jean d’Alcas, inscrits dans un programme d’optimisation du Larzac Templier Hospitalier.

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LE CLIN D’ŒIL

Le 13 janvier 1129 s’ouvre le Concile de Troyes. Convoqué par le pape Honorius II à la demande d’Hugues de Payns (1er Grand Maître des Templiers), le synode reconnaît officiellement l’Ordre du Temple dont la règle, transcrite par Bernard de Clairvaux, est ratifiée par le Concile.

Bernard de Clairvaux

Bernard de Clairvaux

 

Hugues de Payns

Hugues de Payns

L’Ordre est créé selon la règle du « chevalier du Christ » : simplicité,pauvreté, chasteté et prières. Cette règle s’appuie sur celle de Saint Benoit, avec quelques nuances empruntées à celle de Saint Augustin. Cette doctrine est suivie par les chanoines de l’Ordre du Saint Sépulcre, près desquels vivent les premiers Templiers.

L’ordre a alors plusieurs appellations : la milice des Pauvres Chevaliers de Christ, les Chevaliers de la Sainte Cité, les Chevaliers du Temple de Salomon de Jérusalem, la Sainte Milice hiérosolymitaine du Temple de Salomon. Au fil du temps, le nom qui deviendra le plus usité sera celui de « Templiers ».

Lire : les Grands Maîtres de l’Ordre du Temple.

 

Templiers - Les peintures sont de Nan Emile

Templiers – Les peintures sont de Nan Emile

 QUELQUES RAPPELS

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L’ORDRE DU TEMPLE

Croix des Templiers

L’Ordre du Temple était un « Ordre religieux et militaire » issu de la chevalerie chrétienne du Moyen Âge. Il fut créé en 1129, lors du Concile de Troyes. A l’origine, ses membres constituaient une milice nommée les « Pauvres Chevaliers du Christ et du Temple de Salomon ». L’ordre eut pour mission, au cours des 12ème et 13ème siècles, d’accompagner et de protéger les pèlerins qui se rendaient en Terre Sainte, à Jérusalem, dans le contexte de la Guerre Sainte et des Croisades. Les soldats du Christ seront présents dans de nombreuses batailles lors des Croisades en Terre Sainte, ainsi que dans la péninsule ibérique lors de la « Reconquista ».

Templiers - Les peintures sont de Nan Emile

Templiers – Les peintures sont de Nan Emile

 

Clément V

Clément V

Pour accomplir et financer ses missions, l’Ordre va pouvoir, grâce à des dons fonciers, essaimer etconstruire à travers l’Europe tout un réseau de monastères (commanderies), puis s’étendre dans tout l’Occident chrétien. Cette montée en puissance va lui donner un rôle privilégié parmi les souverains de l’époque. Les Pauvres chevaliers du Christ vont devenir des partenaires financiers de premier choix auprès des monarques occidentaux. Ils effectueront même, avec certains rois, des transactions à caractère non lucratif, voire devenir les gardiens des trésors royaux.

Le 28 mai 1291, après la chute de Saint-Jean-d’Acre et le retrait définitif

Siège de Saint-Jean-d'Acre 1291

Siège de Saint-Jean-d’Acre 1291

des armées croisées de la Terre Sainte, l’Ordre va tomber en disgrâce. Devenus trop puissants aux yeux du roi de France Philippe le Bel, les chevaliers du Temple seront condamnés en procès pour hérésie.

Le 14 septembre 1307, le roi dépêche des messagers à tous ses sénéchaux et baillis, leur ordonnant de saisir tous les biens mobiliers et immobiliers des chevaliers du Temple.

Le 13 octobre 1307, sur ordre du roi, l’on procède en France à l’arrestation de la totalité des Templiers au cours d’une même journée.

Clément V et Philippe le Bel

Clément V et Philippe le Bel

Le 13 mars 1312, l’Ordre est dissout par le pape Clément V.

Le 18 mars 1314, le dernier Grand Maître des Templiers, Jacques de Molay, est brûlé sur un bûcher dressé sur l’île aux Juifs, à Paris.

 

L’ORDRE DE SAINT-JEAN DE JÉRUSALEM

Croix de Malte des Hospitaliers

L’Ordre de l’Hôpital fut créé en Orient, quelques années avant l’Ordre du Temple. Il avait pour but d’accueillir, de soigner et d’offrir l’hospitalité. Ce n’est que plus tardivement que, tout comme les Templiers, ils protègeront les pèlerins sur les routes de la Terre Sainte, possèderont des châteaux, et deviendront un Ordre à la fois militaire et religieux.

Ordre de Saint Jean de Jérusalem

En tant qu’Ordre militaire, les chevaliers prennent part à de nombreuses guerres qui émailleront

Ordre de Saint-Jean de Jérusalem

Ordre de Saint-Jean de Jérusalem

l’histoire des États Latins, en combattant les Sarrasins aux côtés des Francs de Terre sainte.

Hospitaliers

Hospitaliers

Mais à la chute d’Acre en 1291, ils seront chassés de leur dernière place forte en Terre Sainte. Après une brève escale à Chypre, ils conquièrent Rhodes, qu’ils occuperont pendant plus de deux siècles. C’est sur cette île qu’ils perfectionnent les bases de leur organisation, qui va faire d’eux des combattants sur mer parmi les plus efficaces de leur temps.

Après la dissolution de l’Ordre du Temple en 1312 par le pape Clément V, les biens des Templiers sont donnés aux Hospitaliers.

En 1522, ces derniers sont expulsés de Rhodes par Soliman le Magnifique, quiP1130230 s’empare de l’île.

En 1530, après quelques années d’errance, les Hospitaliers reçoivent de Charles Quint (1500-1558) l’île de Malte. Ils prennent alors le nom de « Chevaliers de l’Ordre de Malte ».

En Europe, durant le Moyen Âge, le mot « Sarrasins » ou « Sarrazins » était employé pour dénommer les peuples de confession musulmane. On les appelait aussi « Mahométans », « Arabes », « Ismaélites », ou bien « Agarènes ». Quant au terme « Maures », il faisait allusion aux Berbères de l’Afrique du Nord après la conquête des Omeyades. Les mots « Islam » et « Musulmans » n’existaient pas encore en Occident médiéval. En français, le mot « Musulman » est cité pour la première fois en 1551 ; « Islam » en 1697. Avant ces dates on utilisait, pour définir la religion des peuples musulmans, l’expression « loi de Mahomet », ou « loi des Sarrasins ».

ESCAPADE DANS LES TRACES DES CITES

TEMPLIÈRES & HOSPITALIÈRES DU LARZAC

 

Templier

Templier

LA TOUR HOSPITALIÈRE

 Accueil

CONSTRUCTION : XVème siècle (1430).

USAGE : grenier public à l’origine.

PROTECTION : tour et ses annexes, inscription par arrêté sur la liste des MonumentsP1130430 Historiques du 16 mars 1993 (source Monumentum, fiche Mérimée n°PA00125562).

HISTORIQUE

En 1150, le seigneur de Tournemire fait don aux Templiers du Viala-du-Pas-de-Jaux, qui n’était à l’origine qu’un mas (« Jaux » vient du latin « jovis » : Jupiter).

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Aux XIIème et XIIIème siècles, le site comprend seulement quelques habitations ; ce sont en majorité des exploitations agricoles. Mais tout va changer lorsque les chevaliers de l’Ordre du Temple de Sainte Eulalie de Cernon vont l’aménager en y édifiant une motte pour assurer sa protection.

Vers 1312, après la chute de l’Ordre du Temple, tous les biens des chevaliers sont transmis « Ad providam » à l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

Ad providam est une bulle pontificale fulminée par le pape Clément V le 2 mai 1312, lors du Concile de Vienne. Elle donne aux Hospitaliers de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem les biens et terres de l’ordre du Temple, alors aboli par la bulle Vox in excelso.

Dès lors, les Hospitaliers décident de fonder sur place un village, et construisent les bâtisses d’une exploitation agricole.

En 1315, ils érigent pour eux le logis des chevaliers, et élèvent une église consacrée à Saint Jean47443242_1963575693945050_8113466463668404224_n Baptiste, le Saint patron des Hospitaliers.

En 1427, les chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem bâtissent une tour carrée haute de 27 mètres. Ce sont les habitants du village qui l’ont demandée, espérant s’y réfugier en cas d’attaques des bandes de routiers et mercenaires désœuvrés en temps de paix, et surtout pour pouvoir y entreposer leurs récoltes de céréales. 

48045691_1963575877278365_2145218005506719744_nJusqu’alors (1430), la population qui se trouvait en danger devait aller trouver accueil et protection à Sainte-Eulalie, située à plusieurs kilomètres de là.

C’est la première fortification construite sur le plateau du Larzac. La bâtisse, haute de 27 mètres, possède un rez-de-chaussée voûté. Des planchers supportent les quatre autres étages et un chemin de ronde.

L’édifice a conservé ses défenses de mâchicoulis. On peut accéder au sommet de la tour, depuis la restauration de la voûte culminante. Le panorama à 360 degrés qui est offert aux visiteurs est splendide : la vue sur le Causse et les terres en cultures, ainsi que les aires de passages du bétail, méritent le détour.

Il est aisé d’imaginer à ses origines le plateau du Larzac, voué à l’agriculture et à l’élevage du bétail. En témoignent ses allées de buis, ses lavognes, ses drailles et passades (piste empruntée par les troupeaux transhumants).

Depuis 1982, l’association de la Tour du Viala-du-Pas-de-Jaux a entrepris la restauration du monument, ce qui a permis de le préserver de la ruine. 

 

Templier

Templier

VIALA-DU-PAS-DE-JAUX

 

 BRETÈCHE OU LATRINES

 

ACCUEIL

 

LA TOUR GRENIER

 

LE LOGIS DES CHEVALIERS

 

INTÉRIEUR

 

CURIOSITÉS DE LA RÉGION

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Les peintures sont de Nan Émile

 

UNE LAVOGNE

 

Sur les causses du Larzac, une lavogne ou lavagne désigne un petit bassin aménagé par l’homme pour récupérer l’eau de pluie et abreuver le bétail. Ces poches naturelles ont été étanchées par un tapis argileux destiné à recueillir et à retenir les eaux de ruissellement, puis pavées de pierres calcaires afin que les onglons des brebis ne percent pas la couche d’argile. Beaucoup de ces « lavognes » empierrées sont devenues obsolètes car abandonnées de nos jours.

 Ci-dessous la lavogne de la Couvertoirade aujourd’hui.

LA CARDABELLE

 

La cardabelle Recherché et cueilli pour son aspect décoratif, ce chardon (de son vrai nom : Carline à feuilles d’acanthe) est appelé Cardabelle dans la région. 14040026_592451917599172_2068305253616473431_nCette plante, une fois séchée, est clouée aux portes des maisons en décoration.

Dans son milieu naturel, elle est utilisée comme baromètre (curieusement la plante voit son capitule se refermer à l’approche du mauvais temps), ou encore comme porte bonheur.

La cardabelle étant une espèce en voie de disparition, elle est désormais protégée. Si vous la rencontrez aux détours d’un chemin sur les causses du Larzac ou de Lozère, ne la cueillez donc pas.

Jadis on mangeait son cœur comestible, et ses feuilles épineuses étaient utilisées pour carder la laine des ovins. De plus sa racine était un remède contre de multiples affections et maladies.


Croix des Templiers

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